Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

Viagra Boys
The Cure

Mandragora

Pollen

Entre 1989 et 1994, Mandragora produisait une sorte de space rock inspiré par Hawkwind, Gong et Ozric Tentacles. Le groupe tournait d’ailleurs régulièrement en compagnie de ces groupes, lors de festivals néo hippies, organisés au sud de l’Angleterre. Au fil du temps, Simon Williams, le leader du groupe, s’est passionné pour la ‘dance’. Avec pour résultat une refonte complète du line up. Seul le gourou new age, Phil Thornton est demeuré fidèle à Simon, devenant d’ailleurs le guide spirituel des prestations live, mais également un collaborateur régulier des sessions studio du groupe. Ce fut d’ailleurs le cas lors de la confection de " Pollen ", premier album post prog rock de Mandragora, pour lequel Simon a reçu le concours d’une pléiade d’invités ; parmi lesquels on retrouve Jaki Leibzeit, mais surtout le mythique Arthur Brown. Sur un seul titre, cependant. Un opus que nous pourrions situer à la croisée des chemins de Zion Train, de Transglobal Underground et d’Orbital. Parce si on y trouve inévitablement de la dub, de la house, de la techno et du psychédélisme, ce sont surtout les samples de ‘world music’ qui apportent une coloration toute personnelle aux compositions de ce disque…

 

Madder Rose

Hello june fool

Fondé en 1991 à New York, Madder Rose vient de commettre son quatrième album, " Hello June fool ". Un album qui indique d’une manière plus tranchée l’évolution musicale du groupe. En effet, Madder Rose avait débuté sa carrière en gravant dès 1993 un opus assez sombre, intimiste, mélancolique, sorte de Velvet Underground revisité par Mazzy Star et PJ Harvey. Six années plus tard, la texture de base n’a pas changé. Il y a toujours de la tristesse, une certaine froideur dans la voix de la délicieuse Mary Lorson. Il y a encore ce rythme lancinant, mystérieux, qui envoûte chaque note émise par le quatuor. Sans oublier ces riffs de guitares " slicés ", coulants, explosifs. Par contre, l’intimisme a fait place à plus d’assurance et d’audace. Comme ce " Feels like summer " qui ouvre l’opus et nous donne déjà une idée de ce qui va suivre. " Overflow " est selon nous le meilleur titre. De par sa puissance électrique et cette profondeur atmosphérique qui caractérise les meilleurs moments de Massive Attack ou de Portishead. Tout l’album, en fait, se distingue par son côté ‘trip hop’, groovy et glacial. Et finalement, ça donne encore plus de force à la voix angélique et pure de Mary. Un tout bon album qui ravira fans et néophytes.

 

Muse

Showbiz

Muse, c’est avant tout Matthew Bellamy, compositeur, guitariste et surtout chanteur. Un chanteur qui dispose d’une voix assez exceptionnelle, il faut le reconnaître. Capable d’emprunter, tout à tour, un timbre opératique, fragile, gémissant, frénétique ou taillé dans un falsetto cristallin. A l’instar d’un Thom Yorke. Radiohead est d’ailleurs le groupe auquel Muse nous fait le plus penser. Circa « The Bends ». Ce qui peut sans doute s’expliquer par la présence de John Leckie, à la production. Mais en partie. Car, la structure des chansons de cet album alterne également climats languissants, brumeux, traversés régulièrement par un piano sonore, et tempête d’électricité fomentée par l’énergie pure, passionnelle des cordes de guitare. Le trio de Devon ne se contente heureusement pas de marcher sur les plates-bandes de Radiohead. En injectant dans le sens mélodique de ses chansons, tantôt une dose de glamour (T Rex ?), de post prog rock (Mansun ?), de gothisme (Strangelove ?) et même de sophistication grandiloquente, réminiscence, oui, oui, de Queen…

 

Motorpsycho

Roadwork vol 1

Apparemment, le label Stickman est décidé à sortir toute une série de compact discs consacrés aux prestations ‘live’ de Motorpsycho. Le premier épisode de cette collection immortalise des prestations accomplies entre le 9 et le 30 mai 1998, à Leipzig, à Berlin et à Utrecht. Une excellente initiative, puisque la formation norvégienne jouit d’une excellente réputation sur les planches. Evidemment, ce style musical ne s’adresse qu’à un public averti, c’est à dire aux aficionados de musique progressive. De pop progressive, pour être plus précis, un mouvement qui fait, pour l’instant, un véritable malheur, en Scandinavie.

 

Moral Crux

Something more dangerous

Tiens, voici un groupe punk yankee, né à la fin des eighties qui refait surface. Pourtant, cette formation n’a jamais cessé de tourner, ni d’enregistrer, mais faute de relais de distribution, elle n’a pu s’exporter... Evidemment, après avoir écouté cet opus, on comprend mieux pourquoi. Faut dire qu'en se contentant de remettre au goût du jour la recette révolutionnaire/surannée (biffer la mention inutile) des Generation X, Stiff Little Fingers et consorts, il ne faut guère se bercer d'illusions...

