La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

L7
Ora Cogan

The Beta Band

The Beta Band

Album fou fou fou pour cet ensemble insulaire qui ne semble cependant pas trop satisfait de la finition du produit. En fait, l’enregistrement de l’elpee a pris tellement de temps, donc coûté tellement d’argent, qu’il a fallu abréger les sessions d’enregistrement. Et pourtant, le résultat nous paraît fort intéressant, même s’il comporte certaines lacunes. Un album éponyme qui déborde d’idées. Souvent psychédéliques. Mais dans l’esprit du Whole World de Kevin Ayers. Un Kevin Ayers qui aurait ingurgité des ingrédients du temps présent, tels que dub, hip hop, dance, électro, samples, collages, et tutti quanti. Champ de foire, bande son de la guerre des étoiles, rythmes de samba, carnaval des Caraïbes, Elvis Presley, Eddie Cochran, Ian Dury & The Blockheads, les Beach Boys, les Moody Blues, Gorky’s Zygotic Mynci et Laïka complétant, volontairement ou involontairement, le puzzle de cette aventure musicale que nous pourrions qualifier de pop progressif dans le sens le plus alternatif du terme…

 

Beck

Midnight vultures

En 1998, Beck parvenait à faire imploser son folk moderne à travers un superbe album, « Mutations ». Aujourd’hui, le mandarin du post pop des 90’s prend un virage à 180°. Plus funk, plus soul, dans l’esprit de l’école ‘stax’. Une structure basique sur laquelle repose la plupart des compositions de cet opus. A l’instar d’un Prince qui aurait bien évolué. Et le résultat est plus que probant. Malheureusement, comme nous ne sommes pas très accros à la soul, la digestion acoustique de ce « Midnite vultures » se révèle assez difficile. Pourtant, les effets spéciaux et les innovations sont omniprésents. Tantôt psychédéliques, krafwerkiens ou encore countryfiants, ils contaminent les 12 fragments, dont un morceau caché. Des compositions peuplées de lyrics surréalistes, lascifs ou ironiques qui suintent de sex funk étudié, stylisé, velouté, impertinent, crémeux ou cuivré. Et si cet elpee constitue, pour bon nombre de spécialistes, une plaque tournante dans la carrière de Beck, nous attendons, avec impatience, qu’il opère un nouveau virage à 180°…

 

Tal Bachman

Tal Bachman

Tal Bachman n’est autre que le fils de Randy Bachman, membre du défunt et mythique Guess Who (NDR : si, si, souvenez-vous d’" American woman ", de " These eyes " ou de " Take care of business "), et puis du non moins célèbre Bachman Turner Overdrive. Maintenant, n’imaginez pas que Tal soit un adepte, comme son paternel, du métal. Non, il s’exprime à travers un pop/rock allègre qui transpire essentiellement des influences du passé. Entre autres, les Beatles, Bowie circa " Hunky Dory ", Harry Nilsson, 10CC et puis surtout ELO, auquel il voue une admiration sans bornes. Pas pour rien que les arrangements et les orchestrations de son premier opus soient aussi soignés. Et comme il possède un superbe timbre vocal, coincé quelque part entre celui de Jeff Buckley et de Thom Yorke (Radiohead), il ne faudrait pas grand chose pour qu’il fasse un malheur dans les charts. Cependant, tout irait pour le mieux dans le meilleur des monde, si ses chansons ne sonnaient pas aussi ringardes…

 

The Auteurs

How I learned to love the bootboys

Tout comme Ray Davies, Luke Haines est un observateur attentif du déclin de la société contemporaine, britannique en particulier. Tout comme le légendaire chanteur/compositeur des Kinks, Luke est un littéraire. Et lorsqu’il compose les lyrics de ses chansons, il trempe sa plume dans l’ironie et le cynisme. Tout au long de son nouvel opus, " How I learned to love the bootboys ", il crache, de sa voix sèche et fragile, ses mots comme un serpent dans un ruisseau de débauche, d’amertume et de malveillance. Luke hait la nostalgie et le sentimentalisme. La fascination n’est qu’obsession et le spectacle voyeurisme. Lorsqu’il trouve une correspondance directe entre l’absence de couleur de l’Albion des seventies et le burlesque du monde actuel, c’est pour mieux la disséquer, avec la conscience implacable d’un chirurgien. En douze chansons, depuis l’évocation glaciale et insouciante du tube des Rubettes, " Lollop ", jusqu’à l’inquiétude suscitée par la génération future, les Auteurs essaiment leurs mélodies pop au charme faussement naïf, à l’électricité fugace, mais sauvage, un peu comme un T Rex qui aurait été privé de ses paillettes. Un bien bel album !

