L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Editors

Paul Rishell & Annie Raines

Moving to the country

Écrit par

J'attendais tellement de ce nouvel album, après avoir craqué sur le sublime "I want you to know", qu'autant l'avouer de suite, je suis déçu. Oh, la qualité n'est pas en cause, au contraire, mais le titre de l'album nous met immédiatement au parfum. Il est tourné vers le country blues. Ce qui, sans doute, n'est guère surprenant ; car Paul Rishell est avant tout un artiste de country blues.

"Kansas City blues" ouvre le bal et nous permet de découvrir une nouvelle facette du talent d'Annie Raines. Elle joue de la mandoline. La plage titulaire suit. Imprimée sur un tempo solide, marquée par les baguettes de Marty Richards du Duke Robillard Band. Annie chante "I got the blues" de Bo Carter manifestant infiniment de respect pour la tradition. Une tradition à laquelle Paul reste très attaché. Mais comme il est surdoué, ça passe sans problème. Sa reprise de "Keep your hands off her" de Leadbelly est admirable, très roots ; sa guitare amplifiée se conjugue à la mandoline d'Annie. L’éclair, la claque survient à mi-parcours. A travers le très nerveux instrumental "Sweet tooth". Un tour de force à l'harmonica. Annie chante alors « Good women have bad days », une de ses compositions au titre tellement évident, avec à la clé, un solo d'harmonica chromatique, très Little Walter. Elle chante aussi son "Turning corner", tout en pianotant un Fender Rhodes électrique. Paul y décoche son meilleur solo. Beauté et pureté pour l'instrumental "Tears" de Django Reinhardt et Stéphane Grapelli. Annie y joue la partie violon sur son instrument chromatique. Voilà, c'est tout, c'est un bon album mais je m'en vais remettre "I want you to know" dans ma platine.

 

Lousiana Red

Millennium Blues

Écrit par

Quelle bonne idée Iverson ‘Lousiana Red’ Minter a eue de revenir enregistrer à Chicago. Lui qui vit en Allemagne depuis si longtemps. Un disque très ‘rouge’ pour Red. A la pochette où le rouge voisine le noir. Le Red qui intervient aussi sur 3 titres dont l'ouverture très Muddy Waters, "Red's vision". Red y développe sa vision des événements qui font l'actualité. Il est entouré de musiciens de première main qui s'entendent à merveille. Et cela se remarque.

C'est la fête sur "Play on your harp": Willie "Big Eyes" Smith à l'harmonica (pas à la batterie) et Allen Batts au piano. Quant au rythme il est mené par la basse de Willie Kent. Et puis vient enfin la slide, roucoulant dans un blues lent qui ne peut venir que de Chicago. Tout est parfaitement en place, bien huilé. Une superbe parenthèse jazz dans l'instrumental qui suit "Red's jazz groove" avec un solo pas piqué des vers, commis par Brian Bisesi. Musicien habituel de Luther Johnson, il a été invité pour gratter sur quelques plages. Brian et Red s'échangent des soli juteux sur le lent "Too poor to die", à nouveau très Waters. Red a eu une enfance très difficile dans les orphelinats. Sa mère est décédée d’une pneumonie, alors qu’il ne comptait que 7 jours. Il avait 5 ans lorsque son père est lynché par des membres du Ku Klux Klan. Le thème de sa jeunesse revient souvent dans son œuvre. Comme sur "Red's childhood memories", témoignage parlé, et "Orphanage home blues", absolument poignant, où Red n’est accompagné que de sa guitare. Ce couple reste pour "Leechie gardens" et "Got a home in that rock". L'amplification revient pour les 4 derniers titres, dont "That Detroit thing". Un rappel d'années passées dans la Motor City, parfois aux côtés de John Lee Hooker. Cet excellent album se termine par le "Millenium blues".

 

Kid Ramos

Kid Ramos

Écrit par

Kid Ramos s'est taillé au fil des ans une bien solide réputation. Il affiche toujours un look bad boy, tatoué et un rien teigneux ; mais le musicien présente déjà un fameux pedigree. Notamment à cause de ses participations au James Harman Band, aux Fabulous Thunderbirds et ses évasions d'artiste libre, souvent en compagnie de son pote harmoniciste Lynwood Slim. Ce qui lui a valu, au passage, de tisser de solides amitiés dont il profite largement ici. Kid n'est pas vraiment un chanteur, il a donc eu recours à des renforts de premier choix. Et notamment ses ex-patrons, Kim Wilson, James Harman, Lynwood Slim déjà cité, mais aussi Cesar Rosas de Los Lobos, Willie Chambers (souvenez-vous des Chamber Brothers) et la suave Janiva Magness.

