L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Emma Daumas retrouvée "Vivante" !

Écrit par

Emma Daumas est bien Vivante et le prouve par ce nouvel album.

Après avoir sorti le titre "Bahia en été", l'année dernière, Emma Daumas revient avec "Vivante". Pour la première fois, elle a composé tous les titres, des compos nées sous le patronage bienveillant de Maxime Le Forestier.

"Vivante " sera disponible dès le 27 mai. Certaines de ces six chansons ont déjà pu être entendues lors de la tournée accomplie l'an dernier et plus récemment lors des signatures de son roman 'Supernova' qui rencontre un large succès en librairie.

Emma Daumas est Vivante et on la découvre sur cette première vidéo de présentation du disque en cliquant ici .

 

Toto, ce héros !

Écrit par

Le netlabel belge "Paperheartmusic" (NDR: actif depuis plus de 15 ans dans le milieu de la musique indépendante, il propose des albums d'artistes belges et étrangers, mais également des compilations internationales, des tributes, et.) présente le duo nivellois (Bel) "Monsieur Toto" dont le deuxième album, "Le coeur en joie", est sorti fin février.

Les membres de Monsieur Toto n'ont plus grand chose à prouver, ayant déjà foulé les grandes scènes belges auparavant (Francofolies, Botanique, Théâtre de Namur, tournées des Fnac, Waux-Hall de Nivelles, Le Belvédère...) depuis une dizaine d'années.

Le premier album, "Monsieur Toto remet le couvert", leur a permis de se donner à connaitre au public francophone (NDR: notamment via "Sacrés Français" - RTBF La Première ou encore "50° Nord "- ARTE) qu'ils ne touchaient pas auparavant, puisqu'ils chantaient essentiellement en anglais.

En attendant, voici le premier clip issu de ce deuxième album : "Le corps "

 

 

 

 

Le batteur de Corrosion of Conformity victime de crises d'épilepsie dues à l'alcool

Écrit par
Reed Mullin, batteur de Corrosion of Conformity, souffre actuellement de gros problèmes de santé liés à une trop grande consommation d'alcool. C'est ce qu'a récemment expliqué le groupe sur les réseaux sociaux, en affirmant que, la nuit passée, à Edmonton, Reed Mullin a fait une crise d'épilepsie alors que le quatuor allait monter sur scène. "Cette crise a en fait été précédée d'une extrême, prolongée et malsaine consommation d'alcool et, d'une manière générale, due à une hygiène de vie déplorable. Reed a été mal pendant un bon bout de temps et nous espérons maintenant qu'il acceptera toute l'aide dont il a besoin et qu'il suivra une cure afin de lutter contre sa dépendance à l'alcool et aux drogues et qu'il puisse retrouver un mode de vie normal".

Cet évènement tragique fait en fait écho à un autre type d'incident qui avait eu lieu, il y a quelques années, à Pittsburgh, où Reed avait également fait une crise d'épilepsie avant de monter sur scène (le groupe était alors un trio), afin d'effectuer le show d'ouverture pour Clutch. "Cet incident avait entrainé l'annulation de cinq concerts. Quelques années ont passé et nous revoilà dans le même type de tragédie. Mais cette fois, nous avons laissé Reed avec une équipe d'experts médicaux à Edmonton et nous avons pu continuer grâce à l'aide précieuse de Jean Paul Gaster (Clutch) et Chris Adler (Lamb of God), qui ont tous deux appris quelques-uns de nos morceaux. Les shows ont donc pu avoir lieu, mais nous ne sommes plus capables de voir Reed se tuer à petit feu. Nous demandons une fois de plus à tout le monde de prier pour Reed et de nous accorder votre compréhension pour cette situation difficile". 
 
 

Todd Strange de retour dans Crowbar

Écrit par
Comme nous vous l'annoncions hier (5 juin '16), les maîtres du Sludge Crowbar ont décidé de se séparer de leur bassiste, Jeff Golden. "Être dans un groupe, c'est comme être en couple et les choses ne fonctionnent pas toujours. Nous remercions Jeff pour son implication et sa loyauté dans le groupe et nous lui souhaitons tout le meilleur pour le futur, à lui et à sa famille", a annoncé le band sur les réseaux sociaux, avant d'ajouter plus loin en commentaires: "Jeff vit apparemment des choses dans sa vie qui sont plus importantes que son implication dans le groupe et nous comprenons ces raisons (...) on s'est quitté en bons termes, mais les choses se sont empirées en lisant certains commentaires. C'est un gars bien, mais c'est vrai que son habilité à la basse n'était pas toujours au top", ont-ils ajouté. 
 
Quoi qu'il en soit, les hommes de la Nouvelle-Orléans n'ont pas perdu de temps et ont annoncé, quelques heures plus tard, le nom de son remplaçant en la personne de Todd Stranger. Pas tout à fait un inconnu, vu qu'il avait contribué aux (quasi) premiers jours de Crowbar au début des années '90, avant de quitter totalement dix ans plus tard le monde de la musique pour devenir réparateur de machines en Louisiane. Seize ans après, le bassiste, qui avait également été le premier à fouler les planches avec Down à leurs débuts, est désormais de retour. La légende continue.
 

