Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Datura4

Hairy Mountain

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Ce quartet australien avait publié un album passionnant, en 2015. Intitulé "Demon Blues", il était habillé d’une pochette psychédélique dominée par la couleur rouge. Le line up est inchangé, puisqu’il implique toujours les chanteurs/guitaristes Dom Mariani et Greg Hitchcock, le batteur Warren Hall et le bassiste Stu Loasby. Pour ce nouvel opus, la pochette, tout aussi baroque, est dominée par la couleur bleue. Cependant, la fleur de Datura est encore bien présente. Découpé en dix morceaux, l’elpee s’ouvre et se referme par les plus psychédéliques. Entre elles, le style adopte un profil davantage rock bluesy. Une constante, les grattes sont omniprésentes.

"Fools gold rush" entame l’opus. Une plage flamboyante au cours de laquelle les guitares crèvent l’écran. L’une d’entre elles libère des sonorités ‘fuzzy’. L’autre sort de sa réserve, sous l’impulsion des pédales. Dom et Greg chantent en duo. Finalement cette composition ne manque pas de charme et se révèle particulièrement agréable à l’oreille. Suivant la même formule, "Trolls" subit une attaque frontale, d’une intensité insoupçonnée. Les vocaux se conjuguent à l’unisson. C’est une des particularités de l’expression sonore du band. Parfaitement soudée, la section rythmique porte les deux solistes qui attendent patiemment leur tour pour décoller. En fait, Datura4 propose un power pop rock audacieux qu’il trempe constamment dans le psychédélisme. Relativement déjantées, les guitares sont toujours prêtes à déraper. Dérapages qui ne se produisent jamais, afin de conserver ce sens mélodique. Et "Something to hide" en est une autre illustration.

"Uphill climb" adopte un profil blues/rock au cœur léger. Un peu comme les stoner bands, il y a presque un demi-siècle. Le premier soliste écrase à nouveau les pédales, avant d’être relayé par son partenaire, dont les interventions sont davantage allumées. Plusieurs compos se distinguent par des intros originales. D’abord "Mary Carroll Park". Une impulsion fiévreuse amorce ce titre franchement plus rock’n’roll, au cours duquel la slide se révèle bien gouailleuse. Puis "Greedy World". Il s’ébroue sur un riff digne de Ritchie Blackmore. Sculptée dans le pop/blues/rock, cette piste est à nouveau enrichie par les interventions de slide. "Too much (or not enough)" enfin. Démarrant sur des riffs ‘rollingstoniens’, cette compo est sculptée dans un blues/rock, mais à la sauce Datura4 ; les deux gratteurs se relayant inlassablement. 

Caractérisé par ses riffs puissants, "Hairy Mountain" rappelle manifestement le Free du tout début des seventies. L’ambiance est volontairement dramatique. Baignant au sein d’un trip acide, ce titre se distingue par le crescendo du tempo ; alors qu’un des solistes appuie de plus en plus fébrilement sur ses pédales. Une rythmique boogie balise "Confide in me", un blues/rock réminiscent du Status Quo au sommet de son art. "Broken path" clôt ce long playing. Dominée par les cordes acoustiques, cette ballade concède des accents country/folk. Un excellent LP dans son style !

 

Breezy Temple

Millions of Suns Left

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Breezy Temple réunit Miss Moon (voix) et Sharl-Hot Ganache (guitare, basse, percussions, synthés). Originaire de Reims, le duo militait auparavant au sein d’une formation de post-rock. Paru sur le label français Partycul System (NDR : qui héberge également Feu Robertson) "Millions of Suns Left" constitue son second opus. Il fait suite à "Cattleya Songs", paru en 2004.

Basiquement folk, la musique de Breezy Temple concède des accents blues et prog rock. Les lyrics ne sont pas issus de leur plume ; mais de ‘Leaves of Grass’, un recueil signé par le poète américain Walt Whitman. Donc ils sont interprétés dans la langue de Shakespeare. La plaque s’ouvre par « Breezy Day », une plage folk minimaliste, brumeuse, au cours de laquelle la voix de Miss Moon est simplement soutenue par une sèche. Piste sombre, « Wrenched and Sweated » se charge enfin d’électricité. Privée de véritable accroche, la suite éprouve toutes les peines à décoller. Finalement, il faut attendre que la voix de la chanteuse soit au bord du déraillement pour que l’expression sonore commence à susciter notre curiosité. Et le long playing s’achève par un morceau de 18 min (!!!), rappelant qu’avant de fonder son nouveau projet, Sharl-Hot Ganache ne jurait que par le post-rock. Sans décrocher le moindre succès, malheureusement…

 

Southern Culture on the Skids

The Electric Pinecones

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Southern Culture on The Skids, mieux connu sous l’acronyme SCOTS, est une formation de roots rock américaine, établie en Caroline du Nord. Fondée en 1983, son line up implique toujours le même trio de base ; en l’occurrence le chanteur/guitariste Rick Miller, le chanteur/bassiste/claviériste Mary Huff et le drummer Dave Hartman. Plutôt personnel, son style est le fruit d’un savant dosage entre rockabilly, R&B, blues, country et surf rock, outre son attitude qui flirte carrément avec le punk. Vu le parcours, vous vous doutez que sa discographie est conséquente. Son premier elpee remonte d’ailleurs à 1985. Et il est éponyme. Fin des eighties, les SCOTS ouvraient parfois leurs concerts sous le patronyme de The Pinecones, en dispensant une musique baptisée folkabilly garage, très susceptible d’intégrer de larges références à la westcoast de la fin des 60’s.

