Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Afghan Whigs

Alanis Morissette

Jagged little pill

Apparemment, cette Canadienne compte déjà trois albums à son actif. Mais elle souhaite ne pas trop s'étendre sur un passé, qu'elle considère comme une erreur de jeunesse... Aujourd'hui signée sur Maverick, label de Madonna (NDR : péché mortel plutôt que véniel), elle bénéficie d'une campagne promotionnelle (ça rime!) particulièrement agressive. Ce qui peut sembler normal, lorsqu'on sait que son timbre vocal navigue quelque part entre celui de Carly Simon et de Tanita Tikaram. Qu'elle a bénéficié du concours des Red Hot Chili Peppers, de Dave Navarro à la guitare et Flea à la basse, ainsi que de Benmont Tench (Heartbreakers) aux claviers. Enfin que ses ballades les plus lucrativement inconsistantes rappellent Olivia Newton John. Pourtant, elle est capable de se révéler terriblement incisive, et surtout efficace dans une phase plus alternative, électrique ou même acoustique ; mais sans doute pas encore suffisamment originale pour sortir ce "Jagged little pill" de son piège à clichés...

 

Natalie Merchant

Tigerlily

Premier album solo pour l'ex-chanteuse/compositrice du défunt 10 000 Maniacs, formation new-yorkaise responsable de six albums en une décennie. Un split consécutif à une crise d'inspiration qui devenait de plus en plus aiguë ; et ce nonobstant l'émouvant chant du cygne immortalisé au cours de leur prestation accordée ‘unplugged’ sur MTV. Malheureusement, on ne peut pas dire que la nouvelle orientation de Natalie soit enthousiasmante. Elle semble même avoir définitivement abandonné son folk pop à coloration new wave pour embrasser un soft soul ennuyeux et insipide. Reste la voix fragile, pure, monochrome de Natalie, mais qui n'est que trop rarement mise en valeur dans un contexte aussi désertique. Alors pourquoi prêcher pour sa chapelle?

 

New Order

The best of

Alors split or pas split? That's the question! Une chose est sûre, les différents membres du groupe sont retournés à leurs projets individuels. Enfin presque. Puisque si Peter Hook a repris du service chez Revenge et que Bernard Summer devrait poursuivre ses expérimentations "Electronics", Steven Morris et Gillian Gilbert ont préféré travailler en couple au sein de The Other Two. Maintenant l'histoire du rock est trop fertile en rebondissements spectaculaires pour interdire tout espoir de reformation. Seul l'avenir nous le dira... Ce recueil constitue un épilogue pour New Order. Ou plus exactement un testament. Car hormis "Ceremony" et "Everything's gone green", on y trouve toute la quintessence de son œuvre. Seize titres. Depuis "Blue Monday" à "True Faith", en passant par "Bizarre Love Triangle", "Regret", "Fine Time", "Thieve like us", "Vanishing Point", "Touched by the hand", "World in motion" et quelques autres. La mélodie pop purifiée par l'électronique. L'élégance synthétisée du son poli, raffiné, fragilisé. La technologie au service de l'émotion. La simplicité irrésistible du rythme. Rien à ajouter. Il suffit de fermer les yeux et de se laisser transporter. Le ‘best of’ quoi!.

 

The New York Dolls

Rock’n’roll

Apôtres de l'outrage et de la décadence, les Dolls ont dispensé, entre 71 et 75, un rock frustre, mais débordant d'énergie, dans un déferlement d'attitude et de pose, où la vulgarité se mêlait à l'aspect parodique de leur mise en scène. Victimes de leurs propres excès, les poupées de New York paieront un lourd tribut au rock'n'roll. Pas toujours dans l'immédiat. Mais un peu comme s'ils avaient été poursuivis par une malédiction. Billy Murcia décède d'une overdose en 1971. Son successeur, Jerry Nolan, d'une méningite en 1992. Et Johnny Thunders dans des conditions plus que suspectes en 91... Reste deux albums concoctés de leur vivant (!) ("NYD" et "Too much too soon") ainsi qu'un elpee posthume ("Red Patent Leather") dont la qualité sonore est exécrable. A l’instar de Blue Oyster Cult, les New York Dolls constituent aujourd'hui encore un véritable symbole du glam punk et du trash métal. A des époques différentes, ils ont même exercé une influence sur Bowie, Lou Reed et Morrissey. Ce testament se penche essentiellement sur les deux premiers opus du combo. Dix-sept titres enrichis de trois inédits. Un instrumental ("Courageous cat theme"), une démo ("Lone Star Queen") et une cover d'Otis Redding, "Don't mess with cupid". Un concentré de "rock'n'roll crade, rude, pervers, flamboyant et instinctif!

