Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dour Festival 2017 : samedi 15 juillet

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On en arrive déjà au week-end ! L’occasion de rapidement faire un crochet par le domicile, sis à quelques kilomètres, afin de profiter de sanitaires corrects (NDR : une des plus importants désagréments du festival) et de manger un peu moins gras que les jours précédents ! En outre, la journée est un peu plus calme. Et clairement la plus faible de la programmation. Mais ce n’est pas une raison pour faire la fine bouche, car vers 1 heure du matin, la tornade Die Antwoord devrait balayer la Plaine de la Machine à Feu !
Malheureusement, les files qui se forment pour atteindre le parking sont interminables. Résultat des courses : on manque les premiers concerts. Deux petits accès pour laisser pénétrer des milliers de véhicules : c’est largement insuffisant. Sans oublier, qu’il reste encore plusieurs bornes à marcher avant d’arriver sur le site. Une indication ? Certains jours notre podomètre indiquait plus de 25 kilomètres au compteur ! Les organisateurs en sont néanmoins conscients et devraient améliorer cette situation, lors des prochaines éditions…

Bref, on débarque au Labo, au beau milieu du set de Frànçois and the Atlas Mountains. Il est le premier groupe francophone à être signé sur le prestigieux label Domino. Une sacrée référence ! Le combo de french pop transpire la bonne humeur ; et peu importe si la fosse est peu garnie, les musicos ont tous l’air très heureux d’être présents. La diversité instrumentale favorise également une immersion dans ce ‘Monde poétique’, créé par la formation hexagonale. Et « Les Plus Beau », morceau choisi pour final, synthétise à merveille le set. Le refrain, ‘Soyons les plus, soyons les plus beau’, est repris en chœur par les spectateurs qui affichent de grands sourires. Un joli moment de communion entre auditoire et un collectif qui a le soleil au bord des lèvres…

C’est à la Petite Maison dans la Prairie que Jagwar grimpe sur l’estrade. Un trio dont la musique émargerait au rock progressif. Enfin, d’après les infos recueillies sur le net. En fait, on est loin du compte. Elle baigne au sein d’une électro-pop particulièrement paisible et sans relief. Pas de quoi fouetter un chat (NDR : un Jagwar ?) Sur les planches, le band témoigne de tellement peu de dynamisme, qu’on n’a pas envie de s’éterniser...

Surtout que juste en face, à la Caverne, le tour d’Alcest est arrivé… Et c’est un tour de force ! Le climat ténébreux entretenu par le combo français est considéré comme un must sur la scène shoegaze hexagonale. Les plages peuvent paraître interminables, mais elles ne suscitent jamais l’ennui. En fait, elles durent toujours exactement le temps qu’il faut. Jamais trop, jamais trop peu. Ce qui démontre la parfaite maîtrise manifestée par les chevelus nés outre-Quiévrain. ‘Dark’, le light show colle parfaitement au concert. Pas de doute, les musicos ont acquis une belle expérience. Et pourtant, nonobstant cet évident self control, certaines compos s’autorisent quelques envolée délirantes, comme si le band avait besoin de lâcher prise, de temps à autre. Et lorsque ces riffs se révèlent bien moins nets, s’abandonnant au cœur d’un désordre organisé, le résultat est particulièrement jouissif. Finalement, c’est la faiblesse du set de Jagwar Ma qui nous a permis de découvrir et d’apprécier Alcest ; et à ce titre, on doit le remercier…

Rapidement, cap vers le Labo pour vivre la deuxième partie du show de Timber Timbre. Au sein d’une ambiance diamétralement différente. Il n’existe finalement, à Dour, qu’une centaine de mètres, entre brutalité est sensualité… Drivé par le très charismatique Taylor Kirk, le combo canadien est venu défendre son dernier opus, en Belgique. Tramé dans un folk alternatif, son expression sonore est classieuse. De quoi se remettre de ses émotions partagées, lors du concert précédent. Un moment de détente suprême avant de savourer les deux têtes d’affiche de la journée !

Phoenix accuse 20 minutes de retard, quand il monte sur la Main Stage. Pas très sérieux, ce comportement… Heureusement, dès les premiers accords, le charme opère. Et le combo français démontre qu’il mérite le statut de tête d’affiche. Incontournables, ses refrains font rapidement mouche. Et « If I Ever Feel Better » mérite franchement de figurer parmi les meilleures chansons dispensées au cours de l’édition 2017 du festival de Dour. Le léger accent frenchy du chanteur est rafraîchissant. De quoi apporter une touche supplémentaire d’originalité à une musique qui n’en manque pourtant pas. La séduction opère donc… sauf que le concert se limitera à 45 minutes. Une grosse frustration, malgré une excellente prestation…

Une heure plus tard, Die Antwoord débarque. Précisons quand même que votre serviteur s’est réservé une place parmi les 15 premières rangées de l’auditoire. Un détail qui a son importance, car il semble que les festivaliers qui sont restés en retrait n’on pas trop apprécié le spectacle consenti par le band sud-africain. Pourtant, il est unique en son genre. Extraverti, le couple affiche un look extravaguant. La voix de la chanteuse est étrange. Le son, particulièrement agressif. Une forme de rébellion qui se traduit également par des hurlements, des danses suggestives et des sauts dans la fosse… Rien ne nous est épargné. Tout le monde est crevé, mais impossible de s’endormir… Le jeu de lumière est tellement puissant qu’on doit l’apercevoir depuis la place de Mons. Les morceaux à succès défilent. Et tout particulièrement « Baby’s On Fire », un titre qui embrase littéralement la Plaine de la Machine à Feu. A la fin du set, le très jeune fils du duo diabolique fait irruption sur l’estrade. Un moment surréaliste qui conclut finalement et assez logiquement le concert d’un groupe complètement à part.

Le samedi s’achève déjà. Il reste un jour à couvrir pour cette édition du Dour Festival, avant de patienter jusque l’année prochaine. Ce dimanche sera placé sous le signe du rap. On devrait y battre le record d’affluence. On verra demain ! Un peu de repos est le bienvenu…

(Organisation : Dour Festival)

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Dour Festival 2017 : vendredi 14 juillet

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Ce vendredi, place aux groupes rock qui ont acquis une certaine notoriété. Surtout en soirée, vu la présence de Two Door Cinema Club, Circa Waves ou encore The Kills. Puis, Pendulum devrait clôturer la fête, jusqu’aux petites heures du matin ; surtout si on est pris dans la tourmente du drum&bass. La journée sera très longue, car le premier concert intéressant commence à 14h30 et l’extinction des feux et des lumières est prévue pour 4h. On chausse ses grosses godasses et on y va !

