Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Dernier concert - festival

Editors
Jon Spencer

Ludwig Von 88

17 plombs pour péter les tubes

"Dix-sept plombs pour péter les tubes". Heureusement que Ludwig Von n'a pas eu la mauvaise idée de remplacer les tubes par des ampoules. Vous vous imaginez la tête de PPDA? En attendant, vous devrez rester sur votre (T)F1 (!). Ou vous décider à phosphorer sur les reprises de tubes allumés par Queen, Fab Four, Ferrat, Ramones, Brel, Led Zep, Niagara et quelques autres. En général ringards. Un ampérage constant: l'humour grinçant, dévastateur, ludique (qui a dit Ludwig?), susceptible d'électriser l'Hexagone...

 

Labradford

A stable reference

Bien qu'enregistrant sur le label néo-zélandais Flying Nun, Labradford nous vient des States. De Virginie très exactement. Un trio qui ne dépareille cependant pas dans l'écurie antipodale. Explorant les multiples facettes du pouvoir de l'écho et de la réverbération. A l'aide d'une instrumentation très basique, il faut le souligner. Guitare, basse, claviers et chant, pour être plus précis. Nuances et bourdonnements délicats alimentent ainsi une procession de climats indistincts, parfois à la dérive, tantôt orageux, sinistres, célestes ou cathédralesques, que traverse un chuchotement presque spectral englouti sous les flots instrumentaux. Main rencontre Eyeless In Gaza!

 

Lambchop

Jack´s tulips

C'est à Nashville que Lambchop a enregistré cet album. Inévitablement, vous en avez déduit que cet opus flirte avec la country. Basiquement, c'est vrai. Mais cette formation est composée de dix musiciens. Qui se partagent claviers, saxophone, violoncelle, banjo, steel guitar, guitare, clarinette, mandoline, basse, ukulélé, harpe et vocaux. Potentiel qui procure une toute autre dimension à la solution sonore. Et cette richesse instrumentale alimente des mélodies languissantes, balayées de brise symphonique. Un peu comme les Triffids. Mais en moins sombre. Probablement à cause des vocaux. Plus chauds, sensuels, intimistes, sapidité Kevin Ayers. "Jack's tulips" épingle cependant trois fragments qui se démarquent totalement de l'ensemble. Le très enlevé "So I hear you're moving", l'avant-gardiste, quasi contemporain, "What was the wearing", et enfin le remarquable presque crazyhorsien "Because you are the very air he breathes". Le tout emballé dans une pochette à l'ambiguïté lubrique. (NDR: Qui a dit ludique?)

Johnboy Langford

Johnboy Langford and The Pine Valley Cosmonauts

Encore un album de musique country! Enfin de country rock, pour être tout à fait précis. A la limite du garage, voire du psychobilly, puisque la plupart des fragments ont subi un traitement électrique. Un opus dont l'intérêt repose sur la nature des compositions. Quatorze covers. Dont dix de Johnny Cash. Qui tentent de pénétrer dans le monde sombre et solitaire du célèbre sexagénaire (ça rime!) Souvent avec succès. Le reste du répertoire relevant d'Harlan Howard, de Kris Kristofferson, de Jack Clement et enfin de JJ Arnall & Thing Called Love. Un opus qui dans l'ensemble s'avère d'excellente facture, même si on regrettera le manque d'informations relatives à l'initiative de ce quartet yankee.

 

Latimer

Title

Enthousiasmés par le premier mini album de ce trio philadelphien, nous espérions logiquement une confirmation de leurs excellentes dispositions. Première constatation (NDR: ça rime toujours!), Latimer a repris pratiquement tous les titres d'"A life" pour les reproduire sur son nouvel opus. Motif probable, ce sont incontestablement les meilleurs du lot. Pas que les nouvelles compositions soient négligeables, mais l'agressivité y est dispensée avec une férocité beaucoup trop linéaire. Au fil de l'écoute la tension devient de plus en plus insoutenable, allant même au-delà de la brutalité impitoyable dispensée par les deux premiers elpees des Pixies, "Come on pilgrim" et "Surfer Rosa". Latimer devra sans doute encore apprendre à dominer son potentiel énergétique. Une condition indispensable pour espérer passer en division supérieure.