Christophe Maé

L’attrape-rêves

Écrit par

A tout juste quarante ans, Christophe Mae peut se targuer d’avoir déjà accompli un joli parcours musical !

En à peine une décennie, il est parvenu à vendre quatre millions d’albums et accordé plus de quatre cent dates de concerts, pour le plus grand bonheur de deux millions de spectateurs.

Propulsé par le single « Il est où le bonheur », l’artiste revient sur le devant de la scène après trois longues années d’absence.

Le quatrième effort studio de l’artiste constitue une rétrospective éclair sur sa vie, entre rêveries (« L’attrape rêves »), mélancolie (« 40 ans demain »), et espièglerie (« Les Amis »), le tout couché sur un lit de mélodies pop accrocheuses.

Davantage introspectif que sur ses opus précédents, le néo-quadra signe une œuvre intimiste, mais sans doute la plus aboutie. Suivant la formule consacrée, on pourrait dire, l’album de la maturité.

Mae n’hésite pas à se mettre à nu, surtout lorsqu’il chante pour son fils « Marcel » (accompagné par Jules, le cadet) et pour sa bien-aimée, Nadège Sarron, tout au long de la magnifique déclaration d’amour, « Ballerine ».

Le bonhomme sait aussi faire saigner sa plume lorsqu’il s’agit de dénoncer la cruauté barbare de l’Homme. Le texte époustouflant de Paul Ecole, « Lampedusa », relate l’histoire de ces migrants qui, tentant de trouver un havre de paix, finissent par périr en mer, dans l’indifférence quasi-générale !

Ecrit, composé et réalisé par ses soins, son dernier né oscille entre accomplissement de soi et quête inespérée de bonheur.

Rafraîchissantes, touchantes, parfois cruelles, ses compos sont interprétées avec une sincérité profonde, de cette voix rocailleuse, identifiable entre mille…

Les nombreux aficionados devraient être ravis de retrouver ce talentueux artiste, au sommet de sa forme. 

 

House of Wolves

Daughter of the Sea

Écrit par

Rey Villalobos –aka House of Wolves– avait publié un premier elpee en tous points remarquable. « Fold In The Wind » était même parvenu à toucher en plein cœur les trop rares mélomanes qui avaient pris la peine de l’écouter. Caractérisé par ses compos aux mélodies crève-cœur véhiculant des émotions à fleur de peau, cet LP n’avait pas rencontré le succès mérité…

Pour sortir son second elpee, cet Américain a bénéficié du concours de la charmante structure française Microcultures, basée sur le ‘crowdfunding’. Digne successeur d’Elliott Smith (« Daughter of the Sea ») voire de Perfume Genius (« Beautiful Things »), il nous relate ses déboires amoureux et autres joyeusetés du genre qu’il chante d’une voix douce et mélancolique en s’accompagnant simplement d’un orgue aquatique ou d’une guitare acoustique… Tout au long de « Daughter of the Sea », son second opus (NDR : dont les sessions se sont déroulées en Irlande, au sein d’un studio qu’on pourrait qualifier de ‘home made’), cet adepte du ‘less is more’ nous propose des morceaux intimistes (NDR : on a parfois l’impression qu’il chuchote à notre oreille) et universels à la fois, mais bouleversants de pudeur. Le recours à la ‘reverb’ sur la voix confère, en outre, une légère touche cotonneuse et mystérieuse à l’ensemble…

 

Hello Bye Bye

Better day

Écrit par

La scène électro/pop française ne se limite pas à Air et M83. Hello Bye Bye en est un bel exemple. Outre le style susmentionné, le combo intègre également dans son expression sonore influences indé et tout particulièrement psychédéliques voire shoegaze. Mais cette structure hybride sert de base de travail à leur Dj (Moule). Qui parvient à trouver un subtil équilibre entre électronique, à la fois dansante (NDR : ces beats hypnotiques !) et planante, instrumentation organique, envolées vocales et mélodies contagieuses.  

Imaginez un peu un mix entre The Kills, Ting Tings (surtout pour l’enthousiasme de la chanteuse, qui rappelle Katie White), Metronomy, LCD Soundsystem ainsi que les Chemicals Brothers, et vous aurez une idée plus ou moins exacte de la musique proposée par Hello Bye Bye.

 

Autobahn

Dissemble

Écrit par

Autobahn est un patronyme qui trahit une connotation ‘ossi’, c’est-à-dire relative à l’ex-Allemagne de l’Est du début des eighties. Et pourtant, ce combo n’est pas germanique, mais britannique. Issu de Leeds, très exactement. Un groupe post/punk qui s’est forgé une solide notoriété sur la scène alternative.

