L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

Editors
L7

Peter Droge

Necktie Second

Bien qu'âgé de 26 ans, Peter Droge n'en est qu'à son premier album. Un disque qui flaire l'Amérique à cent pas. Celle de Tom Petty, John Hiatt, Dylan et même de Neil Young. Ce qui peut sembler très paradoxal, lorsqu'on sait que cet artiste vit à Seattle, berceau du grunge. Pas question de boue métallique cependant sur ce "Necktie Second", mais des ballades sculptées dans le country rock qu'il interprète d'une voix traînante et fragile. Rien de bien extraordinaire sur cet elpee mais de bonnes chansons, à l'image du chouette single "If you don't love me (I'll kill myself)", du sudiste ‘creedenceclearwaterrevivaliste’ "Two steppin monkey" et de cet étrange "Sunshot stop watch" hanté de guitares ‘shadowsiennes’. Agréable sans plus!

 

Drugstore

Drugstore

Isabelle Monteiro est brésilienne, Mike Chylinski yankee. Ils partagent tous deux une même passion pour la musique et surtout le même appartement à Londres. Ils décident de monter un groupe et partent à la recherche d'un guitariste. A l'issue des multiples auditions ils fixent leur choix sur le Britannique Daron Robinson. Ils gravent l'un ou l'autre single, qui déclenche instantanément l'enthousiasme au sein de la presse insulaire. Et aujourd'hui, le trio nous propose son premier opus. Une œuvre à la tristesse profonde et à la mélancolie douce, qui aborde sous un voile de mystère les thèmes de la mort, du sommeil, du rêve et de la divinité ; des thèmes qu'Isabel chuchote, murmure, d'une voix languissante (Mariane Faithfull rencontre Patti Smith). Un résultat proche de celui qu'avait obtenu Jesus & Mary Chain pour l'enregistrement du single "Sometimes always", lors de sa collaboration avec Hope Sandonval, vocaliste de Mazzy Star. Mais plutôt que de laisser constamment cet épanchement osciller de la vulnérabilité à la perversion, de la compassion au mépris, Drugstore laisse libre cours aux flambées d'électricité et de feedback, aussi féroces et furieuses que chez Madder Rose. Fascinant!

 

Dub War

Pain

Encore un groupe qui agrège le ragga, le punk, le trash, le rap et le hardcore. Un quartette gallois (Newport) qui, jusqu'à présent, s'était surtout illustré en accomplissant les premières parties des concerts de Pop Will Eat Itself, de Senser et de Manic Street Preachers. Pas de quoi déclencher une guerre atomique, mais un excellent exercice de style qui devrait plaire, sans conteste, aux aficionados de Faith No More, Clawfinger et consorts...

 

Anne Dudley

Ancient and Modern

Anne Dudley s'est surtout illustrée à la fin des eighties en compagnie de JJ Jeczalik au sein d'Art of Noise. Ces véritables gourous de la haute technologie parviendront même à remettre le vétéran Tom Jones au faîte des charts, avec "Kiss". Pourtant, Anne avait auparavant collaboré avec des artistes aussi huppés que Malcom Mc Laren, Frankie Goes to Hollywood, Paul Young ou Pet Shop Boys. Tantôt comme pianiste. Ou simplement pour ciseler les arrangements. Et puis, au cours de son adolescence, elle a suivi les cours de musique dite classique. A Londres très exactement. Au Royal et au King's College pour être vraiment précis. Tout au long d’"Ancient and modern", elle a voulu revenir à ses racines académiques. Assistée par un orchestre de 50 musiciens et de 18 choristes, elle a voulu remettre au goût du jour la musique du 15ème siècle dans un contexte contemporain. C'est à dire réarrangé pour les nineties. Un disque assez difficile, à la limite du pompeux qui risque probablement d'incommoder à la fois les mélomanes coincés et les rockers obtus. Difficile dans l'art de manier l'‘ancient’ et le ‘modern’...

 

Bob Dylan

Unplugged

Il nous semblait que le Zim était particulièrement en forme le jour de l'enregistrement de l'émission "Unplugged", sur MTV. Il avait d'ailleurs eu le bon goût de nous réserver plusieurs de ses classiques. Notamment "Love Minus Zero/ No limit", "Knocking on heaven's door", "All along the watchtower", "The times they are a-changin" et surtout "Like a rolling stone". Malheureusement, les interprétations reproduites sur l'album manquent singulièrement de relief et n'atteignent jamais l'intensité des originales. Problème de production? Possible. Encore que celle-ci ait été confiée à Ed Cherney et Don Was. Mais très envisageable, lorsqu'on sait que Bob s'était totalement sublimé pour concocter son dernier opus, exclusivement acoustique, "Good as I been to you". Faudrait peut-être complètement remixer la bande son!