Découpé dans de solides riffs, "Freak flag" ouvre le bal. Un morceau de garage/rock aux sonorités bien réverbérées. Et tout particulièrement celles de la guitare. Fuzz, déjantées, virevoltantes. Epaulé par le timbre félin de Mary, Rick se réserve le micro. Et Mary, tout au long de "Dirt road", un morceau réminiscent de la fin des sixties, au cours duquel les cordes de Miller se multiplient à l’infini. Omniprésentes, doublées, triplées même, toujours allumées et saturées, elles suintent de psychédélisme. "Baby I like you" macère dans du SCOTS pur jus. Mary et Rick chantent en duo au sein d’une atmosphère country/pop. "I ain’t gonna hang around" concède des accents sudistes, proches du Tex Mex. Les tonalités d’orgue dispensées par Mary sont surannées. Latinos, celles de la gratte adoptent des accords rythmiques. Plutôt folk/pop, "Grey skies" nous replonge dans l’univers West Coast de la fin des sixties. L’introduction est superbe. Le spectre du Jefferson Airplane… plane. Surtout à cause des interventions de cordes, exécutées à la manière du mythique Jorma Kaukonen. Quoique plus torturé, "Waiting on you" emprunte un style semblable. Conjuguées, les deux voix évoquent l’association entre celles de Grace Slick et Paul Kantner. Et cette plage classieuse, sculptée dans le folk psychédélique, finit par véhiculer des accents magiques aux saveurs orientales.  Mary se consacre au micro et au piano électrique sur "Midnight caller", une plage R&B dansante, subtilement funk (à cause des drums) et épicées de cordes astucieuses. Le combo propose une nouvelle version de "Swamp Fox – the original", un titre qui lui a valu un hit, à ses débuts. Et cette piste de swamp rock’n’roll est bien balisée par les interventions puissantes de Dan, sur ses fûts. Piano électrique et guitare réverbérée dominent "Downward mobility", un blues rythmé et hypnotique proche d’un Howlin’ Wolf. Invité, Ray Gittens s’applique au frottoir sur "Rice and beans", une plage de country/folk ludique et entraînante que les percus impriment sur le tempo… du trot… "Given to  me" est une ballade agréablement désuète, chantée en duo. Affichant une forme de beauté naturelle, "Slowly losing my mind" clôt la plaque. Bien réverbérée, la guitare libère des sonorités métalliques réminiscentes de Duane Eddy et ses Ventures, alors qu’en duo, les voix rappellent les Mamas & Papas de leur grande époque !

 

Albert Fallen fait bonne impression !

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Projet formé en 2011, Albert Fallen évolue dans un univers mélodique lancinant et minimaliste, nourri de sons deep-house et techno.

Après avoir sorti un 1er EP Time / Why I'm There sur le label Te Iubesc Records en 2015, Albert Fallen dévoile aujourd'hui « Make This Right », le premier single d' »Impressions », un nouveau maxi composé de 4 titres inédits dont l'atmosphère pop est portée par des notes de synthétiseur qui ne cessent de surprendre.

Aboutissement de 3 années d'une longue quête de sons et d'expérimentations, ce nouveau projet se distingue par sa production sobre, et ses textures à la fois mélancoliques et dansantes.

Nappes de synthés, riffs obsédants et beats électroniques s’entremêlent pour offrir des sensations planantes et des mélodies à réminiscences new wave. A découvrir avec le clip de Make This Right, tourné par le collectif parisien WNDB.

Pour regarder, cliquez ici .

 

"La javanaise" symphonique par Birkin

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Jane Birkin pose un nouveau regard sur le répertoire de Serge Gainsbourg. Elle propose une version symphonique des chansons de cet interprète devenu une icône de la chanson française. Le premier single est la mythique chanson "La javanaise" , un texte écrit un matin de 1963 chez Juliette Gréco. L'album sortira, lui, le 24 mars.

 

Le violet, couleur dominante chez Testa !

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Après 4 clips à leur actif (KOKO, FM, Rainbow, Lost & Found), Nicola Testa et Martin Landmeters continuent à explorer à travers l'image la mise en abîme de la musique et la fragilité de l'être humain.

Ils signent une nouvelle collaboration sur le titre "Violet" tiré de l'album "No More Rainbows". Il est disponible ici .

"On a voulu mettre en scène la force et l'intensité de ce moment de séparation entre deux personnes qui s'aiment, aussi bref soit-il" expliquent-ils.

"Notre choix de vie, c'est la tolérance" est peut-être la phrase qui résume le mieux le travail sur ce clip, à un moment où le repli sur soi et le manque d'ouverture d'esprit a tendance à contaminer la société.

Nicola Testa s'exporte en France. La sortie de son album est prévue le 24 février 2017.

Serge au creux de la vague

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Groupe de pop expérimentale pareil à nul autre, définitivement inclassable, Aquaserge est une force vive souterraine de la scène internationale, et inspire de nombreux musiciens et fans.