Direction la fournaise du Labo pour entamer les hostilités. Mountain Bike est venu présenter son deuxième album, devant une foule encore un peu dans le gaz. Excentriques, les musicos grimpent sur l’estrade coiffés de perruques. Les pauvres vont devoir s’en débarrasser rapidement, tellement on suffoque sous ce chapiteau. Et en ce tout début d’après-midi, la chaleur est insupportable. Etienne et son band ont choisi leurs plus belles compos, fruit d’un mélange entre rock/garage un peu malsain, célébré sur leur premier elpee, et pop plus élaborée, proposée sur le second, un disque publié au printemps dernier. Ajoutez à la recette, une bonne dose d’énergie et le résultat est parfait pour enfin vous revigorer. C’est le deuxième passage à Dour du quatuor franco-belge ; et il est toujours aussi convaincant !

All Them Witches est programmé à la Caverne. La musique de cette formation américaine oscille entre psyché/rock aux réminiscences sixties et post rock. Le son est dense. Le public semble apprécier et certains festivaliers osent un pogo. La démarche est encore timide, mais elle a le mérite d’exister. D’ailleurs, lors de morceaux plus atmosphériques, quelques audacieux se lancent dans le crowdsurfing, grâce à la bienveillance de spectateurs toujours très attentifs aux bonnes trajectoires de ces courageux amateurs de sensations fortes.

Pas le temps de voir la fin du set, cependant, car il est temps de mettre le cap sur la Main Stage pour assister au set d’Anne-Marie. C’est une des étoiles montantes de la scène britannique ; et bien pop, les titres font littéralement mouche. D’autant plus que cette ancienne championne du monde de Shōtōkan-ryū (NDR : un art martial, qui appartient au karaté-do), ne manque pas de charme…

Circa Waves nous attend dans la Caverne. A l’instar de Temples, le band liverpuldien a brillamment réussi l’épreuve du deuxième album. Une bonne raison pour figurer à l’affiche du Glastonbury, fin juin. Celles et ceux qui apprécient Arctic Monkeys ne sont pas en terre inconnue. Car le band pratique un rock bien british, à la fois puissant et mélodique. Et ce style, votre serviteur aime… Dès les premiers riffs de gratte, la fosse est en effervescence. Les pogos éclatent dans la bonne humeur et la solidarité. Suivant la tradition, quoi ! Mais c’est évidemment lors du morceau final, en l’occurrence l’incontournable « T-Shirt Weather », que l’explosion se produit. Le chanteur demande aux festivaliers de grimper sur les épaules de ses voisins. Et y parvenir, au milieu des mouvements de foule, ce n’est pas du tout évident. Mais rapidement, les audacieux reviennent sur le plancher des vaches, pour savourer la fin de cet excellent concert…  

Dans la foulée, place à une des têtes d’affiche du festival : The Kills. En 16 ans d’existence, le duo anglo-américain a acquis une fameuse expérience. Alisson Mosshart a toujours autant de charme. Sa voix est fiévreuse, alors que la musique est plutôt ténébreuse et glaciale. Et c’est ce contraste saisissant entre passion et réserve qui finit par exercer une forme de fascination. Les compos sont mélodieuses mais puissantes. Riffs appuyés et envolées lyriques se succèdent. Un regret, l’absence de « Future Starts Slow », un de leurs tubes, dans la set list. Vraiment dommage…

Crystal Castles débarque alors dans la foulée. Les deux premiers long playings de ce duo électro avaient reçu un accueil plus que favorable auprès de la critique. Malheureusement, suite au départ de la chanteuse, Alice Glass, la nouvelle paire éprouve toutes les difficultés à trouver la bonne formule. Sur les planches, Edith Frances, la remplaçante, fait pâle figure. Elle semble complètement perdue et pas dans son état normal. Pas sûr qu’elle carbure à l’eau claire. Bien que soutenu par un groupe, le tandem va nous accorder un set à la limite de la décence. Même que privilégiant les lumières claires, le light show agresse gratuitement l’auditoire. Il est à craindre que Crystal Castles ne retrouve plus jamais son lustre d’antan…  

La soirée s’achève par le set électro de Wilkinson, qui pour la circonstance s’est déplacé en compagnie de son groupe. Avant celui, drum&bass, de Pendulum. Il est 4 heures du mat’, et il est temps de penser à prendre un peu de repos. Encore 45 minutes (!) de marche, et on pourra retrouver notre tente. D’autant plus que ce samedi, une nouvelle journée bien remplie nous attend encore. De toute manière, à Dour, le sommeil n’est que de très courte durée…

(Organisation : Dour festival)

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Dour festival 2017 : jeudi 13 juillet

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Le réveil est très ‘matinal’ pour un festival (NDR : ça rime !) Faut dire que la journée est plus qu’intéressante ; et dès le début d’après-midi. Il y aura d’abord Animal Youth et puis surtout Lemon Twigs, Iddles ainsi que Temples. Quand on débarque un peu après 13h, il n’y pas grand monde sur la Plaine de la Machine à feu. Mais qu’importe, le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… enfin, presque… Comme quoi regarder ‘loin’, c’est regarder ‘tôt’…

Ainsi à 13h20, Animal Youth ouvre le bal, au sein de la Caverne. La formation drivée par Guy Tournai pratique une musique dite ‘shoegaze’ ; mais en l’enrichissant de quelques touches post/punk, elle prend une autre dimension. Le combo belge est venu plaider la cause de son premier elpee, et il le défend plutôt bien. Le set s’achève par une version plus longue de « You Don’t Know Love », véritable tube en puissance. Dommage que la prestation n’ait duré qu’à peine plus d’une demi heure…

Prochain arrêt à la Petite Maison dans la Prairie, juste en face, pour assister au set de Lemon Twigs. Le duo new-yorkais a vraiment surpris tout son monde, lors de la sortie de son premier opus, en 2016. Ces gamins semblent vivre dans une faille spatio-temporelle tellement leur musique est contaminée par les 60’s et les 70’s. Les musicos affichent un dynamisme incroyable et une maîtrise instrumentale hors du commun, échangeant même plusieurs fois de rôle. Impressionnant ! Les tubes potentiels défilent tout au long de ce show bourré d’énergie. Une des premières grosses découvertes du festival !

Iddles va ensuite nous démontrer que Bristol est vraiment une ville qui se nourrit de musique. La formation anglaise pratique un punk ‘old school’. Véritable fanatique, le chanteur possède une voix puissante. Et quand il ne se sert pas du micro, il crache… Le band vient de publier un premier LP, unanimement acclamé par la critique, outre-Manche. Et s’il se distingue par ses compos solides, il est constitué de musiciens charismatiques qui aiment faire le show. A l’instar des deux guitaristes qui finiront par se lancer dans le crowdsurfing. Mais avant le son, c’est le fun qui prime pour les bad boys bristoliens. Ils possèdent l’art de la mise en scène ; aucun doute là-dessus. Et le public est réceptif. Une nouvelle bonne surprise pour cette édition 2017 !