« Dissemble » s’ouvre par le subtil « Missing in action ». La rythmique accélère progressivement, tel un train qui prend de la vitesse avant d’atteindre celle dite de croisière. « Immaterial man » embraie. Paru en single, cette piste baigne au sein d’un climat particulièrement ténébreux. A cause de cette ligne de basse très années 80, mais surtout de la voix du leader, Craig Johnson, qui n’est pas sans rappeler feu Ian Curtis. Une voix nasillarde, chargée de spleen, qui vient systématiquement contrebalancer cette rythmique. Faut dire que tout aussi sombres, les lyrics ne sont pas propices à la bonne humeur. Et un titre comme « Beautiful place to die » en est certainement le plus bel exemple.

A l’instar de The Horrors et d’Eagulls, Autobahn entretient une forme de revivalisme qui séduit les nostalgiques de la fin des 70’s et début des 80’s. Et tout particulièrement ceux qui vouaient un culte à Cabaret Voltaire et Chameleons, dont il incarne probablement le chaînon manquant. Quand au mélomane lambda, tout dépendra de savoir s’il estime le tempo hypnotique ou répétitif. 

 

Atari Teenage Riot

Reset (b)

Écrit par

C’est en 1999 que votre serviteur a découvert Atari Teenage Riot, dans le cadre du festival de Dour, et sous une chaleur étouffante. Et il reconnaît avoir pris une claque monstrueuse… 

Peu après, la seconde choriste, Hanin Elias, avait tiré sa révérence. Mais c’est surtout le décès de Carl Crack, dans des conditions obscures, qui avait remis l’aventure du band en question. Cependant, malgré un long hiatus traversé jusqu’en 2010, il a continué sa route, de manière intermittente. Et tout particulièrement sur les planches, ne publiant qu’un seul elpee studio, en 2001, « Is this hyperreal ? ». 

Le duo charismatique Alec Empire et Nic Endo a donc gravé un nouvel opus, en 2015, « Reset », tout en continuant à enflammer les scènes. Une œuvre découpée en 10 pistes qui entretient la flamme du digital hardcore.

D’entrée « J1M1 » démontre que non, non rien n’a changé, mais tout a évolué. Les beats numériques cognent toujours aussi dur. Dans l’esprit de leurs cousins germains Scooter ou encore des Insulaires The Prodigy. Surtout en ce qui concerne le rythme breakbeat. Les guitares sont perpétuellement tranchantes et c’est le backing vocal de Nic qui vient booster l’ensemble.

Le titre maître du long playing rappelle que l’engagement sociopolitique du combo est intact (‘Nous vivons dans une décennie au cours de laquelle la violence engendre davantage de violence. Les forces destructives sont au travail ! Il est temps de se poser les bonnes questions. Prenez votre destin en main’).

Certains morceaux semblent avoir été enregistrés en public ou carrément au milieu d’un centre urbain (« Modern liars »). 

L’énergie est palpable tout au long de cet album, et il a fort à parier que ces compos devraient prendre davantage d’ampleur en ‘live’. Atari Teenage Riot se produira d’ailleurs dans le cadre de l’Ieper Fest, ce 13 août 2016.

 

Parquet Courts

Human Performance

Écrit par

Considéré par la presse spécialisée, comme le futur sauveur du rock, Parquet Courts avait frappé un grand coup dès 2012, en publiant « Light Up Gold », un album nerveux, rageur et racé, s’érigeant en véritable classique du style. Tout en maîtrisant parfaitement les codes et grâce à leur aisance mélodique, Andrew Savage et ses sbires étaient parvenus à nous bluffer.  On y retrouvait même la morgue des Strokes et l’esprit ‘slacker’ de Pavement. Difficile de faire mieux, aurait-on pu conclure hâtivement. Et bien non, car « Human Performance » est encore meilleur. En travaillant davantage sur la mise en forme (NDR : dans le passé, que ce soit au sein de Parquer Courts ou Parquay Quarts, leur autre projet, les sessions ne duraient que quelques jours), un travail opéré dans le studio chicagoan de Jeff Tweedy (Wilco), les musicos sont parvenus à s’émanciper de leurs références (NDR : une performance surhumaine, pour le jeune combo texan !).

Du tracklisting on épinglera « One Man, No City », dont les sonorités de guitares orientales et les congas conduisent à un final en forme de jam épique, « Captive in the Sun » et « Berlin Got Blurry », deux plages quasi pop et instantanées, le plus basiquement punk « Paraphrased », le très Modern Lovers « Dust » et un « Human Performance » hanté par Jonathan Richman.

Parquet Courts ne figure définitivement plus dans la catégorie ‘espoirs’, mais s’est installé durablement, grâce à ce « Human Performance », dans le camp des incontournables. Avant, peut-être, de devenir une référence, dans l’histoire du rock ! 

