L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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La lettre de Bruce Springsteen…

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Enregistré en compagnie de son E Street Band, le nouvel opus de Bruce Springsteen « Letter To You », sortira ce 23 octobre. Ce sera son vingtième studio.

Bruce a déclaré : ‘J'adore la nature émotionnelle de Letter To You» et j’adore le son du E Street Band qui joue entièrement en studio, d’une manière que nous n’avons jamais fait auparavant, et sans overdubs. Nous avons réalisé l'album en seulement cinq jours, et cela s'est avéré être l'une des plus belles expériences d'enregistrement jamais vécues auparavant…’

« Letter to You » réunit neuf chansons de Springsteen récemment écrites, ainsi que de nouveaux enregistrements de trois de ses compositions légendaires, mais inédites, issues des années 1970, « Janey Needs a Shooter », « If I Was the Priest » et « Song for Orphans ». Springsteen est rejoint sur « Letter To You » par Roy Bittan, Nils Lofgren, Patti Scialfa, Garry Tallent, Stevie Van Zandt, Max Weinberg, Charlie Giordano et Jake Clemons. L'album a été produit par Ron Aniello avec Bruce Springsteen, mixé par Bob Clearmountain et masterisé par Bob Ludwig.

Pour le clip du titre maître, c’est ici

 

Laura Veirs au pied de la lettre…

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Laura Veirs publiera son onzième opus solo, « My Echo », ce 23 octobre 2020. Lors des sessions, elle a reçu le concours de nombreux invités, dont Jim James, Bill Frisell, Karl Blau et Matt Ward. Elle vient de partager deux morceaux sur la toile sous la forme de vidéos. Tout d’abord, « Burn Too Bright » (ici), inspiré de feu Richard Swift célèbre musicien et producteur. Et « Turquoise Walls » (). A propos du clip de « Burn to bright », Veirs précise : ‘En mars, je promenais mon chien dans le quartier en pensant à la façon de réaliser une vidéo cool avec de la craie de trottoir et ce concept m'est venu à l'esprit. Il a été tourné par Lance Bangs, sur le parking d'une église dans le nord-est de Portland.’

Au sujet de son elpee, elle a déclaré : ‘Une grande partie de mon nouvel album est consacrée à la désintégration, à la mort et à la nature éphémère des choses, donc la création - et le retrait de la nature - de ce dessin à la craie géante s'intègre bien dans le concept général de l’album’

Il s’agira de son onzième LP et il a été enregistré dans des conditions particulières. Laura raconte d’ailleurs : ‘J’ai participé à ‘Secret Poetry Group’, un collectif qui invite à écrire des poèmes, chaque mois, pendant un an. Beaucoup de mes poèmes se sont transformés en chansons pour cet album. Au moment du mixage de l'album, l'automne dernier, mon ex-mari et producteur Tucker Martine (NDR : c’est quand même lui qui a mis en forme le long playing) et moi avions décidé de nous séparer. Nous étions une grande équipe musicale pendant de nombreuses années mais nous avons eu du mal à être compatibles dans notre vie conjugale et familiale et cette lutte se reflète dans cet album…’

 

 

Le chaos de Marilyn Manson

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Le nouvel opus de Marylin Manson, « We are chaos », est paru ce 11 septembre. Il s’agit de son onzième. 

Manson a déclaré, à propos de cet elpee : Ce concept-album est comme un miroir que nous avons construit pour l’auditeur avec Shooter (Jennings, c’est lui qui produit le long playing), on ne s’y plongera pas avec un regard vide. Il comporte tellement de pièces, placards, coffres et tiroirs. Mais le pire qu’il puisse y avoir en nos âmes ou nos souvenirs, c’est toujours l’idée du miroir. Des échardes fantomatiques ont hanté mes mains pendant la majorité du temps d’écriture des paroles de cet album. En faisant cet album, je me suis dit : ‘Apprivoise tes folies, réarrange ton costume. Et essaye de faire semblant que tu n’es pas un animal’ mais je savais pertinemment que l’être humain est le pire d’entre eux. Avoir de la compassion est similaire à commettre un meurtre. Les sanglots sont les plus grands sentiments du corps humain…

Pour la vidéo du titre maître, c’est ici

 

Smashing Pumpkins converti à l’électro ?