 

Caroline's Spine

Attention please

Écrit par

Que l'industrie du disque est injuste ! Ou alors elle manque totalement de flair (ce qui est aussi probable). Signer un groupe tel que Caroline's Spine à l'heure actuelle est quand même un pari risqué. Preuve que les majors ne se contentent pas seulement de la ‘qualité financière’ de leurs groupes... Mais bon, les jeunes, et moins jeunes Américains seront toujours surprenants. Et peut-être que chez eux ce groupe cartonne. Allez savoir ! Quoi qu'il en soit, à l'instar de Bon Jovi, qui s'y connaît en soupe radiophonique, Caroline's Spine mérite la palme du groupe rock and roll qui fait de la musique pour adolescents avec profondeur et conviction. Malheureusement cet aspect convaincu devient franchement irritant tout au long de ce CD. Et de ce demander les réelles motivations des membres de cette formation. Mille fois entendues, et en mille fois mieux chez Pearl Jam, ces 12 chansons ne suscitent qu'un intérêt très limité de par les ficelles utilisées. En bref, si vous êtes impatients d'entendre le nouveau Pearl Jam, écoutez cet album : vous ne pourrez qu'adorer davantage "Ten" ou "Yeld".

 

Cable

From here you can see yourself

Tout comme Rancid, Penhouse et Ligament, Cable reconnaît pour influence majeure, Fugazi. Une indication qui devrait vous permettre de vous faire une petite idée du style musical pratiqué par ce quatuor de l’est des Midlands, de Derby très exactement. Leur hardcore intelligent, stimulant voire excitant, fait en tout cas la part belle aux mélodies contagieuses, même si les cordes de guitares sont constamment torturées, les accès de basse ténébreux, et le chant perpétuellement angoissé. En fait, ce sont surtout les drums souples, inventifs de Ritchie Miller qui donnent un cachet très personnel aux chansons de Cable, un peu comme chez le défunt Minutmen…

 

Air Cuba

Leap of faith

Cuba, c’est avant tout un duo qui nous vient de Londres. Avant de fonder ce groupe, Christopher Andrews et Ashley Bates bossaient ensemble dans leur propre studio. Cumulant les fonctions de producteur et d’ingénieur du son. Pas étonnant dès lors que la mise en forme de leur premier opus soit le fruit exclusif de leur collaboration. Y compris la composition à la mise en boite. Ils se sont quand même entourés de musiciens et de chanteurs. Histoire de ne pas faire un monopole du computer. Et le résultat est franchement agréable. Nous rappelant tantôt Primal Scream, circa " Screamadelica " et puis surtout la scène baggy (EMF, The Farm, …) Ou encore une trip hop atmosphérique qui aurait été contaminée par le groove de Massive Attack. Cuba souhaiterait, paraît-il, devenir le fer de lance du label 4AD… quitte à dépasser la notoriété des légendaires Pixies. Peut-être ont-ils les yeux plus gros que le ventre ; mais avec un nom pareil, et un style aussi percutant, les rêves deviennent parfois réalité…

 

Creed

My own prison

Si cette formation était née à Seattle, au tout début des nineties, elle aurait, sans aucun doute, enrichi la vitrine du grunge. Malheureusement, nous sommes en 1999, et il n’y a plus que les nostalgiques de feu Kurt Cobain qui s’intéressent à ce style de musique, même si Creed semble avoir repris à son compte, l’héritage des deux premiers albums de Pearl Jam. C’est vrai que depuis, la bande à Eddie Vedder à évolué…

 

Cree Summer

Street feërie

Lenny Kravitz s’est beaucoup investi sur l’album de cette jeune Canadienne. Non seulement il assume la production, mais en outre, il se réserve une bonne part de l’instrumentation et des arrangements. Cree Summer possède une jolie voix, voix qu’elle met au service d’une musique funk/pop particulièrement soignée, mais sans grand relief, à l’instar du dernier opus de Kravitz, " 5 ", qui il est vrai, n’est pas vraiment ce qu’il a fait de meilleur à ce jour.

 

Crash Test Dummies

Give yourself a hand

On aura tout vu ! Une formation réputée pour son folk et sa néo country qui se convertit à la musique électronique. Dance de surcroît. D’autant plus étonnant, que lorsque le groupe canadien avait gravé « The ghost that haunts me », au début des nineties, les médias avaient ni plus ni moins comparé Crash Test Dummies, à des Pogues américains. Plus grand chose de basique, donc, sur cet opus. Vous y retrouverez quand même la voix caverneuse de Brad Roberts, qui se mue capricieusement en falsetto. Et puis celle D’Ellen Reid, beaucoup plus présente. Et dans le style elle se débrouille plutôt bien. Le résultat nous semble cependant plutôt mitigé, CTD soufflant le chaud comme le froid, suivant qu’il embrasse une trip hop audacieuse ou s’embourbe dans une sorte de soul/funk insipide. Pas trop notre tasse de thé !