 

Crowbar se sépare de son bassiste

Écrit par
Crowbar, groupe phare du Sludge, se sépare de son bassiste, Jeff Golden. C'est du moins ce qu'a indiqué ce dernier sur les réseaux sociaux : "J'ai reçu la nouvelle ce matin que je ne faisais désormais plus partie de Crowbar. Je n'irai pas plus dans les détails et donc ne me demandez pas de le faire. Mais je serai vite de retour sur scène avec un autre groupe. Merci pour les souvenirs.
 
Du côté du groupe, pas encore de déclaration officielle. Jeff Golden avait rejoint le groupe il y a trois ans et avait participé à l'enregistrement de l'album "Symmetry in Black". La sortie de leur nouvel opus, dont le nom est encore inconnu, est prévu dans le courant du mois de septembre.
 

Un site original à l'honneur de Miles Davis

Écrit par

Miles Davis aurait eu 90 ans ce 26 mai 2016. Pour commémorer cet anniversaire, Legacy Recordings (la division catalogue de Sony Music Entertainment) et Polygraph lancent The Universe of Miles Davis, un site web visualisant l'impact culturel et l'importance toujours très actuelle de Miles Davis.

Construit à partir de plus de 2 000 pages de données Wikipédia mentionnant l'artiste, The Universe Of Miles Davis utilise des images stupéfiantes et de l'animation pour construire des diagrammes, des graphiques et des modèles interactifs illustrant  l'impact impressionnant de Miles Davis dans de nombreux domaines.

Pour découvrir cette plate-forme interactive, c’est ici !

Les Nuits Botanique 2016 : mercredi 2 juin

Écrit par

Le chapiteau et les différents stands ont été démontés, depuis quelque temps, mais les Nuits Botanique jouent les prolongations. On peut légitimement se demander pourquoi le concert de ce soir s’inscrit dans le cadre du festival. Le complexe culturel est quasi-vide. Un seul spectacle y est programmé. Celui de Liima, soit les trois rescapés d’Efterklang associés au percussionniste finlandais Tatu Rönkkö. Le combo danois est venu présenter son premier elpee, sobrement intitulé « ii ». Une œuvre conceptuelle, écrite entre Berlin, Istanbul et Madère, qui a été plus ou moins bien accueillie par la critique.

Anna B Savage assure le supporting act. Cette Anglaise a publié son premier Ep, l’an dernier. Elle monte sur l’estrade, peu après 20 heures. Seule, armée de sa gratte. Mais elle ne semble pas intimidée. Le public est plus que clairsemé. Le rock minimaliste de cette Londonienne est littéralement habité. Car elle vit pleinement ses morceaux. Elle déverse ses textes en caressant ses cordes. Le premier quart d’heure suscite l’intérêt de l’auditoire, mais progressivement, il s’estompe. Une bonne demi-heure plus tard, elle vide les lieux sans avoir réellement démérité ; mais sans jamais être parvenue à mettre l’assistance dans sa poche.

Vers 21 heures, les lumières s’éteignent. La foule est un peu plus conséquente. Une partie s’est concentrée dans la fosse et le reste a choisi de s’asseoir sur les marches. Première constatation, il n’y a pas de batterie sur le podium. Surprenant ! On n’y aperçoit qu’une basse, des micros, un synthé et des gadgets électroniques en tout genre. Quand ils débarquent sur scène, les Scandinaves semblent apparemment décontractés, à l’instar du chanteur Casper Clausen, vêtu d’un short aux couleurs vives et coiffé d’une casquette. Tout au long du set, il va prendre plaisir à déformer sa voix. Ce qui ne va pas l’empêcher d’arpenter les planches d’un côté à l’autre. Tatu Rönkkö est un fameux percussionniste. Que ce soit pour frapper sur des couvercles métalliques à l’aide de baguettes, tapoter sur une boîte à rythmes ou sur un bocal en verre ! C’est la basse de Rasmus Stolberg qui sert de fil conducteur aux morceaux. S’il se trémousse, Mads Bauer est plus effacé ; parfois on a l’impression qu’il se cache derrière ses claviers et sa touffe de cheveux.

Dès les premières notes, le groupe indique la couleur. Bien qu’éclectique, la musique baigne dans l’électro/pop. Certains titres creusent dans la même veine qu’Efterklang, lors de la fin de son aventure. D’autres sont imprimés sur des rythmes réminiscents des 80’s. Et les moins inspirés sont contaminés par la techno. Mais peu importe les styles, Liima parvient à garder le cap et surtout à entretenir une ambiance constante, grâce à des compos particulièrement excitantes, boostée par un light show bien rôdé. Les spectateurs dans la fosse n’ont d’ailleurs de cesse de remuer.

Franchement, on aimerait passer l’‘after’ d’un festival en leur compagnie. Ce qui changerait des DJ habituels souvent en mal d’inspiration…

Liima + Anna B Savage

(Organisation : Botanique)

 

Les Nuits Botanique 2016 : mercredi 1er juin

Écrit par

Les Nuits Botanique touchent à leur fin et en ce 1er juin, elles accueillent Ty Segall et ses Muggers, dont le nouvel album, « Emotional Mugger », est paru en janvier dernier. Prolifique, Ty n’en est pas à un projet près. Mais pour ce dernier, il a décidé de se lancer dans une longue tournée internationale, pour le défendre. Et elle récolte un succès certain, car ce soir, le concert est sold out. Faut dire que si l’artiste ne bénéficie guère de crédit dans le business, il peut compter sur une solide base d’aficionados.   