Petite pause pain saucisse avant de se diriger vers la Caverne, où Temples va se produire. Et tout comme pour Lemon Twigs, le quatuor insulaire va nous proposer un voyage dans le temps. Leurs compos puisent leurs racines dans la musique britannique des seventies, et tout particulièrement chez Pink Floyd et ELO. Le combo a passé brillamment l’épreuve –souvent très délicate– du second long playing. Il est même meilleur que le premier. Dès l’entame du set, les morceaux s’enchaînent naturellement. Qu’ils soient extraits du premier ou du deuxième opus. Mais si « Keep In The Dark » (« Sun Structures »), passe parfaitement la rampe, ce sont surtout les compositions issues de « Volcano » qui enthousiasment la foule. A l’instar de « Mystery of Pop » et « Certainty » qui font forte impression. Mais le sommet de la prestation nous viendra, bel et bien, d’un titre plus ancien. En l’occurrence « Mesmerise », pourtant sans grand éclat sous sa version studio. Mais en live, elle est incroyable ! En fin de parcours, l’auditoire, connaisseur, reprend les paroles en chœur, durant de longues minutes. Et tant qu’il n’arrête pas, le groupe continue à jouer. Une situation qui va se prolonger pendant une bonne dizaine de minutes. Le chanteur n’en revient d’ailleurs toujours pas. Il ne s’attendait certainement pas à un tel accueil en Belgique. Ces jambes se plient et aucun doute, les larmes perlent de ces yeux. L’émotion est réelle et non simulée. Un moment de partage exceptionnel ! Et à l’issue du spectacle, cet air va trotter encore et encore pendant de longues heures, dans les têtes… Une énorme claque ! Manifestement, le groupe s’est considérablement bonifié depuis son passage à Tourcoing, en mars dernier. Pour le déloger de sa place de meilleur concert du festival, les autres concurrents vont certainement devoir courir…

The Strypes est donc venu défendre son nouvel album. Et, au cours de l’après-midi, il n’était pas rare de croiser un aficionado, vêtu d’un t-shirt à l’effigie du band. Sa ‘fan base’ est manifestement conséquente. Le rock/garage du combo est plaisant, mais en outre, il ne manque pas de charme. Les musicos ont acquis de l’expérience depuis leur dernier passage à Dour. Malheureusement, il faut regretter l’absence de prise de risques. Tout est un peu trop prévisible. Hormis, sans doute, la reprise du « Psycho Killer » de Talking Heads. Le petit grain de folie qu’on n’attendait plus. Bref, The Strypes aurait tout intérêt à se lâcher davantage, s’il veut passer à la vitesse supérieure…

L’heure de l’électro a sonné ! Et Todd Terje y connaît un rayon dans ce domaine. Le Norvégien a le don de composer des titres qui entretiennent la bonne humeur. Son positivisme contraste avec la nuit d’encre qui baigne la plaine. Les jeux de lumières sont superbes, et tout particulièrement, tout au long de son tube « Dolorean Dynamite ».

Un bon set avant de se diriger, le sourire aux lèvres, vers la tente, après un détour –il est 3 heures du mat’, quand même– par l’incroyable scène Elektropedia, qui accueille alors le drum&bass de Chase and Status. La foule est tellement dense qu’on peut à peine apercevoir le podium. Peu importe, nous nous posons quelques minutes avant de rentrer à la ‘maison’. Le festival est encore long et il est nécessaire de se reposer un peu. Même si dans le camping de Dour, cette notion de repos est toute relative…

(Organisation : Dour Festival)

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Dour Festival 2017 : mercredi 12 juillet

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C’est reparti pour cinq jours de folie sur la plaine de la Machine à Feu. Vers 13h, le pass est récupéré, et direction ‘parking’. Après avoir accompli un détour de près d’une demi-heure pour atteindre cette aire, il faudra encore faire la file pendant près d’une heure avant de pénétrer dans l’espace de stationnement. Décidemment, le parking sera bel et bien au centre des débats, lors de cette édition 2017. Pour le pire malheureusement. Et ce n’est pas fini, car il faudra encore patienter près de 45 minutes avant de commencer à planter la tente. La nouvelle configuration n’est pas idéale du tout…

Bref, après avoir pris un bref apéro, bien mérité, cap vers la Machine à feu. Aujourd’hui, ce sont deux pointures du rap francophone qui vont se succéder de 20h45 à 22h45. VALD ouvre la voie sur la Main Stage. C’est la deuxième fois d’affilée qu’on le retrouve à l’affiche ; et à nouveau, il va réussir à convaincre ses fans. Tout le monde est frais le premier jour, c’est peut-être plus facile de secouer le public ; mais quand même… L’ambiance est déjà excellente et donne le ton pour le reste du festival. Sous un ciel bleu, le petit gars enchaîne ses titres avant de céder la parole à son pote Damso.

Il faut simplement se rendre en face, devant le podium de la Jupiler Boombox. Et l’ambiance monte encore d’un cran. Le chapiteau est surpeuplé. Le public, survolté. Le Bruxellois est une des étoiles montantes en Belgique, et ses punchlines ont même traversé les frontières. « Bruxelles Vie » et « Débrouillard » sont évidemment deux moments forts du show. En outre, même si c’était plus que prévisible, le public s’enflamme lorsque son ami VALD le rejoint sur l’estrade pour interpréter « Vitrine », une chanson issue de leur collaboration. Un concert de qualité, sans aucun doute !

M.I.A débarque alors sur la Main Stage. La Sri lankaise est très attendue… Mais elle va décevoir. Son set sera sans âme et téléguidé de A à Z, jusqu’au rappel, « Paper Planes ». Les réactions sont unanimes ou presque : on vient d’assister à un des plus mauvais concerts du festival. Les organisateurs doivent s’en mordre les doigts, surtout que la jolie brune ne doit pas se déplacer pour trois bières et un pain saucisse…

La soirée s’achève à 2h, après le set d’un gars venu tout droit de Bristol : Vandal. Le co-fondateur du célèbre Soundsystem Kaotik propose de la techno pimentée par quelques touches Reggae et Rave Music. De qui terminer ce mercredi (jeudi ?) sur une note plus positive…  

Le premier jour à Dour constitue toujours une forme d’amuse-gueule. Il permet aux festivaliers de s’installer en début d’après-midi, de se réunir autour d’une bière avant de profiter de quelques concerts le soir. Un début en douceur qui sera suivi par quatre jours de folie. C’est parti !

(Organisation : Dour festival)

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LaSemo 2017 : dimanche 9 juillet

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En ce dernier jour du LaSemo, les conditions estivales demeurent. Il devrait pleuvoir seulement en toute fin de nuit. Une aubaine pour les organisateurs !
La plaine est un peu plus clairsemée que la veille. Est-ce une faute de goût dans la programmation ?
Quand on croise les quelques festivaliers rencontrés les jours précédents, on remarque qu’ils ont tous des yeux gonflés et que leur peau tire sur le jaune. La fatigue commence à opérer !
Le site est d’une propreté à faire pâlir un Dour Festival. Faut dire que les bénévoles travaillent d’arrache-pied afin de l’entretenir. Et le public est fort différent, plus propre, plus familial, plus respectueux aussi ! Si ici, le peuple recherche avant tout un moment de détente, dans le second cas, c’est nettement le côté découverte et festif qui prime.
Votre serviteur est nettement moins tenté par le menu proposé aujourd’hui ! Faute avouée est à moitié pardonnée.

