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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Ora Cogan

Richard Ashcroft

Alone with everybody

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Avec le recul, il faut admettre que la séparation de The Verve était inéluctable. Parce que si la conception des deux premiers opus était essentiellement le fruit des élucubrations menées conjointement par le chanteur et le guitariste (en l'occurrence Nick McCabe), " Urban hymns " répondait davantage aux aspirations profondes d'un seul homme : Richard Ashcroft. Et on s'en rend vraiment compte en écoutant les onze chansons de son premier album solo. Un disque qui bénéficie encore et toujours du concours de Chris Potter à la coproduction et surtout de Wil Malone à la mise en forme des arrangements. Des arrangements somptueux, régulièrement symphoniques qui servent à merveille de véritables chansons d'amour, dédiées à son épouse, Kate Radley. Des chansons qu'il interprète d'un timbre vocal, intimiste, profond, légèrement nicotiné, en s'accompagnant de la six cordes. Acoustique ou électrique. Si pas les deux. Ce qui n'est pas un exploit lorsqu'on connaît les vertus de la technologie contemporaine. Si Richard assure seul les parties de guitares, il s'est entouré d'une solide équipe de collaborateurs. En l'occurrence l'ex drummer de The Verve, Peter Salisbury, le vétéran de la steel guitar, BJ Cole, le pianiste d'Allman Brothers Band, Chuck Leavell et Pino Palladino, bassiste de studio qui participe régulièrement aux sessions d'enregistrement des Stones. Le seul hic, c'est que Richard se complait un peu trop facilement dans les exercices de style mélancoliques. Hormis le single hispanisant " A song for the lovers ", le countryfiant et cosmique (Gram Parsons ?) " Money to burn ", l'atmosphérique, psychédélique et jazzyfiant " New York ", probable héritage de l'indispensable " A northern soul "; ainsi que les allègres "Crazy world" et "C'mon people (we're making it now)", le reste nage en eaux paisibles, un peu trop paisibles à mon goût. Avec un peu plus d'audace, Ashcroft aurait pu réaliser un des albums de l'année. C'est loupé !

 

Joseph Arthur

Come to where I´m from

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Bien que signé sur le label de Peter Gabriel, Joseph Arthur n'est pas un nouveau disciple de la ‘world’, mais un chanteur/compositeur américain responsable d'un folk/pop/rock terriblement contemporain. C'est-à-dire susceptible d'intégrer des influences aussi diverses que le punk, le hip hop, le métal, la lo-fi ainsi que la prog. Sans oublier de tirer parti au maximum de la technologie moderne. D'ailleurs, au détour d'une chanson, votre esprit est hanté par de multiples spectres. Entre autres, Tom Waits, Kurt Cobain, Dylan, Violent Femmes, Lou Reed, Léonard Cohen, Led Zeppelin, Elvis Costello, Beck, les Beach Boys, The Verve, Patti Smith et même Jeff Buckley, auquel on avait eu un peu trop tendance à le comparer sur son premier elpee. Mais ils sont tellement fugaces qu'ils disparaissent aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus… On a parfois l'impression qu'Arthur est en perpétuelle recherche d'identité. Une impression confirmée par son deuxième opus, " Come to where I'm from ". Ce qui explique sans doute pourquoi il est capable, d'une composition à l'autre, de changer de style, d'épouser tour à tour un profil tendre, mordant, douloureux, profond, éthéré, intimiste, recherché, féroce ou torturé. Des compositions emballées dans des mélodies simples, qui au contact de la production (NDR : impeccable, auquel a collaboré T-Bone Burnett), deviennent complexes et uniques. Des compositions ravagées par son timbre vocal graveleux, acide, gémissant, qui véhiculent des lyrics malsains, introspectifs, bohêmes, sur lesquels les mots grincent, les angoisses fleurissent et la magie opère. Vaudou probablement. A l'instar de la superbe illustration de la pochette de ce disque, qu'Arthur a dessiné en personne. Un must !