 

Latimer

World’s portable

Encore un groupe signé par Dave Allen pour son nouveau label World Domination. Et lorsqu'on sait que l'ex-bassiste de Shriekback et de Gang of Four est à la fois perspicace et difficile, on ne peut que s'attendre à une révélation. Il vient ainsi de permettre à ce trio philadelphien d'enregistrer son premier mini CD. Huit titres arides, agressifs, mais bigrement efficaces. Sorte de PJ Harvey au masculin. Avec une inspiration hydratée par les vertus post grunge de Smashing Pumpkins et découpée suivant un profil Pixies. Circa "Gigantic" pour être plus précis. A cause de ce bain d'électricité vivifiant, convulsif qui vous charge d'adrénaline. Ces changements de tempo. Ces breaks vertigineux. Cette basse menaçante, ronflante. Ces drums épineux. Et puis cette agressivité juvénile, rafraîchissante. Latimer? Un nom à retenir!

 

Laughing Clowns

Golden Days. When giants walked the earth

Après le split du mythique Saints, Ed Kuepper a connu sa période jazz. Free jazz même. Au sein des Laughing Clowns. Entre 80 et 84. Cette compilation réunit dix titres composés au cours de cette phase dont trois inédits. Des chansons où l'on trouve inévitablement l'instinctivité du sens mélodique d'Edmund. Mais oxydée de cuivres. Des saxophones, une trompette et même un trombone. Ce qui donne un visage plus baroque, plus sauvage et surtout plus difficile aux compositions. Pour votre information, sachez que Louise Elliott, future Aints, future New Imperialists, sévissait déjà au sein de ces Laughing Clowns. De même que le formidable pianiste Louis Tillet. Dont nous sommes sans nouvelles depuis quelques années déjà...

 

Leather Nun

A Seedy Compilation 1979-1994

"Nun permanent" n'est pas encore le nouvel elpee de l'ensemble scandinave, mais une réédition de son avant-dernier disque studio. Paru en 1991 et produit par feu Mick Ronson, pour être plus précis. Onze compositions qui libèrent une intensité mélodique impitoyable, fiévreuse (guitares féroces, braisillantes, ‘slide’, section rythmique solide, pulsante, chœurs féminins voluptueux, claviers insidieux, harmonica bluesy, cuivres fugitifs) que consume la voix rauque, profonde et vibrante de Jonas Almqvist...

 

Leftfield

Leftism

Avant d'enregistrer cet album, Leftfield se consacrait essentiellement à une sorte de house alternative destinée aux night-clubs hyper branchés. Il faudra attendre la rencontre orageuse du duo avec John Lyndon pour modifier les données du programme. Une rencontre qui accouchera du single "Open Up", repris par ailleurs sur ce morceau de plastique. Enfin, l'intégration de Tony Halliday, ex-chanteuse de Curve, pour confirmer cette nouvelle option. Ce qui n'empêche pas l'expression d'émarger à l'ambient. Une ambient aux mélodies froides, modernistes, kaléidoscopiques, sinueuses, lancinantes. Générée par un funk intergalactique (Tangerine Dream? Krafwerk?) aux pulsations tribales, spirituellement punkysantes que répercute la ligne de basse profondément dub et les collisions de riffs de guitares samplés. Mais découpée, lacérée par la voix effilée, cristalline de Toni, dont la performance atteint le niveau du ‘curvien’ "Ten little girls". Un seul regret, le dérapage un peu trop fréquent dans la techno. Chassez le caractère...

 

John Lennon

Collection

Ce vendredi  8 décembre 95 constitue une date marquante de l'histoire des quatre gars de Liverpool. Puisqu'elle commémore le quinzième anniversaire de l'assassinat de John Lennon. Parlophone a donc saisi l'opportunité de sortir une compilation consacrée au célèbre mythe disparu. Hormis les six morceaux issus de "Double fantasy", manifestement les moins intéressants bien que gravés peu de temps avant sa mort, et notamment le single "(Just like) starting over", ce recueil épingle les classiques "Give peace a chance", "Instant karma", "Mind games", "Happy Xmas", "Imagine", "Jealous guy", "Stand by me", "Cold turkey" et quelques autres. Et si vous connaissez peu ou mal John Lennon et que vous souhaitez mieux le connaître, ce disque est un tremplin idéal...