Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Emily Jane White

Victorian America

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Emily Jane White nous vient de Santa Cruz, fief des surfeurs californiens. Elle a vécu quelque temps à Bordeaux (NDR : ce qui explique sans doute sa signature chez Talitres), mais s’est depuis s’est installée à San Francisco. L’artiste cite PJ Harvey et Nick Cave comme influences majeures. Vu le climat au sein duquel baigne cet opus, c’est une évidence. Et les lyrics profonds, écrits dans l’esprit d’un roman d’Edgar Alan Poe, accentuent cette impression. Ses compos sont sculptées dans une forme de folk gothique, proche d’Alela Diane. Mais son timbre vocal peut rappeler Cat Power. La versatilité des rythmes et l’amplitude des arrangements (NDR : violoncelle, piano, pedal steel et drums feutrés y sont parcimonieusement, mais judicieusement dispensés) lui permettent cependant d’éviter l’écueil des clichés entretenus pas la musique folk. Ce qui lui permet ainsi d’intégrer dans sa solution sonore des influences qui oscillent de la country à la pop, en passant par le blues et le rock.

Cet opus recèle 12 véritables pépites de dark folk. Des compos belles et tourmentées à la fois. Elégantes et mélancoliques, également. A l’instar de « Stairs », « Liza » ou encore « Frozen Heart ». Et dès « Never Dead », on est entraîné dans un univers peuplé de spectres, lors d’une nuit sombre à l’atmosphère glaciale (NDR : peut-être quelque part au beau milieu de la Forêt Noire ?) Superbe, cette chanson est un des sommets de l’elpee. Quant à « Dark Undercoat », c’est une ode à feu Bessie Smith, la reine légendaire du blues. La presse spécialisée rivalise de références météorologiques pour saluer cette sortie ; jugez vous-mêmes : ‘Une bande sonore idéale pour l’automne’, ‘Une collection des chansons parfaites à a écouter au coin du feu’, ‘Une musique pour nous accompagner dans la tristesse des jours qui raccourcissent’… Pourtant, il n’est pas sûr que les States se montrent fort enthousiastes à l’égard de chanteuse américaine. A mon humble avis, sa musique correspond bien mieux à la sensibilité romantique européenne.

Pour rappel, « Victorian America » fait suite à son premier album « Dark Undercoat », sorti en 2007 ; un disque sur lequel figurait "Wild Tigers I Have Known", une compo destinée au film de Cam Archer du même nom. Après avoir commis un second elpee d’une telle trempe, Emily mériterait d’être reconnue au même titre qu’Alela Diane ou de Shannon Wright. Nous ne sommes pas en présence d’un autre buzz, comme une certaine presse a trop souvent tendance à nous rabâcher les oreilles, sans le moindre discernement, dès qu’elle découvre la dernière merveille automnale. Bien souvent américaine… et érigée en sauveuse du folk à papa. Bref, cet album est tout simplement superbe et si vous aimez ce style musical, je vous invite à vous le procurer de toute urgence…

Désireuse de faire découvrir sa nouvelle petite merveille en Belgique, Emily Jane White sera successivement en concert au Botanique (Bruxelles) le 2 décembre, à la Brasserie Sauvenière (Liège) le 4 décembre ainsi qu’au Trix (Anvers) le 5 décembre. Qu’on se le dise !

Mystery Girls

Something in the water

Écrit par
Pour enregistrer son deuxième album, ce quintet originaire du Midwest (NDR : de Green Bay, très exactement) s’est rendu à Detroit. Dans les studios Ghetto. Histoire, peut-être, de retrouver l’esprit punk pur et dur de MC5. Une des influences majeures chez Mystery Girls. Mais qu’ils prennent le soin de diluer dans un garage/blues/psyché/punk/rock qui doit autant aux Stones de la fin des sixties/début des seventies, à Blue Cheer, à 16th Floor Elevators qu’aux Fleshtones. De solides références qui nous valent un album excitant, savoureux et qui ne manque pas de groove. Guitares débridées hormonées aux pédales wah wah, harmonica poussiéreux, drums frénétiques et vocal guttural sont les ferments de cette solution sonore toute juvénile. C’est parfois revivaliste, souvent âpre, mais l’énergie dispensée est tellement intense, qu’on n’a pas le temps de penser, ni de souffler. En fin de parcours, « This is stereo » s’enfonce même dans un délire psychédélique que n’aurait pas renié un Loop ou Spacemen 3. A cet instant, on se demande même ce qu’ils ont pu mettre dans leur eau (NDR : je n’ai pas dit mono !!!)…

