Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Guns N Roses
Guns N Roses

Aston Villa

Extraversion

Second opus pour ce quintette issu de la ville lumière. Et quel second opus ! Une petite merveille comme peuvent le concevoir certains artistes francophones. Malheureusement, leur production est rarement diffusée sur les stations à grande écoute qui préfèrent matraquer des chanteurs de variétés ou des produits anglophones de seconde zone. Enfin ! Ne revenons pas sur ce débat et parcourons un peu ce succulent " Extraversion ". Côté musical, on le situerait entre la pop atmosphérique de Kat Onoma et le rock engagé, énergique de Noir Désir. Parce que si Aston Villa cultive les vertus puissantes, torturées, psychédéliques des guitares, il entonne, le plus souvent, ses refrains sous la forme de véritables slogans que l’on peut inlassablement reprendre en chœur. Et si la technologie moderne donne aux chansons un caractère très professionnel, très ‘clean’, la formation garde jalousement une sensibilité sentimentale digne des Innocents. Côté lyrics, l’humour et l’ironie sont omniprésents. Un exercice de style que Jacques Dutronc manœuvrait à la perfection. Avec provocation, mais sans agressivité. Juste de quoi susciter la réflexion. Un univers au sein duquel jeux de mots et collages de phrases s’articulent, le plus souvent, autour d’un véritable message. Pas pour rien, d’ailleurs, que le combo ait choisi de reprendre " J’aime regarder les filles " de Patrick Coutin. Mais ce qui nous semble le plus consternant, c’est que si cet " Extraversion " constitue probablement un des meilleurs albums français parus au cours de ces 5 dernières années, il risque fort de faire les frais de son intelligence et de son originalité…

 

Fiona Apple

When the pawn

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

Alice In Chains

Nothing safe

Fiona joue du piano depuis l'âge de huit ans. Avec un talent certain. Elle chante également. D'une voix hantée par des inflexions qui nous rappellent quelque part Melanie, sans pour autant épouser son timbre frénétique. Mais surtout, elle écrit ses propres chansons. Elle estime d'ailleurs être plus littéraire que musicienne. Racontant avec une pertinence inébranlable et une élégance poétique, ses aventures amoureuses, mêmes avortées. Et sur son deuxième album, elle épanche ces confessions à travers des compositions tour à tour mélancoliques, moelleuses, convulsives et mêmes rageuses. Cependant, les arrangements ciselés par John Brion sont tellement raffinés, sophistiqués même, que les chansons en perdent leur fraîcheur originelle. Dommage !

 

10.000 Women Man

10.000 Women Man

Premier album pour ce quatuor belge dont on devrait reparler dans un futur proche. Et pour cause. Cet opus recèle quelques petites perles musicales comme on aimerait en cueillir plus souvent. Plus d'une heure au cours de laquelle on a droit à un aperçu de tout ce qui s'est fait de mieux, au cours de ces dix dernières années, dans le domaine de la musique américaine alternative. 10.000 Women Man consomme ainsi aussi bien l'énergie électrique d'un Bush, le mysticisme d'un Pearl Jam ou d'un Live, le metalcore d'Alice In Chains que le romantisme douloureux d'Afghan Whigs. L'ombre de Faith No More plane même lorsque les synthés s'installent dans les guitares saignantes, puissantes de "I Don't Mind" qui clôt ce premier album. N'allez cependant pas imaginer que ce disque est parfait. Un premier album reste un premier album. N'allez pas non plus conclure que cette formation se contente de pasticher la scène yankee. Ce serait un peu court. Car 10.000 Women Man a le bon goût d'ajouter dans son expression une touche de noir/jaune/rouge. Un feeling assez unique qui a permis à des formations comme dEUS, Zita Swoon et consorts de se frotter à la scène internationale.

 

3 Colours Red

Revolt

Les Ruts, Clash, Jane’s Addiction et Alice Cooper constituent incontestablement des références de choix pour le nouvel album de 3 Colours Red. Métallique, punk, tribal hymnique, mais également très mélodique, la musique de ce 3CR peut également se révéler somptueuse. Comme sur le single " Beautiful day ", une chanson enrichie d’orchestrations de cordes philspectoriennes, mais également glamoureuses, à l’instar d’un Blue Oyster Cult, plutôt que de New York Dolls. Bref, cet ensemble crache, tout au long de ce " Revolt ", son vitriol sonore ; mais avec la dose de subtilité nécessaire et indispensable pour ne pas tomber dans le hard rock. La voix épileptique, éraillée, fiévreuse et terriblement vindicative de Peter Vuckovic, adrénalisée par la frustration, le nihilisme et probablement la schizophrénie, se chargeant d’éliminer toute équivoque à ce sujet…

 

Bruno Burgess

Le nombril du monde

Écrit par

Tout d'abord les paroles. Florilège : ‘L'esprit badin, je survis à toutes les afféteries de la putain allouvie’ sur "Le bon celadon". ‘De mon taudis, près de ma fenêtre, je regarde la ville, c'est jour de fête, d'ici mon incurie reste secrète et le désennui viendra peut-être’ sur "Roquerie flasque près de la fenêtre". Ensuite la musique. Outre les instruments traditionnels, cuivres et orgue de barbarie se partagent la texture musicale de l'ensemble des morceaux. Et il est bien difficile de les décrire. Ce qui n'est sûrement pas pour déplaire à Bruno Burgess. Entre rock, minimalisme et folklore, l'album s'écoute paisiblement. Sans pour autant faire tendre l'oreille toutes les 3 secondes.