Un nom m’attire particulièrement : celui de Barcella. Je ne sais trop pourquoi, mais je me dirige vers la petite scène où un bon millier de personnes sont rassemblées.

Très impressionnant, le gaillard est vêtu d’une chemise longue en flanelle, et coiffé d’un bonnet en laine. Il en a du courage, alors que le soleil frappe durement sur Enghien. Il perle de sueur tout comme les festivaliers d’ailleurs (NDR : mais eux ne portent que le minimum syndical).

Homme de scène, il a décroché plusieurs prix émérites : championnats de France de Slam Poésie, prix Jacques Brel de Vesoul, récompense auprès de l'académie Charles Cros, pour son spectacle ‘Charabia’, etc.

Très à l’aise sur l’estrade, il jouit d’une longue expérience, puisqu’il a notamment assuré le supporting act de Jacques Higelin, Francis Cabrel, Sanseverino, Cali, Tryo, Zebda ou encore Thomas Dutronc.

Mathieu Ladevèze, à l’état civil, est un amoureux de la langue de Voltaire. Il aime le mot, le détourne de son contexte, l’utilise comme matière première, le façonne, l’envie, l’élève, le fait grandir, trie le bon grain de l’ivraie, avant qu’il ne renaisse dans chacun de ses textes, sur une musique dont la poésie moderne colle parfaitement à la chanson française.

Une évidence ! La seule. Il propose un ‘live’ où n’ont droit de cité que l’humour et la joie de vivre. Le gaillard rend festif ses propos, les malmènes, les triture, les enjolive parfois sans tomber dans la mièvrerie. Les seuls maîtres mots : bonheur et onirisme !

Cataloguer cet artiste de bouffon serait lui faire honte. C’est plus que ça. Bien plus ! Toujours en recherche d’exigence et d’inédit, sa conception musicale est concise et précise, entourant des jeux de mots percutants et réfléchis, tout au long d’un flow soutenu par des textes rageurs et affûtés, qu’il dispense en manifestant une autodérision majeure et éphémère.

Son énergie est contagieuse. Il passera d’ailleurs la moitié du concert sur le toit du piano d’un de ses musicos. Faut croire que le matos est solide. Ce type est vraiment déjanté.

Moment fort du spectacle, lorsque dans un élan de courage, il adresse un message au public féminin venu en masse. Lors d’un discours éloquent, il rend hommage aux… salopes. 

Mais pas misogyne pour un sou (selon ses propres dires), il sous-entend par là, les maladies, les catastrophes, etc. Bref, toutes ces saloperies qui nous empoisonnent la vie et qu’il qualifie ainsi…

Le public, pris au jeu, scande de plus en plus fort, cette expression rendue vulgaire aux oreilles des plus jeunes, présents eux aussi. Alors, pour faire passe la pilule (le politiquement correct est de mise), il insiste pour la transformer en ‘escalope’. C’est plus doux, certes, mais l’essence même a perdu de son intensité et de sa crédibilité…

Après une heure d’une jolie parenthèse inattendue, à bâbord toute ! A une centaine de mètres de là, se déroule un spectacle tout public. Intitulé ‘Voyage en bordure du bout du monde’, il narre les aventures du philosophe Sophocle.

Curieux, je prends place au milieu d’une ribambelle d’enfants bouches bées. Nous nous retrouvons tous au cœur d’une histoire qui traite de clowneries, tragédies et magies noires. Plutôt sympa comme expérience !

Entrons ensuite à l’intérieur du château. C’est un vieux bâtiment et il y fait bien frais ! Un showcase y est à nouveau organisé ! Surprise, c’est à nouveau Barcella qui s’y produit.

Que faire ? Je décide de rester ! L’air est frais et une hôtesse vient apporter aux convives une coupe de champagne. Comment refuser ?

L’angulaire est quelque peu différente. D’un concert accordé devant un millier de personnes, le gars se retrouve prostré face à un petit parterre réunissant à peine trente convives triés sur le volet.

Le set est davantage acoustique, le drummer n’a emporté qu’une grosse caisse, une caisse claire, un charley et une paire de balais. Chauve, le claviériste se sert d’un synthé moins sophistiqué. Pas question de s’y poser !

Mathieu en profite alors pour entamer un tour de chant, privilégiant les compos non abordées précédemment et celles qui ont fait le succès festif que l’on connaît.

L’énergie est forcément plus contenue ici, l’environnement affiche ses limites ! Mais, de nouveau, ce concert est de très bonne facture.

Virage à 180 degrés en compagnie de Soviet Suprem. La peur de prendre dix ans au goulag m’incite à me diriger, tout droit, vers la petite scène. Pas le choix ! Autant dire que je suis entre le marteau… et la faucille (faux cils ?)…

Mais qui sont-ils ? Des soldats de l’ex-URSS ? A en décevoir certains, il s’agit tout simplement d’un groupe s'appropriant un style de musique faussement originaire des pays de l'Union soviétique, mêlant surtout influences balkaniques, militaro-punk et électro. Le tout, chanté dans la langue de Molière.

Mais que veulent-ils ? Déclencher la révolution chez ses sympathisants ? Peut-être ! En tous cas, parfois surnommés les ‘Beastie Boys des Balkans’, Sylvester Staline (alias R.wan, chanteur du groupe Java), John Lénine (alias Toma Feterman, chanteur de La Caravane Passe) rejoints par DJ Croute Chef, ne souhaitent ni plus, ni moins, insuffler chez les quelques léthargiques encore statiques qu’une sacrée dose de sons tonitruants et mettre le feu… au rideau de fer !

Les personnages, créés de toute pièce, prônent le rassemblement des peuples amateurs de musiques festives et la révolution du dancefloor par une relecture des musiques du monde à travers un prisme soviétique sur fond d’accents politiques déjantés. Vous comprenez toujours ? Tant mieux, parce que votre serviteur, lui s’y perd un peu…

Au final, alors que presque trente ans nous séparent de la chute du Mur de Berlin, les codes de la guerre froide sont encore bien présents ! Résultat des courses, ce cocktail a failli faire… Führer !

On n’est plus dans le second degré, mais dans le trentième ! Ames sensibles, s’abstenir donc !

Votre chroniqueur prend maintenant le temps d’une pause bien méritée et s’assied dans l’herbe du ‘Jardin Fleuri’ afin d’y contempler un spectacle de funambule. Suspendues à un fil en acier, les Filles Du Renard Pale défient gracieusement les lois de l’apesanteur, entre poésie et légèreté.

Une bonne quinzaine de minutes plus tard, re-direction la petite scène pour y entendre les Fatals Picards.

Issus de Paris (et non du Nord de la France, comme leur patronyme pourrait le laisser penser), ils prodiguent un savant mélange entre ska et variétés. Autant le dire, c’est kitsch à souhait ! Du spectacle au ras des pâquerettes même…

De quoi mourir d’ennui ! Même leur titre phare, « Bernard Lavilliers », pourtant décapant, ne parvient pas à susciter, en mon for intérieur, un soupçon d’adrénaline. Les bâillements s’éternisent à s’en décrocher la mâchoire. Il est temps de changer d’air !

