Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Ora Cogan
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The Tassilli Players

An atlas of world dub

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Approche originale pour cet album : les Tassilli Players ont composé leurs chansons en s'inspirant des endroits visités lors de leurs voyages. Là, nous disent-ils, ils ont ressenti ‘a strong roots I-bration’. Et apparemment, cette ‘I-bration’ est bien présente partout à travers le monde. Disons que la chose qui m'a le plus surprise dans cette démarche, est l'utilisation (parcimonieuse) de machines. Et dans le domaine du dub et du reggae, c'est assez surprenant. Enfin, pour ce que je connais de ce style musical. Pour le reste, " An atlas of… " consomme un dub plutôt conventionnel, demandant une ouverture d'esprit particulière, pour être apprécié à sa juste valeur…

 

Tarwater

Animals, suns & atoms

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Ronald Lippock et Bernd Jestram sont de redoutables manipulateurs du son. Ce duo berlinois avait d'ailleurs sévi en 1998, en commettant " Silur ", un premier album dont la perception, à la fois émerveillée, distordue et troublante de l'électronique lui avait valu l'étiquette de post rock. En fait, Tarwater réalise la parfaite fusion entre le kautrock référentiel de Kraftwerk, voire de Can, la forme néo industrielle de Cabaret Voltaire et le trip hop de Massive Attack, Tricky et bien sûr Portishead. Il nous plonge ainsi dans un univers visionnaire, sis aux confins de la new wave atmosphérique; un univers virtuel peuplé de boucles insidieuses, de tics percussifs, bruissements organiques, samplés ou en couche, et autres gadgets technologiques tels que le stylophone, au sein duquel le timbre vocal impassible, neutre de Ronald, rôde tel un oiseau de mauvaise augure. Le sinistre " All of the ants left Paris " atteignant même le degré reedien sur l'échelle du Velvet…

 

Taboo Blue

Mood swings

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Ne vous fiez pas au titre de cet album, Taboo Blue n'est pas un groupe de swing moderne comme il en existe tant aujourd'hui, mais un roots rock band qui nous vient du Minnesota. J'avoue que j'en ignorais presque l'existence, mais son album m'a plu tout de suite.

Diable, entamer les hostilités par un rock boogie tel que "67 Fairlane" est idéal pour la route. La slide gronde et le piano piétine. Si on faisait abstraction de la voix, ce titre aurait pu figurer sur un bon album de Bob Seger. Deux guitares, celles de Leon Laudenbach et de Johnny Schwartz, ainsi que les claviers de Chris Schuette, forment la base d'envol de Taboo Blue. "Burn in Atlanta down" qui suit, s'ébroue calmement, monte progressivement en puissance, et au contact de la slide, prend feu en fin de parcours. Ce haut niveau n'est pas cependant pas présent d'un bout à l'autre de l'album ; mais d'autres instants intenses réapparaissent çà et là! Très rythmé, " Death bed confession " est agrémenté d'un petit break d'harmonica destiné à neutraliser les cordes qui n'attendent que le moment de cracher à l'avant-plan. Le bluesy "Ooh Pee Doo" est amusant, et le très roots "Bury the plow", apaisant. "Jack the Cat" demeure dans cet esprit très roots, mais en plus rock. Le piano en assure la base, alors que Mark Anderson a troqué son harmo contre un sax. Si la plage titulaire séduit en légèreté, elle n'en succombe pas pour autant au swing, cherchant plutôt à entretenir une ambiance où règne la bonne humeur. Et lorsque l'album est terminé, nous avons encore droit à quatre plages live. Quatre bonus tracks enregistrées au Novaks de Saint Paul. Et surprise, nous découvrons un blues band efficace qui se frotte avec beaucoup de bonheur à des reprises de classiques : "Crosscut saw", "Back door man", "Leaving your town" (de Charlie Musselwhite) et "Come back baby" (de Billy Boy Arnold). Et lorsqu'on sait que ce sont les mêmes musiciens, il y a vraiment de quoi se poser des questions. Chauffe Taboo Blue!

