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Les Sins

Michael

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Lorsqu’il ne compose pas des chansons pop pour Toro y Moi, Chaz Bundik se divertit en bidouillant ses machines sous le pseudo de Les Sins. Un projet pour lequel il a finalement gravé un premier elpee intitulé « Michael ». Un disque qui compile des morceaux composés depuis pas mal de temps. Des plages plutôt house (NDR : et pas vraiment électro-dance) au cours desquelles il sonde le hip hop (« Talk about ») ou le r'n'b. Pas toujours avec succès, cependant, le long playing alignant excellents titres, d'autres plus anecdotiques et même encore certains carrément superflus. Pas un LP transcendant, mais agréable à l’écoute, surtout comme musique d’ambiance…

 

Lénine Renaud

6, Rue Brûle Maison

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Ch’ti, ce combo nous vient du Nord de la France. Il réunit des musicos issus de VRP, Nonnes Troppo, Suprêmes Dindes et Marcel et Son Orchestre. De vieux routards issus de la scène alternative et festive du Nord-Pas-de-Calais. En l’occurrence Franck Vandecasteele, Cyril Delmote, Guillaume Montbobier, Jean-Baptiste Jimenez, Gauthier Dubuis et David Laisné. Qui se partagent contrebasse, banjo, mandoline, harmonica, guitares, breloques et accordéon. Ce collectif avait déjà gravé un premier elpee intitulé « Mets Tes Faux Cils Devient Marteaux ».

Interprétés dans la langue de Voltaire, les lyrics traitent d’une foultitude de thèmes qui  oscillent de la famille aux transports en commun, en passant par le surmenage, le manque de tendresse, l’absence de compassion, les TOC, la superstition, la mort, l’amitié, l'espoir déçu, sans oublier les dérives communautaires et identitaires. Quant à la musique, elle s’inspire du folklore populaire : country, cajun, bluegrass, valse, swing manouche, zydeco et new musette.

Le projet est né de la rencontre entre Franck Vandecasteele, aka Mouloud, chanteur et percussionniste de Marcel et Son Orchestre, et de Cyril Delmote, guitariste des VRP. Le patronyme du combo est révélateur. Lénine est le père du communisme radical. Qui reflète l’engagement sociopolitique du band. Et en choisissant le terme Renaud –pas le boubourse réac’ qui carbure au Ricard– il a voulu rendre un hommage à la grande dame d'Armentières : Line Renaud.

« Qu'est-ce que je devrais dire moi » est un blues/rock de bonne facture. Agréable à l’écoute, « Mon Pote Et Mon Chien » aborde le thème des rencontres. Accordéon et grattes se taillent la part du lion sur « Victor Rodriguez », une plage au cours de laquelle les cuivres sont également bien mis en exergue. Caractérisé par sa jolie mélodie, « La Résidence » est une piste à nouveau entretenue par le piano à bretelles et les grattes qui exercent leur charme, une chanson au cours de laquelle on évoque la personnalité de Marguerite Yourcenar, mais qui aborde également les thèmes de la vieillesse, de l'hospice et de la mort.

Accordéon et banjo balisent « Le Visage De Dieu », un morceau qui décrit la dure réalité de la rue, peuplée de pauvres. « Les Liaisons Dangereuses » nous invite au bal musette. Tout comme « Transports En Commun ». Accordéon envoûtant et mélodica accentuent un sentiment de désespoir que ne renieraient pas les Ogres de Barback. Abordé ans l’esprit de Marcel et des VRP, « Pourvu Qu'il Pleuve » est une plage festive. Donc optimiste. Balayée par les interventions de la mandoline et du banjo, c’est également une invitation à rejoindre le dancefloor.

« Hyper Trichose Palmaire » est un rock endiablé dynamisé par les percus indus. La participation des Tambours Du Bronx est plausible… Hantée par Piaf, « Ma Môme » est une chanson qui relate l’histoire d’une ouvrière bossant à la chaîne. Lumineux, « Les Tocs » trempe dans le jazz manouche.

« 6, rue Brûle-Maison », c’est l'adresse d'un troquet lillois baptisé 'La Bodega', au sein duquel se produit plus que probablement Lénine Renaud. Un endroit qui pourrait devenir un rendez-vous incontournable pour les amateurs de ce type de musique festive…

 

L’Objet

Toucan

Écrit par

L’Objet est une formation issue de la région lilloise. Fondée en 2003, elle s’est déjà illustrée en supporting act de groupes notoires comme Russian Circles, Shipping News, Troy Von Balthazar ou encore DAAU. En outre, elle a également eu le loisir de participer à plusieurs ciné-concerts. Arnaud Boulogne et Julien Harpagès sont donc loin d’être des néophytes. A l’origine, le line up campait un trio. Réduit à un duo, le combo nous propose déjà son quatrième opus, « Toucan ».