J’en profite alors pour faire le plein de calories auprès d’un stand vietnamien.

Pas facile pour un artiste de revenir sur le devant médiatique lorsque, pur produit marketing issu de l’industrie musicale, on a connu un succès aussi fulgurant qu’inattendu.

C’est le cas de Saule ! Sa déferlante « Dusty Men », qui l’associe à Charlie Winston, compte plus 100 000 singles vendus et 10 millions de vues sur Youtube !

Mais, c’est mal connaître le Montois d’origine ! Loin de ses collaborations opérées en compagnie de Franco Dragone, Dominique A, Charlie Winston, Benoît Mariage, Sacha Toorop ou encore Samuel Tilman, il vient défendre au LaSemo les couleurs d’un nouvel album, fraîchement sorti...

Intitulé « L’embellie » et mis en forme par l’Américain Mark Plati (David Bowie, The Cure, Alain Bashung et les Rita Mitsouko, entre autres), ce disque est fondé, comme son nom l’indique, sur un positivisme éclairé, un embryon de renaissance.

A 20 heures pétantes, il débarque, entouré de quelques musiciens ! Une prestation sans surprise, entre chansons accrocheuses (« Comme »), belles rythmiques (« Respire ») et titres plus intimistes et profonds (« Delove Song »).

Saule est un amoureux de la sémantique et est doté d’une capacité pour écrire de jolies chansons dans la langue de Molière.

Généreux, exubérant, passionné et persévérant, il dépassera ses limites et sa timidité naturelle sur les planches pour le grand bien du parterre lui aussi… passionné !

Babylon Circus clôture cette dixième édition. Une nouvelle page de l’histoire musicale se tourne ! Comme dit l’adage, toutes les bonnes choses ont une fin !

De nombreux bénévoles sont déjà affairés à démonter une partie du matos, comme la petite scène, les décors, etc.

Le site est nettement plus clairsemé à cette heure par rapport à la veille. Faut dire que le lendemain, c’est un jour ouvré. Qui dit juillet, ne rime pas forcément avec congé !

Formé en 1995 à Lyon, le combo s’est forgé peu à peu une réputation solide qui l’a emmené à découvrir au gré des tournées pas moins de 35 pays différents. 

Objectivement, le travail de créativité est abouti. Les cuivres font la part belle aux compositions, parfois très en retrait par rapport aux guitares. C’est intelligemment construit !

Rock alternatif et chanson française se conjuguent au milieu d'un ska sorti de nulle part. Le groupe a traduit cette diversité en force.

Mais, BC s’y perd un peu au final. Les sonorités laissent percevoir un sentiment de déjà entendu et réentendu, comme s’il s’essayait encore dans un style avant de l’épouser définitivement.

Poussive, la prestation dispensée éveille à peine quelques applaudissements parmi l’auditoire. Seuls les fans insulaires restent éveillés.

Autant y aller tout de go, votre serviteur n’a pas du tout été convaincu par ce qui devait être l’apothéose de la soirée.

Frustrant de terminer sur une fausse note n’est-ce pas ?

(Organisation : LaSemo)

Cactus 2017 : dimanche 9 juillet

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Le soleil sera toujours au rendez-vous tout au long de cette troisième journée du festival. Et si elle semble la plus intéressante, il y a moins de monde que les deux jours précédents. On y croise de nombreux enfants, souvent grimés, qui vont à la chasse aux gobelets vides, afin de les échanger contre un tee-shirt à l’effigie de l’événement. On croise même l’un ou l’autre édile politique, au sein de la foule. Bref, l’ambiance est on ne peut plus conviviale.

Et notre journée commence par The Temper Trap, un groupe australien établi à Londres. Le quatuor pratique une sorte de britpop, fortement influencée par Coldplay et U2. Même que le guitariste soliste semble parfois hanté par The Edge. Les compos sont, en général hymniques, et parfois contagieuses. Et puis le chanteur, Dougy Mandagi, possède une voix puissante, dans un registre proche de Ian Astbury (Cult). Parfois, et c’est plus intéressant, l’expression sonore se révèle plus élaborée, presque prog, moment choisi par le batteur pour démontrer toute l’amplitude de son drumming. On aura même droit à un instrumental terriblement excitant, réminiscent du « Papa's got a brand new pigbag » de Pigbag voire de la house mancunienne pratiquée par A Certain Ratio, à une certaine époque, mais sans les cuivres. Et le set de s’achever par l’euphorisant « Sweet Disposition »… et en effet, sans casser la baraque, ce concert nous a mis dans de bonnes dispositions pour la suite de la journée…

Local Natives a davantage mis l’accent sur le r&b et l’electronica, tout au long de son dernier opus. Mais lors de ce set, le groupe californien a eu le bon goût de ne pas négliger les guitares, pour autant. Il y en a moins, mais il y en a encore. Bien sûr, sa musique est de plus en plus alimentée par les claviers, à l’instar de nombreux groupes contemporains, qui squattent les stations radiophoniques. Mais, d’abord le tempo est toujours bien soutenu (NDR : ce drummer l’imprime à une cadence infernale) et puis les harmonies vocales sont absolument superbes, limpides, parfois réminiscentes des Beach Boys. Quant à l’expression sonore, elle navigue plutôt entre Fleet Foxes et Talking Heads, une sorte de pop West Coast aventureuse qui a véritablement brillé tout au long de « Wide Eyes » et « Airplanes ». En finale, le quintet californien nous a réservé un titre d’abord lancinant, mais dont l’intensité va monter en crescendo, un peu comme chez Sonic Youth. Et dans ce registre, c’est le pied !

La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Sophia, c’était en 2004, au Grand Mix de Tourcoing. Soit à l’époque de la sortie de l’album, « People are like Seasons ». En 2006, Robin Proper-Sheppard avait également accordé une interview à votre serviteur, soit avant la publication de l’elpee, « Technology won't save us ». Depuis, le groupe a publié deux autres long playings, dont « As We Make Our Way (Unknown Harbours) », l’an dernier. Paradoxalement, la set list va privilégier plusieurs plages issues de « Fixed waters », un opus gravé en 1996 ! A l’instar de « So slow », « Are you happy now » ou « When you’re said ». Mais aussi, des compos qui figurent sur ses autres long playings, dont bien sûr, son dernier. Outre Robin, partagé entre la gratte électrique et la sèche, le line up implique deux autres guitaristes, dont l’un d’entre eux est le plus souvent assis, et double régulièrement aux claviers, un bassiste et un drummer. La frappe de ce dernier est étonnante. Elle est percutante, mais faussement lente, pour bien épouser le rythme des compos. Le début de set est plus ou moins paisible. Robin y privilégie la guitare acoustique ; mais progressivement les morceaux se chargent d’intensité, même les ballade lancinantes, aux sonorités bringuebalantes, tintinnabulantes, pour atteindre leur summum, lors des deux derniers morceaux, et tout particulièrement l’incontournable « The River song » (NDR : ce titre figure sur l’album « The Infinite Circle », paru en 1998) dans un déluge d’électricité psychédélique. Les musicos sont alors en transe, et dans l’esprit de votre serviteur, le spectre d’Echo & The Bunnymen du tout début des eighties, se met curieusement à planer. Le sommet du festival Cactus, pour l’édition 2017 !   