Fondé à Toulouse par trois amis (Julien Barbagallo, Julien Gasc & Benjamin Glibert), Aquaserge devient rapidement une nébuleuse mouvante, attirant plus de soixante musiciens, tissant un  réseau de relations internationales en collaborant notamment avec Tame Impala, Stereolab, Melody's Echo Chamber, Acid Mothers Temple, Damo Suzuki et Aksak Maboul.

Le groupe s'est à présent recentré autour d'un quintette de base (qui comprend également Audrey Ginestet et Manon Glibert), parfois rejoints par des cuivres. Un noyau fort, hyper-créatif en studio, ravageusement puissant et excitant sur scène.

Ecoutez "Laisse ça être" en cliquant ici .

Puggy grand vainqueur aux D6bels Music Awards

La seconde édition des D6Bels Music Awards s'est tenue ce jeudi au studio Médias Rives, à Liège. Organisée par la RTBF, la cérémonie a été diffusée en direct sur La Deux.

Puggy est le grand gagnant de la soirée : les trois musiciens ont remporté les prix de groupe de l’année, concert de l’année ainsi que groupe Classic 21, tous les trois décernés par le public.

La RTBF a également mis à l’honneur Alice On The Roof. La jeune Montoise a décroché le prix d’album de l’année avec « Higher ». Comme l'année passée, elle a également été élue artiste solo féminin. Loïc Nottet, qui avait classé la Belgique quatrième lors du concours Eurovision en 2015, a lui été sacré artiste solo masculin de l’année.

Le prix de l’artiste Vivacité de l’année est revenu au chanteur Saule et celui de l’artiste Pure FM de l’année au DJ bruxellois Henri PFR (Peiffer).

La chanteuse de jazz carolo Mélanie de Biaso s’est, elle, distinguée dans les catégories musicienne de l’année et auteur/compositeur de l’année, deux prix décernés par le secteur.

La révélation de l'année selon le secteur est Mustii, alias Thomas Mustin, qui a déclaré lors de la session professionnelle des Awards : « c'est la première fois que je gagne un prix ! ». A noter que la prestation en « live » du jeune musicien fut, et de loin, le meilleur moment du show des Awards : son énergie et la profondeur presque 'dark' de son univers, ont fait forte impression.

Baloji a décroché le prix du secteur pour le meilleur clip vidéo de l’année pour son titre « Spoiler ». Lors la session professionnelle, il s'est élevé contre le « boycott des artistes hip-hop, qui sont pourtant les plus gros vendeurs de disques en Belgique ».

Enfin le groupe Dan San a été récompensé dans la catégorie « visuel album » pour « Shelter » et comme groupe La Première de l’année. Un prix d’honneur a également été remis à André Brasseur.

A l’issue du vote des téléspectateurs, c’est « Ocean » de Kid Noize qui a remporté l’award du « Hit de l’année ».

(Avec Belga)

Alison Goldfrapp … frappe fort !

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Le duo anglais, fruit d’une collaboration entre Will Grégory et Alison Goldfrapp, fait (enfin) (re)parler de lui.

‘SILVER EYE’, dans les bacs le 31 mars 2017, revient sur des fondamentaux avec des lignes mélodiques ‘electro’. Et ça fait du bien !

On se souviendra que son prédécesseur « Tales Of Us », lorgnait sur l’acoustique folk.

Le nouveau single « Anymore » est disponible ici

"L'enfance dorée" de Dalva dans un nouvel EP

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Derrière le projet Dalva , il y a Johann Tess, chanteur multi-instrumentiste et auteur d'un précédent EP "Mercenaire" dont deux titres figurent à la bande originale du long métrange de Jonathan Taieb, "Stand".

Il revient après deux années de concert et d'écriture pour son nouvel EP "Enfance dorée", sorti il y a quelques jours. Groove entêtant, guitares folk matinées de sons électro, synthés distordus sont autant de matières sonores pour lesquelles sont sculptées les émotions qui traversent cet EP à la tonalité mélancolique et orageuse. A travers les textes, Dalva évoque notamment le déracinement et les réminiscences d'une enfance africaine ou questionne ce que la vie donne à voir à un esprit trop lucide. C'est d'ailleurs ce titre, "Entre les lignes" , qui a été choisi comme single pour enmmener cet album.

Sur scène, Dalva sera accompagné par le batteur et guitariste Thomas Martine, véritable complice musical qui a enregistré également les batteries sur "Enfance dorée".

Coup de mou pour Alex Lucas !

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Alexander Schönfelder est un musicien/songwriter âgé de 24 ans.

Après un périple de trois ans qui l'a amené à fréquenter une école de musique célèbre (British & Irish Institue of Modern Music), il forme "The Dubarrys".

Il est aujourd'hui de retour en Belgique avec un nouveau projet solo sous les bras : ALEX LUCAS.

La video de son single, "Fade away", qui est parue le 26.01.17 est disponible ici .