Malgré son curieux patronyme, le combo dispense une musique intéressante et diablement efficace. Découpé en 6 plages, cet elpee navigue entre kraut-rock et post-rock. Pensez à Aucan ou à Maserati. Les deux musicos intègrent des lignes de guitare au cœur de rythmiques captivantes, tout en arrosant le tout de synthés tout droit sortis des 70’s. Même si l’expression sonore est essentiellement instrumentale, certains titres bénéficient de vocaux bien sentis, communiquant alors un plus grand raffinement au sens mélodique (« Abidjan », « Transparent »).

Bref, comme « Toucan » brille par son originalité, L’Objet mérite donc une attention toute particulière.

 

King Champion Sounds

Songs from the golden hour

Écrit par

Près d’un an après avoir gravé « Different Drummer », G.W. Sok (voix de The Ex) et Ajay Saggar (ex-The Bent Moustache) proposent leur nouvel opus. Et il s’intitule « Songs for the Golden Hour ». Pour la circonstance, le duo a reçu le concours d’excellents collaborateurs. Un elpee qui s’inscrit dans la lignée du précédent LP. Ainsi, les premières plages (« Ghetto of Eden », « SM Revelation ») sont hantées par l’esprit punk de The Ex. A cause des cuivres et du phrasé vocal de Sok, même si elles baignent au sein d’un climat oriental entretenu par le mélodica d’Aggar et la clarinette de Ditmer Weertman. Et puis parce que King Champion Sounds parvient toujours à insuffler à sa musique une énergie vindicative bien palpable. 

Heureusement, la formation a le bon goût de ne pas livrer une copie conforme de son album précédent. Il nous réserve des pistes intégralement instrumentales qui s’aventurent dans le psychédélisme. A l’instar du reptilien « Moottoripyörän Matka »…

 

Kid Francescoli

With Julia

Écrit par

"With Julia" constitue le troisième opus de Matthieu Hocine, aka Kid Francescoli. Il est le fruit d’une histoire sentimentale et artistique qu’il a vécue en compagnie de Julia Minkin, à New York. Et pourtant, lorsque l’aventure de ce couple s’est achevée, les deux artistes ont décidé de poursuivre leur collaboration.

Et c’est au sein d’un climat électro-acoustique fragile, chargé d’émotion, que ce disque a été enregistré. Sculptées dans la mélancolie (« BlowUp », « Mr Know It All ») ou imprimées sur un tempo irrésistible (« Prince Vince », « Disco Queen »), les douze compos de cet opus ont le bon goût de ne jamais tomber dans le pathos. Un peu comme chez The Postal Service ou Tunng.

Le Marseillais vient certainement de graver un des albums les plus émouvants de l’année…

Il se produira, dans le cadre du festival de Dour, le vendredi 17 juillet.

 

Bikini Machine

Bang on Time!

Écrit par

Fondé à Rennes en 2001, Bikini Machine figure déjà parmi les vétérans de la scène hexagonale. La bande emmenée par Fred Gransard et Patrick Sourimant est de retour et a l’élégante ambition d’égayer nos platines grâce à un nouvel elpee baptisé « Bang on Time ! » Le combo cultive une véritable passion pour le garage et surf des 60’s… Et nous le rappelle une nouvelle fois sur ce nouvel essai ! A l’aide de leurs claviers vintage bien spécifiques, les Français décochent, en un peu plus de 30 minutes, dix hymnes classieux qui semblent destinés à la récente BO du magnifique « Inherent Vice » de Paul Thomas Anderson. Le swing berce les imparables « Sulky Lisa » et « Stop all Jerk », la soul contamine « Stagger Man » et le garage/rock propulsé par les guitares saturées dynamise l’abrasif « Brace You Up ». Cerise sur le gâteau, « Watch Me Going By » constitue une plage à la fois sérieuse élégante et surtout réussie. Mais surtout démontre que Bikini Machine ose la métamorphose. « Bang on Time ! » porte bien son titre ; il était d’ailleurs temps que Bikini Machine fasse son come-back !

