La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

Gary Numan
Viagra Boys

Sparklehorse

Vivadixiesubmarinetransmissionplot

Sparklehorse, c'est avant tout Mark Linkous. Pour enregistrer son premier album, il a cumulé les fonctions de compositeur, de chanteur et s'est réservé la plupart des parties de guitare acoustiques et électriques, de banjo, etc. Sans oublier celle de producteur et d'ingénieur du son qu'il a accomplit dans son propre studio maison en Virginie. Il s'est bien sûr entouré d'une flopée de musiciens. Notamment de country & western. Tout en tirant parti au maximum de la technologie moderne. Un peu comme chez Vic Chesnutt, les chansons s'agitent avec une somnolence dérangeante. Des chansons tantôt adaptées à la lo fi (Palace, Codeine), moulées dans la ballade pop (John Lennon) ou sculptées par différentes formes de garage. Aussi bien atmosphérique (Cowboy Junkies), Paisley Underground (Chris Cacavas & the Junkyard), que crazyhorsien. Une seule réserve, le vocal de Mark, un peu trop systématiquement trafiqué...

 

Soundgarden

Down on the upside

Ce quartette de Seattle n'a jamais vraiment su lui-même s'il appartenait au grunge, au heavy metal ou au hard rock. Son album précédent ("Superknown", le meilleur à notre goût) s'était même mis au diapason de la pop beatlenesque... Tout au long des 65 minutes de ce "Down on the upside" il n'hésite pas à profaner un monument tel que Led Zeppelin pour y piller les reliques de leurs deuxième et troisième elpees. C'est à dire la quintessence de l'œuvre du dirigeable. Malheureusement, la voix de Chris Cornell est aussi agaçante que celle d'Axl Rose; si bien que les meilleures compositions de l'opus se caractérisent par un vocal trafiqué ou presque absent. Notamment sur l'aride, "Never the machine forever", digne du Blue Cheer et "Applebite" dont la ligne de guitare luxuriante, effilée, acérée et le climat énigmatique rappellent ni plus ni moins Mahavishnu Orchestra...

 

Soulwax

Leave the story untold

Pour enregistrer son premier album, Soulwax s'est rendu aux States. A Los Angeles très exactement, bénéficiant pour la circonstance du concours de Chris Goss, chanteur guitariste de Master of Reality, mais également et surtout producteur attitré de Kyuss. Un album qui transpire à premier abord le rythm'n blues et le psychédélisme. Un peu comme chez Soapstone. Curieusement deux formations issues de la région de Gand. Les chanteurs respectifs ont d'ailleurs une voix assez proche. Mais si Soapstone s'est laissé ensevelir dans le revivalisme, Soulwax est davantage ouvert aux autres formes musicales. Le heavy metal tout d'abord. Aussi bien emprunté au début des Seventies, celui de Led Zeppelin et de Guess Who en particulier, qu'à la scène contemporaine. Pensez à Pearl Jam, Stone Temple Pilots est bien sûr à Master of Reality. Le blues, ensuite. Normal lorsqu'on sait que l'harmoniciste Mark Thijs avait produit leur premier EP, "2 nd handsome blues", sorti en décembre dernier. Le synthé pop, enfin. A cause du recours au moog synthetizer et au mellotron. Le tout abordé avec l'esprit baroque d'un dEUS. Et le résultat est probant. Une performance de choix qui démontre à nouveau l'actuelle bonne santé du rock en Belgique...

 

Soul Coughing

Irresistible bliss (b)

Soul Coughing appartient à la culture technologique des nineties. Et il exprime cet attachement à travers un style préparé à base de hip hop, de lo-fi, de jazz, de funk, de pop et d'ambiant. Une expression sonore qui ne lésine pas sur les samples. Aussi bien piqués à des artistes aussi illustres qu'Howlin' Wolf, les Andrew Sisters, qu'à la cacophonie urbaine. New-yorkaise. Parce que le quartette est issu cette métropole et que son cynisme cinématique lui a valu d'être taxé de cousin le plus intelligent des Beastie Boys. Musicalement, Soul Coughing est même capable de déborder dans le prog rock intello du King Crimson ("Paint"), le charleston ("Disseminated") ou le post punk tribal de Siouxsie & the Banshees ("The idiot kings"). Suivant les règles arty du recyclage, bien sûr. Mais ce qui confère l'originalité au groupe, c'est la voix de Doughty dont la musicalité du langage émane d'une symbiose inconsciente entre la prononciation syncopée et la férocité des rimes...

 

Serge Teyssot-Gay

Silence Radio

Premier album solo pour le guitariste de Noir Desir. En fait, Serge Teyssot-Gay a profité du break de huit mois, décrété par le groupe girondin, pour se lancer dans cette expérience individuelle. Pour enregistrer "Silence radio", il joue l'homme orchestre. Assurant à la fois la composition, le chant (dans la langue de Shakespeare!), l'interprétation, le mixing et la production. Travail qu'il a effectué dans son propre studio huit pistes. Avec pour unique compagnon sa guitare. Sauf pour le final "Waiting" où il fait usage d'un ‘métalophone’. Les interventions ponctuelles du violon et des claviers relevant uniquement de collages... Apres, écorchés, sauvages, minimalistes, les sept titres de ce mini album sont déchirés entre l'hostilité morbide du métal, la fièvre malsaine du chaos et les émanations nauséeuses d'un univers gangrené...