Zucchini Drive

Being Kurtwood

Zucchini Drive, c’est l’alliance explosive entre le Flamand Tom de Geeter (aka Siaz) et le Suédois Marcus Graap, de Stacs of Stamina. Pour rappel, Siaz est l’un des MC’s des excellents Cavemen Speak (et de Gunporn), sans doute l’un des groupes de hip hop les plus inventifs de notre plat pays… et les moins médiatisés. Comptant déjà cinq albums à leur actif, les Cavemen Speak s’avèrent en fait les seuls représentants post-/avant-hop made in Belgium. En bref du rap à la Anticon, s’abreuvant aux sources de l’électronica et du post-rock, et dont le flow se veut le plus souvent acide et mitraillette, comme sous hélium. Pour cet album de Zucchini Drive, Siaz et Graap ont réussi à s’entourer d’une pléthore de producteurs de qualité : Alias (d’Anticon), Lord Grunge (de Grand Buffet), Markus Acher (de Notwist et Lali Puna), Styrofoam, Bernard Fleishmann,… Bref l’internationale de l’indietronica (Morr Music) et du hip hop de traverse, pour un disque saturé d’ambiances mélancoliques et éclectiques (bref un bon disque). Big up au titre produit par Alias, dont le sample de cordes et le beat suave rappellent le meilleur de DJ Shadow, et à Markus Acher, qui réussit à nous captiver malgré sa voix de chiot battu. Pour le reste c’est du rap plein de groove, même si les puristes trouvent sans doute l’exercice un peu trop intello. On pense donc à cLOUDDEAD, à Boom Bip, à 13 & God et à Cavemen Speak (forcément), et rappelons-le ‘c’est du Belge’ ou quasi. Comment se fait-il que ces types ne soient pas connus, c’est là le grand mystère… Parce qu’il faut bien l’admettre : leur hip-hop s’avère quand même bien plus subtil que celui du « district 1030 », ridicule à force de clichés. Big up, donc, et plutôt deux fois qu’une.

Kelley Stoltz

Below The Branches

Écrit par

Kelley est un courageux bosseur. Après avoir enregistré dans son salon puis distribué tout seul son album « Antique Glow » en 2001, il dû attendre 2004 pour se faire enfin remarquer par les critiques et s’attirer les faveurs de Sub Pop. Le label lui propose alors de publier un EP, « The Sun Comes Through », fin 2005. Sa victoire personnelle, il l’a remportée cette année, grâce à la sortie de son premier ‘vrai’ disque. A la fois anachroniques et intemporelles, les compositions de Kelley Stoltz se baladent tranquillement sous les branches de l’arbre généalogique des Beach Boys et, inévitablement, des Beatles. Mais parmi la masse d’artistes revendiquant de telles influences, Stoltz a le mérite de se détacher et de puiser dans l’essence même de la musique de ses pères, faisant de « Below The Branches » un disque sincère, non pas soumis à un effet de mode. Malheureusement, la sincérité ne paie pas et rien ne serait plus étonnant que de voir ce bout de plastique sympathique passer presque inaperçu…

 

Ratatat

Classics

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Ratatat ou comment deux hurluberlus pastichent du Daft Punk à la gratte. A Brooklyn, Mike Stroud mêle ses riffs aux programmations guitaristiques de son pote, Evan Mast. Ensemble, ils enregistrent des morceaux simplets, aidés de guitares, de boîtes à rythmes et de synthétiseurs. Deux ans auparavant, ces chenapans nous avaient déjà servi leur coup fourré instrumental sous le couvert d’un album éponyme. Pas foncièrement dérangeant mais pas vraiment captivant. Cet automne, ils nous reviennent, leurs « Classics » sous le bras. Et le constat est amer : ce nouvel album nage dans un redondant conventionnel de triste facture. La farce du Daft Punk à la guitare passée, on attendait autre chose du duo new-yorkais. Mais que nenni, Ratatat. Rien du tout. Mike Stroud et Evan Mast en remettent une couche, s’esquintant à composer les premiers accords d’une mouvance balbutiante : l’American French Touch. C’est excitant comme un dimanche après midi sous la pluie. Une aubaine pour les marmottes ! Et pour les humains après tout ? Il reste « Wildcat », premier single rigoureusement pompé chez Stardust. Maigre consolation donc...

