La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Ora Cogan

Pridebowl

Drippings of the past

Douze titres en 21 minutes! Par un calcul rapide, vous aurez rapidement compris que le temps consacré à chacune des chansons est plutôt restreint. Evidemment, pour un groupe punk pur et dur, cette recette n'a strictement rien d'étonnant. D'autant plus que les compositions de ce quintette suédois défilent à plus de 200 à l'heure. Un seul débrayage, "The Soft Song", juste avant d'aborder le virage consacré à China Drum. Pour le reste, "Dripping of the past" consomme un punkcore échevelé, sorte de Green Day survitaminé ou d'Offspring méticuleux (ça existe!) soucieux de la qualité de son carburant mélodique, régulièrement raffiné de cordes de guitares incisives mais aussi capable de déraper dans l'un ou l'autre riff métallique. Idéal pour pogoter !

 

Powder

MCMXCV

Derrière ce quartet issu de Camden se cachent Phil Savidge et John Best, deux attachés de presse responsables de l'éclosion de Suede et d'Elastica. Deux personnages probablement en passe de récidiver en compagnie de ce Powder. Mais plutôt que de négocier leur découverte comme dans le passé, ils ont préféré jouer leurs propres cartes. En fondant un nouveau label. Parkway. Puis, en se réservant la signature de ce Powder. "MCMXCV" constitue le premier opus de la formation. Un disque découpé en huit fragments dont un final acoustique obscurci de vocaux oppressifs, "Sold out", une cover insidieusement dub trash des Stones, "Memo from Turner", et puis surtout six compositions de ‘britpop’ effrontées, ténébreuses, contagieuses (Menswear, Sleeper), subrepticement punkysantes (Daisy Chainsaw), envenimées par le lyrisme arrogant, lascif de Pearl Love (Transvision Vamp?), dont le vocal craquelé, âpre, rappelle Thalia Zedek (Come)... Et ce n'est pas de la poudre aux yeux!

 

The Posies

Amazing disgrace

Fatigués par une tournée de quatorze mois, tournée nécessitée par la sortie de l'excellent "Frosting", le drummer et le bassiste ont déserté le combo, cédant leur place respectivement à Brian Young et Joe Skyward. Ce qui à première vue ne change pas grand chose, puisque Jon Auer et Ken Stringfellow constituent, depuis le début, l'ossature de la formation... Plus que jamais contaminé par Big Star, les Byrds et les Raspberries, les Posies combinent toujours à la perfection la fragilité mélodique et les caprices de l'électricité. Les harmonies vocales délicates, fruitées et les lyrics ésotériques. Mais la nouvelle section rythmique se montre également à la hauteur de la situation, apportant une nouvelle dynamique à la conjugaison des deux guitares. Libérant un groove irrésistible lorsque l'occasion se présente. Et en particulier sur "Hate song", fragment sur lesquels sont impliqués deux musiciens de Cheap Trick, Robin Zander et Rick Nielsen, et surtout le percutant "Broken record". On y retrouve également des hits potentiels de la trempe de "Dream all day" et de "Coming right along", tels qu' "Everybody's a fucking liar" ou "Daily mutilation", un hommage à l'ex-oublié d'Hüsker Dü, "Grant Hart", un "Throwaway" plus Teenage FanClub que nature et en final deux compositions davantage inspirées par l'Albion. "Song # 1" et "Will you ever ease your mind". Marquées successivement par l'empreinte de Squeeze et de Tears For Fears. Un feeling britannique souligné épisodiquement par des arrangements symphoniques aussi soignés que chez ELO voire le Barclay James Harvest. Et ce n'est pas une critique négative, parce que cet "Amazing disgrace" est excellent!