Can

Décès de Jaki Liebezeit, le drummer du mythique Can

Écrit par

Cofondateur de Can, groupe pionnier du mouvement krautrock, Jaki Liebezeit est décédé ce dimanche 22 janvier, des suites d’une pneumonie. Il était âgé de 78 ans. Can est une formation qui a marqué l’histoire de la musique rock. A l’origine, elle réunissait Irmin Schmidt, Holger Czukay, David C. Johnson, Michael Karoli et bien sûr Jaki Liebezeit. Groupe avant-gardiste et underground, Can a exercé une influence fondamentale sur l’ambient, la new wave, le post rock, la musique expérimentale et électronique. Buzzcocks, Happy Mondays, Hunters & Collectors, Jesus & Mary Chain, Joy Division, Pavement, PiL, Portishead, Primal Scream, Siouxsie and The Banshees, Sonic Youth, Talking Heads, Talk Talk, The Fall, The Mars Volta et The Stone Roses figurent parmi ceux qui l’ont reconnue ouvertement.

Jaki Liebezeit avait également et notamment bossé en compagnie de Brian Eno, Depeche Mode, Michael Rother (Neu), The Orb et même Eurythmics. Batteur créatif, il puisait son inspiration à la fois dans le jazz et dans les musiques dites ‘ethniques’. C’est le premier à avoir confronté ses drums à une boîte à rythmes. 

On se souviendra aussi d’un titre dansant absolument fabuleux, paru en 1982, enregistré par le trio Jah Wobble / Jaki Liebezeit / Holger Czukay, « How much are they » (en écoute ici)

Voir également la chronique de la compile Anthology 1968 – 1993, sortie en 1994,

 

 

 

R.I.P.

 

Le nouveau single d'Emma Bale vaut la peine!

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Après le succès de son hit 'Fortune Cookie' (Disque de Platine), Emma Bale a silloné les grandes scènes des festivals majeurs en Belgique (Rock Werchter), mais également d’Europe comme en Allemagne ou aux Pays-Bas (Pinkpop).

Durant cette année, Emma a énormément évolué musicalement au fil de sessions d'écriture et de processus créatif.

La jeune et talentueuse artiste belge présente avec fierté son nouveau single 'Worth It', disponible ici !

Il s’agit du premier réel single uptempo d’Emma, mais aussi du premier extrait du nouveau travail – fruit de nombreuses collaborations artistiques - qui vous sera proposé en 2017.

 

Mickey ... mousse !

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Après le succès de son single « It’s My Man », le Belge Mickey revient avec « Harlem » featuring Malika.Et c'est écoute, ici

Signé sur le label Portion de The Magician, Mickey s’apprête à faire le tour du monde.

 

Le retour gagant de Milow !

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Milow a sorti en mai dernière son cinquième album studio, « Modern Heart ». Le premier extrait, « Howling at the Moon » a confirmé le retour gagnant de l’artiste belge: plus de 21 millions de streams sur Spotify, presque 19 millions de vues sur Youtube, ainsi que la certification ‘Or’ en Belgique, Allemagne et Hollande.

« Howling at the Moon » est nommé dans la catégorie ‘Hit of the Year’ aux Music Industry Awards, qui se dérouleront ce 2 février. Milow est également nommé dans la catégorie ‘Pop’.

Aujourd’hui, Milow présente le troisième extrait du disque, "Lonely One". La vidéo a été réalisée par les talentueux Adil & Bilall, et produite par Caviar . Elle est disponible ici .

 

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k's choice fête ses 25 ans cette année!

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K’s Choice, groupe belge de renommée internationale, fête ses 25 ans cette année! A cette occasion, le hit mondial « Not An Addict » est publié dans une toute nouvelle version, à laquelle Skin (Skunk Anansie) participe.

Une collaboration à découvrir en images dans cette vidéo .

Ecoutez « Not An Addict » ft. Skin ici.

K’s Choice sortira un album Best-Of, « 25 », ce 24 mars.

K’s Choice se produira le 27 janvier à la Salle Baudouin IV, Braine-le-Comte (The Backpack Sessions).

 

Zimmerman dévoile un nouvel extrait de son album ‘The Afterglow’ !

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L’année 2016 s’est plutôt bien terminée pour ZIMMERMAN, le groupe belge emmené par Simon Casier (Balthazar) : de jolies interviews, une FiftyFifty Session plus que réussie, une session magique réalisée par Bruxelles Ma Belle et dévoilée en exclusivité sur le site lesInrocks.com, …

ZIMMERMAN dévoile le nouvel extrait de l’album « The Afterglow » : « You Won My Heart », disponible sur Spotify, Deezer et iTunes.

Fin janvier, ZIMMERMAN entamera une série de concerts en Europe, en assurant la première partie du fameux groupe hollandais De Staat.  La tournée passera, entre autre, par l’Italie, l’Autriche, la République Tchèque, la Suisse, la Hongrie et la Pologne.

MELL dévoile "ton corps j'ai crié"

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MELL dévoile "ton corps j'ai crié" , nouvelle vidéo extraite du double-album "Déprime et collation". Le clip officiel est disponible ici .