Quidam

surREvival

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Groupe notoire de la scène polonaise, Quidam a déjà réalisé quelques albums étiquetés 'néo-prog' assez inoffensifs, voire soporifiques. Un profond changement de line-up est intervenu depuis le dernier opus: le groupe a perdu sa chanteuse, Emilia Derkowska, remplacée par Bartek Kossowicz, et a renouvelé sa section rythmique. Y a-t-il lien de cause à effet? En tout cas le style a radicalement évolué. Les premiers arguments définissent clairement la nouvelle direction: riffs acérés, claviers exaspérés et rythmique nerveuse, cédant à un chant aérien sur lit de guitare sèche sereine. Quidam a choisi de s'engouffrer dans la brèche néo-psyché ouverte par Porcupine Tree. Seules les premières parties de deux plages, « The fifth season » et « Queen of Moulin Rouge », rappellent leur ancien style. A l'instar des brillantes interventions de flûtes et de discrètes colorations folk, elles esquissent la nouvelle et attachante marque de fabrique du band. Celle-ci s'avère suffisamment typée pour ne pas trop souffrir de l'aura grandissante de son (désormais) encombrant aîné. Il faut dire que toutes les plages de « surREvival » sont très réussies et que l'actuel chanteur convient parfaitement au nouvel écrin musical. Sa belle voix chaude évoque parfois Alan Reed (Pallas), en moins emphatique toutefois (c'est le cas par exemple sur « Not so close »). Une métamorphose plutôt réussie pour Quidam à qui on ne peut que souhaiter de maintenir cet excellent niveau de qualité à l'avenir.

Missy Elliott

The Cookbook

Au menu du nouveau festin concocté par Missy Elliott, toujours aucun danger d’indigestion, ni de surcharge pondérale. La preuve : dans le livret, Missy pose en Scarlett O’Hara, et elle est presque mince. Sans doute est-ce dû à un nouveau régime minceur, à base de samples un peu couillons mais efficaces (« Clear » de Cybotron alias Juan Atkins sur « Lose Control », la scie « Apache » des Shadows sur l’autre tube « We Run This », et du Slick Rick par-ci par-là) et de hip hop facétieux mais sans conservateurs (ni trop de colorants)… Certes, il reste un peu de couenne (le r’n’b de « Can’t Stop », de « 4 My Man » et de « My Struggles », feat. Mary J. Blige), mais l’essentiel est composé de tracks qui valent bien une bonne heure de spinning. Autre constat : les Neptunes, encore une fois, réussissent la gageure d’écrire un gros hit, taillé pour le dancefloor (l’épatant « On & On »), et Timbaland prouve qu’il a encore de beaux restes (« Joy » et « Partytime », en apéritif). Missy Elliott s’essaie même au crunk sur « Click Clack », qui comme c’est écrit claque plus fort qu’une fessée sur le c... de Lil’ Jon. Plus forte qu’une biatche en plan serré dans un clip de 50 Cent, Missy Elliott prouve une fois n’est pas coutume que le hip hop n’est pas qu’une histoire d’hommes. « Please stand uuuup !!! »

Masta Killa

Made In Brooklyn (sampler)

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Dernier arrivage en provenance de la galaxie du Wu, Masta Killa débarque flanqué de son deuxième album « Made in Brooklyn ». Autant dire tout de suite que la déception est au rendez-vous. À la vue de l’énorme autocollant apposé sur la pochette ‘Featuring The Entire Wu-Tang Clan’, il y avait déjà de quoi se méfier… L’emploi de tels artifices trahit bien souvent un manque d’inspiration. Sur le cd sampler 6 titres que la maison de disques a eu la bonté de nous faire parvenir, seuls deux morceaux méritent une écoute complète : « Ringing Bells », tout d’abord. Bénéficiant d’une production de Bronze Nazareth, il est taillé sur mesure pour le flow de Masta Killa. « East Mc’s », ensuite. Son atmosphère soul n’est pas sans rappeler les deux premiers albums mythiques du Wu. Les quatre autres titres (et ‘titres’ est un grand mot, car les trois derniers ne dépassent pas la minute…) se révèlent pitoyables, tant au niveau de l’instru qu’au niveau des paroles. On atteint des sommets lors de l’insupportable « It’s What It is » et « Iron God Chamber » : ils auraient mérité à eux seuls que je casse ce cd en deux. Et ce n’est pas la présence de Pete Rock (production alimentaire sur « Older Gods Part 2 ») ni celle de Method Man qui relèvera le niveau. Il paraît que MF Doom a produit un titre sur l’album. Malheureusement, il ne figure pas sur le cd promo. Et finalement, c’est plutôt une chance pour l’homme au masque de fer, tant être associé de près ou de loin à une pareille entreprise peut ruiner une réputation. Même si c’est douloureux, force est de constater que les ‘Shaolin’ du rap n’ont pas de beaux restes. Et si c’est ça venir de Brooklyn, je suis fier d’être Bruxellois !