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Les membres originaux de Smashing Pumpkins, Billy Corgan, James Iha et Jimmy Chamberlin ainsi que le dernier arrivé, Jeff Shroeder, guitariste reconverti à la basse, avaient gravé « Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. », en 2018. Le groupe chicagoan est de retour et annonce la sortie d’un nouvel elpee. En attendant, il nous propose deux singles. « Cyr », le premier, doublé d’un clip vidéo est disponible ici. « The Colour of Love », le second, est en écoute . Les deux plages épousent paradoxalement un profil plus électro. Un avant-goût du futur album ?

 

 

Red Hot Chili Peppers à Rock Werchter 2021 !

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Red Hot Chili Peppers se produira dans le cadre de l’édition 2021 du festival Rock Werchter. Ce sera le dimanche 4 juillet. Il est venu enrichir la programmation au sein de laquelle figurent déjà Pearl Jam, Gorillaz, Twenty One Pilots, Pixies, alt-J, Jamie xx, Royal Blood, The Lumineers, Thom Yorke Tomorrow’s Modern Boxes, Rag’n’Bone Man, Nothing But Thieves, The Streets, Cigarettes After Sex, Miles Kane, Fontaines D.C., GoGo Penguin, Cavetown, Big Thief, Black Pumas, girl in red, The Dead South et Boy Pablo. Le line-up par journée est disponible ici

 

Plain Jane

Julie et ses compagnons…

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Ex-prof d’histoire et de géographie, Julie Compagnon est mieux connue comme animatrice et chroniqueuse sur Viva Cité (NDR : le ‘8/9’ et ‘Pigeons’), mais elle est également chanteuse. Avant de fonder Plane Jane, elle a milité au sein d’un groupe et d’un duo de reprises. Le premier était consacré à des covers de France Gall et le deuxième, partagé en compagnie de Christophe Pons, répondait au patronyme de Closer.

Julie était programmée ce 11 septembre au Zik-Zak à Ittre, dans le cadre du ‘Pango tour’ 2020, mais le concert a rapidement été décrété sold out. Aussi, un second a été rajouté le lendemain. Il s’agit de sets intimistes prévus tout le mois de septembre au cours desquels les distanciations sociales sont respectées et le port du masque est obligatoire lors des déplacements. Et le passage du chapeau lors de l’entracte est maintenu. Ce sera le salaire des artistes. En cette période difficile, la méthode est amplement justifiée ; une formule déjà utilisée par Frédéric Bultaye, lors de ses soirées ‘Cerises’, à Bruxelles…

Sur les planches, Julie est soutenue par cinq musicos et deux choristes. En l’occurrence Christophe Pons (Machiavel, Tina Arena, Lara Fabian) à la guitare électrique, Olivier Fanuel à la basse, Xavier Bouillon aux claviers (Mister Cover, Hollywood Bowl, Benjamin Grandgeorge), Raphael Pire aux drums, Michel Seba aux percus ainsi que Thom Dewatt et Natacha Wuyts aux chœurs. 

Ballade douce et langoureuse, « Fire in the shade » ouvre le concert. On a envie de danser un slow, mais c’est interdit. Corona oblige ! Les arrangements sont complexes. Les harmonies vocales des deux choristes soulignent parfaitement la voix envoûtante et atmosphérique de Julie. Rayonnante, elle a constamment le sourire aux lèvres. On ressent d’ailleurs toute la passion qu’elle injecte dans son interprétation. Les autres artistes semblent s’amuser comme des petits fous. Ils sont manifestement heureux d’être sur les planches. Et la bonne humeur est communicative. Pas étonnant, puisqu’ils sont interactifs et invitent régulièrement l’auditoire à réagir.

