Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Editors

Royal Trux

Veterans of disorder

Les vétérans du désordre. Un choix judicieux opéré par Neil Hagerty et Jennifer Herrema pour intituler leur nouvel album. Un désordre  organisé que le couple expérimente à travers sa musique depuis déjà quatorze années. En parcourant l’histoire du rock’n’roll. Avec courage et compassion. Audace et inspiration (NDR : qui a dit gangrène et putréfaction ?). Alternativement, si vous préférez. Le gros problème, c’est que le résultat n’est pas toujours facile à ingurgiter. Parce qu’au lieu de s’inspirer béatement des mythes du passé, Royal Trux les exhume pour leur rendre vie ; un peu comme s’ils étaient devenus des spectres, pis encore, des zombies. Une pratique sordide, occulte qui rend la démarche du groupe véritablement unique en son genre. " Veterans of disorder " possède sa propre trame, son propre squelette son vous préférez. Il porte sans aucun doute les stigmates de Captain Beefheart, des Troggs et de Suicide. De bien d’autres légendes underground également. Mais là, nous vous laissons le soin de les découvrir, en creusant quelque peu vos méninges.

 

JW Roy

Deeper shades

Deuxième opus pour cet artiste batave qui jouit d’une flatteuse réputation dans l’univers musical de la roots, puisque en 1998, il avait été invité au festival " South by South West " d’Austin, au Texas ; et puis dans la foulée, accordé trois concerts dans le cadre des journées musicales de Chet Atkins à Nashville, dans le Tennessee. Faut dire que ce chanteur/compositeur/guitariste a côtoyé un tas d’artistes réputés dans le monde, et notamment Sir Doug Sahm, les Jayhawks, Chuck Prophett, Sam Brown, Flaco Jimenez et Ilse Delange, avec laquelle il partage d’ailleurs en duo, l’interprétation d’" Amsterdam, sunny night ", sur le nouvel opus. Si la plupart des médias comparent son mélange de country, de folk, de rock et de blues, à la musique de John Hiatt, de Townes Van Zandt, de Jackson Browne et de Van Morrison, c’est plutôt du côté du Band de Bob Dylan que nous lorgnons. Davantage à cause du son très particulier diffusé par le hammond de son claviériste que de sa voix. Celle si campant un timbre proche de Chris Rea, mais en plus ténébreux. Si vous rêvez de grands paysages arides et d’autoroutes désertiques, ce " Deeper shades " devrait vous combler…

 

Perry Rose

Celtic circus

En sortant cette compile, Perry Rose a voulu rendre hommage à ses parents et grands-parents, autrefois jongleurs, dans un des plus vieux cirques irlandais, le " Duffy circus ", toujours en activité aujourd’hui d’ailleurs. Il a donc sélectionné ses compositions qui mettent le mieux en avant ses racines celtiques. On retrouve, ainsi, avec beaucoup de plaisir, des chansons telles que " Because of you ", " Green bus ", " Why should I worry ", et bien d’autres, dont un " Celtic circus " que ne désavouerait pas les Levellers. Le booklet est, en outre, richement illustré de photographies d’archives de ce cirque ; des clichés qui remontent plus que probablement à la première moitié de ce siècle et qui privilégient, bien évidemment, les numéros exécutés par les membres de sa famille…

 

The Rolling Stones

No security

" No security " constitue officiellement le septième album ‘live’ des Stones. Un disque dont les enregistrements proviennent de leur tournée réalisée en 1997, à l’occasion de la sortie de leur disque " Bridges to Babylon ". Et en particulier lors de leurs sets accordés à Buenos Aires en Argentine, à l’ " Arena " d’Amstedam, au " Zeppenlinfeld " de Nuremberg, à Saint Louis dans le Missouri, et puis à l’occasion d’un show d’MTV, " Live from the 10 spot ". Première bonne surprise, le morceau de plastique évite de tomber dans le piège des compiles pour supermarchés, en sélectionnant quelques un des meilleurs fragments, commis par la bande à Jagger/Richards, dans le domaine alternatif. On a ainsi le plaisir de retrouver des versions plutôt bien réussies de " Gimme shelter ", " Sister Morphine ", " The last time ", " Respectable ", " Flip the switch ", et une adaptation d’ " Out of control " de près de huit minutes. Autre bonne surprise, le concours de Dave Matthews pour " Memory hotel ", et celui de Taj Mahal, dans l’interprétation d’une de ses propres compositions, " Corinna ". Du pur jus Rolling Stones !