Field Music

Write your own history

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Encore une formation issue du nord-est de l’Angleterre. De Sunderland très exactement. Un groupe dont le premier opus éponyme avait reçu une excellente critique. « Write your own history » n’est pas (encore) le deuxième elpee de Field Music, mais une compile qui réunit flip sides, démos, inédits ainsi que leur dernier single « You’re not supposed to ». Neuf titres proposés dans un ordre inversement chronologique à l'histoire du groupe. Ce qui permet de se faire une petite idée de l’évolution de leur musique devenue au fil du temps plus délicate, plus sophistiquée ; mais aussi moins capricieuse. Entre 2000 et 2003, les variations de tempo étaient plus fréquentes (« Alternating current », « I’m tired »), l’atmosphère était susceptible de virer subrepticement au kitsch (« Can you see anything ») et la basse entretenait un groove malicieux (« Test your reaction »). Après cette entrée en matière expérimentale, la formation a forgé son propre style. Notamment en enrichissant ses chansons de multiples arrangements. Surtout de cordes, histoire d’apporter une nouvelle coloration à sa pop charmante, ensoleillée et, surtout, terriblement efficace. Sur l’une ou l’autre compo, Tom English (le batteur de Maxïmo Park) ainsi que David et Barry Hyde (respectivement chanteur/guitariste et batteur chez The Futureheads) sont venus apporter leur collaboration. Des références ? Les Beatles, les Beach Boys (NDR : surtout pour les harmonies vocales), ELO et puis, d’un point de vue contemporain, Belle & Sebastian. Field Music : un nom à retenir…

Fonky Family

Marginale Musique

Écrit par

L’équipe marseillaise qui s’était fait connaître en son temps sur le « Bad Boy de Marseille» d’Akhenaton a fait son chemin et peut s’enorgueillir d’être toujours présente dans le monde impitoyable du hip hop français. Le ton général de leur nouvel opus ressemble à la pochette qui l’habille : il est froid et gris. Pas de blagues et de gouaille marseillaise ici, mais bien la peinture pessimiste d’un ‘monde qui part en couilles, et c’est pas qu’un truc climatique’ (sur « C’est plus comme avant »). Des instrumentaux down tempo à l’ambiance « Blade Runner » constituent l’essentiel de cette (trop) longue plaque, rythme pépère brisé par quelques salutaires hausses de ton (« Comme on débarque ») un peu rares. La Fonky Family tient à ‘représenter’ à tout prix et nous conte tout ce qui ne va pas dans la triste France de Sarkozy en fustigeant l’état (« Le Plus Grand Des Voyous »), les villes en déliquescence (« Le Quartier », « Chez Nous », « Ils le savent ») ou encore l’état du monde en général (« La Guerre »). Le problème est qu’ils enfoncent des portes ouvertes, restent dans les poncifs du rap geignard, à l’instar de l’ultra cliché « C’est plus comme avant », qui évoque la nostalgie à deux balles d’un Francis Cabrel. Seul « Dans les Yeux » parvient réellement à toucher, car plus vrai et plus nuancé dans sa chronique toute simple de la difficulté de se construire une vie digne lorsqu’on est né au mauvais endroit. Réservé aux inconditionnels de hip hop hardcore à l’ancienne.

Espers

Espers

Trio de Philadelphie composé de Greg Weeks, Meg Baird et Brooke Sietinsons, Espers s’ajoute à la liste déjà longue des ‘revivalistes’ acid folk apparus à la suite de Banhart et de sa barbe en fleur. Ou comment nous faire croire que les clochettes, la flûte et le clavecin peuvent côtoyer dans un même élan les larsens et les drones… La suite ? Tout le monde s’en fiche, parce que tout le monde est défoncé. Ben Chasny (Six Organs of Admittance) est leur pote et le nôtre, il en connaît un bout question hypnose, mantras babas et fingerpicking. « Needle of Death », chantait Bert Jansch, et on ne parle pas de Robin Williamson, le génie fou d’Incredible String Band… Bref, ce disque sent la défonce, surtout quand l’acoustique se transforme en cerbère, et qu’il lance des éclairs de ses naseaux fumants. Des types portant des masques de grenouille s’incrustent dans le salon, la BO du « Wicker Man » en fond sonore. Ils insèrent le disque d’Espers dans le tiroir hi-fi. C’est la chenille qui redémarre, le Sacré Graal en forme de pipe à eau. On n’y comprend que pouic, mais à la droite du druide qui écoute Perhacs, on aperçoit un type qui lèche la moquette. ‘Yo mec ! Espers, ça te branche ?’ Avant de s’évanouir, les locataires crient ‘Oôôhm’. L’acid folk ? Un petit buvard et hop ! C’est comme en 69.