Feutrée, la musique de Plain Jane baigne dans le country/folk ou le bluegrass. On a parfois l’impression de traverser les grandes plaines du Middle West. Encore que la reprise du « Songbird » de Fleetwood Mac nous ramène au thème du divorce au sein des couples (NDR : une compo qui figurait sur « Rumours » ; paru en 1977, cet elpee est un des plus vendus par cette formation britannique). Uniquement interprétée en piano/voix, la version est absolument superbe ! Sans quoi Julie empoigne de temps à autre une gratte semi-acoustique. Au fil du set, les influences émergent, oscillant de John Mayer à Sheryl Crow, en passant par Portishead. A l’instar de « Human Scale », au cours duquel Xavier se distingue aux claviers. Des claviers généreux qui inondent l’intro de « Bumpy Road », un peu dans l’esprit du « Division bell » de Pink Floyd ». Un très chouette concert !

Setlist : « Fire In The Shade », « Five », « Now Sing », « Bumpy Road », « Human Scale », « Shadow », «  Line Of Sight », «  Songbird » (Fleetwood Mac cover), « The Calling », « Up to you », « Don't swear », « Soldier ».

(Organisation : Le Zik Zak et Rock Nation)

Loma ne se gêne pas…

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Jonathan Meiburg (Shearwater) a rejoint Emily Cross et Dan Duszinski pour enregistrer le deuxième elpee de Cross Record. La formation pratique une forme de slowcore, dans l’esprit de Low. Et Brian Eno en devenu est fan. D’ailleurs, sur « Don’t shy away, ce second opus, dont la sortie est prévue pour le 23 octobre 2020, il a remixé la dernière plage du long playing, « Homing ».  

Meiburg signe toutes les compos. Et lors des sessions le trio a reçu le concours de toute une série d’invités, dont Emily Lee (piano, violon), Matt Schuessler (basse), de la multi-instrumentiste Jenn Wasner (Flock of Dimes, Wye Oak) et d’une une section de cuivres.

La vidéo d’« Ocotillo » est disponible ici

Track listing:

    I Fix My Gaze
    Ocotillo
    Half Silences
    Elliptical Days
    Given a Sign
    Thorn
    Breaking Waves Like a Stone
    Blue Rainbow
    Jenny
    Don't Shy Away
    Homing

https://lomatheband.com/

Pour les nostalgiques de Zazou Bikaye…

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Zazou Bikaye est né de la rencontre entre le chanteur congolais Bony Bikaye et le musicien/producteur français Hector Zazou (NDR : il est décédé en septembre 2008). Partageant la composition, le duo pouvait compter sur les as des synthés modulaire CY1. Leur travail collectif a accouché d’un album qui fait date, « Noir et Blanc «, en 1983, une expérimentation afro/électronique considérée comme novatrice par des générations successives de fans et de musiciens, à travers le monde.

En gravant l’Ep “Mr Manager”, dès 1985, leur musique prend alors une forme moins ouvertement expérimentale. La paire y développe son propre style afrobeat/afrofunk digital. Ce disque ressortira donc ce 23 octobre 2020, enrichi d’inédits pour se transformer en elpee de 14 titres.  

En attendant, le clip de « Nostalgie » est disponible ici

 

La vision synchronisée de Ian Clement…

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Le chanteur de Wallace Vanborn, Ian Clement, publiera son deuxième album solo, ce 2 octobre 2020. Intitulé « See Me in Synchronicity », il a été enregistré aux studios ICP de Bruxelles sous la houlette du légendaire producteur allemand René Tinner, réputé pour son travail avec des artistes tels que Can, Lou Reed et George Harrison. Cet elpee fait suite à « Drawing Daggers », paru en 2013.

Inspiré par l'imagerie gothique de Nick Cave, le blues désertique de Mark Lanegan et les atmosphères claustrophobes imaginées par Radiohead sur « OK Computer », Ian y aborde notamment les thèmes de la mort, de la conscience modifiée, du mysticisme et de la méditation au sein d'une société de plus en plus déchirée entre sécularisation et athéisme…

Issu de cet opus, le clip de Sidewinder est disponible ici

 

Bad Religion dépoussière son hymne “Faith alone”…

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Bad Religion vient de sortir une version radicalement différente de son hymne punk propulsif mais humaniste gravé en 1990, « Faith Alone ». Le réenregistrement utilise un arrangement orchestral inhabituel pour accentuer davantage les paroles pertinentes de la chanson. C'est une philosophie que Bad Religion vante depuis sa formation même et a inspiré des chansons comme « The Answer », « Atheist Peace » et « American Jesus » qui dénoncent l'hypocrisie religieuse et l'anti-intellectualisme.

