Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Afghan Whigs

Johnny Laws

Blues burnin´ in my soul

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‘Un des secrets les mieux gardés de Chicago’, précise les notes de pochette! Je n’en sais rien, mais une chose est sûre, Johnny Laws est doté d'une voix remarquable, faite de douceur et de sensualité, proche du blue soul.

Manifestement, il affirme sa classe dès l'ouverture, "Driving wheel", de Roosevelt Sykes. L'harmonica de Chris Whiteley et le piano de Tyler Tarema font ici preuve d’un maximum de retenue et de discrétion. Aussi proche, la reprise de "Sweet sixteen", est toujours cajolée par une voix réservée et mielleuse. Comme son style ne le trahit pas, Johnny est bien un vrai bluesman de Chicago, né dans le South Side, il y a 56 ans. Et le blues, il peut le chanter sans discussion, injectant la sensibilité naturelle qui est la sienne. A l’instar du "Part time love" de John Hammond, " I’ll take care of you " de Brook Benton et surtout le "Steal away" de Jimmy Hughes". Ces plages baignent au sein d’une douceur infinie et une beauté extrême. De très grands moments! Dans sa jeunesse, Laws a été encouragé par Jimmy Reed. Il reprend ici 2 de ses meilleures compositions, "Ain't that lovin' you baby" et le très beau "Honest I do". Laws est un fin guitariste, mais son tempérament discret, économe, prend le plus souvent le dessus. Peu d'exercices de style en solitaire à se mettre sous la dent ; sauf le célèbre et rondement mené "Little by little". Cette œuvre délicate se termine par une reprise veloutée de "Sadie" de Hound Dog Taylor. A découvrir!

 

Eddie Kirkland

Movin’

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Toujours très colorée la tenue d’Eddie Il trône en pochette tout enturbanné d’or et cerné de rouge. Peut-être un reliquat de la Jamaïque qui l’avait vu naître voici 71 ans. Pourtant, sa jeunesse, il la passe dans les champs de coton de l’Alabama! Il émigre à Detroit à la fin des 40s, au bon moment pour se joindre à un John Lee Hooker en pleine ascension dans sa carrière. Depuis, il mène sa carrière en dehors de toute influence majeure. Il compose, comme nul autre. Son jeu de guitare est unique. Un style qui peut parfois paraître fragile, aux confins de la dissonance, mais en même temps clair, amplifié, épousant de près son chant.

Et c’est vrai dès le titre d’ouverture, "Love me". Il aime jouer sur les sons, mais en les dominant. La mélodie peut être au rendez-vous. Comme sur "Rainbow", au cours duquel la voix de ténor est bien posée. C’est du tout bon Kirkland. Sur "Honey bee" (pas celui de Muddy), il accélère le rythme et sort son harmonica avec plein de fougue et d’enthousiasme. Il a été, dans les 60s, le guitariste d’Otis Redding. Il peut nous le rappeler par le son Stax de "Movin’ on", grâce aux Nutmeg Horns et l’orgue de Bruce Feiner. Eddie chante avec beaucoup de passion, de vécu, de feeling dans la voix, de persuasion aussi, à l’instar du remarquable "Got to find me another woman". Cet elpee nous réserve quelques sommets.

 

Peter Green

Destiny road

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Manifestement, le label Artisan profite au maximum de Peter Green tant qu'il peut rester dans le parcours. "Destiny road" est un opus flambant neuf. Pour la 1ère fois depuis le retour en 1996, les musiciens ont eu le temps de prendre du recul et d'écrire de nouvelles compositions en compagnie du célèbre Pete Brown.

Cet elpee vous propose donc 10 compos personnelles, incluant "Indians", déjà gravé sur le "Soho sessions", et deux reprises, "Madison blues" d'Elmore James et "There's a river" de Stevie Winwood. Disons-le tout de suite, la production de Pete Brown est excellente. Le son est bien clair. Une atmosphère se dégage manifestement de cet album. Peter Green a peut-être trouvé sa nouvelle voie. En produisant un nouveau son qui colle plus à la peau de l'homme qu'il est aujourd'hui ; enfin décidé à ne plus contempler, en vain, les flammes d'un passé révolu. Si on l'écoute d’une nouvelle oreille, ça passe. Le Splinter Group se meut dans un style très laidback. Une ambiance assez feutrée plus hospitalière pour Peter qui ne hausse plus le ton de la voix. Tout au long de la première partie de l’œuvre, elle fonctionne d’ailleurs bien dans ce style. La guitare est discrète mais efficace. L’orgue colore le son et les chœurs féminins donnent la réplique. "Big change is gonna come", "Say that you want to" et "Heart of stone" forment une unité très cohérente. La tendresse, la beauté, la clarté de "You'll be sorry someday" n'est pas sans nous rappeler de très heureux moments comme "Need your love so bad". J'accuse aussi un faible pour "Burglar", une plage bâtie sur un riff exotique, une guitare appuyée, un break d'harmonica et surtout une mélodie qui accroche. C'est le Peter Green sound de la fin de millénaire. "Turn your love away" qui suit est assez complexe et met bien en évidence les qualités du Splinter Group. La version de "Madison blues" soutenue par un piano et un sax est percutante. J'aime moins les derniers titres, tous chantés par Watson, bon chanteur mais sans étincelle. L'album est terminé depuis près d'une minute que resurgit la mélodie de "Man of the world". Une beauté à couper le souffle. Nouvel espoir du côté de chez Green ?