Empyr

The Peaceful Riot

Créé en 2006, Empyr a déjà fait couler beaucoup d’encre. Et pour cause, ses membres affichent une fameuse carte de visite. Le line up implique ainsi Benoit Poher (Kyo) au chant, Florian Dubos (Kyo) au chant et à la guitare, Frédéric Duquesne (Watcha) à la guitare, Benoît Julliard (Pleymo) à la basse et au chant ainsi que Jocelyn Moze à la batterie. Rien d’étonnant dès lors que les majors se soient précipités pour signer le jeune groupe. Finalement, c’est SonyBmg qui a remporté la palme. Et c’est sous son égide que vient de paraître leur premier elpee, intitulé « The Peaceful Riot ».

Première surprise, Empyr a choisi de s’exprimer dans la langue de Shakespeare, histoire de dépasser le cadre de son territoire hexagonal et de ses quelques satellites perdus à droite et à gauche. En outre, il a pris soin de concocter des textes plus intelligents. L’aventure Kyo a suffisamment souffert de cette carence ; et puis au fil de l’âge, la maturité s’acquiert naturellement.

Musicalement, leur rock est puissant, énergique, très ‘heavy’, flirtant parfois avec le screamo ou le neo metal ; mais elle se limite au flirt ! Car on y retrouve également des climats atmosphériques dignes des Deftones et un sens mélodique emprunté tantôt à Radiohead, tantôt à Smashing Pumkins. Ajoutez-y quand même une bonne dose de piment. Bien sûr, Empyr n’offre rien de neuf ; et vu le nombre de groupes militant au sein de cette catégorie, on aurait plutôt tendance à faire la moue. Cependant, si ce combo ne débarque pas d’outre-Atlantique, c’est bien au pays de l’Oncle Sam et sous la houlette de Ken Andrews (A Perfect Circle, Beck, Jimmy Eat World) que les douze plages –d’une longueur totale de 50 minutes– de The Peaceful Riot ont été enregistrées et produites. Le son est d’ailleurs plus léché et franchement différent de ce qui nous est proposé chez nous. Alors, ouvrez grands vos pavillons !

L’album s’ouvre par “God Is My Lover”. Guitare et voix plantent le décor. La basse entre en scène et augure une suite plus musclée. Il faut une bonne minute avant que le reste du groupe ne rejoigne les éclaireurs. Mais à cet instant, plus rien ne les empêche de lâcher la purée, définissant ainsi une fois pour toutes le style musical d’Empyr. Plus pop, « New Day » constitue le titre radiophonique de l’elpee. “Birth” porte encore les stigmates d’un certain passé. Celui du chanteur. Sans pour autant être calqué sur son ancien projet. L’ambiance est plus calme, mais en même temps triste et sombre. Elle invite l’auditeur à entrer pleinement dans cet univers et à s’y identifier. Malgré la mélancolie qui en émane, “Birth” est probablement un des titres qui boosteront nos rockeurs en avant. “Tonight” et “The Voice of the Lost Souls” déménagent davantage. Au cours de ce dernier morceau, Benoît Poher hurle dans un style neo-metal, alimenté par des guitares décoiffantes. Et la ballade “Forbidden Song” nous réserve un peu de calme (NDR : avant la tempête ?), même si elle monte judicieusement en puissance et en temps opportun.

Dans l’ensemble, “The Peaceful Riot” est un disque de bonne facture. Les parties vocales sont parfaitement équilibrées. Le tracklisting ne souffre pas d’une trop grande linéarité et évite surtout d’enchaîner des plages trop semblables. Enfin, la production est irréprochable. Reste à savoir si ces qualités techniques seront suffisantes pour compenser la carence d’originalité. C’est au public d’en décider. Toujours est-il qu’Empyr a probablement encore de beaux jours devant lui.

 

Atlas Sound

Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel

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A 11 ans, Bradford Cox caressait un rêve : entreprendre une carrière en solitaire. Après avoir milité au sein de Deerhunter, il lui a donc fallu attendre l’âge de 25 ans pour le concrétiser. Sous le patronyme d’Atlas Sound. Tout au long de cet opus au titre interminable,  l’Américain tisse patiemment une toile sonore douce, généreuse et mélodique. Une texture dont l’instrumentation basique est enrichie par quelques touches électro.

Bradford fait apparemment le bonheur de Kranky, un label constamment à la recherche d’artistes en pleine phase d’expérimentation. Parfois même il lui arrive de signer des projets à la limite inaccessibles ou sans queue ni tête. Ce qui n’est pas le cas pour cet Atlas Sound, dont le « Let The Blind Lead Those Who Can See But Cannot Feel » projette dans mon inconscient l’image s’un superbe coucher de soleil… D’ailleurs Cox a imaginé cet opus comme une peinture. Une peinture aux teintes sonores complexes, abstraites et créatives, sans pourtant susciter la prise de tête. Pas de séquences ni de montées en puissance. La technique est ici mise au service de la musique. Pop et expérimentations audacieuses font ici bon ménage. Et des titres comme « Recent Bedroom », « Quarantined » ou encore « Ativan » en sont la plus belle illustration. Bienvenue sur le petit nuage d’Atlas Sound…

 

Mypark

Mypark

Écrit par

Encore inconnu il y a peu, Mypark a soudainement été projeté sur le devant de la scène. En cause, un spot publicitaire diffusé par la célèbre marque de parfum Lancôme au cours duquel, une de leurs chansons, « Seventeen », a été utilisée. C’était, en l’occurrence, pour leur nouveau produit, ‘Hypnôse’. Depuis ce jour, tout s’est enchaîné assez rapidement. Un peu trop peut-être ; et on se demande si leur premier elpee n’a pas été concocté dans la précipitation.

