Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Ora Cogan

Litfiba

Spirito

Après sa trilogie destinée à mettre au ban des accusés, la puissance, la corruption et la violence ("Desaparecido", "17 Re" et "3"), un manifeste anti-réactionnaire de la culture rock italienne ("El Diablo") et un constat amer des événements qui ont marqué la fin de notre siècle ("Terremoto"), Litfiba nous revient avec des thèmes cruellement et réalistement visionnaires. Une œuvre qui, tout en continuant à allier un côté rock et un exotisme latin, en mêlant atmosphère démoniaque à la douceur et à l'intimité, laisse une plus grande place à la culture péninsulaire. On y retrouve bien sûr des compositions incisives et incendiaires comme "Lo Spettacolo" qui ouvre ce morceau de plastique. Mais aussi et surtout un éclectisme climatique capable de nous entraîner tantôt dans une danse napolitaine ("Tammùria"), un hybride de reggae et de ragtime ("Lacio Drom") ou une ballade prog rock lancinante, gémissante et torturée ("Animale di zona"), lorsqu'il ne se couvre pas d'accents épiques, filmiques, proches d'Adriano Celentano, comme sur le final "Suona Fratello"...

 

Lizard Music

Fashionably Lame

Steve Albini commis à la production, nous nous attendions à devoir affronter un trash metal intransigeant, un hardcore dévastateur ou un grunge tumultueux. Il n'en est heureusement rien, car les fibres de metal qui entrent dans la composition de ce "Fashionably Lame" sont parfaitement assimilées par le langage pop des mélodies. Un langage finalement très proche des Bats, JPS Experience, Verlaines et autres formations néo-zélandaises du label Flying Nun.  Caractérisé, par ces harmonies vocales beatlenesques, ces cordes de guitares tantôt ébréchées, grésillantes, tantôt semi acoustiques, et ces drums arides. Un langage pratiqué par Lizard Music sur la plupart des chansons. Ce qui ne l'empêche pas de s'aventurer dans la new wave syncopée, post Slits sur "Kill for a Sprinkle", de s'embarquer dans un paso doble avec le même aplomb que les Négresses Vertes sur "She's a very very fat fat weirdo" ou de ponctuer son tour d'horizon par le ‘ixiesque’"The Frugal Lam,". Un très chouette album pour cette nouvelle signature du label de Dave Allen/Luc Van Acker, World Domination !

 

Locust Fudge

Royal Flush

Duo circonstanciel constitué de Scheidner (Hip Young Things) et de Kriete (ex-Speedniggs, impliquée aujourd'hui chez Great Tuna), Locust Fudge nous vient du pays de la choucroute. De Beverungen, pour être plus précis. Une équipe qui s'était illustrée en 1993 par l'enregistrement du très prometteur "Slush". "Royal Flush" devrait donc, sauf erreur ou omission, constituer son deuxième opus. Un disque relativement expérimental, parfois même avant-gardiste. Tantôt minimaliste dans l'esprit de Chris Knox ou psychédélique, suivant une perspective tracée par Syd Barrett, il épanche des mélodies pop blêmes, languissantes, instillées de bandes passées à l'envers, épisodiquement imprégnées de rythmes tribaux, parcourues d'harmonies vocales sinusoïdales, laconiques et surtout infectées de savoureux accords de piano énigmatiques, vibrants. Comme sur ce superbe "Racing Horse"...

 

Lois Lane

Fireflight

Elles sont jolies, très jolies. Sexy, pulpeuses, etc. Néerlandaises. D'Amsterdam, très précisément. Deux sœurs qui comptent un peu plus d'une dizaine d'années de planches. Monique et Suzanne Klenmann. En 1990, elles avaient assuré le supporting act de Prince pour sa ‘Nude tour’. Un périple de plus de six semaines! Ce qui explique, sans doute pourquoi, Prince les porte toujours très haut dans son cœur. Faut dire que les deux filles ne dépareraient pas dans la galerie de top models (NDR : encore des propos machistes!) du mètre cinquante d'Indianapolis. Passée cette première et très voluptueuse impression, on doit rapidement se mettre à déchanter. Pas à cause du coup d'œil, bien entendu. Mais du contenu de cet elpee. D'abord, la soul funk ou le disco ne sont pas tellement de notre goût. Et puis, même ce "Tonight", plus Abba que nature, ne nous a pas davantage convaincus...

 

Lords of Acid

Voodoo - U

Ils avaient enregistré leur premier single "I sit on acid" en plein boom ‘new beat’ mi 89 ; puis décroché un hit grâce à "Take control", en 1991. Leur formule? Une sorte de techno acidifiée par le heavy trash et prostituée à la trance music. Un univers décadent où se mêlent drogues, sexualité, orgasme, perversité et subversion dans la plus totale anarchie. Jetez un coup d'œil sur la pochette! On se demande d'ailleurs ce que Luc Van Acker est venu faire dans une telle aventure. A moins qu'il ne s'agisse d'un vice de forme. Ou si vous préférez d'une forme de vice...