 

Scott Weiland

Blaster

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Quel plaisir de retrouver Scott Weiland, un artiste américain à la voix si particulière, dont le groupe qu’il drivait à l’époque a marqué mon adolescence : le fantastique Stone Temple Pilots. Au cours des 90’s, la formation a ainsi publié des albums incontournables comme « Purple », « Core » ou encore « Tiny Music », des opus devenus cultes pour cette époque qui naviguait entre grunge et hard-rock. On avait ensuite quelque peu perdu la trace du Californien, hormis des problèmes liés à ses addictions ainsi que sa participation au supergroupe Velvet Revolver… alors que les autres musicos de Stone Temple Pilots ont récemment engagé Chester Benington de Linkin Park, pour le suppléer au chant !

Scott a donc remonté un nouveau band, The Wildabouts. Et a donc enregistré en leur compagnie ce « Blaster », qui n’affiche pas le lustre de ses compos d’antan, même si l’un ou l’autre morceau rock tient parfaitement la route, à l’instar de « White Lightening » ou « Amethyst ». A contrario, le team se plante carrément quand il se vautre dans le rock pompier, comme sur les plus vulgaires « Modzilla » ou « Bleed Out». Heureusement, Weiland possède toujours cette voix si particulière capable de booster des morceaux ‘moyens’, pour les transformer en ‘très plaisants’. Et « Blue Eyes » ainsi que la chouette reprise du « 20th Century Boy » de T-Rex, en sont les plus belles illustrations. Sans quoi le reste de l’LP lorgne davantage vers le rock FM cher à Aerosmith que celui des Stone Temple Pilots grande époque…

 

The Chameleons (Vox)

Don't fall, Mark. Don't do like The Edge…

Un an après avoir accordé un concert au Depot à Louvain, Chameleons Vox était de retour dans la même salle. Dirigé par Mark Burgess, l'un des plus talentueux chanteurs/compositeurs de l'histoire du rock (et un de mes ‘héros’), The Chameleons a marqué les années 80 en ciselant des bijoux de rock post-punk psychédélique, comme "Script of The Bridge" ou "Strange Times". Malheureusement, la formation s'est séparée après la mort de son manager Tony Fletcher, en 1987. Après avoir tenté plusieurs projets en solo ou en compagnie d'autres musiciens (The Sun and The Moon, Invincible, ...), Mark Burgess a décidé, en 2000, de reprendre le flambeau sous le patronyme Chameleons Vox (la voix des Chameleons) en s'associant au batteur originel, John Lever et à d'autres musiciens.

La tournée 2014 se concentrait sur l'interprétation intégrale du premier album des Mancuniens, « Script of the Bridge ». Cette année, Mark Burgess a enrichi la setlist en ajoutant des titres issus de leur second opus : « What Does Anything Mean? Basically », qui date de 1985.

L'année dernière, Mark Burgess avait accordé une interview à votre serviteur (voir l'enregistrement ici). C'est un homme attachant, brillant et pétri d'un humour typiquement britannique. Il nous avait parlé de son enfance à Manchester, des Beatles, de T.-Rex, de l'enregistrement de « Script... », de ses projets, etc., mais aussi, de son intérêt pour les OVNI, les expériences proches de la mort et les phénomènes paranormaux, en général.

Cette année, pas d'interview mais un concert qui promet, à nouveau, d'être émouvant. Le Depot est en configuration 'box', car un rideau coupe la salle en deux. The Chameleons Vox n'attire pas la toute grande foule, mais c'est un public de véritables fans, majoritairement des quadragénaires, qui est venu vivre ce moment unique.

Dès la première chanson, « Swamp Thing », le ton est donné. La formation reproduit à la perfection le titre original. Depuis qu'il a recommencé à jouer de la basse sur scène et qu'il s’est coupé les cheveux, Mark Burgess ressemble beaucoup plus à l'image qu'il reflétait dans les années 80. Ce qui frappe également, c'est l'excellent travail réalisé par les deux guitaristes, Neil Dwerryhouse et Chris Oliver, qui réussissent la gageure de reproduire les tonalités extrêmement élaborées, créées à l'époque par Dave Fielding et Reg Smithies. Par contre, pas de John Lever cette année : le batteur originel des Chameleons est remplacé par un Français, Yves Altana.

Le son général est parfait. Le public est assez calme mais la première grosse réaction ne tarde pas à venir, pendant « Monkeyland ». C'est un des titres phares des Chameleons. Le morceau s’ébroue tout en douceur, mais quand éclate le refrain, le public reprend comme un seul homme : ‘It's just a trick of the light !’