Live Nation : les prochains concerts (update 22/01/2017)

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Samedi 11 mars 2017 – Peter Doherty – Cirque Royal, Bruxelles

http://www.livenation.be

Persistence Tour 2017 : dimanche 22 janvier

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L’année 2017 démarre sur les chapeaux de roue. Et pour cause : s’il y a bien un évènement qu’il ne faut pas rater –à condition bien sûr d’accepter d’abandonner bouillotte et autres charentaises– c’est la nouvelle cuvée du Persistence Tour, le rendez-vous annuel du gratin du Hardcore (et de ses dérivés). Il faut dire aussi que, cette année, la charge dans le barillet était particulièrement impressionnante en matière de têtes d’affiche. Jugez plutôt : Suicidal Tendencies, Agnostic Front, Municipal Waste et Walls of Jericho.

Ce dimanche après-midi, la température est négative. Pas de neige, ni de verglas. Autrement dit, les conditions sont idéales pour accomplir le trajet sans encombre. En arrivant devant l’enceinte de la salle De Mast, on est surpris par l’affluence. Alors que les hostilités viennent à peine de commencer, il ne reste plus beaucoup de places de parking libres. Quelques demi-tours et marches arrière plus loin, j’en déniche une, derrière le bâtiment. Le froid piquant incite à presser le pas. Une bonne partie du mur latéral droit de la salle –qui peut accueillir un peu moins de 2 000 personnes– est occupée par des stands, proposant le merchandising des sept bands au programme. Il y en a pour tous les goûts : du t-shirt au pull, du bonnet à la casquette, en passant les patchs et les stickers, tout le monde aura le loisir de repartir en emportant un souvenir de cette soirée marathon.

Vu les difficultés de stationnement, Stab, le seul groupe belge à l’affiche, passe malheureusement à la trappe. Un quart d’heure plus tard, c’est Mizery qui est invité à mordre les planches. Originaire de Californie du Sud, il propose un Hardcore old-school à la carapace métallique. Ne révolutionnant certes pas le genre, cette nouvelle formation parviendra néanmoins à sortir son épingle du jeu grâce à une prestation qui est montée en crescendo et en puissance, atteignant son apogée au bout du set.  

Cap ensuite sur New York, en compagnie de Burn, un quatuor drivé par son charismatique vocaliste Chaka Malik. Hormis ses chaussures, soit une paire de Nike aux tonalités rose et vert fluo, il est tout de noir vêtu. Et en jeans. Effets garantis ! Yeux mi-clos, regard perdu dans le vide, mouvements parfois hésitants et s’amusant à faire voltiger son pied de micro dans les airs, Chaka semble être sous influence, sans pour autant perdre la hargne et la forme revendicative de son chant. Se référant au Hardcore plus lent des années 80, Burn jouit d’une certaine aura ; et ce pour avoir semé, ça et là, des graines musicales au sein de bon nombre de formations. En témoigne peut-être la présence en backstage, tout au long du set, de Candace Kucsulain, vocaliste de Walls of Jericho. Cette dernière ne va perdre aucune miette du show, marquant le rythme des morceaux de ses mains et ne quittant jamais le chanteur du regard. Elle sera ensuite rejointe par Daniel Spector et Pokey Mo, respectivement batteurs de Down to Nothing et Agnostic Front. Une belle découverte.

Les roadies s’affairent, emportent les instruments pour laisser la place à Down to Nothing. Quintet ‘Straight Edge’ (mouvance du punk hardcore dont les membres bannissent toute consommation d’alcool, de tabac et autres drogues récréatives), le combo est le premier à bénéficier d’un backflag. Il est frappé du logo du band en lettres capitales blanches et vertes. Tout comme leurs prédécesseurs, les coreux ont pour mission de retourner la fosse en une demi-heure, top chrono. Un pari pour le moins réussi, insufflant une première vague de fièvre dans la salle : premières bousculades, va-et-vient musclés entre les spectateurs et quelques poings qui s’envolent. Les sacro-saints ‘mosh-pits’ commencent à émerger. David Wood, vocaliste du band, n’est également autre que le bassiste du légendaire Terror (voire même temporairement vocaliste, en remplacement d’un Scott Vogel souffrant) ; pas étonnant dès lors, qu’il n’a fallu que très peu de temps à la formation pour mettre le feu aux planches.

La salle De Mast est maintenant bien électrisée pour accueillir l’une des premières grosses pointures de la soirée, Walls of Jericho. Un nouvel opus sous le bras (« No One Can Save You From Yourself »), qu’il a quand même fallu attendre huit longues années avant de le voir sortir, le band de Detroit est attendu de pied ferme. Candace Kucsulain déboule sur le podium, jean noir ultra moulant et t-shirt de musculation à l’effigie du groupe. La chanteuse est en effet une grande adepte du deadlift, c’est-à-dire un exercice de musculation consistant à soulever de terre des charges (très) importantes. Une pratique qui non seulement développe le physique, mais nécessite, en outre, une force mentale phénoménale, afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire au bon moment. Un exercice qui ne peut que se répercuter sur les planches. Candace est survoltée. Elle arpente la scène de long en large et martèle le sol de ses membres surdéveloppés. Sa voix, est devenue de plus en plus grave au fil du temps. Elle lui permet de hurler telle une exorciste s’attaquant au pire des Malins. Certains classiques du band sont évidemment interprétés. A l’instar de « A Trigger Full of Promises » ou encore « The Americain Dream » ; mais la part belle du trop court set (quel dommage !) sera néanmoins constituée de pistes issues de son dernier LP ; et notamment « Relentless » ainsi que « No One Can Save You From Yourself ». C’est finalement sur « Revival Never Goes Out of Style » que le groupe prend congé de l’auditoire. La vocaliste descend de son perchoir pour rejoindre la foule, debout sur les barrières de sécurité, entraînant par la même occasion une ruée des premiers rangs afin de donner du cœur avec la chanteuse. Ça se bouscule, ça joue des coudes, ça s’agrippe les uns aux autres : le dernier morceau arrive à sa fin et il faut donner ce qu’il reste dans les poumons. Le groupe repart aussi vite qu’il est apparu, laissant la fosse entonner le refrain du dernier morceau, telle une promesse de se retrouver bientôt.

