Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Dernier concert - festival

Guns N Roses
Ora Cogan

Fischer-Z

Stream

Ce n'est pas encore avec cet album que John Watts va revenir à l'avant-plan de la scène musicale. Pourtant, ce "Stream" est bien ficelé. Dispensant des mélodies pop rafraîchissantes, agréables, élégantes, contagieuses. Davantage de guitare aussi. Et puis la voix de John est toujours aussi savoureusement gémissante. La pochette raffinée. Et en final, on a même droit à une composition digne du mythique Cream, "Here and now", agitée par une basse rythm'n Bruce (!). Mais pas de hit potentiel. C'est sans doute là que le bât blesse.

 

The Flaming Lips

Clouds taste metallic

Mercury Rev et Flaming Lips partagent une même vision organique du psychédélisme. Normal lorsqu'on sait que le guitariste Jonathan Donahue a joué chez l'un avant de passer chez l'autre, il y a maintenant un peu plus de deux ans. Produit par le quatuor et Dave Fridmann, cet opus recèle pour treizième fragment la version de "Bad Boys" concédée au film "Batman Forever". Tout comme Rollerskate Skinny, Flaming Lips accorde une énorme importance au sens mélodique des compositions. Une opération délicate que le groupe parvient à négocier en superposant des textures à premier abord inconciliables. Vocaux gémissants, flûte allègre, piano spectral, rythmes fluides, cordes de guitares distordues, tout un arsenal de sonorités différentes qui accouchent tantôt d'un hymne, d'une ballade ou d'un requiem acide. Des chansons qui exsudent cependant avec ironie, sarcasme et perversion une tristesse maladive, dramatique, presque négative. A cause des lyrics qui tournent sans cesse autour d'un même axe rock’n’rollesque huilé au sexe, à la mort et à la religion.

 

Flamingoes

Plastic Jewels

Les Jumeaux Jude et James constituent les deux tiers de Flamingoes. Le premier joue de la guitare. Le second de la basse. Mais ils composent et chantent tous les deux. D'une voix très glamour, blême. Faut dire que les frangins sont terriblement fascinés par la période glam de l'histoire du rock. En particulier Marc Bolan, David Bowie et Roxy Music. Pas étonnant dès lors que leur pop pétillante en transpire de forts effluves. Et puis comme le troisième larron, le drummer, incarne le fils spirituel de Keith Moon, vous pouvez imaginez facilement l'intervention de vertus mod dans la préparation de leur solution sonore. Une œuvre dont le réalisme romantique oscille entre le cynisme et la sincérité, abordant des thèmes aussi contemporains que la gloire, la violence, la désillusion, la sexualité, l'euphorie, la drogue, le suicide et la trahison, à travers l'odyssée d'un adolescent déchiré entre passion et douleur...

 

Floatsam And Jetsam

Drift

Cinquième elpee pour ce groupe texan dont le heavy metal est aussi subtil que le vacarme provoqué par un troupeau d'éléphants qui traverse un pont de bois... Les rares accès de cordes de guitare acoustique à caractère hispanique sont ainsi impitoyablement écrasés sous le déluge de clichés pachydermiques. Et lorsque la solution manifeste un zeste de quiétude, c'est pour dériver (NDR : ‘drift’ se traduit par à la dérive!) dans le hard FM...

 

Floored

This colour is bittersweet

Tout avait pourtant bien commencé par une superbe composition sculptée dans de savoureuses cordes de guitare plaquées. Et puis, il faut croire que la formation californienne (San Francisco) s'est mise à déjanter. Pas que cet opus soit accessoire, mais il exige un énorme effort de concentration. En particulier pour garder le fil conducteur. La plupart des chansons ont pourtant été enregistrées dans un appartement. Un peu à la manière de Beck et de Lou Barlow. A l’aide d’une instrumentation minimaliste et insolite (batterie de cuisine par exemple). Mais la bande sonore est truffée de distorsions, de collages et de bruitages qui vont de simples enregistrements de programmes télévisés américains aux interminables conversations téléphoniques. Aussi, dans ce fouillis, il est parfois difficile de retrouver ses jeunes...

