Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Dernier concert - festival

Viagra Boys
The Cure

Various Artists

Incredible - Sound Od Drum´n´bass Mixed By Goldie

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L'homme aux dents aurifiées s'offre à son tour un ‘dj mix album’, double en l'occurrence. Modeste, tout de même, il n'y inclut que deux de ses productions personnelles, "Manslaughter" et le classique "Terminator". Il ne passe donc à côté d'aucun des classiques et des grands noms de la jungle, de Grooverider à Optical, Shy FX et J Majik, ni de quelques poulains de son écurie Metalhedz comme Alex Reece ou Dillinja. Comme ça, à jeun, digérer ces deux plaques dans la foulée, c'est un peu dur et même parfois énervant, comme l'image de la pochette le suggère. Mais ce double CD renferme néanmoins quelques perles auxquelles on peut succomber tout de suite, tel le ciselé et jazzy "Here Comes The Drum" de Doc Scott. Et il a aussi le mérite de livrer un aperçu sérieux et valable du style cher à Goldie. En prime, dans le livret, une biographie du gaillard, forcément laudative.

 

Ils

Idiots Behind The Wheel

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De la part d'amoureux de grosses bagnoles et de soundsystems sur quatre roues, on aurait pu s'attendre à quelque chose de nettement moins sophistiqué que cet album. Au lieu de ça, David Tipper (iLS au volant, semble-t-il) propose une drum'n'bass musclée ("Greyhound") mais pas trop, aux sonorités changeantes, cinématiques, pleine d'effets. Les riffs de guitares, de cuivres, de pianos ou de... klaxons samplés abondent mais savent s'effacer dans les passages plus atmosphériques ("Revolver") ou que l'on imaginerait bien illustrer un bon thriller ("Sabotage", "8 Ace"), mais toujours soutenus par d'impressionnantes infrabasses ("Strange Light"). Et tant pis si les rythmiques de base ont de temps en temps ce petit air de déjà entendu; c'est leur habillage qui fait tout l'intérêt de ce disque aux mille facettes.

 

The Herbaliser

Very Mercenary

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Essentiellement hip hop, comme l'explique le sample vocal de "Wall Crawling Giant Insect Breaks", ce nouvel album du duo Teeba/Wherry recèle quelques plages au groove très chaud ("Goldrush", "When I Shine"...) sur lesquels figurent parfois l'un ou l'autre guest parmi lesquels Roots Manova. Si ces titres feront sans peine oublier les productions un peu trop propres comme "Roads Of Many Signs" enregistrée avec les Dream Warriors, on regrettera toutefois que dans l'ensemble, "Very Mercenary" manque de plages vraiment rythmées (du style de "Missing Suitcase"). Une réflexion que se feront en tout cas certainement ceux et celles qui ont déjà eu l'occasion de voir The Herbaliser à l'œuvre sur les planches.

 

Alex Gopher

You, My Baby And I

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Longtemps après le "Music For Babies" de Howie B, voici un autre ‘papa’ dont le travail de musicien s'est inspiré d'une naissance. Avec son funk électronique, comme il l'appelle, le Français Alex Gopher vire parfois dans des paysages plus ambiants (le très cinématographique "Ralph And Kathy", "You, My Baby And I") avant d'en revenir à des rythmes plus dansants, évolutifs ("Consolidated"), truffés d'inserts vocaux, parfois un brin répétitifs ("With U") mais toujours fort classieux et bien à l'abri des filtres de la "French Touch".

 

Doctorolive

First Dee-jay On The Moon

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Eclectique, le premier album de Doctorolive l'est assurément. Signé pour le Benelux sur le label qui nous a déjà valu les compiles "Chemical Beats", ce "First Dee-jay..." fait voisiner les percussions soutenues ("Zodiac 99") et les échos lointains d'une flûte, les riffs de guitare à la Jimi Hendrix et le dub planant ("Dub Clinique"), les basses ronflantes et une drum'n'bass tout en souplesse ("The Only Bug In The Mission"). Les constructions moins pop et plus expérimentales ("Bass Scanner") s'accommodent de quelques samples vocaux assez amusants (une sorte de rhythm & blues allumé sur "Limbo) ou d'inserts ambient acoustiques (chouette, cette basse sur "Flatland"). Quant aux six dernières plages, elles forment une sorte d'opéra cosmique sur fond de rythmiques hip hop, fruit d'un travail réfléchi en même temps qu'un fameux clin d'oeil à toutes ces productions house par trop sérieuses. Au bout du compte, le cap (Canaveral, wouaf, wouaf) du premier album est franchi sans trop d'encombres.

