Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Dernier concert - festival

The Cure
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Rosa Mota

Bionic

Si à l'origine, Rosa Mota et Moonshake partageaient de nombreux points communs, sur ce nouvel album, le quintette londonien semble vouloir se démarquer du psychédélisme aventureux prôné par la formation new-yorkaise. Bien sûr, on y retrouve régulièrement des délires instrumentaux; mais dispensés d'une manière plus calculée. D'autre part, les envolées champêtres ont totalement disparues pour laisser place à une structure pop/rock beaucoup plus conventionnelle, aride, métallique, à la limite post punk. Sur "Bionic", on y rencontre cependant un quatuor à cordes, comme sur le superbe "Victoria falls", où on a l'impression d'assister à la rencontre entre Therapy? et This Mortal Coil. Produit par Steve Albini, cet opus met en outre, les capacités vocales de Ian Bishop davantage en évidence. Si dans le passé, il se contentait de grognements sinistres, ici, il fait étalage d'un registre beaucoup plus étendu, se laissant même aller à pousser le falsetto. Reste la voix de Julie Rimsey, insaisissable, cristalline, qui continue de flirter aussi bien avec l'angélique que le démoniaque...

 

Rollerskate Skinny

Horse drawn wishes

Depuis le départ de Jimmy Shields, frangin de Kevin ‘My Bloody Valentine’, Rollerskate Skinny est réduit à un trio. Enfin presque. Puisque pour enregistrer son deuxième album, la formation a fait appel à des musiciens de studio. Notamment un drummer et un guitariste. Et puis surtout a bénéficié du concours de l'ingénieur du son d'Oasis, Anjali Dutt. Pourtant, on ne peut pas dire que cet "Horse drawn whishes" soit fondamentalement différent de "Shoulder voices". Toujours aussi tourmenté par le psychédélisme de Mercury Rev et de Medicine, il nous entraîne dans un monde multicolore, imaginaire, peuplé de personnages empruntés à la bande dessinée, au sein duquel le professeur Ken Griffin libère son lyrisme schizophrène, halluciné, hallucinant. Au sein d'un univers sonore luxuriant, truffé d'effets spéciaux, déchiré entre euphorie et épouvante. Ce qui n'empêche pas les chansons de cet opus de cultiver le sens de la mélodie. A la manière de Syd Barrett. En serpentant entre les textures imprévisibles, flottantes, capricieuses, tout en libérant un rush d'adrénaline impressionnant...

 

Ride

Tarantula

Après huit années d'existence, Ride a splitté. Influencé à l'origine par My Bloody Valentine, House of Love et Jesus & Mary Chain, le quatuor d'Oxford était arrivé au sommet de la pop indie, au moment où elle était devenue une véritable alternative à la scène musicale. Bénéficiant dès 1990 d'articles dithyrambiques, dans la presse insulaire, la formation allait en quelque sorte symboliser le renouveau de la britpop. Et puis les musiciens étaient damnablement jeunes, beaux et middle-class. "Tarantula" constitue donc le chant du cygne du combo. En fait, Andy Bell avait pris de plus en plus d'importance au niveau de la composition. A un tel point que pour cet opus, le rôle de Mark Gardener était réduit à la portion congrue. Deux titres issus de sa plume sur douze fragments! Mark s'est donc senti frustré et a préféré mettre la clef sous le paillasson, provoquant dans la foulée l'éclatement de la formation... On avait déjà pu le constater lors de la sortie de "Carnival of light", mais Ride s'éloignait progressivement de son style ‘noisy’ prodigué par les célèbres elpees "Nowhere" et "Going blank again". Et pour ce "Tarantula" il est même à des années lumières de la magnificence sculpturale des accords de guitares diffusés sur "Leave them all behind"... En fait, tout en continuant à tracer des méandres dans le catalogue des Byrds, Ride s'est ouvert davantage d'accents rythm'n blues, house même. Un peu à la manière de Primal Scream, de Chapterhouse et de Telescopes. Nappé de claviers fluides, "Deep inside my pocket" aurait ainsi tout aussi pu relever du répertoire des Charlatans, alors que "The dawn patrol" privilégie les breaks vertigineux à la manière des Godfathers. Mais la véritable métamorphose se situe au niveau de la sensibilité mélodique. Beaucoup plus américaine. Et même radicalement sur la composition acoustique, pigmentée par la steel guitar, "Castle on the hill", ou ce morceau de garage électrique typiquement californien, "Gonna be alright"...