Le supporting act est assuré par le duo montois La Jungle. Responsable d’un math/kraut/noisy/rock, la paire réunit un drummer et un gratteur. Ce dernier se sert de quelques pédales et épisodiquement d’un mini clavier. Il ne chante pas, mais émet ponctuellement quelques onomatopées. En extrapolant, on pourrait imaginer qu’ils émanent du fond de la jungle. A moins que ce ne soit pour imiter le chant d’un Amérindien sur le point de déterrer la hache de guerre. Les deux musicos sont trempés de sueur au bout de quelques minutes. Tout en se contorsionnant, le gratteur se multiplie en digressions électriques alors que le préposé aux fûts épate par sa technique. Il s’y révèle même époustouflant. Un bémol, mais il est de taille, la prestation relève davantage de la performance que de la musique. On a beau chercher un fil mélodique, il n’y en a pas. A réserver aux inconditionnels du style (pour les photos, c’est ici).

Les Muggers ne sont pas nés de la dernière pluie, puisque ces musicos participent à différents projets, sur la scène alternative californienne. Segall y est même parfois impliqué. Y militent donc le fidèle bassiste/saxophoniste Mikal Cronin, les gratteurs Kyle Thomas (alias King Tuff) et Emmett Kelly (The Cairo), le claviériste/guitariste Cory Hanson (Wand) ainsi que le drummer Evan Burrows. Emmett et Mikal sont vêtus de costards noirs et de chemises blanches, sans cravate, mais avec boutons de manchettes. Celui de Cory est de teinte beige. Tout comme son pull à col roulé. Chaussé de lunettes teintées, il campe un croisement entre Tom Cruise et Sylvester Stallone. Lorsqu’ils étaient jeunes, bien sûr. Evan porte un sweat-shirt, trop grand pour lui, et un short blanc. Enfin, le plus pittoresque, c’est certainement Kyle. Il aurait sa place dans le 'kop' des supporters néerlandais (NDR : oui, on sait, l’équipe batave est privée de championnat d’Europe). Et pour cause, il est habillé, de la tête aux pieds de couleur orange Sa casquette à visières et à volets. Sa salopette. Et même sa guitare !

Quand Ty grimpe sur l’estrade, la formation est déjà en place. Il a aussi enfilé une salopette, mais en jeans. Son visage est dissimulé sous un masque en caoutchouc représentant un nouveau-né chauve. En fait, sous ce déguisement, il ressemble plutôt à un Olmèque. Le band attaque « Squealer ». Le volume sonore est déjà ‘limite’. Et rapidement, il va la dépasser amplement. Dès « California Hills », Segall ôte son masque, et le jette derrière lui. Tout au long de ce morceau, les harmonies vocales à quatre voix sont superbes. Ce soir, il ne touchera pas une seule fois à une gratte. Etonnant ! Il se réserve le micro. Et va faire le show. Au cours duquel il va multiplier les attitudes. Il appuie son pied sur l’épaule d’un spectateur pendant « Emotional Mugger/Leopard Priestess », feint de subtiliser le sac d’une spectatrice qui l’avait laissé traîner au bord de l’estrade, avant de lui ramener goguenard, entame une marche sur la foule, comme Jésus l’aurait fait sur l’eau ou pointe du doigt certaines filles. Il les regarde fixement d’un air culpabilisateur. Il joue avec son pied de micro, se penche au dessus de l’auditoire ou l’harangue, raconte des inepties, comme ‘J’adore le petit déjeuner’, avant d’aborder « Breakfast eggs » ou ‘J’aime les enfants’ préalablement à « Baby big man (I want a Mommy) »). Il incite le public à pogoter ou a surfer. Ce qui va fatalement se produire. Bref grâce à (ou à cause de) son comportement, il va finir par mettre le souk. A tel point qu’en fin de set, certains spectateurs vont emporter deux pieds de micro. Qu’ils vont malgré tout restituer au roadie, avant le rappel.