 

Deejay Punk-Roc

Anarchy In The USA

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Un an environ après la sortie de son premier album solo, le toujours d'actualité "Chicken Eye", Monsieur Punk-Roc remet le couvert avec un dj-mix album aux couleurs très hip hop. Beats electro, breakbeats et groove dominent un disque où l'on retrouve notamment les Lo' Fidelity Allstars avec "Lazer Sheep Dip Funk". Pas exactement prévu pour une écoute peinarde à la maison, mais en boîte ou avec quelques fumigènes, ça devrait faire son petit effet.

 

The Cinematic Orchestra

Motion

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Jason Swimscoe, employé chez Ninja Tune dans le civil, est sous la coupe de deux influences majeures: le jazz et le cinéma, tendance polars et films noirs. L'écoute de cet album dont les plages s'enchaînent avec une incontestable fluidité évoque des atmosphères brumeuses, pluvieuses, parfois même vaguement menaçantes. La bande-son idéale d'un après-midi un peu gris.

 

The Chemical Brothers

Surrender (a)

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C'est à l'écoute de cet album qu'on se dit que Tom Rowlands et Ed Simons n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Les onze plages de ce disque sont en effet constellées de goutelettes d'acid, de ces petits bidouillages électroniques grinçants, crissants, aigus et tordus auxquels il est impossible de résister en position assise. Derrière, les deux collègues ont une fois de plus déployé le gros arsenal de beats, syncopés certes, mais lourds et implacables quand même. Sur "Out Of Control", le contraste entre ces derniers et la voix un rien efféminée de Bernard Sumner de New Order est d'une redoutable efficacité. "Music: Response" qui ouvre cette troisième galette de leur discographie donne toute la mesure de ce qui suit: un son dense dans lequel chaque élément semble avoir été travaillé jusque dans le plus petit détail, et puis surtout, une sorte d'intelligence dans le travail qu'on ne retrouve pas souvent dans le genre. Plutôt que de coller à un concept et de le développer en quinze mille versions finalement identiques, les Brothers ont préféré élaborer de vrais morceaux, installant des atmosphères variées, freinant ou accélérant les rythmes. Les quelques collaborations dont bénéficie "Surrender" y sont aussi certainement pour quelque chose. Ainsi, sur "Asleep From Day", Hope Sandoval de Mazzy Starr ne gâche en rien son ambiance vicieusement planante, que du contraire. Un des albums de l'année 99, assurément!

 

Badawi

The Heretic Of Ether

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Badawi, de son vrai nom Raz Mesinai, se sert de ses racines orientales pour créer une musique hypnotique et relaxante au possible. Ce multi-instrumentiste new-yorkais privilégie les longues plages atmosphériques où se croisent des sons issus de la derboukha, du santour, de percussions diverses et de claviers auxquels se mêlent violons et violoncelles qui donnent à l'ensemble des teintes parfois mélancoliques mais toujours originales. A l'instar de la photo de désert qui orne le livret de cet album, l'auditeur se retrouve plongé dans un univers qui ne demande qu'à se peupler selon ce que lui suggérera son imagination bercée par cet exotisme un peu étrange. A découvrir.

 

Vedic Sound

Song Of Light

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Proche de Talvin Singh, de State Of Bengal ou du label Outcaste, Vedic Sound, alias Prakasa, combine musique et art sacré. Par musique, entendez de longues plages de synthé, composées par un Américain du nom de Michael Hammer, nébuleuses, éthérées, aux accents très ambient. Pour ce qui est de l'art sacré, le bonhomme s'inspire de la tradition sanscrite notamment, d'où il a tiré de longs mantras, exposés en anglais la plupart du temps. Inutile d'écouter ça si vous avez autre chose à faire en même temps ou si votre copine se concentre sur une BD néerlandophone à quelques pas. L'absence de rythmes marqués et les récitatifs très peu modulés plongeront l'auditeur dans une torpeur soudaine ou, c'est selon, un état d'irritation paroxystique. Avec un bon casque et dans d'autres circonstances (eh, eh, eh...), ce "Song Of Light" est supposé avoir pour effet la séquence suivante: ouverture-de-l'esprit/décollage/amarrage-du-côté-du-Très-Haut-ou-de-l'un-de-ses-semblables...