 

The Tea Party

Alhambra (Mini LP)

Sur les six titres de ce nouveau mini CD du trio canadien, on retrouve quatre versions acoustiques de chansons parues sur les albums précédents. Mais quelles versions! " The grand bazaar "; " Inanna " et " Silence " sont abordés avec le même esprit mystique, exotique, qui avait prévalu chez Led Zeppelin lors de l'enregistrement de son célèbre volume " III ". C'est à dire en communiquant une puissance inouïe aux compositions, rien qu'en y ajoutant une multitude d'instruments et de percussions ethniques (tabla, sitar, etc.). Quant à " Turn the lamp down ", c'est un blues ‘doorsien’, fouetté par les accords de la slide et enfiévré par le baryton de Jeff Martin qui nous prend véritablement aux tripes. Et Dieu seul sait si nous sommes si peu réceptifs au blues... Ce n'est pas pour rien que l'on retrouve Roy Harper sur la seule nouvelle composition du disque, " Time ". Evidemment, cette remarquable chanson est hors de son temps ; et il vous faudra replonger un quart de siècle plus tôt pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, car ce titre aurait tout aussi bien pu figurer sur un des premiers albums de Genesis. Pas de Phil Le Flouze, mais de l'Archange Gabriel. " Nursery Cryme ", par exemple. A cause de cet enchevêtrement de cordes de guitare acoustiques et électriques particulièrement réussi. Et enfin, de cette exaltation qui vous remplit l'âme d'émotion. Allez donc comprendre pourquoi? Nous ne nous attarderons cependant pas sur le remix de " Sister awake ", une opération de tripatouillage électronique qui n'apporte strictement rien de neuf... Bien vite le nouvel album! Mais était-ce vraiment la peine de vous le dire?

 

One Inch Punch

Tao of the One Inch Punch

Consoles vidéos, culture rap, arts martiaux, look ‘cool’, tabagisme, illustrent parfaitement l'attitude adoptée par One Inch Punch. Une véritable caricature de la génération des vidéo games et des machines à sous! Trêve d'analyse sociologique; musicalement, Burning Orange se limite à digérer une marmelade de Beastie Boys et de Tricky mélangée avec de la bile Einstürzende Neubauten. Réservé aux amateurs de rap/soul/hipcore industriel... S'il y en a!

 

Tapsi Turtles

I wanna hear the sunshine

Il faut croire que cette formation allemande a dû beaucoup écouter les Pogues avant de se lancer dans une carrière musicale, et surtout d'enregistrer un tel album. Tout y est: accordéon, flûte, harmonica, violon, mandoline et même voix limite du lead singer; quoique son timbre ne soit pas encore aussi ravagé que celui de Shane Mc Gowan. Les Tapsi Turtles ont même osé s'attaquer à un classique du Clash, "Should I stay or should I Know", mais évidemment pour en faire une version folk. Vous avez d'ailleurs, peut-être déjà eu l'occasion de l'entendre à la radio. "I wanna hear the sunshine" n'a cependant d'autre prétention que de vous entraîner dans une folle danse celtique, 'One pint of beer' à la main. Mais pour l'originalité, faudra repasser...

 

Tripping Daisy

I'm an elastic firecracker

Deuxième album pour ce quartette texan (Dallas) qui voue une grande admiration à l'artiste italien Guglielmo Achille Cavellini, peintre sur timbre devenu après sa mort un véritable mythe dans cette discipline. Ce qui explique pourquoi la pochette de ce disque est illustrée par une photographie insolite de ce personnage célèbre, peinturluré sur tout le corps... Je suis une allumette élastique, une métaphore justifiée par Tim De Laughter, leader du groupe, par une volonté d'épancher un maximum d'émotion dans son expression. Une volonté qui se répercute dans la richesse de la musique de Tripping Daisy, comparable à celle que dispense Presidents of the United States of America. Mais (in)consciemment inspirée par Weezer, Buzzcocks et les Pixies. Avec des changements de tempo vertigineux, une conjugaison parfaite entre cordes de guitares cinglantes, gémissantes, frémissantes et le groove percutant. Une alternance climatique entre tendresse et férocité responsable de mélodies pop contagieuses. Mais des mélodies littéralement transpercées par la voix grinçante, voilée, distordue de Tim (Perry Farrell?) Superbe!

 

Transglobal Underground

Psychic karaoke

TGU répercute à travers sa musique, le phénomène multiculturel qui caractérise la Grande Bretagne des nineties ; et en particulier celui de la métropole de Londres. Toutes les ethnies s'y mélangent. Asiatique, arabe, africaine, australienne et bien sûr européenne. Une richesse qui sert, bien sûr, à alimenter une pop technologique. Riche en orchestrations somptueuses et en arrangements exotiques, agitée de rythmes subtils, sinueux, mid tempo, house, dont la ligne mélodique est purifiée par la sensualité vocale acrobatique de Natacha Atlas. Pas sur toutes les compositions de "Psychic karaoke". Mais sur la plupart. Un opus qui nous a laissé une excellente impression. Notamment sur "Scully" et le titre maître. Deux compositions mystérieuses, ténébreuses, presque filmiques qui ponctuent l'œuvre, avant de laisser la place, en bonus track, à une version française de "Boss tabla"...