Pendant « Soul In Isolation », une composition particulièrement complexe issue du troisième elpee, « Strange Times », Burgess a recours au 'song dropping' en glissant quelques extraits d’« Eleanor Rigby », des Beatles. Et il introduit, lors de « Singing Rule Britannia (While the Walls Close In) », une évocation musicale de « Transmission », de Joy Division, une autre formation issue de Manchester.

Le set se termine par « Second Skin », une de mes 10 chansons préférées toutes époques et catégories confondues. Sept minutes de pur plaisir, où l'on ressent pleinement la profondeur de l'inspiration de Burgess, qui puise ses racines dans les années 60. Le public chante en choeur l'introduction mais le meilleur moment, c'est bien sûr la partie finale, superbement psychédélique. On flotte dans un autre monde, transpercé par la beauté hypnotique de la musique. Mark glisse à nouveau quelques notes de « Please, Please Me », adressant un nouveau clin d'oeil aux quatre garçons dans le vent, qui ont bercé son enfance.

Le rappel va nous réserver quelques classiques incontournables et indémodables, depuis l'énergique « Up the Down Escalator » jusqu'au superbe « View From A Hill », sans oublier « Return Of The Roughnecks ».

De retour sur le podium pour un second encore, événement assez rare pour le souligner, Mark Burgess accède enfin à la demande de certains fans, qui réclamaient « Don't Fall » depuis le début du concert. L'interprétation est impeccable et Mark Burgess clôture sa prestation en descendant de la scène avec sa basse pour se mêler au public. On a presque envie de lui dire : ‘Don't fall, Mark. Don't do like The Edge !’

En conclusion, hormis le manque relatif d'interaction entre les musiciens en ‘live’, ce show a été en tous points parfait. On a pu se rendre compte de l'incroyable spectre qui caractérise les Chameleons : une musique puissante et en même temps très sophistiquée, des paroles très poétiques, voire philosophiques, révélant un regard unique sur la société et la condition humaine. On attend impatiemment les nouvelles compositions de Mark Burgess et surtout son nouvel elpee, dont la parution semble malheureusement reportée d'année en année.

La première partie a été assurée par Der Klinke, une formation établie à Ostende drivée par l’ami Geert ‘Chesko’ Vandekerkhof. Savant mélange entre new-wave des années 80 et darkwave des années 90, sa musique évoque Fad Gadget, mais aussi Project Pitchfork. Responsable de hits tels que « The Doll » (inspiré par « Ladyshave », dixit Chesko lui-même) et « Where It Ends » (chanté par Sam Claeys, le bassiste, ex-Red Zebra), Der Klinke est un des groupes les plus prometteurs de la scène 'dark' belge.

Setlist Chameleons Vox :

Swamp Thing
A Person Isn't Safe Anywhere These Days
Here Today
Perfume
Garden
One Flesh
As High As You Can Go
Caution
Monkeyland
Soul In Isolation
Singing Rule Britannia (While The Walls Close In)
Second Skin

Encore 1 :

Up The Down Escalator
Return Of The Roughnecks
View From A Hill

Encore 2 :

Don't Fall

(Organisation : Het Depot, Leuven)

Photo : Emmanuelle Golenvaux

« Amused to death » de Roger Waters réédité…

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Paru en 1992, « Amused to Death » sera réédité dans une version remasterisée, en son surround 5.1 sur Blu-Ray audio, le 24 juillet.

La pochette et l’artwork ont également été actualisés par Sean Evans, le directeur artistique de la tournée et du film “The Wall Live”.

« Amused to Death » constitue le troisième disque studio de Roger Waters.

http://www.roger-waters.com/

http://www.legacyrecordings.com/

 

Mark Ronson au top de sa forme !

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Après l’incroyable succès récolté par « Uptown Funk », Mark Ronson est sur le point de publier son nouveau single « Feel Right », en duo avec le MC de la Nouvelle-Orléans Mystikal.

Une nouvelle bonne dose de funk à découvrir à Dour le 16 juillet prochain ou sur YouTube dès maintenant…

https://www.youtube.com/watch?v=ognnZ3r2qyQ

http://www.markronson.co.uk

 

 