Tout au long de cet opus, le duo mixte de Reims cherche à nous entraîner au cœur d’une ambiance ténébreuse, à l’aide de titres teintés de rock/électro ; une impression accentuée par  cette voix féminine saturée à l’excès. Les arrangements sont de bonne facture, mais on perd facilement le fil conducteur de cette œuvre. Seuls deux ou trois titres parviennent à sortir du lot. Mais paradoxalement, ils parviennent à ébaucher l’éclosion d’un nouveau style. C’est ainsi que Mi-yung Park et François Pavan élaborent d’une façon décomplexée. « Out of Control », « Seventeen » ou encore « Seventeen or Eighteen ». Une direction qu’on les invite à suivre dans le futur, tout en évitant les multiples obstacles qui pourraient entraver leur longue route. Tout vient à point à qui sait attendre !

 

Animal Collective

Water Curses (EP)

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Animal Collective persiste et signe. Le trio poursuit sa conquête à grande échelle de la planète indie en publiant un EP 4 titres, « Water Curses », quelques mois après avoir concocté le déjà incontournable « Strawberry Jam ». Parfaite continuité de ce dernier, le court exposé consiste tout simplement en une nouvelle preuve d’ingéniosité. Les quatre morceaux inédits créent une nouvelle brèche dans la frontière entre le rêve et sa part de folie. On en émerge certes moins confus qu’auparavant, leurs expérimentations n’ayant momentanément plus de secrets pour ses adeptes, mais nos esprits ressortent néanmoins toujours aussi émerveillés par la magie des invocations spirituelles de cette confrérie animale. Le champêtre « Water Curses » précède un « Street Flash » délassant et un « Cobwebs » étrangement familier. L’ensemble donne incontestablement un arrière goût de trop peu, mais peut-être est-ce là le but des membres de la formation culte. Ceux-ci clôturent leur courte intervention par un « Seal Eyeing » captivant, nous abandonnant sur place, pendus à leurs lèvres et impatients d’entrevoir les futurs délices et supplices qu’ils nous réservent...  

Various Artists

The Biggest Ragga Dancehall Anthems 2007

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Fidèle au rendez-vous annuel, le label Greensleeves compile des singles qui ont marqué l’année 2007 sur les dancefloors jamaïcains. Dix-huit titres et huit clips très, hum, ‘couleur locale’. Pour mieux comprendre de quoi on parle, jetez donc un coup d’œil sur l’hilarant « Hoola Hoop » de Macka Diamond et le postérieur de dimensions surréalistes de la chanteuse Barbee dans le clip « Give It Up ».

Musicalement, la compilation commence calmement par Busy Signal et Bugle. Ils partagent une même propension pour le rythme lent et des influences musicales lorgnant du côté des USA. Le jeune QQ balance son « Tek It To Them » dansant et sans prétention. Mr. Vegas se fend d’un très efficace « Tek Weh Yuhself », tandis que les toujours innovants Ward 21 proposent l’excellent et minimaliste « Bubble Like Soup ». Sans aucun doute le meilleur titre de la sélection. On est moins convaincu par le beat banal accompagnant le texte incisif de Beenie Man sur « Product Of The Ghetto ». On passera notre tour sur l’imagerie gangster de Cham et les habituelles paroles classées X de Vybz Kartel, scandées à force de vocodeur. Buju Banton se fait menaçant sur le sinistre « Crazy Talk », un morceau rappelant ses débuts. La toujours efficace Macka Diamond joue du « Hoola Hoop » et on vous renvoie au clip pour comprendre de quoi il en retourne. Le « Back It Up » de Bennie Man se penche (si l’on peut dire) sur un sujet qui passionne les emcees jamaïcains : les postérieurs féminins bien fournis. Pas vraiment un grand cru donc ! D’ailleurs, à l’une ou l’autre exception près, la qualité musicale de l’ensemble est un peu faible. Et c’est regrettable.