 

The Rhonda Harris

Rhonda Harris

Rhonda Harris est une formation danoise drivée par un certain Nikolaj Norlund, artiste considéré au pays des sirènes comme un des compositeurs les plus talentueux de sa génération. Dans le passé, il a même pratiqué un style musical fort proche de Robert Foster. De cette période, il a ainsi retenu la forme intimiste de ses compositions. Un intimisme qu'il colore, tout au long de cet opus éponyme, de tonalités minimalistes et d'arrangements moelleux, pour mieux capturer les émotions romantiques. Tour à tour, au fil du sillon, la lo fi de Rhonda Harris rencontre Eyeless In Gaza, Robert Wyatt, Satchel, Kevin Ayers, Orange Juice, Stereolab, Pavement, King Crimson, Lovin Spoonful et même Vic Chesnutt. Avec pour seule constante des lyrics aussi intenses et chargés d'érotisme glacé que ceux de Kurt Wayner (Lambchop)...

 

The Rentals

Return of the Rentals

Matt Sharp, chanteur de Weezer, a donc décidé de monter un projet parallèle: les Rentals. Pas question cependant de brûler ce qu'il a adoré, même si le quintette envisage de partir en tournée. D'ailleurs, à l'issue de ce périple, il compte retourner en studio en compagnie de ses trois compères. Matt a même accepté de sortir l'album sur le label de Madonna. Pourquoi pas! Une chose est sûre, ce morceau de plastique relèvera le niveau de Maverick... Revenons à nos Rentals, dont les mélodies, caractérisées par ce tempo très carré, ces guitares solides, grésillantes, ce moog primaire, intuitif, et ses backing vocaux féminins, savoureusement superficiels, flirtent allègrement avec la new wave américaine de la fin des seventies, début des eighties. Vous pensez aux Cars? Et vous avez tout à fait raison! Pourtant, Ric Ocasek ne produit pas ce morceau de plastique, a contrario de celui de Weezer. Vous aimiez les Cars? Alors aucune hésitation, procurez-vous ce CD...

 

Remy Zero

Remy Zero

Remy Zero, c'est avant tout le groupe des frères Tate. Cinjun et Shelby, deux perfectionnistes qui ont préféré monter leur propre studio avant de fonder un groupe. Ce n'est d'ailleurs qu'après avoir acquis une certaine expérience technologique qu'ils ont pensé à compléter le line-up. Une démarche originale et apparemment efficace puisque cet opus éponyme est absolument remarquable. Le quatuor yankee (Birmingham, Alabama) a quand même dû se rendre en Californie, à Santa Rosa très exactement, pour ciseler la matière première. Histoire de disposer, au moins, d'un 16 pistes. Et lorsqu'on écoute le résultat obtenu avec un matériel finalement modeste, on a de quoi être surpris. Pas étonnant que les frangins soient de grands admirateurs de Brian Eno. Maintenant, n'imaginez surtout pas que Remy Zero pratique de la muzak ou de l'ambient. Non. Ils prônent les vertus de l'électricité vivifiante. Héritées largement de Dig et de Smashing Pumpkins circa "Gish". Quoiqu’en analysant la texture de plus près, on y rencontre de multiples spécificités psychédéliques. Empruntées tantôt à Syd Barett, My Bloody Valentine, Mercury Rev, Rollerskate Skinny et la liste n'est pas exhaustive. Et comme l'aspect mélodique est particulièrement soigné, il ne faut pas longtemps pour succomber au charme des compositions. Un must!

 

R.E.M.

New adventures in hi-fi

Des groupes-phares qui ont marqué les eighties, rares sont ceux qui auront pu se renouveler d'une manière constante et surtout réussir cette métamorphose. C'est pourtant le cas d'REM dont le nouvel elpee, " New adventures in hi-fi ", vient encore de décrocher la timbale. La bande à Michaël Stipe est en effet parvenue à fusionner les meilleures caractéristiques musicales des trois derniers albums. Depuis l'agressivité de " Monster " à la fraîcheur d'" Out of time ", en passant par la fragilité d'" Automatic for the people ". Sans oublier ce zeste d'originalité qui fait d'REM un groupe unique en son genre. Sachez également que ce CD, recèle comme à chaque fois quelques perles hymniques qui auront, sans aucun doute, leur place sur la liste des musts des nineties. Nous pensons notamment au tourmenté " Leave ", ou encore à l'atmosphérique, presque ‘doorsien’ " How the west was won and where it got us ". En un mot: Indispensable!

