Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Dernier concert - festival

L7
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The Mother Hips

Back to the Grotto

Ceci n'est pas un nouvel opus de Mother Hips, mais la réédition d'un elpee paru en 1992. Remastérisé et remixé par Rick Rubin. Ce combo nous vient du nord de la Californie. De Chico, très exactement. Une petite ville très étrange, originellement rurale, mais aujourd'hui infestée de mobil homes, de junkies et de maisons closes...  Un environnement qui semble avoir beaucoup influé sur la musique du quartet yankee. "Back to the Grotto" explore une foultitude de styles différents. Oscillant du hard rock au country en passant par le funk, le folk, le jazz, le rockabilly, le garage, le prog rock, sans oublier toutes les couleurs du blues (urbain, delta, grass, etc.). Un paysage rythmique assez déboussolant. Tantôt convulsif, tantôt pondéré, austère ou même furieux. Surtout lorsqu'il permet aux guitares duales de s'affronter dans un combat magistral. Mais ces épisodes sont beaucoup trop rares pour vraiment accrocher. Difficile dans ces conditions de trouver un véritable fil conducteur...

 

Mudhoney

My brother the cow

Mudhoney vient de se proclamer le dernier groupe grunge encore en activité. Nous ignorons quelle signification le quartette de Seattle veut donner au terme grunge. Différente de Nirvana, Pearl Jam et consorts, nous le supposons. Déjà que le précédent opus "Five dollar Bob's mock cooter stew" exhalait de fortes effluves sixties. Mais ce "My brother the cow" transpire le punk garage à plein nez. Stoogien même. Une musique torturée, noueuse, métallique, agitée par des lyrics particulièrement vitriolés. Attaque personnelle contre la veuve de Kurt Cobain dans "Into your shtick", condamnation des crimes commis par les fondamentalistes religieux yankees sur "Fearless Doctor Killers". Mépris vis à vis des pollueurs du punk et autres diatribes sauvages, révolutionnaires et dédaigneuses. Et ce fiel est répercuté par des chansons aussi brèves qu'instantanées. Une seule exception, un morceau de 33 minutes en bonus track, qui en fait se résume aux trois quarts de l'album passé à l'envers...

 

Peter Murphy

Cascade

Peter Murphy en est aujourd'hui à son cinquième album solo. Figure emblématique, parolier et chanteur du mythique et défunt Bauhaus, il cherche désespérément depuis plus de dix ans, la voie de la réhabilitation. Et pourtant, ses œuvres en solitaire ne manquent ni d'aplomb, ni de charme. Il possède toujours cette voix distinctive, légèrement gémissante, sépulcrale qu'il met au service d'une poésie pourpre à l'imagerie oblique. Et sa musique possède toujours le même phrasé, le même voile de mystère qui enveloppait les opus du célèbre groupe batcave. Ce même mysticisme gothique viscéralement attaché au post punk du début des eighties. Mais son succès reste toujours otage de son illustre passé. Pour enregistrer "Cascade", Peter a fait appel au guitariste Michael Brook, proche de Brian Eno et de John Hassell, à Paul Shatham pour coécrire la musique et puis à Pascal Gabriel (Inspiral Carpet, EMF) pour le produire. Un éventail (!) d'invités de marque qui lui permet de retrouver fraîcheur vitalité, et incisivité glaciale, au sein d'un essai empreint d'accents mélodiques particulièrement prononcés. Un morceau de plastique dont la pochette est, en outre, illustrée par une peinture de l'artiste turc Shamil Agun. Exotisme oblige!

 

The Mutton Birds

Nature

Curieux! Un ensemble néo-zélandais qui enregistre sur un label australien. Pourquoi pas chez Flying Nun? A l'instar des Verlaines, Chills, Bats, JPS Experience et autre Chug, par exemple... En tous cas ce Mutton Birds vient de commettre un chouette album. Un quatuor drivé par un certain McGlashan qui tire un peu toutes les ficelles. Il joue de la guitare, assure la plupart des compositions ainsi que le chant. Et quelle voix! Capable d'épouser tour à tour les inflexions de Michaël Sipe, de Michaël Been (The Call), de Denny Lane (Moody Blues) de Robert Wyatt ou d'Adam Duritz (Counting Crows). Apportant ainsi une palette d'émotions particulièrement ample et colorée à une pop terriblement contagieuse, indélébile, lubrifiée d'harmonies vocales tantôt byrdsiennes, tantôt moodybluesiennes. Hormis "Queen's English", titre beaucoup plus aride, soutenu par un tempo tribal, hypnotique, post Hunters & Collectors (NDR: encore des kangourous!), ce disque possède par "Nature" de nombreuses affinités avec les Moffs, Church ou Go Betweens, mythes australiens trop rapidement disparus. Et ça, c'est une référence!