Gurewitz explique: ‘Je pense que le message de « Faith Alone » résonne vraiment avec tout ce qui se passe actuellement. L'injustice raciale, Trump, la pandémie COVID, le rejet de la science, aucune de ces choses ne peut être résolue en nous enfouissant la tête dans le sable. Nous avons toujours cru que les problèmes pouvaient être résolus par la raison et l’action, et non par la foi et la prière. C’est ce sur quoi nous écrivons depuis que le groupe a commencé…’

La nouvelle mouture de « Faith alone » est en écoute ici…et la musique évoque curieusement celle de Joe Jackson…

New Order publie un nouveau single

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« Be a rebel », c’est le titre du nouveau single publié par New Order, ce 8 septembre 2020. C’est le premier nouveau morceau depuis l'album de 2015, « Music Complete ».

« Be A Rebel » devait sortir avant la tournée du groupe, cet automne, mais vu le report des dates provoquées par la crise du COVID, le groupe a estimé qu'il était important de partager de la nouvelle musique avec ses fans.

‘Dans les moments difficiles, nous voulions tendre la main avec une nouvelle chanson. On ne peut pas jouer en direct pendant un certain temps, mais la musique est toujours quelque chose que nous pouvons tous partager ensemble. Nous espérons que cela vous plaira… jusqu'à ce que nous nous revoyions’ Bernard Sumner

Le titre est en écoute ici

Daniel Blumberg

On & On

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Lorsque Daniel Blumberg quitte Yuck, en 2013, il tente de nouvelles aventures musicales, tour à tour chez Hebronix, Oupa et Guo. Puis, en 2018, il grave son premier elpee solo, « Minus ». Un disque pur lequel il reçoit le concours de Ute Kanngiesser au violoncelle, Billy Steiger au violon, Tom Wheathly à la contrebasse et Jim White (Dirty Three) aux drums. Des musiciens qu’il a rencontré au café OTO, à Londres. Et il a reconduit la même équipe pour concocter son second opus, « On & On », Daniel se consacrant au chant et à la guitare, délaissant paradoxalement son piano, instrument qui, dans le passé, balisait souvent ses compos… 

Le titre maître est proposé en quatre déclinaisons, un ‘& on’ en plus. Mais il sert, en quelque sorte, d’intermède –doux ou chaotique– entre les autres plages. Encore que, exception qui confirme la règle, « Bound » et « Silence breaker », se succèdent au cœur de l’opus. Caractérisé par son intensité émotionnelle graduelle et d’une durée de 7’, « Bound » constitue le titre le plus mélodieux du long playing. Le second se révèle davantage tourmenté, parfois teinté d’exotisme et bénéficie de la collaboration d’Elvin Brandhi, le partenaire d’impro de Blumberg chez BAKH. Chaleureux, « Teethgritter » est imprimé sur le rythme du chemin de fer jusqu’aux 2/3 de son parcours ; contrebasse en picking, violoncelle, violon et harmo hanté lacérant ensuite littéralement l’expression sonore. Une instrumentation qui ondule suivant les flux et les reflux du déstructuré « Pillow ». Car, ce qui frappe tout au long de cet LP, c’est justement cette combinaison entre déstructuration et sens mélodique. Et « Siderstep summer », la meilleure plage de ce long playing, en est certainement le plus bel exemple. Arrangements de cordes, éclaboussures de sonorités abrasives voire grinçantes improvisées (violon, violoncelle, contrebasse) et percus erratiques alimentant une compo finalement harmonieuse qu’on pourrait qualifier de noisy/folk…

Et pour que votre info soit complète, sachez que cet « On & on » a été mis en forme par Pete Walsh, un collaborateur de longue date de Scott Walker. Et puis que cette œuvre est dédiée à feu David Berman, chanteur, guitariste, compositeur et poète chez Silver Jews, groupe qu’il avait fondé en compagnie des futurs Pavement, Stephen Malkmus et Bob Nastanovich, en 1989.

Faye Webster

Atlanta Millionaires Club

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Faye Webster a grandi à Atlanta, au sein d’une famille bercée par la musique folk. Agée aujourd’hui de 21 printemps, l’artiste a depuis assisté à une émulation de la scène rap et RnB, incarnée notamment par Young Thugs et Future.