 

Vernon Reid

Mistaken identity

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A l'issue du split de Living Colour, prononcé en janvier 95, Reid s'est remis à travailler en compagnie du groupe Masque. Il a beaucoup tourné en sa compagnie, puis surtout composé 40 nouvelles chansons, parmi lesquelles il en a retenu 16 pour graver ce premier album solo. Vernon a mis en forme cet opus en compagnie de Teo Macero, personnage qui, en quarante années, a bâti sa réputation en produisant les plus célèbres artistes de jazz. Citons au passage Miles Davis, Charles Mingus, Thelonious Monk et Geri Allen. Et apparemment son influence a été prépondérante lors de l'enregistrement de ce "Mistaken identity". Car hormis quelques très légères traces de hip hop, l'expression n'a strictement plus rien à voir avec le trashcore de Living Colour. Nous ne sommes d'ailleurs plus très loin du jazz rock consommé par King Crimson sur "Island", voire de celui du Mahavishnu Orchestra de John McLaughlin...

 

Scheer

Infliction

Bien qu'en gestation depuis 1990, cet ensemble issu d'Irlande du Nord n'existe réellement que depuis 1993. Il ne lui aura cependant pas fallu beaucoup de temps pour être repéré par le label d'Ivo Watts Russel, probablement persuadé de découvrir de nouveaux Cranberries. En fait, si la formule est identique, le résultat est fondamentalement différent. D'abord, la voix d'Audrey Gallagher (NDR: aucune relation avec Liam et Noël!) est beaucoup plus douce et éthérée que celle d' O' Riordan, rappelant même parfois le timbre vocal d'Harriett des Sundays. Quant à la musique elle est balayée de rafales furieusement électriques et fouettée par les palpitations d'une ligne de basse funkysante à l'instar des moments les plus intenses de That Dog. Et nous ne ratisserons pas aussi large que la presse spécialisée qui est parvenu à aligner en quelques mois un éventail de critères particulièrement fastidieux. Oscillant des Pixies à Thin White Rope, en passant par Hüsker Dü, les Breeders, Fatima Mansions, Smashing Pumpkins, Shudder To Think, Slowdive, Throwing Muses, Chavez et Afghan Whigs. Produit par Head (PJ Harvey), flanqué de l'ingénieur du son Spike Drake (New Order, Pet Shop Boys, Wildhearts), "Infliction" dispense dix pop songs dont l'apparente insouciance mélodique est sauvagement écorchée par la colère, l'angoisse et le désespoir...

 

Sammy

Tales of great neck glory

Sammy, c'est avant tout Jesse Hartman et Luke Wood. Un duo yankee qui se partage la composition, la mise en forme et l'essentiel de l'interprétation de ce " Tales of great neck glory ". Leur deuxième album. Pour lequel, ils ont à nouveau reçu le concours du mystérieux Corn. Plus à la production, comme sur le premier elpee. Mais toujours aux drums. Encore qu'il partage ce rôle avec un certain Alexis Flesig, et puis surtout Brendan O'Maley. Ce dernier pour deux titres. Alors que " live ", il assume cette fonction à plein temps. Pas davantage de trace de la bassiste Rebecca Odes qui, pour la circonstance, n'aura eu droit qu'à des remerciements… Hartman et Wood sont new-yorkais. Ce qui explique sans doute pourquoi ils revendiquent un héritage aussi prestigieux que celui du Velvet Underground, de Television et surtout de Sonic Youth. Même le timbre vocal détaché, laconique de Jesse rappelle celui de Thurston Moore. Mais un héritage remis au goût du jour, tantôt par la lo fi capricieuse d'un Pavement, la pop vivifiante de Menswear ou ténébreuse de Jesus & Mary Chain. A cause de ce flux d'électricité mélodique, chargé de feedback, épanché dans une effervescence malsaine, presque sinistre…