Thee Oh Sees

‘Fuzzion’ sonique et propagation énergétique…

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Que faire pour se réinventer?
C'est sans doute la question lancinante qui doit hanter les nuits de John Dwyer, génie excentrique qui se cache derrière le patronyme de Thee Oh Sees.
Ou peut-être pas?
Car on l’imagine fort bien faire fi de tout avis extérieur et n'en faire qu'à sa tête.
Adoubé chevalier sonique par le public, autant que par ses pairs, le natif de Providence trace, depuis le milieu des années 90, un chemin ascensionnel qui tente de s'écarter de toute évidence, mais en maintenant le cap d'une certaine cohérence (certes propre à lui-même).
Saignant de son nom l'histoire du Rock, paraphant de sa patte un pacte secrètement tenu avec le diable.
Pas étonnant dès lors de le retrouver ce soir dans la cité ardente.
Date unique sur le sol belge oblige, une fort contingent de fans néerlandophones comme francophones avaient décidé de venir découvrir ou redécouvrir l'énergie brute de cet électron libre gravitant autour de la sphère Garage.
Plus que ravi de cette opportunité, je m'apprête à accomplir personnellement l'expérience, et pour la première fois, d'un live de Thee Oh Sees, que beaucoup m'annoncent à l'entame de cette nuit, comme un must absolu.
Déjà, l'électricité, palpable dans l'air, s'attache à mes atomes (crochus) et fouette ma curiosité.
Hosanna, Hosanna, et en route pour la joie!

Les premières grappes de spectateurs s'éparpillent à l'intérieur du Reflektor où un tapis de sol usé jonche le milieu du parterre.

Plongé dans l'obscurité, il va devenir en quelques instants le théâtre d'une projection nerveuse d'accords triturés et de martèlements sauvages sous amphétamines.

Une collision sonore orchestrée par Yonatan Gat et ses deux compères.

Certes, loin d'être évidente, voire même retors à certains moments, la musique du trio évolue constamment entre divers genres au sein d'un même morceau.

Chaque intervention instrumentale est annoncée par une lampe qui s'allume ou s'éteint, donnant le signal aux autres membres.

Cette interaction est le fil de l'improvisation qui donne lieu à une débauche d'énergie au plus près d'un public intrigué.

Dès lors, ce qui de prime abord ressemble un jet incontrôlé de testostérone s'avère en fait un subtil mélange abrasif savamment dirigé.

Entre free jazz et déambulations salsa schizophréniques, entre assauts bruitistes et mélopées acides, Yonatan Gat ne choisit pas.

Secouant frénétiquement un shaker explosif, il virevolte sur lui-même, esquisse un pas de danse, s'avance au milieu des sceptiques, s'amuse avec le public, se couche à même le sol pour se gargariser plus que pour chanter.

Le batteur, lui, incapable de tenir en place, semble condamné à rester en mouvement perpétuel.

S'exécutant sur ses fûts comme si sa vie en dépendait.

À l'image de la pochette de "Director" qui représente une route sinueuse posée de façon bancale au travers d'un paysage boisé, la musique des ces hurluberlus à la tignasse indomptable ne se laisse pas apprivoiser.

C'est elle qui tente de vous apprivoiser.

Au bout d'une petite demie heure, le set s'achève par des remerciements polis à l'adresse d'applaudissements hésitants, bien qu'enthousiastes.

Suivant ce souffle de folie, l'entrée en scène de John Dwyer sert d'intronisation à toutes sortes de spéculations.

Dans une nouvelle formule, bardée de deux batteries mais sans clavier attitré, quel sera le visage de la bête Thee Oh Sees, ce soir?

Avenant et souriant, cinglé d'un marcel marin rouge et blanc et moulé dans son short, l'ami Dwyer donne ses consignes, puis, une fois prêt, intime gentiment au préposé aux lumières que le show peut commencer.

Pied au plancher, évidemment.

Extrait de "Floating Coffin", "I Come From The Mountain" s'engouffre dans la brèche  et allume la première mèche.

Le signal ainsi donné, les pogos peuvent commencer.

Débauche incandescente d'une énergie brute, les premiers titres s'enfilent les uns après les autres sans temps mort, offrant à la foule ce qu'elle est venue chercher.

Dans cette excitation suintante, je m'étonne néanmoins de la maîtrise redondante d'un groupe qu'on m'annonçait tellement excitant mais qui s'avère certes ô combien efficace, mais pas non plus monstrueusement original.

Tel un monolithe (ou un diamant, au choix) taillé au fur et à mesure, le set gagne en intensité dès "Tidal Wave" et surtout l'irrésistible "Whitered Hand" (extrait du dernier opus).

À défaut de justifier la présence de deux drummers jouant en mode simultané, cette succession frénétique de riffs endiablés permet d'apprécier leur parfaite synchronisation.

Quand le leader annonce les quatre derniers morceaux, il semble que le temps s'est arrêté un moment pour reprendre son souffle ; ce dont manifestement le groupe n'a nullement besoin.

