Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Afghan Whigs
Biohazard 8/8/26

Various Artists

The Helena Scene

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Il s’agit déjà le 6ème volume de cette superbe série baptisée "Blues across America". Arrêtons-nous donc dans l'Arkansas, le long du Mississippi, dans une cité surtout connue par son show radio ouvert en 1941 : le ‘King Biscuit Time’, sur KFFA. Helena est aussi réputée pour ses bluesmen prestigieux : Sonny Boy Williamson II, Robert Nighthawk, Pinetop Perkins et Robert Lockwood Jr.

Cette collection s'ouvre sur les derniers enregistrements du regretté Frank Frost, sous la bannière des Jelly Roll Kings. Sam Carr est aux drums et, dans le rôle de Big Jack Johnson, nous retrouvons le guitariste et producteur, Fred James. L'entrée en matière, dans le blues d'Helena est royale. A cause de cette interprétation lumineuse de Frank, à l'harmonica, sur le nerveux "Better take it slow". Le rythme ralentit. L'émotion monte d'un cran. Frank chante son "Hey baby", sans concession, ni fioriture, d'une manière très directe, mais combien convaincante. Une production roots qui va en ravir plus d'un. Frank rétablit le tempo sur "Keep things right". La section rythmique est implacable. Sam martèle ses peaux et Fred trace les lignes de basse avec une six cordes. Frost clôt sa participation avec panache, dans " Come here baby ", un titre de swamp blues, proche de Slim Harpo. C'est à John Weston que revient le redoutable rôle de succéder à Frank Frost. Cet harmoniciste d'Helena a déjà enregistré pour Evidence, Appaloosa, mais également Fat Possum. Il pratique, lui aussi, mais avec moins de panache, un blues électrique assez primaire. John est un musicien assez discret, inspiré par Sonny Boy II. Un chanteur sans charisme, qui peut toutefois se révéler efficace, lorsqu'il aborde le blues. A l'instar de "Baby weather blues", exécuté devant son guitariste, Troy Boussard. Dave Riley est sans aucun doute le moins connu des artistes présents. Il a passé une bonne partie de sa vie à Chicago, et est d'ailleurs toujours le bassiste de Byther Dmith. Sa version de "Automobile", écrite par Fred James, est une excellente entrée en matière. Le blues lent "Living in borrowed time" reste proche de Chicago. Dave joue de sa guitare avec parcimonie, me rappelant ainsi le Jimmy Dawkins d'une époque. Sa finale en shuffle "Heat up the oven " ne manque pas de panache. Un bon album qui vaut surtout par la dernière cuvée de Frank Frost.

 

Various Artists

Blueprint

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Le célèbre magazine de blues anglais Blueprint propose ici son 3ème volume consacré aux productions locales. Un disque qui commence par l'excellent "Just can't afford it", une composition sur laquelle le pianiste intrépide Mike Sanchez, chante sur un rythme endiablé. Cette chanson est également le titre maître de son nouvel opus. Mike a quitté les Big Town Playboys pour entamer une carrière individuelle. Il chante, joue du piano, mais également de la guitare et de la basse. Nous le retrouvons en compagnie du vétéran sudiste, Bob Pearce flanqué de son Blues Etc, pour le nerveux et entraînant "14". Un extrait de son dernier album, caractérisé par le talent du pianiste Matt Empson, qui joue ici son petit Sanchez. La nouvelle reine du British Blues, Connie Lush monte sur les planches du Royal Albert Hall, pour chanter "Can we love again", entouré de son Blues Shouter. A travers "Crazy life", les Barcodes nous livrent une production prometteuse. L'atmosphère jazzy est entretenue par l'harmonica d'Alan Glenn (ex-Nine Below Zero et Yardbirds). Passionné de Jimmy Smith, le chanteur Bob Hadrell s'acquitte fort bien de sa tâche. En outre il double aussi à l'orgue Hammond. A l'instar des précédents recueils, Blueprint a mêlé blues électrique et blues acoustique ; et cette dernière frange est fort bien représentée par les Hokum Hotshots, Will Killeen, Ian Siegal, Papa George et quelques autres. Corrina Greyson possède une voix soul bien sentie. Elle le démontre sur "Why get up". Son guitariste, Matt Schofield, y va d'un solo proche du style de Jimmie Vaughan. Flanqué de ses Magnitones, Pete 'G' nous sort un shuffle inspiré du Texas et de la Louisiane, sur "Everything you say and do". Cette nouvelle collection se révèle une nouvelle fois intéressante, même si les plages ne sont pas toutes de première force. Elle se referme dans la quiétude d'un blues à la T-Bone, assuré par le guitariste Richard Studholme.