Hercules and Love Affair

Hercules and Love Affair

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Au cours des trois dernières années, DFA (Death From Above) est incontestablement devenu un des labels les plus prolifiques. Sans doute que le travail apporté par James Murphy explique cette situation. Producteur et ingénieur du son infatigable, recruteur de génie, le Newyorkais réussit à jongler magnifiquement entre son groupe, LCD Soundsystem et son label DFA, une écurie cofondée en compagnie de son ami de longue date, Tim Goldsworthy. Un personnage qui ne vous dit peut-être pas grand-chose ; et pourtant, c’est bien lui qui a découvert Hercules and Love Affair.

Projet d’Andrew Butler, DJ et producteur de la Grande Pomme, l’homme a bénéficié du concours d’une orchestration issue de la scène underground newyorkaise ; et, cerise sur le gâteau, de la participation d’Antony, mais pour la circonstance, sans ses Johnsons. Il prête sa voix à cinq titres. Un registre que l’on ne lui connaissait pas, mais au sein duquel il se transforme, d’une façon magistrale, en un crooner androgyne. Disco. A la voix tendre et suave. Ce premier opus est éponyme. Une œuvre qui ne manque pas d’élégance. Ni de rythmes funk et disco. Dispensés à la manière d’un Bronsky Beat, ils sont ici propulsés dans le nouveau millénaire. Les voix féminines de Nomi et de Kim Ann Foxman sont imprégnées de sensualité. A l’instar des ‘Traîtresses de l’Ile du Désir,’ elles roucoulent de plaisir tout au long de « You Belong » ou encore d’« Athene », une plage dont les beats disco étourdissants, épicés de sonorités de cloches sont dynamisés par des accès de basse orgasmiques. Un univers sonore qui a bien failli faire chavirer Hercule lors de l’accomplissement de ses douze travaux. Mais il a résisté. Non sans mal ; jusqu’à ce que, Antony vienne entonner « Blind », tube herculéen déjà classé historiquement. Tracée par un Tyler Pope (!!!, LCD) bien inspiré, la ligne de basse est pure. Typiquement disco et enrichi de cuivres, le tempo serait susceptible de faire danser un mort sur un dancefloor couvert de paillettes. Ce dancefloor… Un endroit de repos éternel : mais également le vestige d’une Grèce Antique, revisitée par un producteur des temps modernes, pour célébrer une histoire d’amour et une réconciliation avec les années 80 !

A mon humble avis, « Hercules and Love Affair » risque fort de devenir le disque majeur d’une année 2008 explosive. Une énorme boule à facettes qui n’est pas prête de se décrocher et devrait continuer à tourner jusqu'à rayure du disque. Un grand moment de néo-disco que ce petit malin de Butler a reconstitué intelligemment. Mais aussi et surtout, un choix encore une fois judicieux du très très grand label DFA. Messieurs Murphy et Goldsworthy : chapeaux bas !

Pour voir la vidéo de « You belong » : http://fr.youtube.com/watch?v=T5spXHUCmWc

 

The Dø

A Mouthful

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On ne les présente déjà plus. The Dø, premier phénomène incontournable de 2008, nous offre un ouvrage d’introduction à la hauteur du buzz qui l’entoure. « A Mouthful » est un condensé exemplaire de pop à la fois euphorisante et délassante. Juste assez gentillet pour ne pas paraître trop candide et juste assez candide pour ne pas paraître trop niais. Le duo franco-finlandais joue habilement la carte de la diversité, valsant de rythmiques simples à des sonorités légèrement plus audacieuses.

La voix haut perchée d’Olivia Merilahti, qu’elle se fasse délicate (les jolis « When Was I Last Home ? », « Song For Lovers », « Searching Gold »), hargneuse (« The Bridge Is Broken », « In My Box ») ou joueuse (le M.I.A.-esque « Queen Dot Kong »), sert merveilleusement bien les compositions du couple. «  A Mouthful » est donc une œuvre si enivrante que l’on en pardonne le manque de cohérence. Quant à se lancer dans un immense bordel organisé, autant s'arranger pour que ce soit bandant…

Numbers

Now You Are This

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Dans l’obscurité de leur labo, les savants fous de Numbers ont laissé tomber les joyeusetés de leurs précédents travaux pour s’adonner à une tâche bien plus laborieuse et risquée. Désormais le trio défie les lois de leur discipline, grattant, distordant et synthétisant de la plus obscure des manières chacun des ingrédients de leurs étranges formules. « Now You Are This », résultat de leurs expérimentations, éveille chez les sujets de Numbers des pulsions animales insoupçonnées. Bien que la chimie n’opère pas toujours de façon effective, elle atteint parfois une dimension volcanique (« The Mapping of E8 », « I Want To Believe »  et surtout « New Life »).

Quatrième recueil du trio originaire d’Oakland, « Now You Are This » constitue l’œuvre la plus aboutie de la formation et enchantera les fans de Black Dice ou Erase Errata. Hallucinations auditives garanties.