 

Porno For Pyros

Good God's urge

Après avoir flambé (NDR: et le mot est faible) pour le premier album de Porno For Pyros, nous espérions, tout naturellement, pouvoir revivre un voyage aussi savoureusement et furieusement agité au centre de l'énergie et de l'intensité. Espoirs déçus? Pas tout à fait! Puisque ce nouvel opus pénètre votre subconscient d'une manière plus insidieuse, plus profonde. A un tel point qu'au fil des compositions ce "Good God's urge" exerce une véritable fascination. A la limite de l'envoûtement. L'opus se révèle en fait beaucoup plus énigmatique, vagabondant, à l'instar de Love & Rockets, dans une forme de psychédélisme lancinant, atmosphérique, bien que truffé d'arrangements spéciaux et enrichi d'une multitude d'instruments moins conventionnels. Tels que bongo, xylophone, guitare espagnole ou trompette. La présence des ex-Bauhaus, Daniel Ash, David J et Kevin Haskins y est sans doute pour quelque chose. Mais elle n'explique pas tout. D'autant plus que David Navarro et Flea des Red Hot ainsi que Mike Watt (Minutemen, Firehose) sont également de la partie. Sur les dix fragments de cet elpee, aucun n'accuse le moindre signe de faiblesse, même si notre sensibilité personnelle a été davantage troublée par l'exotique "Whishing well", le mystérieux "Porpoise head", le bowiesque et tribal "Dogs rule the night", la discipline crimsonsienne de "Freeway", le floydien (Unmagumma?) "Bali eyes" et surtout le remarquable et venimeux "Tahitian moon". Un must!
 

 

Porcupine Tree

Signify

Ce disque, constitue déjà le quatrième album de cette formation insulaire, au sein de laquelle on retrouve l'ex-claviériste de Japan, Richard Barbieri. Porcupine Tree tente de renouer avec un style musical tombé en désuétude depuis la fin des seventies. Mais il opère cette démarche avec un esprit et des moyens techniques totalement contemporains. En fait, ce quatuor atteint, à l'instar d'Ozric Tentacles, une nouvelle forme de psychédélisme, sans avoir nécessairement recours à la formule basique qui provoque ce phénomène. Sur cet album, il puise, par exemple, à la fois dans la Canterbury school de Caravan, et le syndrome conceptuel floydien circa "Wish you were here", tout en accordant un soin particulier aux arrangements. Pensez un peu à ce qu'Harold Budd est capable de faire à ce niveau, mais en même temps aux moyens technologiques sophistiqués dont disposait Todd Rundgren pour ses expérimentations interactives. Un album, dont les envolées atmosphériques semblent avoir été héritées du célèbre Gong, à l'époque où Daevid Allen et Steve Hillage faisaient encore bon ménage...

 

Iggy Pop

Naughty little doggie

Écrit par

A l'aube de ses 50 piges, James Osterberg ne s'est jamais senti aussi en forme. Le voilà même qui projette de remonter les Stooges en compagnie des frères Asheton, alors que la bande est en bisbille depuis plus de vingt ans. En attendant de voir, et surtout d'entendre, ce que le groupe le plus violent et le plus extrémiste de la fin des sixties a encore dans le ventre, ou du moins ses restes, l'Iguane nous revient avec un album solo. Un disque qui nous met déjà au parfum de ses intentions futures. Non seulement "Pussy walk" et "Knuckelhead" paraissent sortir tout droit de "Raw power", mais le morceau de plastique renoue avec l'urban rock immédiat, hymnique, suffocant de Detroit. Consomme à nouveau cette électricité destructrice, qu'il avait délaissé ces derniers temps pour parfaire les "Blah, blah, blah", "Brick by brick" et autre "American Caesar". Hormis la ritournelle dispensable "Outta my head", et un "Shoeshine girl" sculpté dans les cordes de guitare acoustiques, les huit autres fragments crachent un garage venimeux, rampant, purulent, sauvagement abrasé par le vocal grave, viril, sensuel de Pop...