 

Type O Negative

The Least Worst of

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Peter Steele, le géant vert de Type O Negative, est heureux ! Avec cette compile d'incontournables, il vient enfin de couper le cordon ombilical qui le liait au label hollandais Roadrunner, avec lequel il entretenait une relation faite de tout, sauf d'amour et d'eau fraîche. The Least Worst Of Type O Negative (NDR : traduisez, le moins pire de Type O Negative) rassemble les classiques du groupe dans des versions remixées ou inédites. Le tout enrichi de quelques raretés. "Everyone Is Dead", "Black N° 1", "Christian Woman", "Black Sabbath", "Cinnamon Girl", "My Girlfriend's Girlfriend". Rien que du bon ! Anecdotique pour les fans, indispensable pour tout ceux qui sont passé à coté de Bloody Kisses et d'October Rust.

 

Big Joe Turner

Cherry Red

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Notoire pour être un des plus grands shouters de tous les temps (NDR : sinon le plus grand), Joe Turner est né à Kansas City, dans le Missouri en 1911. Joe était grand et il pesait dans ses meilleures années plus de 120kg. Ce qui lui a valu, dans le futur, le surnom de Big Joe. Ses 1ères armes, il les a accomplies, en duo avec le célèbre pianiste Pete Johnson. Son boogie woogie est pur et dur et sa voix puissante. Comme sur "Roll 'em Pete" et "Goin' away blues" ; et nous ne sommes qu'en 1938 ! Le style de Joe, c'est aussi le jazz, très populaire en 39. Peuplé de cuivres, "Cherry Red" en est un beau témoignage. Il avait également une manière naturelle de chanter le blues ; et rien ne pouvait arrêter sa voix de shouter "Piney Brown blues", en 40. Il enregistrera avec Pete Johnson jusqu'en 1945.

Neuf plages sont ici présentes dont le fabuleux "Rebecca". De la dynamite! C'est ensuite l'après-guerre, popularisant le jump blues et annonçant le R&B, dont on retiendra le fabuleux "My gal's a jockey" ; mais aussi le blues plus cabaret, "Miss brown blues", avec un bon Ike Perkins à la guitare et Albert Ammons au piano. En 47, il retrouve Pete Johnson au piano. Pee Wee Crayton est à la guitare ; et ils interprètent "Low down dog". Le reste de l'album date de la fin des 40s. On y retrouve toujours un savoureux cocktail de boogie woogie, jump, blues et de jazz. Rien à jeter! Personnellement, la quintessence de cette collection remonte à 49. Deux titres : "I don't dig it" et "Ooo-Och-Stop, flanqué du Flennoy Trio, qui n'a pas pris une seule ride, tant le jeu de guitare de Leonard " Lucky " Enois est moderne. Superbe!

 

Tummler

Queen of the Bishop VI

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Si Soundgarden a été, d'une certaine manière, influencé par Black Sabbath, les membres de Tummler ont beaucoup écouté Soundgarden. C'est une certitude. Ce qui explique pourquoi, ces mêmes musiciens ont une propension à recourir aux rythmes binaires, mid tempo ; et leur chanteur à adopter un timbre un brin nasillard, légèrement en retrait, ainsi que des inflexions qui s'appuient un tantinet sur les syllabes de fin de phrases. Rien de bien désagréable n'est cependant à déplorer, tout au long de ces 6 longs fragments (NDR : plafond à 21min, plancher à 5) de cet opus ; mais rien non plus de bien percutant à épingler. Le groupe devient peut-être plus intéressant lorsqu'il aborde des plages atmosphériques, propices à la mise en place progressive d'une ambiance plus étrange. Et les breaks batterie/cymbales/basse alimentent parfaitement ce climat. Pour le reste, si ce disque reste d'honnête facture, il n'est guère transcendant.

 

Walter Trout

Face the Music

Écrit par

Nouvel album live pour Walter avec ses Free Radicals ; en l'occurrence Bernard Pershey (batterie), James Trapp(basse) et Paul Kallestad (orgue Hammond). Le style de Walter Trout campe un hard rock mélodique et bluesy, sans doute trop hard rock pour les amateurs de blues, mais pas trop blues pour les fans de hard rock. Car, n'en doutons pas, Walter Trout possède de nombreux admirateurs. Le combo est constitué de solides musiciens, reconnaissons-le ; et lorsque l'orgue prend toute sa coloration dans cet enregistrement public, la guitare, bavarde, n'est pal mal jouée par Trout. Mais une question me hante l'esprit : pourquoi donc veut-il jouer tant de notes, alors qu'il pourrait en pondre deux fois moins avec un meilleur effet ? Tout simplement parce que c'est le style du musicien et c'est ainsi que nous devons le prendre.