 

Ministry

Dark side of the spoon

Le septième album de Ministry a été retiré du catalogue d’une importante firme de vente par correspondance américaine, non pas à cause de son titre, qui fait pourtant une allusion, à peine voilée, à l’héroïne, mais parce que la pochette est illustrée par une femme nue, obèse, coiffée d’un bonnet d’âne, occupée de recopier, sur le tableau noir d’une classe d’école, les mots suivants : ‘Je deviendrai Dieu’. Rien de tel pour faire la pub de ce " Dark side of the spoon " qui n’en demandait pas tant. Pourtant, cet opus est difficile à digérer. Industriel, métallique, brutal, dans l’esprit de " The mud is a terrrible thing to taste ". Même les accès de jazz, que nous avons relevés sur les sept minutes de " Nursing home ", s’avèrent extrêmes, torturés, focalisés par la colère. Pour convertis exclusivement !

 

Metallica

Garage Inc

Evidemment, les fans de Metallica de la première heure vont jubiler. Et on les comprend, même si on ne partage pas le même bonheur. Tout simplement parce qu’on est loin de ce que le groupe nous a dispensé sur les étonnants et remarquables " Load " et " Reload ". A la place, on a ainsi doit à un double CD constitué essentiellement de reprises. Sur le premier disque, elles sont inédites, et épinglent, entre autres, Discharge, Black Sabbath, Bob Seger, les Misfits , Nik Cave (NDR : qui ne doit pas être très heureux du traitement fait à " Loverman "), Blue Oyster Cult et Thin Lizzy. Le second aligne seize fragments, dont douze covers signées Killing Joke, Queen, Holocaust, Blitzkrieg et quelques autres, dont quelques flip sides de singles, devenus rares, enregistrés en 87 et détruits dans la précipitation en 89. Pour convertis exclusivement !

 

NRA

New recovery

Lorsque cet ensemble batave marche sur les plates-bandes de Hüsker Dü ou de Green Day, sa musique ressemble à celle de n’importe quel autre groupe de punk/hardcore. Mais lorsqu’il privilégie les refrains lancinants et le groove caoutchouteux, viscéral, il nous rappelle ni plus ni moins les Stranglers. Pas les Stranglers auriculaires, mais les Stranglers sauvages, intimidants et envoûtants de « No more heroes ». Même les vocaux épousent certaines inflexions propres à Hugh Cornwell. Une seule différence, mais elle est de taille: l’absence de claviers…

 

Ozark Henry

This last warm solitude

Il y a deux ans et demi, lors d’un festival d’été, Daniel B (Front 242) nous remettait personnellement le premier opus d’Ozark Henry, " I’m seeking something that has already found me ". En nous invitant à l’écouter attentivement, histoire d’être agréablement surpris. Il ne croyait pas si bien dire, car cet opus, caractérisé par son cocktail de jazz, de jungle, d’ambiant et de pop, traçait un chemin tantôt expérimental, tantôt mélodique, sur un terrain favorable aux arrangements aussi bien à caractère symphonique, électro-synthétiques, qu’aux chœurs opératiques. Tout ceci dans un style qui n’aurait pas dépareillé dans le répertoire des Tricky, Masive Attack, Portishead et consorts.

Evolution radicale pour le deuxième album d’Ozark Henry. D’abord, Pete Goddaer, le personnage central du groupe, ne se contente plus de murmures déclamatoires. Il chante. D’une voix à la fois claire et chargée d’émotion. Il chante des lyrics visionnaires ou autobiographiques sur des compositions toujours aussi recherchées, atmosphériques, mais instantanément contagieuses. Un peu dans l’esprit de Tuxedomoon ou encore de Simple Minds circa " Real to real cacophony ", mais alors revisité tantôt par le sens mélodique d’un Colin Newman ou la sophistication rythm’n blues d’un Steely Dan. Une œuvre qui recèle quelques petites perles qui mériteraient de décrocher un hit single, telles que " Radio  (7.1.23.19.11.5.13.31) ", " Ocean (I’m sleeping away from me) " ou encore " Love is free to interfere "…

 

Beth Orton

Central Reservation

Écrit par

Le dernier album des Cranberries n’est pas parvenu à satisfaire votre appétit de ballades féminines celtiques ? Pas de problème. Celui de Beth Orton devrait combler le vide laissé par votre légitime déception. Une œuvre imprégnée de guitares acoustiques, de violons, de rythmes feutrés, de synthés et vitaminée par la voix angélique de Beth, dont le timbre navigue à mi chemin entre celle de Tori Amos, lorsqu’elle s’envole dans ses refrains mélancoliques, et d’une certaine Dolores O’Riordan, lorsque la section rythmique se fait plus présente. Comme vous l’aurez constaté, Beth Orton, c’est surtout une voix. Mais quelle voix! La musique se pointant plus discrètement, histoire de prendre, de temps à autre, un peu plus de place sur la partition. Comme ce " Couldn’t cause me harm ", un des meilleurs titres de l’album, digne de la quintessence de Sinead O’ Connor ! Ou encore le très Portishead " Stars all seem to weep " ; à moins que ce ne soit lorsque le spectre sombre et mystérieux de Mazzy Star vient nous troubler l’esprit. Bref, un album très agréable qui devrait propulser cette Anglaise au top de sa popularité ; notamment à cause du titre maître de l’elpee, " Central reservation ". Une composition qui déborde d’émotion, d’intimité, de chaleur, de profondeur et de sincérité ; et qui surtout est sortie en single. Album de l’année pour les amateurs du style, cet opus paraîtra, cependant, pour les autres, un peu tiré en longueur …