C’est d’abord dans le rap qu’elle se lance en solo. En 2017, elle publie alors un premier elpee chez Awful, un label réunissant des rappeurs issus d’Atlanta. Ce qui lui permet de recevoir le concours du collectif, et tout particulièrement Father, qui vient poser sa voix sur « Flowers ».

Partagé en 10 pistes, « Atlanta Millionaires Club » constitue donc son deuxième album, une œuvre parue sur le label Secretly Canadian (Whitney, Damien Jurado, Alex Cameron, …)

Si son univers sonore baigne basiquement dans le country/folk, il intègre, à l’instar de « Pigeon », également de la soul et du jazz. Une formule originale au cours de laquelle rythmes langoureux et groovy sont parfaitement orchestrés, alors que lapsteel, basse, sax et synthés soulignent parfaitement la douce voix de Fayer.

A travers l’audacieux « Atlanta Millionaires Club », Faye Webster s’est forgée une identité bien personnelle tout en affichant une grande maturité, malgré son jeune âge. En outre, elle est parvenue à dépoussiérer voire à moderniser la musique folk. Une artiste à suivre de très près, en espérant que son concert préalablement prévu au Botanique en juin soit reprogrammé au plus vite…

Josienne Clarke

In All Weather

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A ce jour, Josienne Clarke était surtout connue pour ses duos échangés avec Ben Walker. Son aventure en solo devrait lui permettre de creuser son propre sillon dans l’univers du folk de chambre.

Tout au long de cet elpee, l’Anglaise parvient à varier les ambiances, des ambiances tour à tour tendres, joyeuses ou mélancoliques.

Pour enregistrer cet LP, l’artiste s’est isolée sur l’île de Bute (NDR : c’est en Ecosse !) afin de se reconstruire, suite à une séparation. Thème qu’elle aborde dans ses lyrics, tout comme l’indépendance et la détermination...

Profondément cathartique, l’œuvre ne tombe cependant jamais dans le pathétique, naviguant entre délicates ballades électro-acoustiques (« (Learning To Sail) In All Weather ») et bulles pop rafraîchissantes (« Slender, Sad and Sentimental »). Lors des sessions, elle a pu compter sur le concours du pianiste Elliott Galvin, du batteur de jazz Dave Hamblett et de la harpiste écossaise Mary Ann Kennedy. A l’instar de son titre, cet opus est à écouter de tout temps…

Bert Jansch

Crimson moon (reissue)

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Décédé en octobre 2011, Bert Jansch avait 57 balais quand il a gravé « Crimson Moon ». C’était en 2000. Pour concocter cet opus, l’Ecossais avait reçu le concours de Johnny Marr (The Smiths, Electronic, etc.) et Bernard Butler (Suede) aux grattes électriques. Cependant, les deux musicos n’y rivalisent pas de déflagrations flamboyantes. Leurs interventions sont bien sûr électriques. Elles enrichissent la texture des compos. Mais aussi subtiles qu’efficaces, elles ne s’imposent jamais. Tout ceci dans un cadre défini par la guitare sèche, le plus souvent jouée en picking par Bert, et dont le doigté tout comme le feeling sont incomparables.

Dans l’histoire du rock, Bert Jansch est une véritable légende. Il a ainsi influencé, parmi les plus célèbres, rien de moins que Jimmy Page et Neil Young. Excusez du peu !

Son aventure la plus marquante, il va la vivre au sein de Pentangle, en compagnie de John Renbourne, de la chanteuse Jacqui McShee, du contrebassiste Danny Thompson (NDR : qui va notamment bosser ensuite, en compagnie de Nick Drake, John Martyn et Tim Buckley) et le batteur Terry Cox. Dans quel style ? Le folk/rock ! Mais un folk/rock baroque et teinté de jazz.