 

Various Artists

Blue Haze

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Trente ans qu'il est parti, lors d'une sombre nuit de septembre 1970. Il venait de traverser l'univers de la rock music tel un météore ; mais en l'espace de trois ou quatre années, il est parvenu à y inscrire son nom en lettres indélébiles. Plusieurs générations se sont succédées depuis ; mais jamais Jimi n'a été oublié, jamais son héritage n'a laissé indifférent. Même dans le monde musical contemporain. C'est la marque du génie. Voilà donc une collection de plus, réunissant des reprises de titres de Hendrix, rehaussée par la participation de quelques uns de ses disciples. Et l'on retrouve ici, ce qui fut la facette blues mais aussi la facette expérimentale de sa fin d'existence.

L'hommage démarre dans la douceur, la mélancolie amère, la beauté acoustique, d'un "Angel". James Peterson siège au piano. Eric Bibb chante de manière lumineuse, d'une voix étrangement proche de celle de Jimi. On ne sera guère étonné de retrouver à plusieurs reprises Walter Trout. D'abord parce qu'il retrouve sa principale source d'inspiration. Ensuite parce qu'il fait partie de l'écurie Ruf. Sur "Who knows", c'est l'orgie des cordes. Walter est rejoint par Popa Chubby et Jimmy Thackery. C'est à Walter que revient le droit de jouer sans surprise "Hey Joe", introduit par le "Star spangled banner". Eric Burdon a bien connu Hendrix. Son manager était en effet Chas Chandler, un ancien Animal. Eric écrit ici les notes de pochette et se présente deux fois. Pour "I don't live today" et l'aérien "Third stone from the sun/The story of my life". Il est ici flanqué de sa nouvelle formation, basée comme lui, à la Nouvelle Orleans. "The wind cries Mary" est l'une des plus belles compositions d'Hendrix. Buddy Miles, ancien compère du Band of Gypsies, la chante, entouré par Chris Layton et de Tommy Shannon, la section rythmique de Double Trouble. Il est vrai que Stevie Ray Vaughan eut aimé participer à un tel hommage! Les bluesmen sont bien présents. Taj Mahal chante un funky "All along the watchtower". Trudy Lynn furieusement et autoritairement "Voodoo Chile", avec un très hendrixien Eric Gales aux cordes. Bernard Allison nous sert "Hear my train coming" et Alvin "Youngblood" Hart, "Remember". Protégés teutons de Thomas Ruf, Constanze Friend et son partenaire Thomas Fellow nous proposent une curieuse reprise de "Purple Haze".

 

Various Artists

Bacharach Burt - One amazing night

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Burt Bacharach est un grand compositeur. En tout cas, c'est que le CD tente de nous prouver. Enregistrement d'une émission TV, cet album propose 12 ‘standards’ du compositeur repris par une foule d'artistes tous plus variés les uns que les autres : de Sheryl Crow à Elvis Costello en passant par les Ben Folds Five, les All Saints ou encore Mike Myers himself. Et s'il est vrai que l'influence de Bacharach peut se retrouver dans les compositions respectives de ces artistes (cette recherche de l'arrangement soigné, de la mélodie " immédiate "), on ne peut s'empêcher de penser que nous l'avons échappé belle. Car, si finalement certains de ces morceaux font partie d'une mémoire musicale collective (" What's new pussycat "; " Do you know the way to San Jose ", c'est lui), ce que fait Bacharach ne s'éloigne pas de la variété Las Vegassienne comme peut nous proposer, au hasard, Tom Jones. Alors tant que ça s'arrête à l'influence, c'est tant mieux. En tout cas les spectateurs qui assistent à l'émission semblent ravis. Les applaudissements nourris, mais polis, ponctuent les morceaux ; et lorsque l'interprète commence à chanter, c'est reparti pour une salve. L'album idéal à offrir à votre grand-mère.