Maarteen Devoldere, le chanteur/compositeur de Balthazar a donc décidé de monter un projet parallèle, Warhaus, auquel participe Sylvie Kreusch, également chanteuse chez Soldier’s Heart. En live, le line up est renforcé par Jasper Maekelberg, qui milite au sein de Faces on TV, et du batteur de Balthazar, Michiel Balcaen. Sylvie est montée sur une petite estrade. Elle porte une tenue légère, à travers laquelle elle laisse transparaître des dessous sexy ; mais que recouvre un manteau de couleur rouge… largement ouvert. La musique proposée est plutôt atypique, un peu comme si elle était née de la rencontre entre celle de Nick Cave et de Serge Gainsbourg. Maarteen chante d’une voix très particulière, joue de la guitare, du melodica ou de la trompette. La voix de Sylvie est plutôt sensuelle. Le band déstructure les rythmes africains tout au long de « Love’s a stranger » et « The Good lie ». « Memory » évoque davantage Balthazar. Mais, non, le public a beau s’enthousiasmer, votre serviteur a du mal à accrocher. C’est trop kitsch à son goût. Un point positif à souligner quand même, l’originalité du light show ; et pour cause en arrière-plan, sur d’immenses panneaux, sont disposés des carrés renversés qui laissent percer des faisceaux lumineux, majoritairement dans les tons rouge orangés et qui forment parfois des étoiles.

Explosions in The Sky est aujourd’hui considéré comme l’archétype du groupe post rock. Parce qu’il en manifeste toutes les qualités, mais aussi les défauts. Par rapport au style menaçant de Mogwai ou richement texturé de Godspeed You Black Emperor, celui du band texan peut se révéler épique et majestueux, mais aussi souffrir de nombreux clichés. Bref, on reproche surtout au quintet, un manque d’évolution. Pourtant, sur l’estrade, les 5 musicos se démènent comme de beaux diables. Le plus souvent sous l’impulsion des 3 guitares. Perso, j’estime que ce type de musique gagnerait en se servant de projections. L’absence de chanteur limite toute attitude charismatique. Alors pourquoi ne pas y avoir recours, en rendant l’expression sonre encore plus visionnaire ? Sans quoi, le set s’est révélé de bonne facture, sans le moindre accroc, et s’est achevé dans un tourbillon apocalyptique, sous les lights, dont les stroboscopes, de plus en plus aveuglants…

Goose est issu de Courtrai. Son style ? L’électro/rock. Il a publié son dernier elpee, « What you need », l’an dernier. Mélodique, son style lorgne à la fois vers Depeche Mode et Bonzai. Mais sa musique est avant tout dansante. Programmé en finale du festival, le quatuor a ainsi littéralement mis le feu au Minnewaterpark qui s’est rapidement transformé en immense piste de danse, inondée par un light show éblouissant, dans tous les sens du terme. Les milliers de festivaliers ont ainsi fait la fête, levant les mains en l’air dans un même élan, et personne n’a eu envie de quitter le site, avant la fin du show…

(Organisation : Cactus)

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(Merci à Nick)


LaSemo 2017 : samedi 8 juillet

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Seconde journée du LaSemo. Il fait toujours aussi chaud ! Il est pourtant 18 heures lorsque les pieds de votre serviteur foulent la plaine du Château d’Enghien.
Les moustiques profitent de cette profusion de bras nus pour vous attaquer et vous piquer, sans crier gare. Outre la protection contre les rayons du soleil, il est judicieux de se badigeonner la peau de produits adéquats pour éviter ou soigner les démangeaisons.
Les couacs de la veille semblent avoir été solutionnés ; on peut maintenant recharger ses pépètes sans trop de difficultés. Les appareils fonctionnent correctement ! Ouf !
Votre serviteur en profite pour approvisionner son bracelet électronique, placé au poignet, pas à la cheville, quand même !
L’affiche est encore superbe. Et déjà un choix cornélien se pose. Finalement, la décision est prise. Ce sera le régional de l'étape, en l’occurrence le sympathique rebelle Cédric Gervy, la candide et ‘freluquette’ Bini (la grosse surprise de la journée) ainsi que la bande à Alex Callier et Raymond Geerts, Hooverphonic.
Jean-Jean (l’animateur phare) rappelle constamment qu’il serait sage que les parents négligents évitent de paumer consciemment leurs enfants, pour profiter du spectacle.
C’est fou le nombre de bambins esseulés et apeurés que l’on croise ! Alors qu’il suffirait de se rendre aux stands appropriés pour leur réserver une nominette sur laquelle figurerait un numéro de téléphone utile. La parenthèse est close.

Pas de temps à perdre ! On entend au loin une voix qui semble familière. Celle de Cédric Gervy.

Un habitué des lieux. Sur les dix éditions, il s’est produit à neuf reprises. C’est dire s’il est apprécié !

Un LaSemo sans Gervy, c’est comme si vous mangiez des frites sans sel ! Quelque chose de complètement inconcevable dans le plat pays…

Votre serviteur apprécie cet artiste. Un personnage particulièrement humain, disponible et d’une sincérité à toute épreuve. Sans langue de bois, il s’est livré à un sympathique jeu de questions/réponses, il y a deux ans. Une interview touchante !

D’habitude, il écume les scènes en solo. Il s’est lancé, pendant quelques années, au sein d’un projet collectif : Cedric (et les) Gervy, impliquant Mr Chapeau, le gratteur RenRadio et le drummer Tyler Von Durden. Courant 2009, ce dernier a été remplacé par The Robot.

Balayant d’un revers de la main cette quasi-étape obligée de starification, il a préféré mettre un terme à cette collaboration afin de poursuivre en solitaire la propagation de sa bonne humeur. Le titre « Putain, j’ai failli être connu » est éloquent à ce sujet.

Oh, surprise, aujourd’hui, il est flanqué de ses comparses d’autrefois. Le spectacle risque d’être à la hauteur de cet anniversaire. Dix ans, ce n’est pas rien quand même !

D’emblée, il affirme qu’il serait heureux d’être encore là dans une décennie. Nous aussi l’ami !

Il s’adresse aux plus jeunes et leur demande s’ils sont heureux d’être en congé, parce lui l’est depuis quelques jours (il est prof de néerlandais). Natuurlijk !

Son fil conducteur, c’est le calembour. Mais pas que ! Parce que le leitmotiv va bien au-delà.

Chacune de ses chansons véhicule des messages forts et pertinents. Les thématiques sont souvent dénuées de tout stéréotype et bien éloignées de ce fameux ‘compromis à la Belge’

Gervy, chanteur sérieux, mais ne s’y prenant pas trop ?

Il dépeint les problèmes sociétaux à travaux des thématiques choisies en fonction du moment (la crise, l’addiction aux jeux, …) Mais, ne dites surtout pas que c’est un chanteur engagé !

