Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
The Cure

rinôçérôse

Installation Sonore

Écrit par

Sur ce premier album (si l'on excepte une compile de 7 titres parue en 95 sur un label espagnol), le duo de Montpellier réussit là son entrée par la grande porte sur la scène house. Une house instrumentale de qualité, aux rythmes parfois carrés ("La Guitaristic House Organisation", "Rock Classics Volume 1") mais toujours fignolée, agrémentée qu'elle est de nombreuses trouvailles sonores et de vrais instruments. Sur "Sublimior", c'est par exemple une flûte qui lui donne un côté léger et insouciant, entre jazz et funk. Ailleurs ("Mes Vacances A Rio"), ce sont des guitares latino qui emmènent l'auditeur vers des paysages sonores ensoleillés avant d'évoluer ("Popular Mechanics") vers des atmosphères plus chargées rappelant certains... guitar bands britanniques de la fin des années 80. Signalons enfin l'existence d'un maxi quatre titres à la très kitsch pochette. L'un d'entre eux ("La Guitaristic House Organisation") est extrait de l'album. Quant aux trois autres, s'il y est toujours question de house, les guitares s'y taillent là aussi la part du lion, qu'elles soient planantes ou un rien plus agressives.

 

Bogdan Raczynski

Boku Mo Wakaran - Samuraï Math Beats

Écrit par

Le type qui a commis ce genre de ‘musique’ doit avoir un grain, gros comme ça! Polonais, un temps SDF au Japon si on en croit sa bio, Bogdan Raczynski s'amuse à exploser la drum'n'bass: carillons de marchand de glace, cris bizarroïdes et borborygmes étranges (on dirait parfois la BO de "Teletubbies") se collent sur les habituelles infrabasses du genre, avant d'être ensevelis sous de soudaines distorsions, limite hardcore. Ce canevas déjanté l'est encore plus sur l'album précédent du bonhomme, "Boku Mo Wakaran". A partir des mêmes ingrédients, il y concocte une jungle plus sombre, encore plus impénétrable. Réfléchissez-y donc à deux fois avant d'y mettre les pieds. Et sachez quand même que le sieur Raczynski aimerait entendre plus de musique dans l'esprit de la sienne: une musique qui fasse rire, explique-t-il très sérieusement...

 

Praga Khan

Twenty First Century Skin

Écrit par

Toujours en retard d'une guerre, ces Flamands-là continuent à nous les briser avec, cette fois, une sorte de techno vocale lourdingue aux thèmes aussi éculés que possible. "Breakfast in Vegas on cocaïne and gin", "You're my supersonic lovetoy" et autres "I am her sin of pleasure, her erotic play" font bon ménage avec des beats qui se veulent ‘chemical’ mais qui sont surtout sans imagination ainsi que des mélodies aussi plates que les Polders et aussi ringues que leurs costumes de scène. Un bonus CD comporte une série de remixes et une reprise en live de "Lust for Life" dont Iggy Pop serait bien passé. S'il entend ça, il pourrait même nous faire une rechute, l'Iguane! Les Anglais et les Américains aiment bien Praga Khan? Tant mieux, on ne leur a rien demandé!

 

Andrea Parker

Kiss My Arp

Écrit par

Andrea Parker a quitté quelques instants ses platines de dj pour rejoindre d'autres machines dont elle a tiré un bien chouette album. Écriture, composition, arrangements et production, elle s'est chargée de tout ou presque. Souvent planant, brumeux, traversé de cordes mélancoliques et de piano ainsi que par sa voix aérienne, "Kiss My Arp" rappelle par moment les premières productions de ce qu'on appelait à l'époque le trip hop. Sauf qu'ici, il n'est point question de sampler de vieux vinyles et leurs craquements mais plutôt d'y caser pas mal d'électronique. Certains sons font d'ailleurs penser à l'électro des années 80 ("In Two Minds"). On y retrouve néanmoins l'une ou l'autre de ces atmosphères oppressantes ("Breaking The Code") proches de celles tissées par un Tricky. Une certaine grâce féminine en plus, of course.

 

Nova Nova

La Chanson De Roland

Écrit par

Duo français, Nova Nova semble avoir, depuis ses débuts en 1992, évolué en marge de la "french touch". Avec un mini-album comme "Zarathoustra" sorti en 95, Marc Durif et Michel Gravil ont tenté d'injecter un peu de classicisme dans la house bleue, blanche et rouge, ainsi que des influences moins évidentes que le funk ou le disco. A l'époque, avec "Nova Cantica" par exemple, elles étaient celtiques. En intitulant leur premier véritable album "La Chanson De Roland", ils indiquent clairement que c'est toujours dans cette voie qu'ils entendent poursuivre : électronique (Roland, cqfd) et un brin médiévale. A la longue plage d'ouverture, rythmée et calibrée dance, succèdent donc rapidement des atmosphères ambient, mélancoliques parfois, et soutenues par un minimum d'instruments. Elles sont nimbées du chant ou des mélopées de Elisa Carrahar, citoyenne de Bristol, dont l'apport fait de temps en temps penser à Dead Can Dance. Apaisant...