Seesaw (Germany)

Blue lava style

Ne pas confondre The SeeSaw et Seesaw, même si les deux formations pratiquent un style musical assez proche. La première est néerlandaise et est drivée par une chanteuse. La seconde, celle qui nous concerne, est allemande, de Francfort, pour être plus précis. Un quatuor qui a bénéficié du concours d’Opal (Liquido), pour produire son premier album. Un disque dont vous avez plus que probablement déjà entendu ou écouté l’un ou l’autre fragment à la radio. Soit le superbe et vivifiant « Smoke », soit la reprise assez réussie du « Come back and stay », immortalisée par Paul Young. Et hormis l’une ou l’autre ballade plus dépouillée, plus proche de la lo fi, l’essentiel de l’œuvre trempe dans la même électricité juvénile ; sorte de popcore, pour ne pas dire noisecore, dont l’intensité mélodique, nous rappelle Buffalo Tom. D’ailleurs, si la voix de Lothar Muller possède certaines inflexions proches de Paul Weller ou de Mark Eitzel, elle est aussi chargée d’émotion que celle de Bill Janovitz.

 

Second Coming

Second Coming

Imaginez un peu une rencontre entre Alice in Chains et Guns’ n Roses, légèrement saupoudrée de technologie moderne, qui ne négligerait pas les arrangements symphoniques, et vous aurez une idée plus ou moins précise de la musique pratiquée par ce trio yankee. De Seattle très exactement. Un combo qui risque pourtant de faire recette auprès des amateurs de hardcore contemporain, nonobstant une absence totale d’originalité…

 

Scumbucket

Batuu

Apparemment ce Scumbucket nous vient d’Allemagne. Une formation qui laisse transparaître, à travers ce " Battuu ", un goût très prononcé pour l’électricité. Qu’elle soit popcore (Hüsker Dü), Progressive (All), ou et surtout grunge (Nirvana). Si le groupe était né au cours de la deuxième moitié des eighties, on aurait crié au génie. Aujourd’hui, ça fait un peu réchauffé, nonobstant le recours circonstanciel au mellotron et un usage pondéré de la technologie moderne…

 

Scritti Politti

Anomie and bonhomie

Onze longues années que Scritti Politti n’avait plus gravé d’album. Il avait bien sorti un single en 1991, mais rien de très personnel, puisque le morceau choisi pour figurer sur ce disque n'était autre qu’une reprise du « She’s a woman » des Beatles. Tout au long des onze fragments de son nouvel opus, Green Gartside jongle avec la hip hop, le rythm’n blues, la pop, le funk et même le psychédélisme, sans jamais se départir de cette sophistication bien personnelle qui lui avait permis de commettre, dans le passé, des hits de la trempe des « Wood beez », « Absolute », « Hypnotize » ou encore « The word girl ». Pour enregistrer cet « Anomie & bonhomie », il a reçu le concours de rappers aussi réputés que Mos Def ou encore Allen Catto ; mais également d’une multitude d’ingénieurs du son. Ce qui n’est pas étonnant, lorsqu’on sait qu’il a toujours été à la pointe du perfectionnisme. Une œuvre qui alterne ballades tendres, intuitives, emmiellées par son timbre vocal falsetto, et compositions hybrides, où le hip hop contemporain new-yorkais s’infiltre astucieusement dans l’excentricité du sens mélodique, pour libérer un groove irrésistible…

Salaryman

Karoshi

Exclusivement instrumental, cet album est le produit de l’imagination d’un quatuor yankee. De Champaign dans l’Illinois très exactement. Un groupe féru de technologie moderne. Howie Kantoff, Rose Marshack, Jim et Rick Valentin, disposent ainsi d’une armada de machines les plus sophistiquées les une que les autres pour concocter leur solution sonore. Pourtant, le résultat sonne curieusement désuet. Le groupe conjuguant son post rock sur un mode revivaliste. Au temps des sixties, pour ne rien vous cacher. Surtout lorsque les claviers poussiéreux et psychédéliques, rognent littéralement les mélodies…

Saddar Bazaar

Path of the rose

Fondé en 1990 par les frangins Shaun et Rehan Hyder, Saddar Bazaar est issu de Bristol. Une formation qui n’a cependant aucun atome crochu avec la trip hop de Massive Attack, Tricky, Portishead et consorts, parce qu’elle explore les profondeurs les plus abyssales du psychédélisme. Avec beaucoup de bonheur, il faut le souligner. On a parfois l’impression de retrouver les climats orientaux développés au cours des sixties, par le Third Ear Band. Pas étonnant lorsqu’on sait que Shaun est un petit virtuose du sitar et Dave Spencer un mordu des percussions insolites (dholah agoual, tablas, etc.). Tery Banx aux claviers ‘hammond’ ou à l’accordéon et Rehan à la guitare, le plus souvent ‘slide’ complètent le line up. Les musiciens du quatuor sont d’ailleurs d’excellents amis de Cornershop, qu’ils ont probablement influencés, tout comme Kula Shaker, et peut-être même Blur. Un groupe finalement fort intéressant qui avait bénéficié, dans un magazine insulaire, d’une métaphore plutôt flatteuse, puisqu’elle comparait ni plus ni moins Saddar Bazaar à un Velvet Underground qui serait né à New Delhi au lieu de New York, mais un Velvet Underground privé de vocaux….