 

Jonny Polonsky

Hi my name is Jonny

Dès l'âge de 12 ans, Jonny se sent l'âme d'un musicien. Il touche un peu à tous les instruments en rêvant aux Beatles, à Costello et à Nick Lowe. Au fil du temps, il se passionne pour la technologie de studio, et finit par monter le sien dans le sous-sol de sa maison natale. Dix ans plus tard, il s'estime suffisamment blindé pour affronter l'univers de la pop et du rock. Il transmet ses démos à une multitude d'artistes, dont il dresse une liste en consultant l'annuaire du téléphone. Gabrels, guitariste de Bowie, y figure. Il prend la peine d'écouter les démos, puis transmet la bande avec ses recommandations à Frank Black. Ce dernier, enthousiasmé, s'empresse de les refiler à Rick Rubin, boss d'American Rcds. Au bout du compte, Polonsky se voit offrir un contrat auprès du prestigieux label. Et puis surtout l'opportunité de sortir son premier album. Un disque qui doit autant à ses premières passions qu'au popcore. Il joue bien sûr la totalité des instruments. Piano, basse, drums et une panoplie de guitares acoustiques ou électriques. Et assure même la production. Ne concédant finalement le rôle d'ingénieur du son qu'au seul et unique Brendan O' Brien (Encore!), réputé pour son travail accompli en compagnie de Stone Temple Pilots...
 

 

Poe

Hello

Née d'un père polonais, célèbre réalisateur de films, et d'une mère actrice, elle a vécu successivement au nord de l'Amérique, en Europe, en Inde et en Afrique, avant de retourner à New York. C'est ce que la bio nous raconte, laissant planer un doute sur la véritable identité de cette jeune artiste. Probablement la fille de Roman Polansky qui a choisi pour patronyme Poe, par passion pour le livre d'Edgar Alan Poe, "Le masque de la mort rouge". Pour enregistrer cet album, elle a bénéficié de la production de Dave Jerder (Alice in Chains, Jane's Addiction, Rolling Stones) et de R.J. Rice. Un disque qui démarre sur les chapeaux de roues. Avec le titre maître et le single "Trigger happy Jack (Drive by a gogo)". Compositions de pop tranchantes au groove irrésistible, nées d'un subtil mélange de hip hop, de punk, de metal et de swing. Mais, à partir du troisième fragment la solution se dilue progressivement dans l'électronique ou l'acoustique. Les rares éclairs de vitalité sont alors systématiquement rabotés par les arrangements moelleux, légèrement "dance". Reste la voix de Poe. Superbe. Instantanément identifiable. Que nous pourrions glisser entre le timbre de Suzane Vega et celui de Chrissie Hynde. Dommage!

 

Phish

Stash

Comment une formation dépourvue de la moindre originalité peut-elle récolter un tel succès au States? Et vendre autant d'albums? La réponse est simple. Le public yankee, quadragénaire en particulier, est friand de musique progressive et de hard FM. Aussi, faute de Kansas, Kayak ou de REO Speedwagon, il se tourne vers des revivalistes de la trempe de Toto ou de Phish. Dont la caractéristique essentielle est de compter d'excellents instrumentistes. Capables de s'aventurer aussi bien dans le jazz, le rock, le rythm 'n blues que le funk. Et ce "Stash", recueil de morceaux choisis du quartette, en est la plus belle illustration.

 

Perverted

For lonely men to jerk off to

Depuis le départ de Bo Lemaître, la musique de cette formation limbourgeoise a pris une orientation plus progressive, plus expérimentale, plus métallique. Ce qui n'est pas rien lorsqu'on sait qu'à l'origine, soit lorsque son patronyme n'avait pas encore été abrégé, le groupe reconnaissait pour influences majeures Frank Zappa, Captain Beefheart et les Residents. Bien sûr, on y retrouve la voix de Genis U, dont le timbre frémissant, agressif, rappelle Johnny Rotten. Mais ses interventions vocales se font plus rares, laissant une place plus importante à des textures instrumentales complexes, atmosphériques, déchirées entre violence et sérénité. Une forme de musique néo progressive, qui mêlant basiquement l'instrumentation ethnique et la technologie moderne, n'hésite pas à incorporer des éléments de funk, de psychédélisme et même de post punk gothique. On y trouve même une composition chantée en latin! Et pour tout savoir, sachez que c'est toujours Kramer qui assure le mixing et la production de ce "For lonely men to jerk off to"...