Et l'album me direz-vous? Impeccable! Il s’ouvre par le "Dead love" de Little Milton, soutenu par Kim Wilson au chant, et enchaîne avec "No more alcohol", très fifties. Rob Rio se réserve les ivoires et Lynwood Slim le chant. Willie Chambers a gardé la voix brûlante qu'il avait quand il chantait "Time has come today" dans les 60s. Pour "Leave me alone", un R&B écrit par Ray Agee, l'effet est remarquable. Cesar Rosas mène de sa voix de chicano le célèbre "300 pounds of joy", alors que Gene Taylor a pris la place au piano. Un album sans faille, sur lequel les cuivres sont omniprésents, épinglant au passage, un certain Jeff Turmes au sax baryton. Mais avant tout c'est un album de Kid Ramos. La guitare est donc en effervescence sur toutes les plages. Ramos est un gars qui a tout compris et assimilé le meilleur de ses maîtres. A l’instar de "Cold chicken and beer", un instrumental hanté par le fantôme d'Albert Collins. Ou encore le "Fiddle De Dee" de Pee Wee Crayton, balayé par la slide ! Un album remarquable qui nous permet de retrouver ensemble la majorité des musiciens qui formaient le James Harman Band des 80s.

 

Tom Principato

Blues over the years

Écrit par

Tom est un guitariste internationalement connu pour tous les albums concoctés au sein de son band Powerhouse. Virginien, proche des Nighthawks, il est l'un des principaux acteurs de la scène de Washington. Il a fait d'ailleurs équipe en compagnie de Jimmy Thackery chez les Assassins dans les 70s. Cet opus, comme son nom l’indique, nous entraîne à la découverte de son passé. Une sélection opérée parmi ses 4 premiers albums personnels, enregistrés entre 1985 et 92. Intéressant quand on pense que les 3 premiers n'ont jamais été édités en CD.

En 85, pour "Smokin", il s’était entouré de Steve Wolf à la basse et de Robbie Magrader, à la batterie. 3 titres ont été choisis sur cet elpee. Dont la reprise de Steve Earle, "My baby she worships me", relevée par la présence de Kim Wilson à l'harmonica.

En 87, il commettait "I know what you're thinkin". Dave Palamar remplace alors Robbie Magrader. La plage titulaire est magique. Le rythme de "Try to reach you" entraînant, est traversé par le piano sautillant de Kevin McKendree et appuyé le support de Big Joe Maher. La reprise du "Congo square" de Sonny Landreth est également incluse sur cet album.

D’"In orbit", sorti en 90, on n’y retrouve qu’un seul titre, "Deep in the heart of Texas" de l'anglais Geraint Watkins, dont l’atmosphère colorée fait incontestablement très tex mex. De l’excellent "Tip of the iceberg", paru en 1982, je retiendrai surtout le superbe instrumental "Sweet little thing", coloré par l'orgue très Booker T de McKendree ; et "It all went down the drain", caractérisé par cette grande guitare qui fait face à l'orgue de Chuck Leavell et aux percussions de Gali Sanchez (Santana).

Principato a sorti début 99 un album live (" Live and kickin "), dont une partie a été pise à Gorica pour la radio nationale slovène. Suivez l'homme !

 

Shawn Pittman

Something's gotta give

Écrit par

A l'âge d'or des Fabulous Thunderbirds, la place blues au Texas, c'était Austin. Aujourd'hui, c'est bien la grande ville, Dallas-Forth Worth qui est devenue le centre de gravité du Texas Blues. Shawn Pittman, jeune chanteur guitariste compositeur, signe ici son 2ème album (après "Burnin' up"). Un chapitre musical bien plus personnel que le premier ; et qui demandera, sans doute, plus d'écoute pour l'assimiler.

Nous sommes au Texas, le shuffle est donc bien présent, comme sur "Just a game". Shawn n'est pas un guitariste extraverti mais quand il le veut, il sort des soli sans faille. A l’instar de "Make it through", caractérisé par une intervention inspirée d'Albert King! On trouve aussi 3 instrumentaux dont le galopant rocker "Cruisin'", au cours duquel Riley Osborne au piano tente de suivre les cordes. Pittman referme par "That first drink", un trip dans le Delta! Très bon album qui démontre une forte maturité pour son jeune âge. Il délivre ici un album très varié, découpé en 11 fragments dont une seule reprise, réussie il est vrai, du "Something to remember you by" de Guitar Slim. La plage d'ouverture, "Something's gotta give", est une présentation qui indique bien le style de ce nouvel album. Le rythme est dansant. La section rythmique porte les autres musiciens. La guitare de Shawn, le plus souvent en mode rythmique, et l'orgue de Riley Osborne se mêlent dans ce décor très riche. Le célèbre concitoyen Mike Morgan apporte son appui sur "Payin' the price".