Various Artists

Allons en Louisiane

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Ce double album célèbre la Louisiane et fête l'accordéon. Un double disque composé d'un CD rom et d'un CD audio! Sur le CD rom, vous pouvez y recueillir des informations sur le tourisme local, les bons restos, la musique cajun et zydeco, les danses et la cuisine et tout ce qui fait l'originalité de cette région. Le CD audio réunit différents artistes louisianais, dont plusieurs accordéonistes bien connus des amateurs du style. Geno Delafosse tout d'abord. Mais aussi Steve Riley & the Mamou Playboys dans un vivifiant "Ca tu dis et ça tu fait ne sont pas pareils". Chris Ardoin & Double Clutchin' navigue entre funk et les rythmes des Caraïbes sur le terrain bien connu du "Bon Temps rouler" avec Clarence Garlow par Beausoleil. Bercez-vous en écoutant les Balfa Toujours interpréter une valse cajun toute en douceur, "Restez, mom et pop, restez" ; ou encore Al Berard & the babin Brothers, responsables de "Dans la Louisiane". Le regretté Beau Jocque se fait très blues avec ses Zydeco Hi-Rollers sur "Going to the country". Alphonse "Bois Sec" Ardoin chante comme un véritable poivrot (avec un nom pareil!) sur "Allons danser", et Bruce Daigrepont, amoureux transi, chante avec ferveur "La clef de moncoeur". Un beau tour des bayous louisianais, de tout le pays cajun, de Lafayette à Opalousa, en 15 chapitres.

Venus

Welcome to the modern dance hall

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Premier album pour ce quatuor issu de Bruxelles. Et quel album ! Encensé en 2000 par la presse nationale, mais aussi celle d'outre-Quiévrain, " Welcome to the modern dance hall " constitue, sans nul doute, l'une des meilleures réalisations musicales noir jaune rouge de ces dix dernières années ! Prenez une guitare sèche, une contrebasse, un violoncelle et une batterie. Soit un line up 100% folk dont est extrait une structure musicale qui flirte tantôt avec les mélodies tendres de la pop anglaise (James, Radiohead), tantôt avec la fièvre enivrante du rock atmosphérique (dEUS), sombre (Pere Ubu, Nick Cave) ou minimaliste (Velvet Underground), tantôt avec les ballades celtiques (Waterboys). A ce magnifique ensemble de références deux traits particuliers ne peuvent être omis. Le premier concerne l'ambiance globale de l'opus. Une ambiance captivante, mystérieuse, déchirante, comparable à une pièce de théâtre qui joue au fil du temps avec nos sentiments. Et ce n'est pas un hasard si sur scène, Venus fait appel à un véritable scénariste afin de rendre les prestations plus expressives encore. Un deuxième aspect touche à la puissance des vocaux. Marc Huygens, interprète inspiré d'une histoire fantastique qui d'une voix anxieuse, rassurée, violente ou timide, parvient à transpercer le derme de tous ses auditeurs. Pourvu que ce conte de fées ait une suite…

 

Stevie Ray Vaughan

Blues at Sunrise

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Attention, ceci n'est pas un album inédit de SRV mais une collection du meilleur de ses blues lents enrichie, pour raisons commerciales de 2 plages qui ne sont encore jamais sorties, dont une splendide version de son réputé "Tin Pan alley". Enregistrée live au festival de Montreux en 1985, elle réveille le souvenir d'un autre bluesman texan bien regretté, Johnny Copeland. A la guitare, mais aussi au chant. Un très grand moment, saturé de feeling, de le part de ces deux pensionnaires du Paradis du blues. L'autre inédit est une version alternative de "The sky is crying", d'Elmore James, immortalisée en 1984, lors des sessions de l'album "Couldn't stand the wheather". Dernière particularité à se mettre sous la dent, une version live de "Texas flood". Jamais gravée sur CD à ce jour, elle figurait sur la vidéo "Live at the El Macambo", tournée au célèbre club de Toronto, au Canada.