Enrayée par un problème technique mineur, la machine doit hélas mettre fin à son déballage de furie un titre prématurément.

Qu'à cela ne tienne, personne ne pensera à lui en tenir rigueur.

Si l'incroyable efficacité de Thee O Sees a été démontrée, je m'attendais à davantage de surprises.

Plus d'excentricité. Plus de folie. Plus d'improvisation.

Il reste néanmoins que ce moment passé en leur compagnie était très galvanisant.

(Organisation : Reflektor)

 

 

 

AaRON

En toute intimité ou presque…

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Dans le cadre d’une mini tournée baptisée ‘We Cut The Night Tour’, AaRON s’est produit ce dimanche 24 mai, au Grand Mix de Tourcoing. Retour sur un moment magique et intimiste dont Simon Buret et Olivier Coursier ont le secret.

En cette fin d’après-midi orageuse l’atmosphère est lourde, votre serviteur se dirige tranquillement vers le Grand Mix quelque peu nerveux à l’idée de voir AaRON au sein d’un espace aussi confiné.

La salle est pleine à craquer mais je parviens néanmoins à me faufiler au premier rang sur la droite de l’estrade. Les fans sont bien décidés à ne pas perdre leur place, d'autant plus que le bar restera fermé toute la durée du concert. 

C'est Camp Claude (NDR : Camp, pour la nostalgie des jolies colonies de vacances ; et Claude, prénom mixte comme le trio, mais aussi le deuxième prénom de Diane) qui ouvre le bal. La charmante Diane Sagnier, photographe et réalisatrice de profession, est accompagnée par Mike Giffts (synthés) et Leo Hellden (basse).

Dès les premières notes, la voix sensuelle de Diane vous transporte. Elle chante vraiment bien et sans en faire trop.

Fortement influencé par la scène post-punk des années 80, le trio livre un set carré et dynamique.

Si Miss Saignier est bien la leader du groupe, elle peut s’appuyer un backing group solide et dont la complémentarité est impeccable. Mike Giffts est capable de jouer du clavier à trois doigts tout en restant bien cachée derrière ses RayBan noires, tandis que Leo Hellden apporte à l’ensemble une structure consistante et une bonne rythmique, corrigeant ainsi les éventuelles petites imperfections.  

Bref une première partie des plus savoureuses ; une attitude, une classe et une élégance qui donnent envie de s’intéresser de près au futur proche de ce trio. 

AaRON retrouve donc la scène après 3 ans d’absence. 21h00, le set débute ; et le courant passe instantanément entre les aficionados et le tandem. Malgré quelques erreurs techniques au démarrage, il va rapidement mettre le feu sur les planches en dégainant son nouveau single, « Blouson Noir ».

Simon nous adresse quelques timides signes de la main pour nous inviter à sauter sur le rythme effréné des basses qui peuplent en masse ce titre. 

La scène va, au fur et à mesure du show se transformer en un véritable spectacle de son et lumières. Et pour cause, les faisceaux des projecteurs et les générateurs de fumée font florès. Un voile de lumière bleu vient même couvrir l’ensemble du premier plan, permettant à Simon de passer les mains au travers, vision tellement surréaliste que nous sommes comme aspirés ;  d’autant plus que les mains de Simon transpercent en permanence le rayon indigo. Quant à nos oreilles elles ont déjà franchi le rideau ainsi que notre esprit et elles sont aussi à deux doigts de passer également la porte, tellement la musique régale.

Les succès qui ont provoqué l’engouement national s’enchaînent. La paire retrouve rapidement ses marques sur les planches et se sent de plus en plus à l’aise.

Le Grand Mix prend les allures d’une véritable discothèque, alors que les maîtres de cérémonie clament à plusieurs reprises : ‘C’est bon de vous retrouver’. De quoi faire exulter de joie les fans, alors que la chaleur et la moiteur ambiante ne cesseront d’augmenter au fil de la soirée.

Aaron ralentit la cadence pour nous offrir une superbe version de « U-Turn ».

Particulièrement minimaliste, elle est balisée par la petite rythmique imprimée par le synthé d’Olivier et caressée par la voix de Simon qui est maintenant tout à fait parfaite.

Ce titre donnera le ton à la seconde partie du show, plus mélancolique et épuré. Le duo est aux anges et la salle conquise.

Dans l'ensemble le set affiche une teinte beaucoup plus électro/pop, ténébreuse bien sûr, même si les anciens morceaux bénéficient d’un relookage plus contemporain.