 

Nightporters (UK)

Rollercoaster

Écrit par

Deuxième album pour les Nightporters, formation aussi populaire chez eux en Angleterre, que chez nous, en Belgique. Si leur premier opus, "Feelin’ good", nous avait ravis, leur second n’est certes pas pour nous déplaire. A cause de ce son puisé au cœur des années 50, dans l’âge d’or du rockabilly et du R&B. Chris Robbins-Davey et Kevin Crowe propulsent les guitares de Martin Vowles et de Ian Roberts. Ce dernier se réserve, bien sûr, l’harmonica et l’essentiel des parties vocales.

Ils ont gardé toute leur fraîcheur pour s’attaquer au "Just keep loving her" de Little Walter. Une composition qui leur colle parfaitement à la peau et qui bénéficie de la présence du redoutable Ben Waters au piano. Sur cet album, les Nightporters présentent deux visages. Comment dire ? Face noire/blanche, sale/propre, méchante/gentille, Stones/Beatles. Si vous me suivez, je leur préfère à chaque fois le 1er choix. Et fort heureusement, il l’emporte largement. Ce ne sont pas des maître-techniciens, mais plutôt des musiciens qui aiment communiquer avec leur public. Vibrer et transmettre ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes pour le plaisir de leur audience. Nul doute que si un album des Nightporters est bon, restitué live, ce sera meilleur encore. De leurs compositions, j’épinglerai donc d’abord le long "I’m going to change my whole direction" ; en quelque sorte la plage qui donne le nom à l’album : "Rollercoaster". "Everybody's in the mood" est un boogie qui bénéficie à nouveau du piano virevoltant de Ben Waters. J’ai aussi apprécié les reprises de "Wang dang doodle" et surtout "Catfish blues". Et puis également la lente ballade de Mike Sanchez (des Big Town Playboys), "Baby please". Ce que j’ai moins goûté, c’est leur côté plus gentil, comme "That's what you do to me" et "I want you".

 

The Nighthawks

Still wild

Écrit par

Malgré plus de 25 années passées sur les routes du blues et du rock’n roll, les Nighthawks de Washington D.C ont toujours bon pied bon œil. Super tatoo Mark Wenner n’a pas changé.

Il démarre en rocker en se servant de sa voix si ravagée pour le "Tiger in your tank" de Willie Dixon. Pete Kanaras donne à sa guitare des accents surf pour introduire "The wild one", titre pour la route aux réverbérations métalliques. Les Nighthawks possèdent plusieurs faire-valoir, lorsque l’ambiance se fait soul. La voix riche et suave du batteur Pete Ragusa fait son apparition, un chant taillé pour les ballades et le R&B. A souligner les excellents "Jump into my fire" et "That’s the way love is" (proche du "Heard it through the grapevine" de Marvin Gaye). Mais si la voix de Pete possède manifestement plus de relief, celle de Mark est bien la plus sale, un mauvais genre qui plane en permanence ; et Mark, même usé, parvient encore à faire baver instinctivement son harmonica hargneux, teigneux même, sur "Read way back" (de Muddy Waters) et "I don’t play" (de Dixon). Toujours dans son style mauvais garçon, il reprend deux titres qui remontent à son 1er album solo, "Guard my heart" et le traditionnel "Washed my hands". Wenner adore souffler dans les aigus, à la manière de Jimmy Reed. Il le démontre ici sur "Illustrated man", composé par l’homme de Nashville, Fred James. Ne pas oublier le bassiste, un grand blond vêtu de noir : Jan Zukowski. Ce n’est sans doute pas leur meilleur album, mais les Nighthawks restent un groupe pour la route.

 

Charlie Musselwhite

Continental drifter

Écrit par

En 35 ans, depuis ses timides débuts discographiques à Chicago jusqu’aujourd’hui, Charlie a acquis une expérience inégalable. Et depuis pas mal de lunes, ce vétéran arrive encore à dérider le blues, l'ami! Pour lui, toute musique forgée dans la sensibilité, le feeling des musiciens, c'est du blues. A l'occasion de ses incessantes tournées, il a rencontré des tas de musiciens. Surtout cubains et brésiliens. Il a donc assimilé des éléments de leur culture musicale. Si "Continental drifter" présente le blues habituel, électrique et acoustique de Charlie, il propose une très intéressante fusion avec la musique cubaine.