Bref, ce « Crimson moon », qui vient dont d’être réédité, est une œuvre à part dans la longue discographie de Jansch. Bien sûr, on y retrouve quelques plages réminiscentes de son aventure chez Pentangle, à l’instar de « My Donald », une cover de Owen Hand remontant à 1964, au cours de laquelle sa fille Loren se consacre aux vocaux, un peu à la manière de Jacqui. Puis l’un ou l’autre titre plus acoustique, comme l’allègre « Neptune’s daughter », qu’il interprète seul à la sèche. Du blues aussi. Sans oublier le titre maître traduit en bossa nova. Et si son fils, Adam assure les parties de basse sur quelques morceaux, la quintessence de l’œuvre procède justement des interventions électriques, mais tellement raffinées de Johnny et Bernard. Même que l’allègre « Going home » aurait pu figurer au répertoire de Dire Straits. Et si Bert n’a pas une voix inoubliable, lorsqu’elle devient nasillarde, ses inflexions sont désarmantes et sincères tout en rappelant celles de Bob Dylan…

Superbe !

Deerhoof

Future Teenage Cave Artists

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15 chapitres discographiques –en autant d’années d’activisme indie– déjà pour ces vieux briscards de Deerhoof ! « Future Teenage Cave Artists » parvient-il à conserver la flamme intacte insufflée depuis 1994 par ces doux dingues issus de San Francisco ? Pour la circonstance, la formation californienne a décidé de composer son premier album concept. Le thème ? Dans un futur proche, les populations devront quitter en masse leurs maisons pour rejoindre des pâturages plus verts, lorsque les humains et les animaux seront massacrés de façon inexplicable… Dans ce chaos, les ados continuent à créer… Tout un programme donc !

Dès le début de l’opus Satomi scande : ‘Gonna paint an animal on a cave wall/Gonna leave it there forever while empires fall’ (Trad : Je vais peindre un animal sur un mur de grotte / Je vais le laisser là pour toujours pendant que les empires s’effondrent) sur le relativement pop titre maître. Mais les sonorités dissonantes des grattes ciselées de Deitrich et Rodriguez refont rapidement surface. Comme d’habitude, il faut supporter la voix parfois irritante de Satomi (une version alternative de Kazu Makino, la chanteuse de Blonde Redhead) mais la créativité sonique du groupe est demeurée intacte (« ‘Farewell’ Symphony »). Bref, ce mélange d’une grande pureté entre structures quasi-jazz et vision indie rock est toujours aussi unique en son genre. Et cette flamme n’est pas près de s’éteindre…

Neil Young

Homegrown

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46 ans plus tard, Neil Young exhume un album qu’il avait décidé de ne pas sortir, suite à sa rupture avec feue l’actrice Carrie Sondgress, la mère de son fils Zeke. Enregistré entre juin 1974 et janvier 1975, soit entre « On the beach » et « Tonight’s the night », il est considéré, par l’artiste lui-même, comme le chaînon manquant entre « Harvest » (1972) et « Comes a time » (1978). Donc il privilégie la forme acoustique. Enfin, pas seulement, puisque si, en général, les compos mettent en exergue ce type d’instrumentation (sèche, banjo, piano, contrebasse, harmo, etc.), sans oublier la voix de Neil et les backing vocaux (NDR : assurés sur deux pistes, par Emmylou Harris), elles concèdent circonstanciellement une part d’électricité. De la pedal steel (Ben Keith), ce qui semble logique, mais également de la basse (Tim Drummond), des drums (Levon Helm) et de la guitare électrique. Dispensée parcimonieusement, sauf sur « Vacancy », dont l’intensité caustique et les harmonies vocales spécifiques rappellent les meilleurs moments du Crazy Horse, et dans une moindre mesure le blues déglingué « We don’t smoke it no more », dont le groove est tramé sur un piano boogie. Et puis il y a « Florida », un morceau bizarre, au cours duquel on entend un monologue un peu barré divaguer sur des larsens de guitare.

Sept plages sur les douze qui figurent sur cet LP n’étaient jamais officiellement sorties. Mais elles avaient déjà soit été interprétées en ‘live’, soit figuré sur l’un ou l’autre opus, sous des versions différentes. On épinglera quand même « White line », une chanson que Neil avait enregistrée en Angleterre, en compagnie de Robbie Robertson, le guitariste de The Band.  

Toutes les compos ont été remasterisées et tiennent parfaitement la route, même si certaines peuvent parfois paraître un peu datées.