La musique de Ty Segall & The Muggers oscille entre garage, psyché, glam, punk et heavy metal (Black Sabbath ?) Elle n’est pas toujours très rigoureuse, mais elle déménage. Lors de « Candy Sam », probablement un hommage à T.Rex, Mikal vient souffler dans un saxophone, alors qu’Emmett reprend la basse à son compte. Cory pose souvent comme un dandy, ne se servant que d’une seule main pour pianoter sur son clavier tout en laissant l’autre sur sa hanche. Sauf lorsqu’il passe à la six cordes. Moments au cours desquels l’intensité électrique est à son apogée. Et les corps sont en sudation. Mais Ty va être surpris par un type qui s’invite sur l’estrade. Cet hurluberlu enfile le fameux masque, puis tombe pantalon et calebar pour exhiber sa bijouterie de famille. Il se rhabille aussi vite et retourne dans la fosse, sous le regard hilare de Segall, et médusé des spectatrices…

Il y aura bien sûr un rappel. De folie ! Et le mot est faible. Finalement, ce concert m’a, quelque part, rappelé ceux immortalisés par les Stooges, à une certaine époque. Mais ce soir, ce n’est pas le leader qui a baissé son froc… (pour les photos, c’est )

Ty Segall & The Muggers + La Jungle

Set list

Squealer
California Hills
Emotional Mugger/Leopard Priestess
Diversion
Breakfast Eggs
Baby Big Man (I Want a Mommy)
Mandy Cream
Candy Sam
Squealer Two
The Magazine
Thank God for Sinners
They Told Me Too
You're the Doctor
Spiders
Manipulator
Feel

Encore:

Finger
The Feels

(Organisation : Botanique)

 

Songs for Walter

Songs for Walter

Écrit par

Songs for Walter, c’est le projet solo de Laurie Hulme, un Britannique (NDR : il est né à Garstang, mais vit aujourd’hui à Manchester) dont le premier opus éponyme fait suite à deux Eps. Il avoue pour influences majeures Nick Drake, Bill Callahan (Smog), Will Oldham, mais également Sebadoh, Pavement, Neil Young, Sonic Youth, Guided By Voices et même Smashing Pumpkins. Cependant, dans sa musique, ce sont surtout les artistes les plus folk qui semblent inspirer le plus sa musique. Hormis les plus électriques « Useless », le gémissant « The three legged rale » et surtout le sauvage « Dunkirk », c’est flagrant sur le reste de l’opus. La plupart du temps, il joue de la sèche. Et en picking, il se révèle particulièrement brillant. Mais si certaines plages sont pastorales, d’autres sont entretenues par une instrumentation pop/rock conventionnelle. Lo-fi, le plus souvent. Normal, puisque les compos ont été enregistrées entre une chambre à coucher, une salle de bains, un corridor et une cave. Sa voix est haut perchée, aiguë, campant un hybride entre celle de Bon Iver et de Wayne Coyne. Ecrites à la première personne du singulier, ses chansons sont inévitablement autobiographiques. Il parle ainsi souvent de son passé, sur un ton nostalgique (son grand-père, ses souvenirs de vacances, la rencontre de sa future épouse, etc.) Exception qui confirme la règle, « Flowers on the windowsill », qui lorgne carrément vers They Might Be Giants. « Find project » constitue un superbe épilogue. Il y a des cordes électriques. Pas trop, mais suffisamment pour communiquer du peps à la compo. Mais ce sont surtout les cordes acoustiques qui font la différence. Vibrantes, elles échafaudent une véritable ritournelle hypnotique. Un chouette album !

 

Renaud

Renaud

Écrit par

Il s’agit déjà du 16ème opus de Renaud. Et il est éponyme. Mais il a bien secoué la blogosphère, avant qu’il ne soit publié.

Considéré comme un des artistes les plus prolifiques de sa génération, Renaud avait quitté sa  tanière provençale, il y a quelques mois, suite à l’invitation de Grand Corps Malade. Ce qui avait débouché sur la sortie de « Ta batterie », compo qui figure d’ailleurs sur le nouvel elpee.

De quoi évidemment laisser présager un retour du Parisien, dans le creux de la vague, depuis un bon bout de temps.

C’est par « Toujours debout », un titre à la fois vindicatif et à contre-courant, que le chanteur a choisi d’inonder les ondes radiophoniques.

Baignant dans une mélodie très pop dans son approche, il clamait alors haut et fort sa résurrection (une énième) tout en réglant au passage ses comptes avec des paparazzis qui, jamais, ne l’ont épargné.

Le texte, mollasson à souhait, pouvait laissait craindre un contenu du même acabit !

Il n’en est heureusement rien ! Si certaines chansons restent effectivement décevantes comme « La nuit en taule » ou encore « Mon anniv’ », le gaillard n’a pas perdu pour autant de sa verve légendaire pour dépeindre les aspérités de la vie et l’ignominie humaine.

Notamment lorsqu’il dénonce les évènements tragiques récents liés aux mouvements intégristes. A l’instar de « J’ai embrassé un flic » au cours duquel il évoque l’après attentat dont a été victime la rédaction de Charlie Hebdo, à travers la marche du 11 janvier 2015 et « Hyper Casher » qui retrace l’attaque de Vincennes. Les mots rappellent combien le peuple tout entier a souffert de l’imbécillité d’une minorité !

Les faits sociétaux sont dépeints avec autant d’amertume que de mélancolie. La jolie « Petite fille slave » révèle la prostitution à laquelle des filles issue de l’Europe de l’Est doivent se soumettre.