 

Various Artists

12 Massive Garage Anthems

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Mélange de house, de disco, de funk, de groove et de soul, cette galette ira sans doute rejoindre les tonnes d'autres du même genre déjà sorties par le passé. Non qu'elle soit foncièrement inintéressante, on y retrouve même le tube que fut "Now That We've Found Love" (SBH Project feat. Gerideau), mais bon, un peu de variété de temps en temps, dans les rythmes comme dans les idées, c'est pas plus mal...

 

Various Artists

Various Artists - Freestyle - The Ultimate Skateboarding Experience

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Autrement plus éclectique et conséquente que "Skank You Too", cette compile-ci s'adresse pourtant également aux glisseurs de tous poils. Voilà pour le plan marketing, d'autant qu'elle est sponsorisée par une marque de pompes. Passant allègrement de la drum'n'bass la plus hystérique (le "Temper Temper" de Goldie remixé par Grooverider et Optical) au skank le plus juteux (Fatboy Slim encore, avec le fédérateur "Love Island"). "Freestyle" va cependant un peu plus loin, en piochant aussi dans d'autres répertoires. On y croise ainsi Primal Scream ("Kowalski"), Urban Species, les Fun Lovin' Criminals et autres Stone Roses. Et même pas tous remixés pour les faire entrer dans un format artificiel, soulignons-le.

 

Various Artists

Various Artists - Dreamscape - Drum´n´bass Legends

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Et encore un double CD qui ne prend pas trop de risques, pimenté qu'il est d'incontournables de la jungle. Goldie, Roni Size, Krust, LTJ Bukem et Omni Trio ouvrent chacun des deux albums sur lesquels figurent des classiques comme le "Helicopter Tune" de Deep Blue. "Drum'n'bass Legends" est une excellent intro au genre, destinée aux... retardataires curieux puisque ça fait quand même tout de suite trois ou quatre ans que nombre d'artistes présents ici se sont acquis une certaine réputation.

 

Various Artists

Various Artists - Brasil 2 Mil - The Soul Of Bass-O-Nova

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La dernière compilation en date parue sur le label Ziriguiboom a été l'occasion de (re)découvrir quelques titres classiques de la musique brésilienne traité par deux petits génies du remixage. Cette fois, s'il s'agit toujours de "jeunes" artistes, connus (Smoke City) ou non, mais ce sont des titres originaux auxquels ont a droit, mélangeant les rythmes traditionnels de la samba et de la bossa nova avec l'électronique. L'idée selon laquelle la démarche entreprise par ce label vaut mieux que la plupart des mélanges proposés de ce côté-ci de l'Amazone est toujours valable...

 

Various Artists

Various Artists - Bodenstandig 2000 - Maxi German Rave Blast Hits

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Z'avez vu le titre? A votre avis, c'est quoi comme musique? De la grösse teghnau lourdingue qui sent bon la choucroute? Ah ben non, c'est encore pire! Deux bidouilleurs ont tripoté un improbable matériel pour en sortir une vingtaine de chansonnettes (chantent comme des pieds, d'ailleurs) et d'instrumentaux remplis de samples ridicules (un glaçon tombe dans un verre, une pub quelconque, de gros riffs de guitare, un vieux jeu vidéo...), le tout dans un esprit potache qui ne fera probablement rire personne de ce côté-ci de la Moselle. Chiant, ce genre de parodie de la musique électronique.

 

Various Artists

Various Artists - Axe Voodoo Experience

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Sorte de super maxi, cette compile rassemble trois vinyles produits sous la houlette du parfumeur de plus en plus impliqué dans le sponsoring d'événements à connotation dance. Olivier Gosseries, DJ MD ("Rio"), Sven Lanvin et autres Mo & Benoelie s'y retrouvent donc avec des titres composés pour diverses boîtes belges (H2O, Zillion, La Rocca...), et remixés à la sauce électro, techno (le "deadline mix" de DJ MD), disco ou trance. Dû notamment pour la plupart à Mr. Jack, alias Vito Lucente (déjà actif, si ma mémoire est bonne, aux côtés de... Benny B à l'époque), il ne s'agit ni plus ni moins que de la musique de club qu'on imagine plus efficace sur les pistes que dans sa cuisine...

 

Various Artists

Various Artists - This is... Chill Out

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Vingt-sept coffrets déjà dans cette série qui présente deux gros atouts: un prix plus qu'attrayant pour chaque ensemble de trois CD (deux compiles + un album mixé inédit) et puis aussi quelques titres qui font plaisir à réentendre. Consacré à l'art du chill out (ou de la relaxation en musique), cette vingt-septième édition propose un mélange de rock et d'électronique qui s'appréciera d'autant mieux, du moins pour certains, dans un état second... Primal Scream, les Stones Roses, Leftfield, Underworld, Smoke City, le remixe du "Delta Sun Bottleneck Stomp" de Mercury Rev réalisé par les Chemical Brothers, ou Cornershop revisité par Ashley Beedle... il n'y a ici aucun remplissage au programme. Rien que du bon donc. Quant au free bonus mix CD, il parcourt le catalogue du label R&S dans un esprit très... smokin'...