The Strokes

The New Abnormal

Écrit par

Les Strokes sont de retour, quatre ans après avoir publié l’Ep « Comedown machine » et sept longues années après avoir gravé leur dernier elpee, « Future present ». Faut dire qu’au cours de cette période, tous les musiciens se sont concentrés sur leurs propres projets.

Produit par Rick Rubin (AC/DC, Johnny Cash, Kula Shaker, Metallica, Public Enemy, Red Hot Chili Peppers, The Mars Volta, Tom Petty, etc.) « The New Abnormal » constitue donc le sixième opus du combo new-yorkais.

Entre crooner et falsetto, la voix de Casablancas n’a jamais sonné aussi juste. Même que parfois, quand il monte dans les aigus, on a l’impression qu’il emprunte les inflexions de Kelly Jones (Stereophonics) voire de Rivers Cuomo (Weezer). Et les ballades lui donnent l’opportunité de bien la mettre en exergue. Pas toujours sur une expression sonore géniale, il faut le reconnaitre. Notamment lorsqu’elle abuse de l’électro. M’enfin, c’est dans l’air du temps. Serait-ce un coup du magicien Rubin ? Autre bonne nouvelle, la conjugaison de grattes entre Albert Hammond Jr et Nick Valensi est toujours aussi efficace, lorsqu’elles se manifestent, bien évidemment…

Inégal, le long playing recèle cependant quelques titres de bonne facture, et tout particulièrement lorsque les Strokes font du Strokes. Et là, ça vaut le coup ! A l’instar du bien balancé « Why are Sundays so depressing », de l’enlevé « Bad decisions » dont la mélodie rappelle le « Dancing with myself » de Generation X », groupe légendaire au sein duquel a milité Billy Idol, alors que celle d’« Eternal Summer », entre disco, post punk et prog rock semble à la fois hantée par Psychedelic Furs (« Ghost in you » ?) et le Pink Floyd de Roger Waters… 

Orville Peck

Show pony (Ep)

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Alias (?) Daniel Pitout, Orville Peck serait (NDR : c’est au conditionnel !) l’ancien drummer du combo punk canadien Nü Sensae. Se cachant derrière un masque à franges, ce personnage mystérieux a enregistré son premier elpee solo, « Pony », en 2019. Et il nous propose une suite, aujourd’hui, un Ep, qu’il a baptisé « Show pony ».

Si sa musique est fondamentalement country, il a le mérite et l’audace de l’extirper de sa structure rigide et traditionnelle, pour la transformer en alt country. Peck possède également une superbe voix, un baryton qui évoque Roy Orbison et Elvis Presley. Parfois aussi Stuart A. Staples (Tindersticks).

« Summertime » ouvre l’Ep. Sur fond de pedal steel, de guitare surf et de banjo, cette ballade mélancolique est parue en single. « No glory in the West » constitue la piste la plus dépouillée de ce disque. Orville accompagne simplement sa voix à la sèche. Le crescendo progressif du piano sert de tremplin à l’incursion superbe de la guitare électrique, une valse lente dont la mélodie rappelle « Helpless » de Crosby, Stills, Nash & Young. Jouée en picking, sans le concours de drums, « Kids » est une jolie compo lo-fi. Il n’y a pas davantage de rythme pour « Fancy » (NDR : une compo de Reba McEntire écrite par Bobbie Gentry), mais un zeste de banjo, de percus et de sèche, sur ce morceau qui achève l’Ep. Malgré un solo de gratte tordu et déchirant, il est, en outre, rendu atmosphérique par les interventions vaporeuses et denses de l’orgue.