 

Rodolphe Burger

Meteor show

Rudolphe Burger n’est autre que le chanteur et leader de Kat Onoma, formation strasbourgeoise dont nous n’avons malheureusement plus aucune nouvelle depuis trop longtemps. Existe-t-elle d’ailleurs encore ? Nous n’en savons strictement rien. Mais une chose est sûre, ce " Meteor show " est une excellente surprise. Expérimental lorsqu’il réalise la fusion du rock urbain de Lou Reed, le blues tordu de Nick Cave et le cabaret industriel de Tuxedo Moon, il devient franchement irrésistible lorsqu’il parvient à fixer son groove viscéral et à cristalliser son climat venimeux. Il nous fait alors penser à un Daho au sommet de son art ; mais en plus intelligent. Rodolphe est d’ailleurs réputé pour ses textes empruntés à la littérature anglo-saxonne, mais également française. Et il ne se prive pas à nouveau d’y puiser son inspiration, tout au long de " Meteor show ". En outre, sur cet opus, il réalise plusieurs covers personnalisées. Notamment de Dylan, d’Hendrix et puis des Stones…

 

Ian Brown

Golden greats

Pas de panique, ce « Golden greats » n’est pas une compilation, mais le deuxième album solo de Ian Brown enregistré, depuis la séparation des Stone Roses. Un disque pour lequel il a reçu le concours d’une véritable armada de collaborateurs. Des musiciens de studio, bien sûr. Mais également des programmateurs. Ce qui explique pourquoi la plupart des compositions de ce disque courtisent la technologie moderne. Hormis l’intro « Getting high ». Rock blues abordé dans l’esprit du mythique Jimi Hendrix. Mais cette technologie moderne, Ian la filtre à travers l’émotion. En particulier sur les quatre compositions qu’il a écrites en prison. Parce que Brown a été forcé d’y faire un bref séjour. Pour y purger une peine prononcée, non pas dans le cadre d’un délit quelconque, mais pour avoir manifesté un comportement particulièrement outrageant à l’égard d’une hôtesse de l’air… Et si « Free my way », « Set my baby fire », « Babasonicos » et surtout le remarquable et énigmatique « So many soldiers » se révèlent de bouleversants témoignages, de ses méditations vécues au cours de son incarcération, les autres compositions ne manquent pas d’intérêt. La voix distincte et vibrante de Ian y est sans doute pour quelque chose, mais également cette manière si personnelle, si lancinante, si mélancolique, d’aborder la house ou le funk…

 

David Bowie

Hours

Comme d’habitude, le nouvel album de Bowie va susciter la controverse. Et pourtant, cet « Hours » constitue déjà son 23ème exercice solo. Ecrit en compagnie de Gabrel Reeves, collaborateur de longue date, il peut se découper en deux volets. Un premier plus contemplatif, presque mélancolique et rêveur, à l’instar du single « Thurday’s child », qui aurait pu figurer dans le répertoire des Tindersticks. D’ailleurs, après avoir écouté les cinq premiers fragments, on est plongé dans une sorte de morosité ambiante. Un peu comme si Bowie avait essayé de nous anesthésier, par le ton de ses chansons. Une forme de stratagème qui lui permet alors de nous entraîner dans un univers plus expérimental. Mais sans artifice industriel grinçant ou sample envahissant. Juste de simples arrangements, même si parfois, ils font appel à la technologie moderne. En obéissant à une seule constante, la préservation d’un sens mélodique, qui lui est propre. Virage donc, à 180°, dès le REMesque « What’s really happening », avant qu’il n’embraie sur le métallique « The pretty things are going to hell », puis de revisiter les seventies avec l’esprit cold wave, sur le déroutant « New angels of promise ». Et là, on retrouve le véritable Bowie. Sa créativité, son talent, son audace, et son image de précurseur…

 

Boo Radleys

Kingsize

Les Boo Radleys viennent de splitter. Honnêtement, après avoir écouté leur dernier opus, on n’est pas trop surpris. Pas que ce disque soit de mauvaise facture, mais tout comme le dernier elpee d’Oasis, il est beaucoup trop sophistiqué, truffé d’orchestrations, d’arrangements, qui gavent littéralement les mélodies, pourtant superbes, souvent très électriques, enrichies d’harmonies vocales byrdsiennes. Les meilleures compositions sont d’ailleurs les plus beatlenesques, les plus dépouillés, ou alors ceux qui épousent le feeling house de Primal Scream. On pense ici surtout au superbe " Monument for a dead city ", à la fois champêtre et psychédélique, tour à tour Gorky’s Zygotic Mynci et Mercury Rev. Ou encore à " Free Huey ", mais tellement hypnotique, à la limite de l’obsessionnel, qu’il est impossible de ne pas penser aux Happy Mondays. Dommage d’ailleurs que tout le disque ne soit pas de cette trempe. Maintenant, il faudra voir comment Sice, le chanteur qui n’écrit pas, et Martin Carr, le compositeur qui ne chante pas, se débrouilleront l’un sans l’autre, vu qu’ils envisagent d’entamer, chacun de leur côté, une carrière solo…