 

Girls Against Boys

Cruise Yourself

Fruit de son environnement urbain à Brooklyn, Girls Against Boys propage une musique âpre, sombre et difficile. Sorte de lo-fi (Sebadoh, Swell) revue et corrigée par Fall, Fugazi et Joy Division. Pourtant, au fil du sillon les compositions s'infiltrent insidieusement dans votre subconscient pour fatalement vous envoûter. Comme sur les deux derniers fragments  "My martini" et "Glazed eye". Un disque qui macère dans un climat malsain, claustrophobe, angoissant. Projetant des images à la fois sinistres et fascinantes comme les écrans de pollution, la densité des autoroutes, les enseignes lumineuses au néon ou les rames de métro qui grondent avec une brutalité paroxystique. Riffs de guitare effilés, viscéraux, orgue de série B ou vibraphone hanté, basses jumelées, sourdes, sinueuses, jazzyfiantes, constituent la texture de ce blues métallique qui entre en fusion lentement, implacablement, suivant un code secret, distordu, malveillant décrypté par la voix laconique, menaçante de Scott McCloud. Impressionnant!

 

The Go-Go´s

The return to the valley of the Go-Go´s

Écrit par

Belinda Carlisle, Charlotte Caffey, Jane Wiedlin, Kathy Valentine et Gina Schock constituaient le line-up de cet ensemble exclusivement féminin, formation qui a marqué le début des eighties par des chansons de punk pop malicieuses, câlines, frénétiques et post adolescentes. Souvenez-vous d’"Our lips are sealed" et de "We got the beat", considérés aujourd'hui comme deux singles indispensables de cette dernière décennie. Titres que vous retrouverez sur ce ‘best of’, en compagnie de "Surfin and spying", "Speeding", "Cool jerk", "London boys", "Beatnik boys", et quelques autres. Parfois dans des versions live. Soit douze classiques sur dix-huit fragments. Le reste se partageant entre raretés à la qualité sonore plus que discutable ("Living at the Canterbury/ Party rose", "Fashion seekers" et "He's so strange"), ainsi que répertoire plus récent, né de retrouvailles célébrées début des nineties, destinées à financer des œuvres caritatives...

 

Go To Blazes

Anytime… anywhere

Eric Ambel, matière grise du Roescoe's Gang à la production, nous espérions nous délecter d'un album de garage crazyhorsien à l'intensité blanche, parcouru de cordes de guitare crépitantes, vivifiantes, pétillantes. Il n'en n'est malheureusement rien. En fait cet ensemble basé à Philadelphie depuis 1988, semble surtout contaminé par le rock sudiste de Creedence Clearwater Revival, le garage punk sixties des Seeds, le rhythm’n’blues des Stones ainsi que le delta blues. Ce qui explique sans doute pourquoi certaines compositions d' "Anytime... anywhere" ont un petit parfum Scabs, qui ne nous est pas étranger...

 

God And Texas

Double Shot

Tout comme Afghan Whigs, God And Texas nous vient de l'Ohio. Mais ici cesse la comparaison. Car si le premier pratique une musique sombre, empreinte d'une extrême sensibilité, le second volète sans arrêt du hardcore au punkcore en passant par le jazzcore. Guère de place donc, pour le romantisme ici, mais un bain d'électricité sulfureux, poisseux, épisodiquement traversé de cuivres ténébreux, où s'agitent convulsivement drums arides, accès de basse syncopés, éruptions de riffs de guitare sauvages, impénétrables, et vocal irascible...

 

The Goo Goo Dolls

A boy named go

Nous avions eu l'occasion de vanter les qualités du précédent opus "Superstar car crash", et nous ne pouvons que réitérer nos éloges à l'égard de ce nouvel album. Pour enregistrer "A boy named go", le trio de Buffalo a bénéficié de la production de Lou Giordano, plus connu pour son travail accompli en compagnie du mythique Hüsker Dü et de Sugar. Une participation qui en dit long sur le style pratiqué par les Goo Goo Dolls sur ce morceau de plastique. Douze compositions à l'énergie adolescente épanchée avec rage et passion. A l'explosion d'exubérance juvénile déclenchée par les cordes de guitare crépitantes, bourdonnantes, le drumming compact, méthodique. Aux mélodies sauvages et mélancoliques qui capturent toute la force et la passion de la pop. Mais une pop purifiée par le garage. Superbe!