Place à présent au mouton noir de la soirée, Municipal Waste, sortant pour l’occasion des ornières Hardcore de la soirée. Le look des musiciens qui assiègent la scène ne laisse pas planer le doute : la fosse va recevoir une bonne dose de Thrash Metal (ou pour les puristes, de Crossover Thrash Metal, un Thrash Metal influencé par du Punk Hardcore). Vieilles vestes en jeans trouées, t-shirt old-school, cheveux longs –dont on épinglera la coupe typique mulet du guitariste Nick Poulos–, bandanas dans les cheveux, bref, toute la panoplie est au rendez-vous. Egalement issus de Virginie, les musicos ne font pas dans la dentelle : ça balance à gros coups de riffs, ça martèle sec et le chant de Tony Foresta est tout aussi violent que rapide. ‘On est content d’être là en Belgique, vous avez vraiment la meilleure bière au monde’, balance-t-il avant de poursuivre : ‘C’est d’ailleurs une chanson pour vous !’. Il ouvre une cannette de Jupiler, boit deux gorgées puis la secoue en arrosant les premiers rangs, avant d’attaquer le morceau évocateur, « Beer Pressure ». N’allez pas chercher de la grande philosophie chez Municipal Waste, les musicos sont venus pour boire des coups et jouer de la bonne musique. Puissante et efficace. ‘Direct to the point’, quoi. Et ça marche ! En marge de cette prestation, on notera quand même la présence, sur le stand le merchandising du band, d’un t-shirt particulier, arborant en façade un Donald Trump se tirant une balle dans le crâne (avec son lot d’hémoglobine, cela va de soi) et dans le dos, le message ‘The only walls we build are walls of death’. Comme quoi, on peut jouer au con et chercher quand même, et subtilement, à passer certains messages politiques…

Il est 21h45 et l’avant-dernier round de ce Persistence Tour est prêt à en découdre. Et pour la circonstance, le combo hardcore légendaire Agnostic Front bénéficie d’un quart d’heure supplémentaire de set, par rapport à ses comparses. Les lettres rouges du logo côtoient, en arrière-plan, une effigie de la Statue de la Liberté ; mais le doux visage a été remplacé par un crâne. En fait il s’agit de l’illustration de la pochette du dernier elpee du combo, « The American Dream Died ». Après une intro constituée d’un pot-pourri du répertoire de la formation, sur fond de sirène des forces de l’ordre, les musicos débarquent un par un. Roger Miret, en digne leader représentant du Punk Hardcore, en affiche ostensiblement le look : bandana sur le crâne surmonté d’une casquette coiffée à l’envers, chemise noire sans manches, short et chaussettes/bas noirs recouvrant entièrement ses jambes. Idem pour son guitariste, Vinnie Stigma, tempes complètement rasées, vêtu d’un t-shirt d’Iron Reagan, un groupe de Crossover américain qui implique notamment des membres de Municipal Waste. L’artiste est armé d’une gratte noire, ornée d’une couronne de lauriers, au dos de laquelle est mentionné ‘Stigma’ en lettres capitales. Chemise noire impeccablement repassée et pantalon de la même couleur, Pokey Mo, derrière ses fûts, ne laissera jamais transparaître la moindre émotion, mû par cette retenue typique de la tradition asiatique. Malgré un son pas vraiment génial, les New-yorkais ne vont pas perdre de temps et asséner, au cours des trois-quarts d’heure alloués, pas moins de quinze morceaux. En trente-sept ans de parcours et onze albums studio, ce n’est évidemment pas le choix qui manque : de « Victim in Pain », sorti en 1984, à « Police Violence », paru l’an dernier et figurant sur son dernier LP, en passant par les incontournables « For My Family » ou encore « The Eliminator » (en titre d’ouverture). Une prestation carrée, marquée en outre par un duo improvisé avec Chris Michez, chanteur de Do or Die, sur « Peace » (un duo assez symbolique en somme, vu que le leader du groupe de Hardcore belge, un des plus notoires du plat pays, a annoncé il y a peu son désir d’en revenir à un style originel, entraînant par la même occasion un remaniement du line up). Roger Miret s’adresse aussi à la foule : ‘Une des meilleures façons de soutenir un groupe, c’est de passer par notre stand merchandising’, avant de poursuivre ‘… car plus que jamais nous avons besoin de vous… ! From the East coast to the west coast… Gotta gotta gotta go !’, et d’enchaîner directement par « Gotta Go », le pit hurlant à gorge déployée le début du morceau, tel un hymne. Les slams s’enchaînent les uns après les autres, n’épargnant pas le boulot de la sécurité. Cerise sur le gâteau –ou plutôt dernier coup de botte dans la fourmilière– les icônes du mouvement signent leur prestation par une reprise pêchue du « Blitzkrieg Bop » des Ramones, achevant dignement les derniers survivants dans l’auditoire.