 

Misery Loves Co

Misery Loves Co

Clawfinger et Misery Loves Co appartiennent à la même scène underground suédoise. Hardcore pour être plus précis. Auto-titré, ce morceau de plastique constitue son premier album. Un disque âpre, impétueux mais dénué de la plus élémentaire subtilité. Plus Killing que Joke, sorte de Nerve batave qui se mue en Pantera paroxystique... Quel carnage!

 

The Mission

Neverland

Première constatation, Craig Adams a quitté le navire, laissant Wayne Hussey seul au gouvernail. Et puis Mission est revenu à un style plus sombre, plus cold, laissant même apparaître des traces très marquées de ‘curisme’, comme sur les excellents "Raising Cain" et "Heaven knows". Le reste nous donne l'impression d'une plus grande accessibilité, d'une plus grande finition dans la production. Et pourtant, c'est Wayne en personne qui s'en est chargé. Un disque d'excellente facture, mais qui ne génère plus grand chose de révolutionnaire... Ce groupe a-t-il, d'ailleurs, vraiment encore une mission dans le rock contemporain?

 

Mistigri

Mistigri

Il est néerlandais et joue de la guitare. Elle est de souche brésilienne, chante et se réserve les percussions. Ils vivent en Belgique et appartenaient à la formation Sweeties, tout début des eighties. Pour compléter le line-up du groupe, ils ont engagé un drummer et un bassiste. Eponyme, ce disque constitue leur premier album. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'apprécier le single "La chanson de la forêt". La plupart des titres de l'opus sont taillés dans la même structure mélodique. Des chansons pop contagieuses, vivifiantes, lacérées de cordes de guitare ‘larsenées’, croustillantes, crues, effilées, noisy même, mais à la manière de Dominic Sonic ; et parfumées par la voix claire, candide, sensuelle d'Ariane, dont le timbre semble s'immiscer entre les inflexions de Lio et de Vanessa Paradis. Des chansons exprimées dans la langue de Voltaire, mais aux lyrics assez simplistes. Ce qui n'empêche pas le morceau de plastique de s'avérer très agréable. Niagara rencontre Mary Goes Round!

 

Joni Mitchell

Turbulent Indigo

Écrit par

Bien que responsable de dix-sept albums à ce jour, Joni Mitchell, née Roberta Joan Anderson, s'est surtout distinguée sur la scène musicale entre 1967 et 1975. Une époque au cours de laquelle, elle apportera sa contribution à l'immortalisation du rêve hippie (Woodstock). Son meilleur elpee remonte d'ailleurs à 1971. "Blue". Un disque raffiné à la poésie austère. Par la suite, elle se tournera vers un style de composition plus complexe, plus sophistiqué, profilé sur le blues, la musique classique ou le jazz. Aujourd'hui, Joni a de nouveau des choses intéressantes à dire. Et elle nous les confesse tout au long de son dernier album. Jadis, elle croyait que ses chansons pouvaient changer le monde. Aujourd'hui, elle constate avoir prêché dans le désert. "Turbulent Indigo" reflète ce cri de désespoir. Un opus, puissant, coléreux et amer dont le titre maître retentit comme le credo de sa vie artistique, alors que le remarquable "Sex kills" diffuse un message lourd de signification...

 

Mojave 3

Ask me tomorrow

Vous aimez Tarnation ? Vous aimerez Mojave 3. Deux nouvelles signatures de 4AD, dont le style est fort proche. Inspiré par Cowboy Junkies. Même si celui du combo en question se révèle plus atmosphérique, plus mélancolique. Sorte de country en état de léthargie propice aux climats feutrés, intimistes, ténébreux (Leonard Cohen?) délicatement délayés dans des mélodies à l'instrumentation vulnérable, presque minimaliste (House of Love?) et aux harmonies vocales opiacées, bouleversantes, réminiscentes des Everly Brothers...

 

Moloko

Do you like my sweater

Tout comme Letfield et Tricky, Moloko appartient à la nouvelle vague trip hop qui contamine les night clubs hyper branchés, en Grande Bretagne. Un duo composé du vétéran de la scène post industrielle de Sheffield, Mark Brydon. Et d'une Dublinoise. Roisin Murphy. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le superbe single "Where is the what if the why is in why" sur l'une ou l'autre station radiophonique. L'Ep épingle trois versions différentes de cette composition, ainsi que "Party weirdo", dont les sonorités synthetico-aquatiques pourrait aisément alimenter la bande sonore d'un dessin animé de Donald Duck. Les deux fragments figurent bien sûr sur ce "Do you like me sweater". Au total dix-sept morceaux qui ne retrouvent que trop rarement les spécificités spectrales, fascinantes et voluptueuses du single. Et en particulier ce groove sinistrement languissant. Or, privé d'étincelle, ce mélange de funk, de dub, de techno, de jungle et d'ambient ne parvient pas entrer en combustion. Contentez-vous donc du single!