Trois séquences. La première classique, en compagnie du band actuel de Musselwhite. John Wedemeyer y tient la guitare. J'aime particulièrement "Can't stay away from you". Charlie part dans un solo à l’ambiance orientale, très réussie, assez envoûtante. La lente (et longue) reprise de "Voodoo garden" de Tom Mc Farland permet à Wedemeyer de s’évader dans un solo excitant. Seconde séquence exotique avec les musiciens cubains, Eliades Ochoa et le groupe Cuarteto Patria. Il est tout à fait réjouissant, rafraîchissant d'entendre le divertissement de l'harmonica au milieu des rythmes latins. Manifestement très plaisante et réussie, cette direction mériterait d’être approfondie. La fusion des percussions latines, des chœurs joyeux et des cordes de guitare hispanisantes qui rencontrent la voix bluesy de Charlie et son harmonica, est assez irrésistible. La joie de "Que te parese, Cholita" et des trois plages suivantes vous apporteront la bonne humeur. Le temps d'un bon shuffle sur "My time someday" et Charlie aborde la troisième et dernière finale. Très roots, seule en immersion dans le Delta de "Blues up the river" et de "Please remember me". Excitant ce nouveau Musselwhite!

 

Mike Morgan

I like the way you work it!

Écrit par

Un chapitre de plus à la déjà longue collection des enregistrements de Mike Morgan pour Black Top. Le 8ème si on compte "Let the dogs run!", qu’il avait commis en compagnie de Jim Shuler. Et comme Lee McBee reste bien en place cette fois, la paire redoutable nous livre une brillante collection de blues texan! Redoutable, c'est bien le mot.

Nous sommes directement au cœur de la scène dès ce "Somebody help me" qui crache le feu! Et c'est ce diable de Riley Osborne qui tient les ivoires; présence de bonne augure, pour permettre à Mike d’aligner un 1er solo majestueux! Quant à Mc Bee il est facilement et indiscutablement l'un des meilleurs vocalistes du circuit actuel. Il possède une pêche, une puissance de tous les instants! Mike introduit de quelques notes simples l'harmonica de Lee pour sonner le 1er shuffle de l'album. "One of a kind". Qui rocke et rolle avec une désinvolture qui en dit long sur le talent que renferme le Crawl. Car question de groove, Willie J. Campbell et Richard Ennis en connaissent un sacré bout. Quant au solo de Mike, il nous prouve ses racines puisées dans la poussière texane, avec son zeste de country! Le rythme ne se désunit en aucune façon pour amorcer la plage titulaire. Les vocaux sortent directement des tripes de McBee. Quelles ressources! Riley Osborne passe à l'orgue pour l'exercice du funk "What do that mean?", et du blues rythmé "The hammer", alimenté par une nouvelle partie de gratte, résumé brillant des possibilités de Morgan. Et pourtant Mike ne redoute pas d'inviter un autre guitariste, en l'occurrence le jeune Shawn Pittman, responsable d'un excellent album sur Cannonball. Le duo s'engage dans la musique roots, pour "Face down in the dirt", au cœur du Delta, les vibrations électriques en plus! Et sur l’instrumental country swing, "Chasin' Casey". Le titre lent "I wanna know" nous plonge au cœur du westside de Chicago. Un album brillant qui se termine par "Martinis for two", une plage aux accents de jazz fin de soirée…

 

Eric ‘Two Scoops’ Moore

Cleanplate

Écrit par

Eric Moore est en forme conséquente, prêt à décoller vers New Orleans dès "Pork Shops", souvenir d'un sandwiche (?!?!) Un artiste de valeur. A la fois chanteur à la voix puissante, aisée, et pianiste très versatile. Il s'emballe sur "Twelve inches". La guitare de l'Italien Leonardo Boni et le sax de Gordon Beadle sont aussi bien placés sur la rampe de lancement. "Sam old girl" est un blues bien rythmé, soutenu par l'ami Jimmy Gordon à l'harmonica. Le même duo ralentit cependant le tempo, avec ravissement, sur "True blues". Tom Hambridge frappe le solide tempo de rigueur pour "Rockin' Doc rocker", chanté à la manière d'un rapper. Tom a naguère joué pour Roy Buchanan. Il produit cet album. "The place of love" est une ballade pop majestueuse et lente faite pour se serrer. "Let's get hammered", rythmé en diable, style New Orleans fait ici, à nouveau, honneur au rythme forcené de Tom et au solo de sax ténor de Beadle. Cette fête du rythme se poursuit par "Towards Josephine". Peut-être pour rappeler une autre Joséphine célébrée par Fats Domino, dont le fantôme n'est pas vraiment absent. Très bon album marqué par l'étincelle qui scelle la rencontre du piano et du sax. Et notamment lors du blues "Stop shopping Mama!", le boogie "Pill takin' woman" ou sur le chemin de fer "Here tomorrow, gone today". Seules les guitares ne sont pas au même niveau!