Meurtri au plus profond de sa chair, l’homme affiche une sensibilité à fleur de peau lorsqu’il évoque les siens dans le rétroviseur de la vie. En particulier son fils Malone Séchan sur « Petit bonhomme » (une très jolie ballade) et sa petite fille (« Heloïse »).

De toute évidence très attendu, tant par les fans que la critique, l’album, certes inégal, est de bonne facture !!

Les dix ans de galère qu’il a traversés, contre vents et marrées, n’ont certainement pas altéré son talent !

Contrasté, ce dernier format ne manque pas de piment et marque le retour d’une icône. Même si on l’a connu plus touché et plus inspiré dans le passé ! Le combat est différent, plus timoré ! Et l’ennemi a changé !

Tantôt soutenu par un accordéon, un piano ou une guitare, il chante d’une voix particulièrement fragile. Signe du temps qui trahit des excès en tout genre !

Mais cette imperfection vient à point et renforce davantage le spleen qui coule dans les veines du Sieur. Ce qui rend encore plus bouleversant l’écoute de cette (ultime ?) œuvre !

Alors ‘Docteur Renaud, Mister faiblard’ ? De toute évidence, toujours debout !

 

The Monochrome Set

Volume, contrast, Brillance… Vol. 2 Unreleased & rare

Écrit par

Au cours des eighties, des artistes comme Morrissey ou Edwyn Collins considérait déjà The Monochrome Set comme une influence majeure. Graham Coxon (Blur) et Neil Hannon (The Divine Comedy) le reconnaissent également. L’histoire de ce groupe –un peu intello quand même et drivé par Bid, un véritable Indien– fondé à Londres peut se découper en trois phases. La première entre 78 et 85, la deuxième entre 90 et 98, et suite à une réunion ponctuelle pour accorder un concert unique en 2008, depuis 2010, année à laquelle il s’est reformé. Oscillant entre new wave, post punk, surf, cabaret et pop sixties, sa musique a toujours été un peu atypique. Et souvent même très humoristique. Pourtant particulièrement mélodieuse, elle n’a jamais récolté de véritable succès. Faut dire aussi que les musicos étaient –ou sont encore– des dandys excentriques, dans l’esprit de la célèbre série télévisée ‘Chapeau Melon et Bottes de Cuir’, voire de Monty Python. Références aux images de la TV en noir et blanc, of course !

« Volume, contrast, Brillance… Vol. 2 Unreleased & rare », c’est la suite d’une première compile baptisée « Volume, Contrast, Brilliance : Sessions & Singles », parue en 1983. Elle réunit bien évidemment des démos, des inédits et des raretés, enregistrés entre 1978 et 1991. La pseudo prière bouddhiste « Wisteria » ainsi que « Jack » sont sans doute les plages les plus marquantes de l’opus. Cette dernière, très électrique, mais aux réminiscences britpop, semble  hantée par les Doors, nonobstant l’intervention très free jazz du saxophone. Le titre date de 1991, mais la version est tout bonnement époustouflante. Et le reste du long playing vaut vraiment son pesant de cacahuètes. 

 

Mike & The Melvins

Three men and a baby

Écrit par

Les sessions d’enregistrement de « Three men and a baby » ne datent pas d’hier. Flash-back ! Nous sommes en 1998. A l’époque, Mike Kunka milite au sein de GodheadSilo, un duo basse/batterie qui pratique une forme de musique noisy. Alors que la formation est sur le point de se séparer, les Melvins invitent Kunka à les accompagner lors de sa tournée. La collaboration est fructueuse. A tel point que la bande à Buzz Osborne décide de mettre en boîte une dizaine de titres, l’année suivante. La suite de l’histoire est bien plus nébuleuse. Pour une raison inconnue, les morceaux ne sont gravés sur aucun support. Et l’idée semble abandonnée. Alors que les Melvins poursuivent leur route et publient régulièrement leurs propres albums, Mike Kunka participe à différents projets (Dead Low Tide, Enemymine, Smoke and Smoke).

Ce n’est qu’en 2015 que Mike reprend contact avec Les Melvins. L’album est enfin mixé et Sub Pop qui avait financé l’enregistrement à l’époque accepte de sortir « Three men and a baby », 17 ans plus tard.

Dès le premier titre, « Chicken’ndump », on est surpris par l’accessibilité de leur noise/rock/metal. Mike and the Melvins envoie du lourd, ce n’est pas une surprise. La ligne de basse est omniprésente. Ecrasante aussi. Mais les riffs sont accrocheurs. Et puis, surprise, les compos ont concédé de l’espace aux refrains. A l’instar de « Bummer Conversation ». L’elpee recèle des titres plus complexes, comme « Dead Canaries », mais également dispensables, tels « A friend in need's a friend you don't need » ou encore « Art School fight song ». Mais les albums concoctés par la bande à Buzz Osborne sont souvent de la même trempe, soufflant à la fois le chaud et le froid.

Mais finalement, exhumer ce « Three men and a baby » était une bonne idée. Même après autant de temps d’attente. D’ailleurs, il n’a pas pris une ride. 

