La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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L7
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Ry Cooder

Music by Ry Cooder

Cet album est en quelque sorte un ‘best of’ des bandes sonores cinématographiques composées par Ry Cooder. Et notamment pour "Paris Texas", "Alamo Boy", "The Long Riders", "Geronimo", "Crossroads", "The Border", "Blue City", "Johny Handsome", "Trespass" ainsi que pour la toute première fois de "Southern Comfort" et de "Streets of Fire". Un double CD qui illustre le talent de Ry à la slide guitar, mais également ses compétences dans le domaine des arrangements. Des compositions telles que "Theme", "Across the bordeline", "Feelin bad blues" et puis surtout le tango voluptueux "No quiero" en sont d'ailleurs les plus belles illustrations

 

Coolio

Gangsta´s paradise

Evidemment, il était beaucoup plus facile de choisir pour titre de l'album, celui de son tube qui inonde les ondes (ça rime!) radiophoniques depuis quelque temps déjà. Pour le reste, ne nous demandez pas d'émettre un quelconque avis objectif sur le sujet, puisque si nous respectons le discours idéologique du mouvement rap et hip hop, notre sensibilité est totalement hermétique à son support musical. Sachez simplement que les rappeurs de Coolio ont reçu le concours d'une flopée de producteurs, de remixeurs et autres DJs. Citons à tout hasard Wino, E-40, Kam, Ras Kaas, 40 Thevz, etc.

 

Cold Water Flat

Cold Water Flat

Deuxième album pour ce trio de Medfield (Massachusetts), dont le chanteur et guitariste n'est autre que Paul Janovitz, frère de Bill, leader de Buffalo Tom. Après un premier album en demi-teinte, un peu trop consanguin et médiocrement produit, Cold Water Flat vient de dévoiler ses véritables intentions. En enregistrant un opus de popcore instinctif et original. Différent donc de celui de son frangin. Enregistré à Fort Apache, il a bénéficié de la production de Sean Slade et de Tim O'Heir. Pas de synthés, ni de sequencers, mais des mélodies venimeuses qui se tordent comme de serpents en colère au son des cordes de guitare tumultueuses, impétueuses, crépitantes, acérées, et secrètent des lyrics angoissants, interrogatifs, à la limite autobiographiques, consentis par la voix passionnelle, abrasive de Paul, dont le timbre semble avoir hérité de certaines inflexions qui appartiennent à Joe Cocker...

 

Cyko Miko

Lost my Brain

Cyko Miko n'est autre que le surnom de Mike Muir, chanteur et leader de Suicidal Tendencies, surnom hérité de l'époque où il drivait Infectious Groove. Pour enregistrer cet opus, Cyko Miko a fait appel à une flopée de musiciens de studio, et en particulier à Steve Jones, ex-guitariste des Professionals et surtout des Sex Pistols. Et sa présence donne une toute autre coloration à l'expression sonore. Plus cinglante, vivifiante que ce que nous avaient habitué, à ce jour, les Tendencies. A cause du phrasé de guitare de Steve, dont la punktitude insulaire n'a toujours pas trouvé d'équivalent sur la scène pop ou rock contemporaine…

 

Cypress Hill

III - Temple of boom

Dans le domaine du hip hop, Cypress Hill est considéré comme un ensemble avant-gardiste. Un trio californien (Los Angeles) dont le rap astucieux, glacial, expérimental, crépite de sonorités funkysantes, irrégulières, malveillantes. Porte parole de la légalisation des drogues douces aux States (Cypress Hill a rejoint la N.O.R.M.L. en 1991), la formation n'hésite pas à défendre ses opinions à travers une sorte de poésie surréaliste, psalmodiée par le gémissement nasal de B-Real. Ce "III - Temple of boom" est double. Si le deuxième morceau de plastique courtise, en un seul jet et dans un patchwork de remixes, le répertoire antérieur du groupe, le premier disque affronte 15 nouvelles compositions. Et notamment le single "Thow your set in the air" et sa flip side "Killa hill niggas"...

 

Julian Cope

20 mothers

Après avoir recyclé très adroitement le garage rock pendant cinq albums, Goupil le Renard a donc décidé d'élargir son horizon sonore à 180°, tout en multipliant les clins d'œil à l'histoire du rock'n roll. Depuis les Kinks à Syd Barrett, en passant par REM, Tom Petty, les Beatles et les Stones. Julian n'a cependant pas choisi la facilité, (dé)co(u)pant ce "20 Mothers" en 20 fragments (!?!) sur quatre tableaux. Le premier, probablement le plus accessible, implique un des meilleurs singles de l'année, "Try try try", enrichi par ailleurs de 4 inédits sur l'Ep, l'impétueux mais contagieux "Queen/Mother" et la comptine "I'm your daddy". Le deuxième s'ouvre par un deuxième hit potentiel, "Highway to the sun", embraie sur l'hypnotique "1995", et s'achève par un pastiche de Franky Goes to Hollywood ", "Just like poor bear". Le tout saupoudré d'effets spéciaux synthético-pychédéliques. Hormis l'allusion à peine voilée au chanteur du Who, Roger Daltrey, sur "Don't take roots", le troisième est probablement le plus complexe, le plus climatique, voire ambient pour "The Lonely guy", rappelant que Julian Cope a toujours cultivé une image underground. Que ce soit en compagnie de Ian McCulloch, Pete Wylie ou au sein de Teardrop Explodes, rappelé ici par "Greedhead Detector". Sans oublier le psyché baroque. A l'instar de "Cryingbabiessleeplessnights" qui ouvre le quatrième volet. Un fragment plus acoustique, mais infiltré d'interventions de mellotron, un mellotron qui devient même franchement ‘cathédralesque’ au cours du final "When I walk through the land of fear". Cette dernière planche recèle en outre un superbe instrumental, "Leli B", plus new wave que nature. Bref, un chouette album, mais qui exige plusieurs écoutes avant de pouvoir être véritablement apprécié.