Détail intéressant, l’auditoire est composé d’une pyramide des âges très large. De jeunes enfants accompagnent leurs parents. C’est dire la popularité de ce mec. Tout a fait justifiée d’ailleurs…

Lui, ce n’est pas du sang qui coule dans ses veines, mais un savant mélange de bonne humeur et de joie de vivre.

Autant dire que ses concerts sont synonymes de franche rigolade. C’est une thérapie contre la morosité ambiante à lui tout seul. Faudrait même que la sécurité sociale rembourse chacune de ses prestations tant il fait du bien à l’âme. On en ressort complètement soulagé. La larme à l’œil même, tant les fous rires sont légion…

Ses plus gros titres ont été scandés par un parterre en transe : « George est content », « Que c’est chiant le reggae », …

Direction maintenant le Château, pour y assister au showcase privé de Bini. Je ne connais pas. Autant découvrir.

Certains festivaliers confondent la jeune fille avec un quasi-homonyme baptisée Bibie (la black ronde qui chantait « Tout simplement » en 1985). Ce n’est pas dans le même registre ! Elle n’a pas la même carrure, non plus…

La sécurité à l’entrée accomplit parfaitement son travail. Il faut montrer patte blanche si l’on veut accéder au précieux sésame. Par ces temps anxiogènes qui courent, c’est rassurant !

Du haut de ses dix-huit printemps, la demoiselle pose des mots en français sur des accords universels, histoire d’emballer des morceaux tout fous et un peu foutraques.

Elle est accompagnée du padre. Et en pyjama s’il vous plaît ! Tenue normale pour une gamine de cet âge ? Le show s’annonce très second degré, en tout cas…

Mais, il en faut plus pour la déstabiliser ! Elle s’accroupit, prend une feuille de papier et griffonne les titres qu’elle va interpréter !

Et votre serviteur ne s’est pas trompé ! Elle s’excuse presque d’être là et baragouine quelques mots. Elle ignorait même, jusqu’à il y a peu qu’elle devait assurer un mini concert d’une demi-heure…

Elle en a même oublié son capodastre (système utilisé pour transposer le manche de guitare). Heureusement que papa pense à tout, n’est ce pas ?

D’un pas décidé, il s’exécute machinalement. Habitué de ces turpitudes ? Ca peut parfois servir un père, s’exclame t-elle, hilare.

Le public réunit une bonne vingtaine d’âmes qui vivent ! Pas mal se sont assis sur le sol joliment vitrifié, tout en sirotant la coupe de champagne offerte par la maison. Sympa la vie de châtelain !

Sèche à la main, lunettes rondes trop grandes pour elle et cul posé sur une vieille chaise en bois, elle commence à fredonner les premières notes d’une prestation qui restera iconoclaste.

La voix est fluette, son timbre fébrile. Presque inaudible. Faut dire que la gonzesse travaille sans micro.

Ses histoires, sont les siennes, elles lui appartiennent. Elle s’amuse à déclamer ses déceptions amoureuses. A les détourner, à les chantourner, à la chantonner, tout en légèreté.

Ses textes sont à la fois tristes et rigolos. On se surprend à sourire au détour d’une larme. Ou pleurer, au détour d’un sourire. C’est sûr, ‘elle n’aime pas les gens qui font du yoga’ !

Malgré son petit mètre soixante, on devient tout petit devant Bini et sa comparse Sandy (NDR : entendez par là, sa six cordes qu’elle alterne avec un ukulélé aussi grand qu’elle).

Puis, la donzelle surprend l’auditoire en fredonnant une kyrielle de tubes (« Let it be », « Somenone like you », etc., …) durant trois bonnes minutes sur un ton monocorde. Suffit de pincer deux cordes pour faire une chanson, dit-elle, en affichant un large sourire. Oui, mais faut du talent ma chérie ! Le tien par exemple…

Après une pause dînatoire bien méritée, prise au détour d’un stand bouffe, votre serviteur se dirige vers ce qui clôturera cette seconde journée de festival, à savoir Hooverphonic.

Fondé en 1995 par Alex Callier (basse, programmations et production) et Raymond Geerts (guitares), le groupe belge reste l’une des formations les plus populaires du pays.

Celui aussi qui a connu le plus de défections parmi ses chanteuses ! A commencer par Liesje Sadonius qui participera à l’enregistrement d’un premier album encensé par la presse en 1996, « A New Stereophonic Sound Spectacula ».

L’année suivante, Geike Arnaert lui succède sur « Blue Wonder Power Milk ». Mais, elle quitte le groupe pour voler de ses propres ailes, un an après la réalisation du septième opus, « The President of the LSD Golf Club ».

En 2010, c’est Noémie Wolfs qui rejoint l’équipe. Détail croustillant, elle ne possède pas d’expérience musicale et n’a suivi aucun cours de solfège.

Le groupe se concentre alors sur la réalisation de « The Night Before ». En 2013, elle participe à l’enregistrement de « Reflection », le dixième du genre.

Un an plus tard, la formation prend le parti de revisiter son propre répertoire à l’aide d’un orchestre symphonique, « Hooverphonic With Orchestra ».

C’est justement sous cette angulaire intrigante et rafraîchissante que le groupe va articuler son show.

Ils sont dix-sept sur l’estrade. Enfin, dix-huit si on compte la personne qui se charge du langage des signes. La partie symphonique est disposée au centre et les musicos sont répartis autour.

Si les cordes apportent un côté ouaté, voire glamour, l’instrumentation électrique transgresse discrètement cette courbe ascendante.

Le set offre une relecture de vingt années de tubes récents ou anciens (« Boomerang », « Gravity », « Ether », « Angels Never Dies », etc.).

Les vocalises sont assurées par les voix distinctes et intrigantes de Pieter Peirsman (qui se charge également de la gratte électrique) ainsi que de Kimberly Dhondt et Nina Sampermans. Ces dernières ont opté pour l’extrême gauche du podium. Ces différents timbres vont communiquer une identité spécifique à chaque chanson.

Un des moments forts de ce live, voire de cette édition toute entière, viendra de la prestation de Mister Peirsman, lors de la reprise de « Vinegar and Salt ». Foi de festivalier, jamais un timbre de voix ne m’a procuré autant d’émotions.

Ou encore, cette participation massive et fédératrice du public en entonnant ses ‘la-la-la’ sur « Hiding In A Song ».

Alex Callier échange régulièrement auprès de ses fans dans un français approximatif. Il s’autorise même à balancer quelques blagues. C’est dire !

Au total, une heure trente de chansons emblématiques proches des versions originales ou en s’y éloignant, mais issues d’un répertoire riche et varié.

Un set sobre, efficace et élégant. Que demande le peuple ?