 

Arno

Le best of

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Arno aura donc fait l'objet de ceux compiles en l'an 2000 (NDR: ça rime!). Une consacrée à son ancien groupe, TC Matic. Double ! Et celle-ci réservée à son parcours solo. Heureusement, le deux recueils ont le bon goût de ne pas trop empiéter sur les différents répertoires. Il y a bien " Putain putain ", mais à l'instar de " Oh la la la ", extrait de l'elpee " European cowboy ", paru en 1999, les éventuelles redites sont proposées sous des versions différentes. Sans quoi, on retrouve sur ce " Best of ", les inévitables " Whoop that thing ", " Vive ma liberté ", " Les yeux de ma mère ", " Je ne veux pas être grand ", " Elle adore le noir " ; sans oublier les célèbres reprises de Brel (" Le bon Dieu "), de Léo Ferré (" Comme à Ostende ") et d'Adamo (" Les filles du bord de mer "). Le disque inclut, et c'est une bonne surprise, les derniers singles de l'artiste belge. En l'occurrence le medley Bowie/Dutronc " Jean Baltazaarrr ", interprété en duo avec Beverly Joe Scott, et puis la cover de Mélanie, " Ils ont changé ma chanson ", qu'il partage cette fois avec Stephan Eicher. Un seul regret, l'absence de titres signés par Charles et les Lulus ou son White Trash European Blues Connection, des expériences qu'on a un peu trop tendance à oublier, mais qui sont probablement les plus intéressantes qu'il ait menées à ce jour…

 

Arena

Immortal

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Dans la catégorie rock progressif, Arena évolue aujourd'hui dans la cours des grands, et n'a plus rien à envier aux Spock's Beard, Saga et autre Marillion, dont le batteur original en est le fondateur. Après un bouleversant " The Visitor ", album progressif phare de l'année 98, le groupe de Clive Nolan, qui reste toujours le maître à bord du vaisseau, s'est retrouvé orphelin de son chanteur Paul Wrightson et du charismatique bassiste John Jowitt. Pourtant, " Immortal " (et rien à voir avec le fameux groupe de black métal) s'inscrit dans la continuité du précédent chef d'œuvre en s'emparant de l'auditeur dès la première plage, pour ne plus le lâcher. La complémentarité entre les parties de claviers et les interventions du surdoué six-cordiste John Mitchell, les arrangements subtils, les mélodies facilement mémorisables et la voix veloutée du nouveau venu Rob Sowden, très proche de celle de son prédécesseur du reste, font de " Immortal " un futur classique de l'école néo-prog. Un régal dans un style dont certains pensaient pourtant déjà avoir tout entendu.

 

J Dilla aka Jay Dee aka James Dewitt Yancey

Welcome 2 Detroit

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Son nom ne vous a pas l'air familier ; et pourtant l'homme est une grosse pointure du milieu hip hop américain. Leader du groupe Slum Village, membre du collectif de producteurs Soulquarians (qui épingle entre autres Guestlove des Roots), sa carte de visite mentionne la mise en forme d'œuvres relevant d'artistes comme Common, Busta Rhyme, ou encore A Tribe Called Quest… Bref, même s'il signe ici son premier album solo, autant dire que nous avons affaire a un vétéran. Son expérience se fait clairement sentir dans ses morceaux ; et malgré une pochette plutôt " lascar ", la diversité musicale et la qualité de l'album sont grandement appréciables. Depuis le jazz habilement remanié de " Think Twice ", inspiré par Donald Byrd, à l'electro " Big Booty Express ", en passant par l'hommage à Earth Wind and Fire sur " Brazilian Groove " et l'explicite " Rico Suave Bossa Nova ". Ajoutons y du hip hop efficace (" Featuring Phat Kat ", " African Rythms ") et du rap tonitruant (" Come Get it " ou encore " Pause "). La grande variété des titres réunis sur ce disque montre que Jay Dee maîtrise son affaire, d'autant plus que le tout est très homogène. Seul bémol : à peine 40 minutes pour une tel disque, c'est un peu trop court à mon goût.