Il reste donc sept plages parmi lesquelles, je suis très étonné de retrouver "Blues at Sunrise". Issu de sessions commises en compagnie d'Albert King, elle figure sur l'album "In session", sorti en 99. Lorsque je pense qu'il dure un bon quart d'heure, il aurait été plus judicieux de trouver trace de l'un ou l'autre merveilleux concert de SRV. Cet opus recèle également "The things that I used to do", appuyé par le frère Jimmy à la 2ème guitare, mais aussi le très beau "Dirty Pool", extrait du 1er album"Texas flood", paru en 83. Sans oublier "Ain't gone 'n' give up on love", tiré de "Soul to soul", et "Leave my girl alone" (de Buddy Guy) de "In step". Il serait ingrat de ne pas signaler la présence de l'inoubliable section rythmique constituée de Chris Leyton et de Tommy Shannon, ainsi que du claviériste Reese Wynans, mais seulement pour quelques plages. Cet album permettra, à coup sûr, à ceux qui ne compteraient pas d'album de Stevie dans leur discothèque, d'écouter celui qui fut probablement le musicien phare de la dernière génération du blues et le porte-drapeau de ce fabuleux Texas blues…

 

Vanilla Coke

Supermarket

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Qui a dit que les concours musicaux ne servaient pas à grand-chose ? Depuis 1999, date de leur participation remarquée et récompensée au ‘Concours Circuit’, Vanilla Coke n'a cessé de tourner : Festival de Dour, Festival du Devenir, Nuits du Botanique (1ère partie de Supergrass), 1ère partie de Matmatah et de Dionysos, signature chez Distrisound concrétisée par la gravure du single " So shy ", inclus sur cette plaque. Et maintenant sortie de ce " Supermarket ". Avouez que les perspectives d'avenir peuvent être ouvertes. Adeptes d'une musique spontanée et radiophonique, Vanilla Coke aime la dérision et le second degré. Sans pour autant tomber dans la dernière bonne blague belge. Non, car sous des dehors d'amateurisme et de bande de joyeux drilles, le groupe tient la route en alternant les ambiances et les recherches mélodiques instantanées. Tous les titres ne font pas mouche du premier coup et il en manque peut-être un ou deux plus accrocheurs qui permettent d'avaler d'une traite ce " Supermarket ". Maintenant, le groupe a pris le parti pris de l'humour. Une chose est sûre, s'ils avaient été issus d'une région flamande ou d'une plaine limbourgeoise, ils auraient déjà été sacrés " dieux superstars "….

 

Steve Von Till

As the crow flies

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Steve Von Till n'est autre qu'un des guitaristes/chanteurs de la formation californienne Neurosis. Nos joyeux lascars ont donc décidé de sortir une production alternative sur leur propre label, Neurot Recordings. "As crow…" apparaît comme une version unplugged de certaines intros des morceaux de Neurosis. Dans le plus simple accompagnement (guitare acoustique, violon, violoncelle et piano), Von Till oublie partiellement sa voix caverneuse et menaçante pour poser concrètement des mélodies (NDR : faut quand même pas espérer du Tom Jones, hein !) et tisser des ambiances épurées, mais toujours basées sur la répétition. Le climat ainsi créé n'aide pas vraiment à sortir du brouillard et ferait passer l'aspect déprimant de Sophia pour une ode à la joie. Les familiers de Neurosis y retrouveront leur bonheur; les autres pourraient se servir de cette plaque comme une introduction en douceur à l'univers complexe de ce groupe, tout en acceptant de laisser quelques plumes au passage…

 

Vibronics

Dub Italizer

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Du coup, en espion malin, les petits maîtres de Vibronics, logeant dans la même écurie, tentent de nourrir leur ouvrage Dub Italizer d'un zeste de bassline acid, ou de ritournelles orientales. Tiens donc. Tentative d'un (petit) crossover, l'ensemble, néanmoins, lorgne plus vers l'électronique que vers les butes du Sahara. Jah dub, en s'assumant techno, permet à l'album de décoller, nous prouvant leur capacité à se singulariser en tentant d'acheminer le genre vers des paysages neufs. Aussi, Il y a fort à parier que Jah Music, la version vocale, deviennent assez vite un hymne ragga/ dub servant de défouloir pour tous leurs futurs fans. Là où ça coince est plus niveau mélodies, assez naïves finalement, dont je n'affirmerais pas qu'elles soient réellement assumées comme telles. A suivre...