L’osmose entre le duo et le public ne cesse de s’intensifier. La configuration et l’ambiance intimiste du Grand Mix y est sans doute pour quelque chose. Bref, c’est l’endroit parfait pour se remettre en selle et démarrer une tournée qui s’annonce excellente.

« Magnetic », « Blouson noir », « Onassis », « We Cut » et « Leftlovers » figureront sur le prochain elpee « We Cut the Night » qui paraîtra ce 18 septembre 2015. Les plages sont déjà bien intégrées dans le set d’Aaron. Et difficile de cacher son enthousiasme, vu la qualité de la prestation. En outre, comment ne pas être impatient d’écouter ce nouvel opus ? Et puis de retrouver AaRON sur une plus grande scène (NDR : l’Aéronef en février 2016 !)  

Simon et Olivier reviennent accorder pour un rappel, et balancent à nouveau « Blouson Noir ». Le Grand Mix est alors en ébullition.

A la sortie, les spectateurs affichent tous un large sourire. Ils ont le sentiment d’avoir vraiment vécu un moment inoubliable.

Les Artificial Animals Riding On Neverland me laisseront au final un goût de trop peu, mais une énorme satisfaction tant d’un point de vue scénique, que musical. On n’a pas vu le temps passer ; mais qu’il est difficile de revenir sur terre après avoir partagé un tel moment !

(Voir aussi notre section photos ici)

Set list

1. Magnetic gtr*
2. Blouson noir
3. Onassis
4. Blow
5. Seeds of gold
6. Ludlow
7. Ride on
8. U turn
9. Arm your eyes gtr*
10. We cut
11. Rise gtr*
12. Little love

13. Leftlovers gtr*
14. Blouson noir

(Organisation Grand Mix)

 

 

Abracadabra, voilà les Vismets.

Écrit par

La bande à Dan Klein, Vismets, est de retour. Son nouvel opus, « Abracadabra », reflète des couleurs psyché, très inspirées par le british rock de la fin des sixties.

Pour découvrir le clip de « Lose Your Mind », c’est ici

 

 

 

 

De Laurentis, hors cadre…

Écrit par

Le premier Ep de De Laurentis baigne dans la pop éthérée. Il recèle 6 titres. 

Cécile de Laurentis, que l'on peut également découvrir dans Bristol, le nouveau projet de Marc Collin après Nouvelle Vague, est une chanteuse, auteur, compositrice et productrice qui parvient à faire cohabiter synthétiseurs, piano, mégaphone et looper.

Entre le travail vocal de Laurie Anderson et l’univers cinématique de Lana Del Rey, ses influences sont nourries par les B.O de Ryuichi Sakamoto.

Dans le paysage hexagonal, elle pourrait être la petite sœur de Cascadeur. A découvrir dès à présent avec le titre « Sparrow ».

https://youtu.be/UrW2JxtZX1k

https://www.facebook.com/delaurentis.music

http://delaurentismusic.com/

 

Si ainsi School Is Cool

Écrit par

School Is Cool est de retour. Il vient de publier un nouveau single « If So ». En 2010, il avait remporté le Concours Rock Rally. Dans la foulée, il avait gravé un premier elpee, intitulé. Puis un second en 2014, « Nature Fear », dans uns style totalement différent.  

Pour regarder le clip à la fois original et exotique de cette compo, c’est ici

 

 

 

La solitude de Jean Elliot Senior…

Écrit par

Auteur/compositeur, Jean Elliot est un autodidacte qui a commencé la musique sur le tard, suite à une peine de cœur vécue vers ses 18 ans.

Pour pouvoir partir en tournée au Royaume-Uni, au début de l’année 2014, il décide de composer des morceaux qui colleront au mieux à la formule trio qu’il a prévu d’emmener sur les routes.

Au milieu du mois de juin, il convoque ses amis pour deux jours au fameux Studio CBE à Paris sous le contrôle de David Mestre (Lilly Wood & The prick, Sebastien Tellier, Pierre Lapointe…) où 9 titres sont enregistrés dans les conditions du live.

Découvrez « Long Gone » extrait de ‘Le Domaine de la Solitude’ ici

 

 

 

 

 

 

Marka en aide aux SDF !