 

Launch

Back to abnormal

A premier abord, la musique de Launch rappelle la new-wave du début des eighties. U2 circa "Boy" pour le côté hymnique des mélodies et les guitares cinglantes. Simple Minds coloration "Real to real cacophony", à cause des claviers lancinants, hypnotiques. Bauhaus lorsque le climat s'assombrit, la basse menace (ça rime!) et le chant épouse des inflexions lugubres, presque sinistres (Peter Murphy). Mais l'expression est tellement riche qu'elle ne se contente pas de vampiriser le passé. D'osciller du rock à la pop avec une facilité déconcertante. D'égratigner la folk celtique (Waterboys), la musique ethnique (The Tea Party), la cold wave (Mission), le metal urbain (Stooges) et même la soul au goût Tamla Motown. Elle possède par exemple le même art contagieux du refrain courtisé par les Scabs. Et au sein de ce patchwork, deux compositions méritent un prix d'excellence, "No Control" et "You". Une bonne raison de croire que Launch n'est pas "Back to abnormal" mais regarde résolument vers le futur. Probablement un must!

 

Ziggy Marley

Free like we want 2 be

Ziggy Marley est donc le fils de Bob. Et les Melody Makers un échantillon très représentatif de sa famille. Le clan Marley a d'ailleurs décidé de réhabiliter le vétuste mais illustre studio jamaïcain ‘Tuff gong’, en l'équipant d'installations plus performantes. Malheureusement, il faut reconnaître que l'héritage du patriarche est bien lourd à porter par Ziggy et les siens. Si ses lyrics affichent encore une conscience sociale et politique attachée à la défense des droits de l'homme, son reggae semble déshydraté par la technologie moderne, étouffé par les excès de dub ou édulcoré par une pop aussi paresseuse que stérile. Seuls "In the flow" furtivement injecté de cuivres, le plus classique "Keep on" et le vivifiant, nonobstant son parfum Kid Creole & the Coconuts, "Power to move ya" s'alimentent encore aux ‘roots’. Mais trois titres sur un album, c'est un peu maigre!

 

MC 900 FT Jesus

One step ahead of the spider

Alors que ses deux albums précédents étaient essentiellement tapissés de samplings et de boîtes à rythmes, Mark Griffin a décidé de faire appel à de véritables musiciens pour enregistrer ce "One step ahead of the spider". Neuf en tout. Y compris Vernon Reid (Living Colour). Qui apporte cependant sa seule contribution à la cover de Curtis Mayfield, "Stare and stare". A la guitare, bien sûr. Grand admirateur de Miles Davies et de Herbie Hancock, Griffin exerce ses talents de trompettiste tout au long de cet opus. De claviériste et de flûtiste également. Une œuvre étrange, austère, qui réalise une fusion très subtile entre la technologie moderne et le jazz/funk/hip hop/ethno/industriel. En général sur un tempo lancinant, presque sinistre. Comme par exemple sur le fabuleux "New Moon". Plus de onze minutes au cours desquelles Mark récite son monologue macabre, sordide sur une musique énigmatiquement maladive, trempée dans les claviers décadents. Et rien que pour ce titre, "One step ahead of the spiders" mérite toute votre attention...

 

David McAlmont

McAlmont

Malgré plusieurs écoutes, cet album nous laisse toujours dans l'expectative. McAlmont tente ici de reconduire le mariage improbable entre la soul la plus noire, inspirée d'Otis Redding, de Marvin Gaye et des Stylistics et la noisy post Cocteau Twins la plus blanche. Expérience qu'il avait déjà tentée en compagnie de Saul chez le défunt Thieves. Dans l'expectative, parce que ce mariage nous semble artificiel. Et semble ne vouloir mettre en exergue que le vocal de David. Qui dispose d'une voix remarquable, il faut l'avouer. Androgyne, falsetto, capable de jongler avec les octaves. Une performance pour laquelle il livre toute son âme en épanchant des sentiments de douleur et de frustration. Mais une performance qui souffre cruellement de son support sonore bancal...

 

Meat Puppets

No joke

Valeur sûre de la scène yankee, Meat Puppets a toujours joué un rôle essentiel dans l'évolution de la musique pop/rock. Et des formations comme Nirvana, Soul Asylum ou Pearl Jam ont été manifestement marquées par sa vision hardcore du country & western, vision semblable à celle qu'Afghan Whigs réservait à la soul. Le trio de Phoenix ne s'est cependant jamais retourné pour voir le succès déclenché par ce mouvement. En plein ‘boom’ grunge, il cherchait déjà à explorer de nouveaux territoires sonores. Depuis deux ou trois albums, il inocule davantage de couleur et de profondeur dans sa construction mélodique. Davantage d'amplitude dans l'étude du style et au niveau des harmonies vocales semi-léthargiques, échangées entre les frères Kirkwood. Qui manifestement et fondamentalement demeurent "Meat Puppets", même si cet elpee aborde le cabaret, la pop indie, le popcore ou la ballade. Et en particulier cette sauvagerie spectrale et menaçante, fruit de la rencontre entre l'électricité croustillante et la fluidité acoustique. Excellent!