 

Mambo Kurt

The Return Of Alleinunterhalter

Écrit par

Le timbré qui a commis ce méfait sonore doit émarger au même CPAS que ceux qui s'étaient livrés, il y a trois ans environ, au même genre de déconstruction iconoclaste de quelques grands classiques rock à coups de Moog. Seulement voilà, Mambo Kurt joue de l'orgue, de ce merveilleux instrument qui anime tant de soirées du troisième âge dans toutes les maisons de repos du monde. Guns N'Roses, Rage Against The Machine, Nirvana, Therapy?, Faithless, US3 et autres Radiohead ont donc droit au traitement minimal, aussi limite que la voix du bonhomme, pourtant épaulé par deux charmantes choristes (Martina und Rose, précise-t-on obligeamment dans le livret). De très bon goût donc, évidemment hilarant, jusqu'à la dernière plage, le "You'll Never Walk Alone" cher à certains supporters de foot. Et vite limite, forcément, parce que ce n'est pas le genre de coup qui se répète ad vitam aeternam.

 

Death

The sound of perseverance

Écrit par

Le moins que l'on puisse dire c'est que ces précurseurs de trash-métal américains sont loin d'être des manchots. Agressive, parfois malsaine, la musique de Death est aussi incroyablement technique, puisant ses racines dans le freejazz le plus déjanté. Groupe phare de la scène à qui il a donné son nom (death-métal), Death est le projet de Chuck Schuldiner qui demeure aujourd'hui l'unique membre de la formation originale. Avec ce nouvel opus baptisé judicieusement " The sound of perseverance ", la formation qui fait l'objet d'un véritable culte chez les amateurs du genre, élève le death-métal au plus haut niveau. Avant-gardistes dans les années 80, le style développé par le combo n'a pas pris une ride ! Les fans de Slayer et de Kréator ne s'en remettront pas de sitôt.

 

Children of Bodom

Hatebreeder

Écrit par

Pressenti pour étoffer la maigre affiche de la scène black du Dour festival, Children of Bodom débarque avec un "  Hatebreeder " dont la puissance de feu n'a d'égale que la grande finesse des neuf compositions qui jalonnent ce 2ème opus. Imaginez les divines arpèges de Ritchie Blackrnore (Deep Purple) épousant les rythmiques du dark métal de Dimmu Borgir, ou encore Iron Maiden convolant en justes noces avec un Satriani survitaminé. Children of Bodom a trouvé le parfait équilibre entre un heavy technique et sophistiqué et un black métal teinté de rock symphonique. Respectueux du passé, tourné vers l'avenir et parfaitement à sa place en 1999, le combo nordique, dont le nom évoque un macabre fait divers survenu à la fin des années 60 sur le Lac Bodom en Finlande, dévoile ses penchants pour le style guitar heroes. Une liberté artistique affirmée qui fait de cette union du feu et de l'eau l'album le plus inattendu de l'année. Du grand art !

 

Bauhaus

Crackle - Best Of Bauhaus

Écrit par

Précurseur du mouvement gothique avec des chansons très noires (la mort, les cimetières… figuraient parmi leurs thèmes de prédilection) et une musique elle aussi très froide (cold-wave), le groupe Bauhaus, séparé en 1983, n'a pas vraiment profité du mouvement qu'il avait déclenché. Aujourd'hui, dans tous les festivals, on voit encore défiler ces bandes de garçons et de filles très maquillés et habillés comme des corbeaux, affichant la mine de ceux qui viennent de quitter des funérailles… " She's in parties ", " Bela Lugosi's Dead " (version originelle et inédite du single), " Ziggy Stardust ", la reprise de Bowie, " Hollow Hills " ou " Spirit " figurent évidemment sur la nouvelle compilation " Crackle ", disponible dans toutes les bonnes épiceries…

 

Anathema

Judgment

Écrit par

Souvent comparé à Pink Floyd, Anathema appartient aujourd’hui à une nouvelle race de groupes affiliés à la scène métal atmosphérique, alors qu’il pratiquait à ses débuts un doom/black redoutable, tout comme son compatriote My Dying Bride. De l’eau a coulé sous les ponts depuis la création du " tourmenté quatuor " ! Un simple survol de l’album " Judgment ", dernière perle du combo de Liverpool, suffit pour balayer d’un revers de la main tous les préjugés des détracteurs du heavy metal, tant la sensibilité dégagée par le quatuor est intense. Cristalline, mélancolique, émouvante, la musique d’Anathema atteint des cimes d’émotion, à la lueur d’arrangements aériens et de sonorités envoûtantes. A classer dans votre discothèque entre " Wildhoney " de Tiamat et " Brave" de Marillion. Incontestablement un des albums de l’année dans cette catégorie !