Enfin, il échange un duo avec la chanteuse Shania Twain sur « Legends never die ». Un titre allègre, léger qui se distingue par leurs superbes harmonies vocales, et invite une guitare gémissante en fin de parcours. Un morceau qui adresse un clin d’œil à la communauté LGBTQ, Orville se déclarant ouvertement gay, aveu qui, bien évidemment, ne plait certainement pas aux adeptes purs et durs de la musique country yankee…

Dead Famous People

Harry

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Né en 1986, Dead Famous People est un groupe néo-zélandais qui, à ce jour, n’avait gravé que des Eps, outre les différentes compilations qui lui ont été consacrées. En 1987, il avait cependant signé chez le label Flying Nun. Une référence ! Puis il est parti tenter sa chance à Londres. Pas une idée géniale, bien qu’il ait rejoint l’écurie de Billy Bragg, Utility. Il avait même enregistré plusieurs démos. Bref, le mal du pays et le manque de reconnaissance ont eu raison de cette aventure. Si bien que la leader, chanteuse et compositrice, Dons Savage, a été invitée en studio, par Saint Etienne, pour participer aux vocaux. Et notamment pour le futur hit, « Kiss and make up ». C’est aussi à cette époque que Martin Phillips, le leader de The Chills convie également Dons à participer aux chœurs pour l’album « Submarine bells ». Parce que les harmonies vocales sont une des caractéristiques principales de DFP. Conjuguées en harmonie, en compagnie d’Elizabeth (Biddy) Leyland et de Wendy Kjestrup, elles sont absolument superbes.

Dons a donc remonté Dead Famous People, après une longue pause pour élever son fils, Harry, et s’est entouré de nouveaux collaborateurs. Si le band est entré à Auckland, pour enregistrer de nouvelles compos, « Harry » réunit les fameuses démos abandonnées fin des 80’s, à Londres. Elles ont été remasterisées.

10 pistes très pop, au mélodies contagieuses (« Turn on the light », le superbe et romantique « The great unknown »), sucrées, aux guitares chatoyantes, parfois hymniques (« Goddess of chill »), aux superbes harmonies vocales, et qui évoquent tour à tour les Chills, Big Star voire même les Hollies…

Ásgeir

Bury The Moon

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Alors que la tournée promotionnelle devrait reprendre dans quelques jours (en passant non loin de chez vous), penchons-nous sur le troisième album de notre barde Islandais.

Ainsi, « Bury The Moon » commence par une échappée belle, si l’on en croit les dires de son auteur. Fuyant les turpitudes de Reykjavík pour s’isoler au milieu de nulle part, occupant la maison de vacances d’un ami au milieu de terres fabuleuses bordées de fjords et de montagnes majestueuses, Ásgeir a donc pris soin de se recentrer sur lui-même.

Se redécouvrir et être à l’écoute de soi. Méthode en adéquation avec la finesse de la musique qu’il nous propose depuis ses débuts. Seulement armé d’une guitare et d’un piano, il s’en est donc allé braver ses tourments intérieurs, guidé spirituellement par un père, poète de 76 ans, omniprésent tout au long de cet opus de facture classieuse et mélancolique. Une collaboration plus qu’une filiation, puisque les textes sont comme toujours, écrits de concert.

En résulte des chansons gracieuses où les harmoniques s’entrelacent et les rythmiques se tiennent suspendues à des fils de soie, délicatement ourlés par la voix si particulière de ce jeune homme timide.

Un retour aux sources de l’inspiration, mais qui ne signifie pas l’abandon de toute modernité.

Car comme d’habitude, Ásgeir Trausti distille des sonorités digitales qui viennent épouser l’organique de sa musique.

Véritable voyage intérieur ouvert aux perspectives extérieures, cet opus résonne de façon différente selon l’humeur de son auditeur, mais jamais ne risque de le brusquer.

Entre nostalgie (« Youth » en est la quintessence) et suavité, les chansons se succèdent en véhiculant leurs accents pop et leurs arythmies singulières.

Pourtant, au-delà de cet aspect ronflant, les compositions ne sonnent jamais de façon mièvre. Au contraire, il existe toujours un élan magistral pour soulever l’intérêt. Ici une envolée de cuivres (« Pictures »), là un parterre de chœurs (« Overlay »).

Et l’on devine la somme de travail de ce stakhanoviste acharné, les heures passées à étudier la musique pour en extraire l’essence de ses propres sentiments.

Un travail d’orfèvre qui, bien mieux que sur « Afterglow », le précédent LP paru en 2017, rend justice aux visions oniriques de son auteur.

Ce disque devrait donc assoir le succès d’Ásgeir, et ce malgré des circonstances peu propices à l’invasion du monde.

Un comble pour un descendant des Vikings !