Walter enregistre beaucoup d'albums. Celui-ci constitue déjà son 8ème depuis 1990 ; son second live, après "No more fish jokes". Il avait, souvenez-vous, fait partie de Canned Heat et des Bluesbreakers de John Mayall. Plutôt des références, non? Les meilleurs titres, il les commet, lorsqu'il s'attaque à des tempos lents. Parce que sa voix se prête bien à cet exercice, et que son style mélodique en devient plus accrocheur. Il se plaît à faire hurler ses cordes comme celles d'un violon. Et dans ce style lent, "Tired of sleeping alone" n'est pas mal du tout...

 

Trespassers W

Leaping the chasm

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Drôle de groupe que voilà ! Le moins que l'on puisse dire de cette ‘œuvre’ est qu'elle inspire le voyage, la rêverie. Elaboré en chapitres, la teneur de ce recueil, aussi bien dans la musique que dans le propos, se veut réfléchie ; avec une finalité, un sens à donner. Avec la volonté de mélanger les formes d'expression (ici la littérature et la musique) sans pour autant savoir avec précision lequel sert l'autre. Bien sûr on pourrait taxer cette volonté d'intellectuelle (d'ailleurs le groupe a déjà joué au Beursschouwburg, lieu pas spécialement reconnu pour sa pauvreté culturelle), mais pourquoi pas ? La discographie de cette formation est à l'avenant : projet multiforme, Trespassers W peut se vanter d'avoir une production aussi variée, mais parfois aussi obscure, que celle de leurs compatriotes, les Legendary Pink Dots...

 

UFO

Covenant

Écrit par

Auteur des hymnes hard " Doctor, Doctor " et " Rock Bottom ", le vétéran UFO s'est reformé autour de Michael Schenker, Pete Way et Phil Mogg, trois de ses membres originaux. Après avoir bouclé une tournée mondiale en 1999 et enregistré la même année l'excellent " Walk on Water ", l'OVNI a connu différents changements de line up. Simon Wright a aujourd'hui rejoint DIO, formation qui s'est imposée en Allemagne et surtout au Japon, où le succès du groupe est énorme. Fruit d'une année de péripéties, ce " Covenant " ne rivalise pas d'inspiration avec son prédécesseur et apparaît comme une parenthèse dans l'imposante discographie d'UFO. Conscients des faiblesses de leurs nouvelles compositions, les trois larrons ont fait le choix d'offrir en bonus de la nouvelle plaque, un second CD live qui n'arrive malheureusement pas à faire oublier le monumental " Strangers in the night ", commis en 79. Cerise sur le gâteau, le livret ne précise ni la date, ni le lieu d'enregistrement de ce témoignage accordé devant un public fantôme. On vu des come-back beaucoup mieux réussis !

 

Urusei Yatsura

Everybody loves…

Écrit par

Ce quatuor écossais (NDR : issu de Glasgow, très exacteme nt) nourrit un intérêt certain pour la musique de Sonic Youth, de Jesus & Mary Chain et du Velvet Underground. Il ne s'en est jamais caché. Et c'est toujours le cas tout au long de cet " Everybody loves… ". Cependant, Urusei Yatsura y manifeste une nouvelle approche de la mélodie. Plus pop, plus contagieuse. Et surtout très proche d'Ash. Enfin, sur quatre compositions de ce troisième opus. Et en particulier tout au long de " Our shining path ", " Superdeformer ", " Thank you " et " Eastern youth ". Ce qui n'empêche pas la formation de continuer à jongler avec sa noisy excentrique, trempée dans le feedback, dont l'intensité électrique est si rafraîchissante. Cet " Everybody loves… " nous réserve d'autres surprises. Comme " Random cruise ". Aussi impitoyable et gémissant que le Smashing Pumpkins circa " Siamese dream ". Enfin, si " Kubrick in town " épouse la tendresse capricieuse de Pavement, rogné de claviers, " Silver dragon " répond à des critères garage punk, alors que la férocité de " Faking it " atteint une intensité véritablement pixiesque…