Various Artists

Discovered : A collection of Daft Punk samples

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A l’instar de nombreux producteurs hip hop, Daft Punk a réussi à transformer d’obscures pépites des années septante et quatre-vingt en succès planétaires. La preuve par neuf est opérée par cette compilation qui dévoile l’inspiration ayant présidé à la confection de tubes tels que « One More Time », « Digital Love » ou « Harder, Better, Stronger, Faster ». Ce voyage intéressant entre électro, house, funk, jazz et disco d’antan démontre la grande érudition musicale du duo parisien, mais permet aussi de découvrir quelques titres qui n’ont pas pris une ride. Du funk futuriste de Breakwater (totalement repompé sur « Robot Rock »), Sister Sledge et Edwin Birdsong (superbe « Cola Bottle Baby » qui a inspiré « Harder, Better, etc. »), en passant par le disco hédoniste de Karen Young et Cerrone, quelques titres dépassent largement le statut de curiosité. Là où certains emprunts sont évidents, on aura plus de mal à découvrir, sur quelques autres morceaux (celui de Chaka Khan en tête), ce que les robots de Paris ont samplé. Les curieux s’en donneront donc à cœur joie, tandis que les ‘beatmakers’ en herbe prendront des leçons.

Alex Wilson

Tell me why

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Alex Wilson est issu du Wisconsin. Dès sa tendre enfance, il a baigné dans un univers très musical. Sa grand-mère était chanteuse professionnelle de jazz. Son père, Tom, et son oncle, Marc, sont des musiciens de blues notoires ; et tout particulièrement le second qui a joué pour Stevie Ray Vaughan, Anson Funderburgh et Mike Morgan. Très jeune, il se met à gratteur du blues derrière des gloires locales comme Jim Liban ou Milwaukee Slim. Il apprend beaucoup de ses maîtres ; et en particulier Muddy Waters, Howlin' Wolf, Buddy Guy et Magic Sam. Il devient musicien professionnel à 20 ans et fonde son premier groupe, à Milwaukee : les Blue Rubies. Depuis quelques années, il privilégie son rôle de leader. Soutenu par son oncle Marc, à la batterie, et son frère Matthew, à la basse, il favorise les différents styles qu'il affectionne : le Memphis Blues de Beale Street, le West Coast styler, le Chicago blues, bien entendu, tout en n'oubliant la chaleur des shuffles texans.

Et il débute d'ailleurs cet opus en manifestant cette chaleur, cette joie de communiquer par sa musique. Très R&B, "I like to play" libère un riff puissant. Lors de cette invitation à gagner la piste de danse, Alex se réserve une première sortie en écrasant ses pédales. Le son est écorché et très électrique. Très affûté, Ken Saydack siège derrière l'orgue Hammond et le concitoyen Madison Slim appuie l’ensemble à l'harmonica! Il passe ensuite au swing sur "Come back baby". Tout au long de ce jump style très séduisant, Wilson se révèle un guitariste très doué. Craig Panosh imprime le rythme attendu pour attaquer "Rockinitis". Madison Slim chante et souffle merveilleusement dans son harmonica, à la manière de Billy Boy Arnold. Une très bonne reprise ! Alex aime varier son répertoire. Blues agréable, "Take it easy babe" bénéficie d’un accompagnement à la fois d’harmonica et de saxophone. Sa sortie sur les cordes s'inspire ici de Stevie Ray Vaughan, dans l'exercice du blues lent. Cap vers la cité des vents : "I wish I had my baby back" est du pur Chicago blues. Le guitariste local, Nick Moss, réputé pour son talent de guitariste, se charge des parties de basse. Bob Welsh a pris place au piano pendant que Madison Slim affiche une nouvelle fois sa versatilité. Dans un style proche, à la manière de Howlin' Wolf, en compagnie des mêmes musiciens, "My life with you" fait à nouveau mouche. La puissance monte d’un cran pour "The moon is shinin". L’envol de Madison Slim y est imparable et redoutable. Slim est toujours au poste ainsi que son frère Matthew à la basse, lorsqu’Alex s'embarque dans "Lookin' good", un boogie dévastateur au cours duquel il suscite l'intérêt par son attaque rythmique". Petite perle empreinte de douceur et de sensibilité, "Sacred and untrue" est parcouru par le piano de Bob Welsh et l'harmonica imaginatif de Jim Liban. Son oncle Marc se réserve les drums lors du titre qui clôt l’opus. "You used to know me" emprunte la route du southern rock. La guitare est bien tonique. Cet opus démontre qu’Alex est un superbe gratteur. Bien que chanteur honnête, son talent est sans aucun doute très prometteur. A suivre!