Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Dernier concert - festival

Editors
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Elmer Food Beat

La copulation

Quintet nantais à l'enthousiasme et à la lubricité légendaires, Elmer Food Beat compte aujourd'hui huit années d'existence. Un cycle qui méritait sans doute une mise au point. Donc une copulation. Pardon, une compilation. Révélatrice de l'esprit polisson de cette équipe de joyeux drilles. Donc des titres croustillants tels que "Est-ce que tu la sens", "Toutes essayées", "Daniela", "Le plastique c'est fantastique", "Je vais encore dormir tout seul ce soir", et bien d'autres, parmi lesquels figurent des versions totalement inédites...

 

EMF

Cha Cha Cha

Album à la fois attendu et inattendu pour EMF. Inattendu, puisqu'en 1992 la rupture semblait inévitable. Attendu, puisqu'il enchantera son public de teen-agers. Un disque plutôt éclectique qui alterne compositions plus accessibles, ‘MTVesque’ si vous préférez, house mancunienne et frénésie juvénile pop/trash/funk/rock/metal/hip hop vivifiante. Aux vertus Faith No More, Pop Will Eat It Self, 25th Of May, Red Hot et Carter USM. Pas de hit potentiel du calibre "Unbelievable", cependant. Mais une ballade acoustique, un titre au profil "Beloved" et deux morceaux plus progressifs, sauvages, à la limite de l'expérimental, en guise de conclusion. Une œuvre qui se révèle, en général, plus âpre, plus agressive, épisodiquement parfumée d'ambient (Gong?) et qui laisse surtout une bien meilleure impression que "Stigma"...

 

Flop

World of today

Il y a belle lurette que nous n'avions plus entendu parler du label californien Frontier. Nous pensions même que depuis le départ d'American Music Club et la disparition de Thin White Rope, la firme de disques avait purement et simplement déposé son bilan. Faut dire qu'elle s'est montrée particulièrement discrète au cours des trois dernières années. Et si nos souvenirs sont exacts, c'était encore pour proposer un album de Flop. Son premier opus! Un groupe issu de Seattle drivé par un certain Rusty Willoughby, chanteur au timbre vocal ‘cockney’, mais surtout compositeur et guitariste talentueux. Bien qu'ayant changé de drummer, la formation affiche toujours d'aussi bonnes dispositions énergiques, métalliques, mélodiques, popcore voire punkcore. Pourtant, "World of today" lorgne davantage vers la musique britannique que sur celle des Pixies, dont ils se réclamaient à l'origine. Celle des Beatles. Mais également des Troggs, des Pretty Things et même du Move. Notamment à cause de cette cover signée Roy Wood, "Yellow rainbow". Et puis d'une manière plus contemporaine de Menswear, de Cast ou de Boo Radleys. Encore que parfois nous avons l'impression que Flop a été touché par la grâce contemporaine des formations yankees les plus insularisées. Comme Smashing Pumpkins ou Dig...

 

Flophouse

Upside down

Malgré un premier opus produit par Peter Case (Plimsouls) et la confection d'une superbe cover du "Before we go under" des Bats sur Ep, il aura fallu attendre la sortie du troisième album pour voir ce groupe californien être enfin distribué sur le Vieux Continent. Il est vrai que cet "Upside down" a été enregistré et ciselé à Amsterdam. Sous la houlette des musiciens de Bettie Serveert. Et que dans ces conditions, il est tout à fait naturel que sa diffusion se fasse plus facilement. Revenons à Bettie Serveert qui a donné un fameux coup de pouce à Flophouse, s'impliquant même totalement sur la superbe ballade finale "Walking Cane". Constitué de sept titres, cet elpee est taillé dans l'électricité juvénile, un peu à la manière de Buffalo Tom, Cold Water Flat et de Green Day. Mais les claviers qui infiltrent judicieusement les mélodies apportent un charme aussi inattendu qu'efficace...

 

Flying Saucer Attack

Further

Ce duo de Bristol en est déjà à son troisième album. Et pourtant, le seul fait saillant à son actif se résume à ce jour, à la cover bruitiste du "Drowners" de Suede, commise sur son premier opus. En fait, F.S.A. macère dans l'underground le plus pur, s'inspirant aussi bien du krautrock (Popol Vuh, Faust, Can) que des balbutiements d'AR Kane, de la noisy pop mybloodyvalentinesque, de la dance d'Aphex Twins, du minimalisme atmosphérique de Durutti Column, du psychédélisme soft de Syd Barrett, de l'école néo-zélandaise de Flying Nun que de la tradition folk insulaire des Nick Drake et de Bert Jansch. Tout au long de ce "Further", Rachel Brook et David Pearce nous entraînent dans un périple ambient où feedback et dub écorchent les mélodies avant de s'y liquéfier, créant une texture sonore ‘ambient’ dans le véritable sens du terme. Un monde flottant, moelleux, pastoral ou torturé au sein duquel Pearce murmure sombrement des lyrics à la fois menaçants et hypnotiques...