 

Julian Cope

Autogeddon

Le troisième volet de la trilogie consacrée à l'écologie, entamé par "Peggy Suicide" et poursuivi sur "Jehovah Kill", était paru l'an dernier. "Autogeddon" n'avait cependant bénéficié d'aucune distribution officielle à l'extérieur des Iles Britannique, pour la simple raison que Cope venait de se brouiller avec sa firme de disques. Faut dire que le Liverpuldien n'y était pas allé de main morte. Et tant le fondamentalisme religieux, "Gun's Roses, Ministry, U2, et quelques autres en avaient pris plein les gencives. "Autogeddon" dénonce la pollution causée par l'automobile. Et bien sûr, le contestataire a pris une volée de bois vert... Bref, ce néo hippie, inquiet de l'empoisonnement de la planète, s'exprime ouvertement à travers ces huit fragments. Depuis le dylanesque "Autogeddon blues" jusqu'au psychédélisme post "Interstellar Overdrive" de "Starcar", en passant par l'avant rock "Ain't no gettin' round gettin' round". Bref une vision éco-apocalyptique, qui nonobstant son sarcasme frondeur et juvénile, mérite quelques instants, et pourquoi pas un CD de réflexion...

 

The Corrs

Forgiven, not forgotten

Ce quartet irlandais est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur, lorsqu'il adopte un profil typiquement celtique. Et en particulier sur "Toss the feathers", gigue électrifiée dans l'esprit des Levellers au sommet de leur art. Pour cinq fragments malheureusement. Le reste, nonobstant l'une ou l'autre trace de folk inconsistant, manifeste une prédisposition malencontreuse pour la pop incolore, inodore et insipide de la bande FM. Pensez à Madonna, Olivia Newton John, Roxette ou au Fleetwood Mac contemporain. Toute l'expression est hyper-léchée, aseptisée. Et la production de David Foster, flanqué de l'ingénieur du son Bob Clearmountain, n'y est pas étrangère. Parfois elle est tellement sophistiquée que la moindre lueur d'agressivité est systématiquement tempérée par les accès de piano électrique, un peu comme chez Robert Palmer. Affligeant!

 

Elvis Costello & Bill Frisell

Deep dead blue / Live at Meltdown

Le 25 juin 1995, Bill Frisell et Elvis Costello se payaient une jam mémorable lors du festival Meltdown de Londres. Ce mini album retrace les meilleurs moments de cette rencontre. Pas la peine de vous présenter Robert McManus, alias Elvis Costello qui se consacre ici exclusivement au chant. Quand au multi-instrumentiste Bill Frisell, surtout connu sur la scène jazz aux States, il se limite, pour la circonstance, à la guitare. Un opus qui implique une cover de Charles Mingus ("Weird nightmare"), un classique signé Lerner/ Loewe, "Gigi", quatre compositions de Costello et une nouvelle chanson née de la collaboration entre les deux artistes. Sept fragments climatiques, moelleux, intimistes, qui devraient davantage plaire aux aficionados de Philippe Catherine, Toots Thielemans et consorts qu'aux ‘costellomanes’...

 

Elvis Costello

Kojak Variety

Curieux album de covers pour Costello qui s'intéresse ici à des chansons nées entre 1930 et 1970. Curieux, puisque si les compositions appartiennent à des artistes aussi célèbres que Screamin' Jay Hawkins, Supremes, Bob Dylan, Ray Davies, Randy Newman, Willie Dixon, Ray Noble et consorts, la plupart d'entre elles ont été puisées dans leur répertoire le plus obscur. Pour concocter cet opus, Patrick McManus s'est entouré d'une équipe de musiciens qu'il tient en estime. Et notamment Jim Keltner, Larry Knechtel et James Burton. Des covers de morceaux de rock'n'roll, de r&b et de pop qui portent inévitablement la griffe de Costello, mais dans des interprétations qui s'adressent surtout au grand public ; le titre de l'opus en dit d'ailleurs long sur le style en présence : "Kojak variety". Paraît même qu'il envisagerait de sortir un deuxième volume consacré aux vingt dernières années...