 

Devilhead

Your ice cream´s dirty

Encore une formation qui nous vient de Seattle, mais dont le sort semble avoir été épargné par le grunge. Ce qui n'a pas empêché les différents membres du quintette de côtoyer, à une certaine époque, les musiciens de Pearl Jam, de Soundgarden ou de Monster Magnet. Drivé par les frangins Wood, Devilhead élabore une musique étrange, brumeuse, le plus souvent languissante, aux relents de métal, de blues, de rhythm’n’blues, et même de bossa nova ; une musique dont les caractéristiques les moins imprécises pourraient s'inspirer de Led Zeppelin, Prince, Minutemen, Christian Death, Doors, Robin Trower, Robert Wyatt et de quelques autres... Rien de bien diabolique cependant, ni d'insidieusement lubrique, et encore moins de volcanique. Là est peut-être le hic!

 

Die Krupps

Odyssey of the mind

Purs produits de l'école post industrielle de Düsseldorf, Die Krupps et DAF sont considérés, aujourd'hui, comme la genèse de l'electro body music. Non content d'avoir inspiré SPK et Test Dept, ils ont ouvert la voie du succès à Nitzer Ebb et surtout à Front 242. Près de quinze ans plus tard le mythe est toujours en activité. Enfin son guide spirituel, Jürgen Engler. Puisque Ralph Dorper (Propaganda) a cédé le relais à Chris Litz. Jürgen se prend toujours aussi au sérieux et ses lyrics n'ont strictement rien perdu de leur potentiel caustique. Sa musique s'est cependant raffinée, sophistiquée au contact des nouvelles technologies de studio. Le mélange gothique, féroce de rythmes synthétiques et de métal en fusion prend ainsi une coloration plus intuitive, plus cérébrale. Produit par Tony Platt (AC/DC, Motörhead, Cult), "Odyssey of the mind" nous entraîne dans un monde peuplé de "Bladerunners" et de "Terminators", une odyssée cauchemardesque où l'homme vit en perpétuelle peur de la machine...

 

Eagles

Hell Freezes Over

"Hell Freezes Over" constitue le premier album du célèbre quintet yankee depuis sa reformation. En fait, il s'agit de l'enregistrement d'un set acoustique accordé pour MTV. Onze fragments enrichis par quatre nouvelles compositions studio. Rien de bien transcendant cependant. Et même des classiques comme "Hotel California" ou "Take it easy" font vraiment pâle figure par rapport aux versions originales...

 

Easy Meat

New facts in the strange case of

Encore un ensemble néerlandais, mais beaucoup plus revivaliste. Flirtant aussi bien avec le rock, le blues, le rhythm’n’blues que le psychédélisme. On a même parfois l'impression de replonger un quart de siècle en arrière en pleine dynamique post blues conduite par des légendes telles que Spencer Davies, Traffic, Small Faces et Jimi Hendrix. Encore que le phrasé de guitare adopté par Thys Muse se révèle, à l'image de Robin Trower, plus filandreux. Et pour accentuer l'authenticité de cette expression passéiste, Easy Meat n'a pas hésité à parfumer le tout d'une pointe d'exotisme… Avec des fleurs ?

 

Echobelly

On

Décidément, la scène pop britannique est en pleine ébullition. Car si le nouvel album de Blur nous a séduits, le deuxième d'Echobelly nous a totalement conquis. Une véritable pluie de singles potentiels s'est d'ailleurs abattue sur "On"... Si Echobelly est aux Smiths ce qu'Elastica est aux Stranglers, il est cependant difficile d'imaginer que Sonia Aurora soit la réplique féminine de Morrissey. A cause de ses inflexions vocales? Peut-être! Et encore... Ses lyrics? Pas du tout, puisqu'ils abordent des sujets aussi contemporains et féministes que l'avortement, la discrimination sexuelle et raciale lorsqu'ils ne se consacrent pas au voyeurisme de la société ou aux abus de consommation de drogues. Musicalement, si le trémolo de guitare rappelle vaguement Johnny Marr, l'expression sonore est beaucoup plus vivace, plus pétillante, plus féroce. Les rythmes découpés au rasoir. Les mélodies contagieuses, venimeuses. L'électricité intense, grinçante, effilée. Et puis la voix inoxydable, sensuelle de Sonia exhale une sensibilité pop instantanée, unique, explorant les émotions les plus extrêmes...