 

Belle & Sebastian

Fold your hands child, you walk like a peasant

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Ce n'est pas demain la veille que Belle and Sebastian se retrouvera à l'affiche d'un festival hardcore. Non, trop gentil, il n'a pas sa place dans un tel événement. Ni pour participer à un festival, d'ailleurs. Tout au plus dans une salle ronde bruxelloise. Non, il faut écouter Belle and Sebastian assis confortablement (donc il ne faut pas aller les voir en concert). Prêt à s'assoupir en se laissant bercer par de doux rêves où peuvent nous emmener ces 11 comptines. Pourquoi Belle and Sebastian ferait-il une musique différente de celle qu'il nous propose depuis maintenant 4 albums ? Je vous le demande. Non, le groupe a sa patte, reconnaissable entre toutes ; et ce n'est pas ce nouvel opus qui changera les choses. Le style musical au sein duquel il évolue le confine dans un monde enfantin, candide, loin des tracas de la vie. Leurs âmes vivent dans la montagne, accompagnées d'un gros chien blanc et courent au travers de hautes herbes bien vertes. Tout au plus ils ont appris que John Lennon était mort et ont écouté l'intégrale de l'ex-Beatles. Ainsi qu'Elton John pour le piano (pas pour les costumes, quoique…). Mais le groupe a besoin de se recycler. La tentation du plagiat et une volonté de ne pas se répéter sont grandes. L'ennui c'est qu'il semblerait que ces motivations aient été les seules. Résultat des courses, en tentant de s'éloigner de ces précédentes compositions, la formation de Glasgow s'en rapproche dangereusement. Le prochain épisode nous dira de quel bois se chauffe réellement, Belle and Sebastian…

 

The Beatles

1 (2000)

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C'était en 1966 ou en 1967. Je ne me souviens plus exactement. Je venais de découvrir les Beatles. Grâce à un copain du foot. Et puis de fil en aiguille, je me suis intéressé à un tas d'autres groupes pop et rock. En écoutant la radio. La BBC. Son ‘Top of the pops’. Sans oublier les radios pirates. Etait-ce une mode ou un coup de foudre ? Je n'en sais strictement rien. Une chose est sûre, c'est que cette musique me faisait vibrer. Faut dire que la variété francophile de l'époque était plus que pénible, pour ne pas dire atroce. Et l'image qu'elle véhiculait particulièrement terne. J'ai donc commencé à me laisser pousser les tifs. Ce qui n'a guère plu à mon paternel. Et encore moins à mes profs. Tous sur la même longueur d'onde : coiffure négligée et musique de sauvage ne faisaient pas bon ménage ! Plus (!) philosophe, un cousin réduisait mon comportement à une crise d'adolescence. Fallait bien que jeunesse se passe. D'ailleurs ces orchestres limités à trois guitares à une batterie disparaîtraient aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus...

Plus de trente années plus tard, ces échos réverbèrent encore dans ma tête. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! D'abord, nonobstant ses cycles plus ou moins revivalistes, cette sub culture a beaucoup évolué. Et est toujours d'actualité. Depuis quelques années, c'est la sensibilité sixties qui est revenue au goût du jour. Pas pour rien que les Beatles soient toujours à la page ! EMI l'a bien compris. En sortant régulièrement des compiles consacrées à ces Fab Four. Et puis en remettant le couvert, dès que l'actualité méritait que le grand public s'y intéresse. Alors, lorsque Paul, George et Ringo ont décidé de sortir un bouquin sur l'histoire des Beatles, sur leur histoire (The Beatles Anthologie), leur label a embrayé en gravant une nouvelle compile. Qui réunit en 79 minutes, 27 numéros un du quatuor, décrochés entre mai 63 et juillet 65 en Angleterre et entre février 64 et juin 70 aux States. Enfin, plus ou moins. Si vous vous êtes déjà procuré le double rouge ou le double bleu, ce disque ne me semble pas indispensable. Dans le cas contraire, vous ne pouvez passer à côté du best of des best of des quatre de Liverpool…

 