Le Persistence Tour porte bien son nom : au-delà de la qualité des groupes sélectionnés, suivre ce mini festival du début jusqu’à la fin résulte d’une certaine forme d’obstination voire de ténacité. Et de l’énergie, mieux valait en avoir conservé un peu afin d’accueillir, comme il se doit, l’un des fers de lance du Crossover, Suicidal Tendencies. Un squelette vêtu d’une chemise à carreaux et coiffé d’une casquette à l’effigie du groupe fait à présent face au public, remonté à bloc pour ce final act. Les artistes opèrent également leur entrée un par un. Que ce soit le t-shirt, la vareuse, le bandana, le short ou les chaussettes, tous le vêtements sont les mêmes que ceux vendus sur le stand merchandising. L’introduction de « You Can’t Bring Me Down » bat son plein dans les enceintes tandis que Dean Pleasants, un des guitaristes de la formation, l’accompagne en enchaînant les notes suaves. Mike Muir, vocaliste, crâne quasi-rasé, hormis sa longue tresse qui lui tombe dans le dos et bandana au ras des yeux, se plante sur la droite du podium. Il ne tient plus en place jusqu’à finalement hurler ‘What the hell's going on around here?’. Le coup de feu est parti ! Les musiciens tournent en rond en adoptant ce pas typique du mosh, à longues enjambées. Pas question ici d’une éventuelle mise en bouche ; les Californiens taillent dans le gras directement grâce à l’un de leurs plus grands succès. La fosse se déchaîne, pieds et bras se perdent tout en aidant les coreux les plus remontés à slammer sur le public en transe. Malgré une setlist plutôt atypique –seulement dix morceaux– amputée de son plus grand tube « Institutionalized » (pourtant prévu sur la setlist papier !) et de son dernier single en date, « Clap like Ozzy », le combo reste fidèle à sa réputation et électrise totalement l’auditoire. Trente-sept ans de scène et, pourtant, le groupe témoigne encore tout autant sa joie de se produire en ‘live’. Les musiciens ne tiennent pas une minute en place, et tout particulièrement Mike Muir qui, quand il ne court pas dans tous les sens, se déchaîne sur le rythme des morceaux, en exécutant une gestuelle pour le moins étonnante ; et pour cause, il tourne les bras, mains acérées, tel un rongeur qui creuserait un terrier. Même si le patronyme du combo a résisté pendant plus de quatre décennies, il n’en reste pas moins que le line up a subi de très nombreuses modifications, au fil du temps. Trois des cinq membres ont en effet débarqué l’année dernière, dont Dave Lombardo, le ni plus ni moins ancien batteur de Slayer, parti de la formation après de profonds désaccords. Une arrivée de marque dans Suicidal Tendencies, qui ne peut ajouter qu’une couche de vernis brillant supplémentaire au band. À tel point que lorsque Mike Muir demande au public d’applaudir le batteur, ce dernier apparaît quelque peu gêné du succès récolté et demande d’acclamer également les autres membres du quintet. De « Subliminal » et « I Saw Your Mummy », tirés de leur album éponyme de 83, à « Freedumb » (99) ou encore « Living for Life » (16), les hommes forts du Crossover brasseront des titres dans l’ensemble de leur carrière. Et puis, et c’est peut-être là le plus important, ils ont permis à leur public de faire la fête. De la bonne humeur en barre, à laquelle la fosse a manifestement répondu présente, que ce soit par les dizaines de slams (dont un slammeur en kilt, qui retombera malheureusement assez mal, perdant connaissance après que sa tête se soit fracassée sur les barres de sécurité) ou cet acharnement à monter sur le podium à deux reprises, à l’invitation du groupe. Un beau bordel dont le leitmotiv principal consiste à faire passer du bon temps.

« Pledge Your Allegiance » clôt le set, moment au cours duquel le bassiste Ra Diaz invite la foule à reprendre en chœur les initiales du groupe en mimant les lettres à l’aide de ses mains. Les artistes reposent leur instrument et regagnent le backstage, à l’exception du chanteur qui préfère descendre de l’estrade et venir saluer ses fans, se prêtant au jeu de quelques photos souvenirs. Une attitude humble et modeste –un détail en somme !– mais qui démontre bien la mentalité du band, respectueux et en osmose avec ses aficionados. Une attitude qui caractérise généralement bien les participants à ces Persistence Tour : de la qualité, du respect et un profond amour de la musique et de la culture qui l’entoure. Allez, plus qu’un an à patienter ; on y sera vite !