 

Mac McCaughan

Non-believers

Écrit par

Mac McCaughan est surtout notoire pour son projet Superchunk, qu’il dirige depuis 1989. Il en a aussi monté un autre, au cours des 90’s, Portastatic. Mais à ce jour, il n’avait jamais encore publié d’album sous son propre nom. « Non-believers » constitue donc son premier véritable elpee solo. Au départ, ce disque devait réunir des inédits, des raretés et des fonds de tiroirs ; mais l’artiste, se rendant compte que ces compos tenaient la route, a décidé de les remodeler, puis d’en ajouter des nouvelles. Avant de les graver sur ce disque. Qui recèle 10 pistes.

Première surprise, ce n’est pas la guitare qui est au centre du jeu de quilles. McCaughan lui a préféré les synthés et la boîte à rythmes. Un peu dans l’esprit de New Order, OMD, Depeche Mode, des groupes qui ont inévitablement marqué sa jeunesse. Et paradoxalement, sur « Lost again », ses arpèges de gratte rappellent ceux dispensés par la basse de Peter Hook. Haut perchée, sa voix colle parfaitement à la musique. Les mélodies sont bien torchées. Et puis le ton est résolument optimiste. Ce qui change radicalement de ses références majeures. Mais c’est lorsque la guitare reprend la main que les plages passent mieux la rampe. A l’instar du bien électrique « Box Batteries ». Plus proche de Superchunk que jamais. Encore que l’ombre de U2 circa « Boys » semble y planer. Ce qui n’empêche pas certaines plages synthétiques de briller. Notamment lorsqu’elles sont très proches de l’esprit d’un Brian Eno (« Your hologram », « Real darkness ») ; mais en général, lorsqu’elles se révèlent trop semblables, elles laissent plutôt sur sa faim…

 

La Muerte

Murder Machine (Ep)

Écrit par

Transparent, ce vinyle rappelle certains bootlegs gravés au cours des seventies. Faut dire aussi que La Muerte pratique un heavy rock alternatif qui n’aurait pas fait tâche d’huile à cette époque ; d’autant plus que ses sources majeures d’inspiration sont puisées chez les Stooges et Motörhead. Un media anglo-saxon a même décrit son blues/rock maniaco-dépressif comme extrême, putride, susceptible de projeter des images de mort, d’addiction et de violence urbaine. Pourquoi pas !

« Murder machine » réunit trois titres sur une seule face, pour une durée de 14 minutes. C’est le groupe qui assure la production, alors que la masterisation a de nouveau été confiée à Aland Douches (Motörhead, Dillinger Escape Plan, Sepultura, etc.)

Marc de Marais affiche trois palettes de son chant sur les trois morceaux. Sa voix est ainsi tour à tour écorchée, démoniaque ou chargée de reverb. Hormis sur une partie de « Je suis le destructeur », les drums sont arides. Quand aux interventions de guitares, elles sont complémentaires. Sur l’échevelé « Whack this guy », l’une crée le riff alors que l’autre s’autorise les soli. « Je suis le destructeur » porte parfaitement son titre. Le riff basique est particulièrement meurtrier et instinctivement, on a envie de taper du pied, alors que la seconde gratte pénètre davantage dans l’univers du psychédélisme voire dans la noisy, tout au long de « Get whipped », une plage imprimée sur un mid tempo. 

 

Chris Cohen

As if apart

Écrit par

En général, Chris Cohen préfère l'ombre à la lumière. En effet, ce Californien (NDR : il est originaire de Los Angeles) jouit déjà d’un sérieux background musical ; et pourtant, il n’est guère notoire. Enfin presque. Car il a milité au sein de l'emblématique Deerhoof. En outre, ce multi-instrumentiste a également tourné en compagnie de Cass McCombs ainsi que d’Ariel Pink. Il n’a, cependant, enregistré son premier elpee solo, "Overgrown Path", qu’en 2012. Et sur le label new-yorkais en vogue, Captured Track (Mac De Marco, DIIV, Wild Nothing). Un disque qui a rencontré un joli succès outre-Atlantique. Mais est passé carrément inaperçu sur le Vieux Continent.

Quatre ans plus tard, Chris Cohen nous propose son second elpee, une œuvre qui suscite, quand même, davantage d’intérêt auprès de la critique. Et franchement, "As if Apart" le mérite amplement. Un disque découpé en une dizaine de plages psyché/rock bien torchées et contagieuses. Lorsqu’elle traverse les nappes de claviers, la guitare libère ses sonorités étincelantes, bourdonnantes ou réverbérées. Et quand les compos deviennent plus légères et paisibles, on ne peut s’empêcher de penser aux Byrds. Un titre comme « Drink From a Silver Cup » en est certainement le plus bel exemple.

Une seule condition pour apprécier « As If Apart » à sa juste valeur/saveur (NDR : sans biffer la mention inutile ? Le réécouter à plusieurs reprises. Tout simplement.