Shirley Bassey

The remix album… Diamonds are forever

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A 64 ans et après plus de 40 années de carrière, Shirley Bassey subit les affres du remix. En écoutant cet album, la plupart de ses grands succès sont facilement reconnaissables. D'une part, parce que d'autres artistes (Tina Turner, Jon Bon Jovi, etc.) les avaient déjà remis au goût du jour ; et que certains titres (" Goldfinger ", " Diamonds are forever "…) sont devenus des chansons-cultes grâce au cinéma. En particulier, les fabuleuses aventures de James Bond ainsi que Little Voice ! D'autre part, parce que la plupart des musiciens chargés du remix ont choisi de rester le plus proche possible de la version originale. Ce qui n'est pas plus mal. Avec pour résultat la mise au premier plan de la voix de Shirley Bassey, que certains n'ont pas hésité à qualifier ‘d'instrument céleste’. Le concours d'un orchestre à cordes et le recours à une boîte à rythmes ou aux guitares basses actualisent les mélodies, tout en gardant le rythme d'antan. Ce qui rend l'écoute de cet album aisément accessible jusqu'à la septième chanson. En effet, les derniers remixes sont plus torturés et s'éloignent de plusieurs kilomètres de la composition première. Les distorsions trop présentes rendent les fragments plus difficiles à écouter, tandis que les plages instrumentales sont interminables. M'enfin, globalement ces exercices de style ont été effectués avec légèreté pour garder et rendre omniprésentes les différentes tonalités (d'un son pur à une voix plus rocailleuse) que peut prendre la voix de Shirley Bassey ; et personne ne s'en plaindra.

 

Alain Bashung

Climax

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A quand Bashung en tête d'affiche d'un festival de rock ? Ecoutez-le s'éclater en duo avec Noir Désir ("Volontaires"), s'envoler sur le "Hey Joe" d'Hendrix ou s'érailler sur "Toujours sur la ligne blanche", et vous verrez que le gaillard peut nous en remontrer dans le genre cris, guitares et passions. Vraiment, ça vaut la peine de se plonger dans son oeuvre. D'autant que, pour en faciliter l'accès, Bashung a sélectionné lui-même une cinquantaine de titres, réunis ici sur le double album "Climax". Ce survol d'une carrière aide à mieux réaliser la formidable évolution de l'artiste, rendu célèbre il y a plus de vingt ans grâce à "Gaby, oh Gaby" (nostalgiques, rassurez-vous, le titre est sur la compile, de même que "Vertige de l'amour", enregistré en concert). Il y a ces chansons gentilles et enlevées, très rock français en fait, des premières années. Et déjà, des textes allumés qui tranchent avec les très conventionnelles habitudes du genre. Dans les années 80, Bashung a sans doute écouté pas mal de new wave. Il propose alors des ambiances plus froides et aiguisées, pour des textes qui n'ont jamais atteint de tels délires depuis ("C'est comment qu'on freine", "What's in a bird ?"). Pour ne rien vous cacher, moi, c'est le Bashung des dernières années que je préfère. Il y a dans les titres extraits de l'album "Fantaisie militaire" ("La nuit je mens", "Samuel Hall"...), une plénitude qui domine ce "Climax" de très, très haute tenue. Ce disque n'est pas une simple addition de chansons. On y trouve des reprises ("Les mots bleus" avec une puissance insoupçonnée, "Night In White Satin"), des titres live et des duos (Rachid Taha, Noir Désir, Marc Ribot). Hautement recommandé.

 

Larry Barrett

The big shotdown

Ex-membre des Pickets, Larry Barrett s'est surtout illustré en participant à l'enregistrement de trois albums des Walkabouts. En l'occurrence " New west motel ", " Satisfied mind " et " To hell and back ". Ce qui peut paraître normal lorsqu'on sait que Larry s'est établi à Seattle depuis un bon bout de temps ; et que fatalement, lorsqu'on tourne dans les mêmes clubs pour y jouer de la musique folk rock contemporaine, on finit par se rencontrer. Multi-instrumentiste et compositeur, Larry est cependant plus sensible à l'œuvre de Michaël Nesmith, de John Prine ou de Gram Parsons qu'à celle de Bob Dylan. Hormis le garage " The big slowdown ", digne de Rain Parade (Paisley Underground oblige !), " The big shotdown " égrène ses chansons sympathiquement acoustiques, tendrement mélancoliques, qu'il interprète de sa voix chaude et bien timbrée. Malheureusement, les quelques trop rares interventions d'électricité ou du violoncelle ne parviennent jamais à nous extraire d'une certaine morosité ambiante, pour ne pas dire de notre torpeur...