(Organisation : Heartbreaktunes + ASBL Strike)

Anders Trentemøller

De l’électro… mais plus trop…

Anders Trentemøller, le Prince danois de l'électro, est de retour en Belgique pour présenter son dernier album, « Fixion ». Il se produit à l’AB et c’est sold out. Avant le spectacle, il nous confie, dans le cadre d’une interview, que tous les concerts de la tournée jusqu'à présent se déroulent à guichets fermés. Confirmant son virage vers un style davantage ‘post-punk’ et ‘wave’, il confie: ‘Avant, je jouais les basses à l’aide de mon Moog ; mais pour cette dernière tournée, j’ai voulu constituer un groupe complet afin d’obtenir un son plus rock. Outre les claviers, il y aura donc bien de la guitare, de la batterie et de la basse’.

Grand fan de post-punk, votre serviteur est tout naturellement impatient de découvrir le nouveau line up sur scène. Dès le premier titre, l'instrumental « November », une constatation s’impose : le concert diffère amplement des one-man-shows auxquels les musiciens électro se livrent habituellement. Trentemøller trône milieu du podium, derrière ses claviers. Le guitariste s’est placé à gauche et le bassiste ainsi que le batteur se sont installés à droite. Le son est puissant et organique. Résolument 'Curesque', il est entretenu par une basse ronde et illuminé par les notes cristallines de la guitare. On se croirait revenu à l’époque de «Faith», un des chefs-d'oeuvre de Robert Smith.

«One Eye Open» est marqué par l’entrée en matière de Marie Fisker, la chanteuse danoise et fidèle accompagnatrice de Trentemøller. Sur le podium, elle s'acquitte non seulement de ses propres parties vocales mais relève également un fameux défi : celui de reprendre celles de la célèbre invitée de l'album « Fixion » : Jehnny Beth, la chanteuse de Savages.

Derrière les musiciens, trois structures verticales de néons blancs dessineront des figures lumineuses tout au long de la représentation. Le fond de la scène est tapissé d'un grand motif en noir et blanc reproduisant la couverture du dernier opus. Après « Never Fade », le seul titre chanté par Trentemøller, le set opère pour la première fois un retour dans le passé: c'est l'instrumental « Shades of Marble », une plage issue du long playing « Into The Great Wide Yonder ». La partition 100% électro est ici revisitée par un groupe complet et le résultat est époustouflant. Trentemøller quitte sa place derrière les claviers et s’approche des premiers rangs, en emportant son tambourin. La réaction du public est immédiate : l'ambiance monte d'un cran et le final, rythmé par la progression dynamique des séquences électro, constitue un premier grand moment du concert.

L'atmosphère retombe quelque peu, le temps de belles chansons comme « Conviction » et « Redefine ». Après un « Trails » assez décevant, gâché par un discutable solo de guitare, Marie Fisker s’attaque aux deux titres chantés par Jehnny Beth sur le dernier LP : « Complicated » et « River In Me ». Non seulement elle s'acquitte brillamment de cette tâche périlleuse, mais en plus, elle ressemble un peu à la belle Camille (le vrai prénom de Jehnny) ; ses cheveux coupés courts et son look un peu 'tomboy' y contribuant largement.

Pendant « Miss You », la réaction de l’auditoire est symptomatique : des dixaines de smartphones s'allument et sortent comme des périscopes pour capter ce moment magique. Ce titre ambient reste clairement un de ses favoris. La dernière partie du concert va monter progressivement et scrupuleusement en puissance avant l'explosion finale traduite par « Vamp » et surtout « Moan ». Ce dernier morceau remonte à 2006. Il a été également remodelé pour une formation 'live' complète ; et c'est sans aucun doute le meilleur moment du spectacle. Le riff aux claviers, qui fait immanquablement penser au thème de ‘Twin Peaks’, fait mouche et la formation clôture le set sur une nouvelle déflagration électronique dont elle a le secret.

Au cours du rappel, on aura droit au superbe « Where The Shadows Fall », un titre récent également très inspiré par The Cure et Angelo Badalamenti. Puis à un inédit, « Hands On », une chanson qui devrait sortir en single dans les prochains mois ; et, c'est un scoop, elle sera chantée par Jenny Lee Lindberg, qui officie chez Warpaint. Enfin, « Take Me Into Your Skin » referme une prestation en tous points remarquable. Un bémol quand même : les nouvelles compositions, très orientées post-punk, n'ont pas le souffle rythmique et dansant des titres plus électro. On se prend donc à rêver d'un prochain opus, qui combinerait plus efficacement encore ces deux pôles de la personnalité, très attachante, d'Anders Trentemøller.

Setlist

November
One Eye Open
Never Fade
Shades of Marble
My Conviction
Redefine
Trails
Complicated
River In Me
Miss You
Still on Fire
Circuits
Vamp
Moan

Rappel:

Where The Shadows Fall
Hands On (new song)

Take Me Into Your Skin

Matteo Vallicelli assurait le supporting act. Un batteur italien qui milite chez The Soft Moon et Death Index. Curieusement, en solo, il se sert uniquement des claviers et il n'y a quasiment pas de rythmiques. L’expression sonore baigne dans l’ambient, parfois un peu industrielle. Pensez à Tangerine Dream et à Klaus Schulze pour les séquences krautrock de sons analogiques et les mélodies cosmiques aux accents psychédéliques. Il vient de publier un premier long playing, « Primo » sur Captured Tracks.

Pour écouter l'interview de Trentemøller, réalisée par votre serviteur en septembre dernier, c’est ici .

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

Photo : Xavier Marquis