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Il était temps pour Marka de remonter à la surface. De proposer quelque chose de neuf. Il publiera donc bientôt un nouvel album. Qu’il interprète dans la langue de Shakespeare. Mais en même temps, il a voulu aider les SDF. Une fois par an il se produit d’ailleurs lors d’un repas caritatif à leur intention. Il ainsi rencontré Helena et Werchech, deux SDF polonais, qui vivaient sous un pont à Bruxelles. Et pour la circonstance, Marka a eu envie de s’investir différemment. Marka avait composé une chanson consacrée aux SDF et aux sans papiers. Werchech est également musicien. Il l’a invité, ainsi que son épouse, à participer au tournage de son nouveau clip « What's Going Wrong ? », chanson qui figurera sur l’opus. L'idée est de sensibiliser le public à cette situation vécue par ces êtres humains, en situation précaire. En leur disant, faites comme moi, apportez votre contribution à ces gens afin de faire avancer le monde. Sans pourtant choquer, cette vidéo interpelle. Un Marka avec un gros coeur comme ça !

La vidéo, c'est par ici 

 

 

Boys Noize en mode Cerebral !

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Alors que la tournée mondiale du label Boysnoize Records bat son plein, Boys Noize, toujours très productif, publie « Strictly Raw vol 1 », un Ep qui réunit neuf  productions solo ou accompagnées de djs et producteurs comme Tiga, Pilo, Johnny Sack, AtomTM et T.E.E.D.

Ce double vinyle sortira le 1er juin.

Un premier extrait, « Cerebral », réalisé en collaboration avec le producteur de Los Angeles Pilo, est à découvrir ici

Tracklisting :


1. Boys Noize & Johnny Sack "Paranoid"
2. Boys Noize & Tiga "808 Iraq"
3. Boys Noize "Overstayer"
4. Boys Noize & Pilo "Celebral"
5. Boys Noize "The Fix"
6. Boys Noize & AtomTM "Openn"
7. Boys Noize & Totally Enormous Extict Dinosaurs "Spacer"
8. Boys Noize "Dawnload"
9. Boys Noize "Brain Frequent"

Barbara, du bout des lèvres...

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Camille Simeray (de la Meute Rieuse) & Sam Burguiere (des Ogres de Barback) vous emmènent en balade autour de l'univers de la regrettée Barbara, revisitant une partie de son répertoire, s'attachant à ses combats, à son désespoir mais aussi à son humour.

Porté par l'oeil expérimenté de Werner Büchler, le duo ose l'appropriation sans pour autant dénaturer les morceaux originels & leur beauté mélodique. Les textes sont chantés, criés ou encore chuchotés et continuent de nous bouleverser tant ils parlent de chacun de nous & de nos luttes quotidiennes.

Volontairement intimiste, le spectacle tend à respecter au mieux la théâtralité des textes et la poésie qui s'en dégage. Du bout des lèvres en somme...

C'est un enchantement." (Bernard Serf, neveu de Barbara, représentant de ses ayants droits).

Date : 25 mai 2015 à 20h00
Lieu : Centre culturel de Jette – L’Armillaire - 145 bd de Smet de Naeyer - 1090 Jette

(D’après communiqué de presse)

http://www.ccjette.be/chanson-francaise-hommage-a

https://www.facebook.com/barbaraduboutdeslevres?_rdr

 

 

 

Knives to a Gunfight présente Six to Hell

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Les Anversois de Knives To A Gunfight viennent de dévoiler le clip vidéo ‘Six to Hell’, tiré de leur prochain album qui sortira sous peu, intitulé ‘Inception’. Ce dernier sera d’ailleurs dévoilé aux fans ce samedi 23 avril, à la salle Kavka (Anvers), en compagnie de As We Speak, Awaiting Chaos, The Wrong Kid Died, As Echoes Fade et Set Things Right.
 
Parmi les vainqueurs de l’année dernière du Red Bull Bedroom Jam, les musiciens de Knives To A Gunfight ont notamment déjà partagé la scène avec Attila, Miss May I, Dying Fetus, The Browning, Of Mice And Men et Malevolence.
 
 

Le retour attendu de Lamb of God !

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Après les nombreux soucis judiciaires qu’a connu Lamb of God, et plus précisément le vocaliste Randy Blythe (suite à un homicide involontaire pour lequel il a été blanchi), les Américains seront de retour cet été, avec leur septième album intitulé « VII: Sturm und Drang ». Et histoire de se mettre quelques notes sous le pavillon auriculaire, un premier morceau, « Still Echoes », est à présent disponible sur le site Internet du band, en cliquant ici . « Il est temps pour nos fans d’avoir un premier aperçu de notre nouvel LP », explique le chanteur, avant de poursuivre en expliquant qu'il s'agit d' « un album très, très sombre et toujours autant varié au niveau de l’acoustique ».
 
A ne pas manquer lors de leur passage ce 21 juin au Graspop Metal Meeting !