Encore une soirée placée sous de bons auspices. Un petit détour à l’espace guinguette, histoire de se dégourdir le popotin ? Peut-être demain…

(Organisation : LaSemo)

 

Cactus 2017 : samedi 8 juillet

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Deuxième jour du festival Cactus. Et au sein de la programmation, on épinglera surtout les concerts de Steve Winwood et en finale, de Kaiser Chiefs. Pour ce dernier on se demande quand même de quelle nature sera son show, depuis que le principal compositeur et drummer, Nick Hodgson, a quitté la formation, en 2012…

Coely Mbueno est anversoise. Elle est surnommée la Beyoncé belge. Son hip hop est du goût du public. Elle reçoit le concours du rappeur Dutch Norris pour « Don’t care », incite la foule à frapper dans les mains lors d’un exercice de beatbox et transforme à sa sauce le « Could you bel loved » de Bob Marley…

Etabli à Los Angeles, Rhye est un projet réunissant le chanteur canadien Milosh (NDR : qui joue aussi parfois de la six cordes ou frappe sur un tambour) et le multi-instrumentiste danois Robin Hannibal. Sur les planches, outre le leader, on remarque la présence d’un violoniste, d’une préposée à la double basse (NDR : instrument qui sert à la fois de contrebasse et de violoncelle), ainsi que d’un batteur, un claviériste et un gratteur. Michael chante d’une voix haut perchée des compos dont les textes sont empreints de sensualité, voire à connotation sexuelle, et qui mêlent r&b, jazz, néo-classique et électronica. Mais surprise, on a beau chercher, où donc se cache Robin Hannibal ? Soit il est absent, soit il a complètement changé de look. Pas de trace, en tout cas, d’un musicien aux cheveux longs qui touche à des tas d’instruments, comme la guitare, le violon ou le cor. Pas grave, le public semble complètement indifférent à cette prestation. Et pourtant, le groupe essaie, vaille que vaille, de le sortir de sa torpeur, probablement causée par le soleil de midi. Sans succès. M’enfin, un tel show serait bien plus adapté en salle ; ténébreuse et voluptueuse, la musique de ce combo exigeant, sans doute, une ambiance davantage intimiste…

La transition a donc été brutale, en compagnie de Millionaire. A sa tête, on retrouve Tim Vanhamel, qui a notamment milité chez Evil Superstars et dEUS, mais aussi reçu le concours de Josh Homme (le leader de Eagles of Death Metal), lors des sessions d’enregistrement de son second elpee, « Paradisiac ». Tim monte sur l’estrade en exhibant un cactus… dans un pot, quand même. Il le pose sur les planches et se prosterne devant lui. Enfin, il empoigne une sorte de ‘cigar box’ et se lance dans un long solo. A l’issue du premier morceau, il crie ‘hello’ et on lui apporte une guitare plus conventionnelle, alors que son backing group le rejoint. Soit un bassiste, un drummer et deux autres gratteurs, dont l’un d’eux se consacre circonstanciellement aux claviers. Et le set de se révéler particulièrement électrique. Vu la manière de trafiquer sa voix ainsi que le nombreux breaks dans les compos, on ne peut s’empêcher de penser à Jon Spencer & The Blues Explosion (« I'm Not Who You Think You Are », « Sciensing »). L’interaction entre les différents gratteurs est remarquable. Le set nous réserve cependant encore une compo mid tempo mélodieuse, romantique, interprétée dans l’esprit de The Veils, un tordu « I’m on high », qui pourrait figurer au répertoire de Triggerfinger, et s’achève par « Champagne », un stoner d’excellente facture, qui met un terme à un set qui l’a été tout autant…

Le vétéran de service pour l’édition 2017 du Cactus sera Steve Winwood , une légende vivante qui a joué, notamment, en compagnie de Jimi Hendrix, Klaus Shulze et des tas de bluesmen (NDR : dont B.B. King, Bo Diddley, Chuck Berry, Eddie Boyd, Howlin' Wolf, John Lee Hooker, Muddy Waters, Otis Spann, Sonny Boy Williamson II et T-Bone Walker), sévi chez le Spencer Davis Group et Traffic, sans oublier fondé le super groupe Blind Faith, en compagnie d’Eric Clapton et de Ginger Baker. Et il n’a jamais cessé de bosser comme musicien de studio. Le nombre de long playings auxquels il a participé, est vraiment impressionnant ! Il fêtera ses 70 balais l’an prochain, et manifestement il respire la forme. Il a emporté son orgue Hammond et lorsqu’il cède sa place au multi-instrumentiste (percus, saxophone ténor ou alto, flûte, etc.) c’est pour jouer de la guitare. Et franchement, vu son toucher de cordes, on se rend compte qu’il a côtoyé Clapton. Outre son relais, il est soutenu par un percussionniste, installé au milieu de l’estrade, un guitariste (NDR : qui porte un drôle de chapeau) et dont le manche de gratte est sectionné, un drummer (NDR : placé à droite, il se sert d’un matos bien achalandé) et un bassiste. La présence d’un percussionniste et d’un drummer va communiquer une coloration latino à la majeure partie du répertoire. Parfois, le spectre de Santana se met même à planer. Très caractéristique, la voix de Steve est intacte. Et le personnage reste humble. Il fait son job. La prestation s’ouvre par la cover du « I’m a man » de Bo Diddley, une compo que le Chicago Transit Authority avait magnifiée en 1969 ! La set list va nous réserver des classiques pour la plupart délicieusement rognés par les claviers, mais aussi des standards au cours desquels il se réserve la six cordes, comme sur « Can’t find my way home  », qu’il interprète remarquablement en picking ou le blues/rock imparable « Had to cry ». Il n’en n’oublie, bien sûr, pas l’éternel « Gimme some lovin’ ». Bref, un chouette moment, même si on aurait aimé savourer davantage de titres issus du répertoire de Blind Faith et de Traffic. L’ovation est méritée, et c’est bras dessus, bras dessous, que le quintet salue la foule.

Jamie Lidell est un chanteur britannique de néo soul. Son influence majeure, c’est Stevie Wonder. Et pourtant, ce soir, il est soutenu par un group de rock. « Multiply » ouvre les hostilités, un titre qui a servi de générique à la série télévisée, ‘Grey's Anatomy’. L’artiste se produisait la veille dans le cadre du North Sea Jazz Festival, et il faut croire que l’air de la mer du Nord lui fait le plus grand bien, car il a accordé un set particulièrement solide, comme le souligne si bien sa chanson, « A little bit of feel good »…

Il revenait donc à Kaiser Chiefs de clôturer la soirée du samedi. Et la formation va se fendre d’un excellent show, en passant quasi-exclusivement ses tubes en revue. Depuis « Everyday I love you less and less » à « Coming home », sans doute le titre le plus probant composé par le band, au cours des 5 dernières années, en passant par « Ruffians on parade » (woohoo !), au cours duquel Wilson est monté sur les drums, « Na na na na na », « Modern way », « Ruby », la cover du « Ever fallen in love » des Buzzcocks, « Never miss a beat », « Angry mob », au cours duquel Wilson va inviter la foule à reprendre le refrain en chœur, et sans doute la meilleure chanson jamais écrite par la formation insulaire, « I predict a riot »...

(Organisation : Cactus)

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(Merci à Nick)

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