 

Fœtus

Gash

Foetus alias Clint Ruin, alias Jim Thirwell, etc., etc., considère qu'en prônant l'apologie de la violence, il pratique de l'art terroriste. Attitude contestable si elle devait être prise au premier degré. Mais cet acte de voyeurisme est en fait destiné à bannir toute forme de censure, et son langage infecté d'un humour venimeusement visionnaire. En fait, l'image de son propre esprit paranoïaque n'est que le miroir de l'humanité. Et les thèmes consacrés à la folie, la terreur, l'hystérie, la détresse, l'outrage, la pornographie, le crime, le viol, l'apocalypse, monstrueusement contemporains. Côté musical Foetus pille aussi bien le blues, le metal, le disco, le rhythm’n’blues, le heavy metal, la musique de film que l'avant-garde classique, pour en régurgiter une forme de hardcore post-industriel tentaculaire et mutant. Une expression qu'il peut écorcher à souhait de son timbre vocal rocailleux. Pour "Gash", il s'est cependant aventuré dans le jazz. Pour deux titres seulement. Jazzcore pour "Hammer falls". Cuivré et swinguant (Benny Goodman?) sur les onze minutes vingt et une de "Slung". Revu par la technologie moderne. Mais sans pour autant en dénaturer le goût! Un titre impressionnant qui tranche avec le reste de l'opus. Car hormis "Steal your life away" à la construction inspirée par Fad Gadget ou ce filmique (Orange Mecanique?) "Mutapump", cette œuvre se révèle impitoyablement austère et surtout extrêmement complexe...

 

Foo Fighters

Foo Fighters

L'ex-drummer de Nirvana, Dave Grohl, a donc débauché William Goldsmith et Nate Mandell, pourtant impliqués chez Sunny Day Real Estate, ainsi que récupéré l'ex guitariste des Germs, Pat Smear, qui avait collaboré à l'ultime tournée du célèbre et défunt combo de Seattle, pour fonder son nouveau groupe. Et puis il a décidé de troquer ses baguettes contre une râpe, et de se mettre au chant. Avec brio, il faut le reconnaître. Exhumant ce sens mélodique vertigineux, ce croustillant grungy, cette stimulation viscérale que symbolise si bien "Nevermind". Notamment sur "This is a call", "Alone + Easy target", voire le plus punkysant "Good grief". Mais si le fantôme de Kurt Cobain hante inévitablement cette œuvre, ce disque ne se contente pas d'autopsier le passé. Certaines compositions se révélant même plus noisecore. Circa Hüsker Dü sur un "X Static" renforcé par la présence de Greg Dulli à la guitare. Imprégné de Sugar chez "Oh George". Voire ‘mybloodyvalentinesque’ sur "Floaty"... "For all the cows" aborde même le country jazz alors que "Watershed" affronte un punk pur et dur. Quant à "Big me", il semble avoir été séduit par les harmonies beatlesnesques; enfin, le superbe final "Exhausted" embrasse un ‘garage’ digne du dernier opus de Neil Young", "Mirror Ball". Et puis il y a la voix doucement triste, âpre de Dave qui confère une sensibilité fragile, presque traumatisante aux différentes chansons. Un must!

 

Foreigner

Mr Moonlight

Écrit par

Aujourd'hui encore, il existe des esprits obtus qui se demandent pourquoi le punk a éclaté à la fin des seventies. Or, si demain la scène musicale devait à nouveau souffrir d'une prolifération de tels orchestres surfaits, préjudiciables à l'évolution du rock, il faudrait impérativement réveiller cet esprit de fronde. Habillé d'une pochette en forme de croissant de lune, "Mr Moonlight" accumule les clichés hardeux le plus mollassons empruntés aux Scorpions et à Bon Jovi. Exceptions qui confirment règle: l'humblepiesque "Under the Gun"; mais sa poudre est mouillée. Et puis "Hand on my heart", qui ment comme il respire lorsqu'il jure ne pas s'être inspiré de Kansas...

 

Freak Power

Drive Thru Booty

En 1993, ce sextet oaklandais (ou oaklandien?) gravait "Turn on, tune in, cop out", un single qui allait flirter avec le faîte des charts pendant plusieurs semaines. Cette composition figure sur " Drive Thru Booty", le deuxième album de Freak Power. Mais donne surtout le ton aux dix autres chansons. Trempées dans la soul, le funk, le rap ou le reggae. Véhiculant des thèmes sociopolitiques... Bien que destiné aux night-clubs hyper branchés, cette musique est également capable de faire vibrer les mélomanes. Notamment lorsque les accords chauds, excitants, cuivrés, caressés de vocaux féminins voluptueusement gospel, se laissent hydrater de claviers rafraîchissants... Du relief, donc! Mais pas seulement dans la musique...

 

Gavin Friday

Shag Tobacco

Il est loin le temps des spectacles nihilistes, chaotiques, caricaturaux, irrévérencieux, dispensés sur fond de messes noires et des travestismes pour Fionan Hanvey. Depuis qu'il a quitté les Virgin Prunes, Gavin a adopté un profil plus intimiste, lié au café-théâtre. Celui de Kurt Weill, Berthold Brecht, Jacques Brel, Edith Piaf et Lisa Minelli. En compagnie de son inséparable pote, Maurice Seezer, il a même monté un cabaret à Dublin en 1988... Un style plus intimiste, mais également plus avant-gardiste dans le sens le plus pop du terme, plus glam dans l'esprit de Bowie, de Cockney Rebel et de Bolan. Un Bolan à qui il emprunte "The Slider" sur "Shag Tobacco", album à la sensibilité énigmatique, embué d'orchestrations mélodramatiques et sculpté dans un funk insidieux. Hormis le cartoonesque, standardisé "Le Roi d'amour" et le dispensable mais dansant "Angel", les dix autres fragments nous précipitent dans un univers mystérieux, envoûtant, hanté par les spectres de Marc Almond, de Japan, de Tuxedomoon et même du Floyd circa "Dark Side of the Moon"... Etonnant!