 

Nitzer Ebb

Big Hit

Longtemps considéré comme un des derniers bastions de la musique electro body industrielle, Nitzer Ebb vient d'opérer un virage à nonante degrés. Pas que la formation se soit totalement détournée de son passé synthétique, mais aujourd'hui elle ne néglige plus l'instrumentation rock conventionnelle. Douglas Mc Carthy assure ainsi les parties de guitare alors que Bon Harris s'est tourné vers la basse. Et puis le duo de base a engagé un véritable batteur en la personne de Jason Payne. Produit par Flood, "Big Hit" offre inévitablement une palette de sonorités beaucoup plus large et surtout plus mélodique. A des lieues de celles affichées par le single "Kick it", d'ailleurs. Mais hybride, évoquant tour à tour Fad Gadget ("Border Talk", "Our own world"), Killing Joke ("Hammer say") ou Depeche Mode circa "Time & Construction" ("In decline"). Une excellente surprise, même si tout n'est pas encore parfait!

 

Nyack

11 Track Player

Elargi depuis peu à un quintet, Nyack affiche un line-up plutôt original, puisqu'il implique deux musiciens yankees et trois insulaires. Bien que né à New York et drivé par le très Ricain Craig Stevens, le groupe a décidé de s'établir à Londres. Ce qui peut sembler tout à fait normal en vertu du style pratiqué par l'ensemble. Noisy-pop! Dans la lignée des House of Love, Ride, Sweverdriver, Pale Saints et du Boo Radleys originel. Les quelques traces d'américanisme relevant de Posies, d'Ivy et des Ecossais Teenage Fan Club (!). Notamment au niveau des harmonies vocales sucrées, presque byrdsiennes. Un disque qui débute cependant sur un mode mineur, mais qui au fil du sillon amplifie son intensité pour atteindre le sommet de son art sur des compositions telles que "Summer sleeper" et "I remember red". Amertume, doute existentiel, angoisse et autres émotions négatives filtrent ainsi à travers des mélodies aux oscillations électriques à la fois grinçantes, torturées et savoureuses. Un chouette album!

The Nectarine N° 9

Saint Jack

Une excellente nouvelle, le label Postcard ne se contente plus de puiser dans son back catalogue. Il semble même décidé à miser sur des formations en devenir... Quoique d'excellente facture, le dernier opus de Paul Quinn & The Independants exsudait encore de fortes effluves passéistes. "Saint Jack", deuxième véritable elpee de cet ensemble écossais, est tout à fait dans le coup. Il faut d'ailleurs attendre "Clipped wings & flower strings", avant-dernier morceau du disque, pour retrouver quelque traces d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Pour le reste "Saint Jack" serpente spirituellement, voluptueusement, dans le panthéon du rock'n’roll. Entre Marc Bolan, Adam & the Ants, le Floyd, le Velvet Underground, Television, Can, Brian Eno et quelques autres... Le timbre vocal félin, coincé quelque part entre celui de Tom Verlaine et de Peter Perrett (Only Ones) se chargeant de sculpter la beauté floue et veloutée de chaque mélodie. Le disque épingle, en outre, un poème de Jock Scott, "Couldn't phone potatoes", conte malveillant tordu, mais terriblement réaliste que ne désavouerait pas un Charles Bukowski ou encore Tom Waits...

 

Ned's Atomic Dustbin

0.522 (Ep)

"0.522" n'est pas un nouvel album du quintet de Birmingham, mais un fourre-tout où confluent des versions ‘unplugged’, inédits, raretés et remixes. Des remixes peu inspirés, la plupart du temps gorgés de samplings. Celui de "Kill your television" constituant l'exception qui confirme la règle. Les meilleurs fragments débordent pourtant de dynamisme et de vitalité. Leur ‘groove’ impressionnant, né de la conjugaison de basses funkysantes et des jaillissements de riffs de guitares ‘lacérants’, exsudant les vertus du ‘grebo’ le plus pur. Mais ils ne sont pas légion... M'enfin, pour le prix d'un maxi CD, c'est donné!

 

Ned's Atomic Dustbin

Brainblood Volume

Wonderstuff ayant déposé les armes, le quintet de Stourbridge devrait logiquement doubler son potentiel d'aficionados.  D'autant plus que dans le style, la concurrence se fait plutôt rare.  Et comme son nouvel album est tout à fait remarquable, le calcul nous semble même sous-évalué.  Habillé d'une pochette sobre, artistique, illustrée par l'emblème clouté du groupe, "Brainblood Volume" manifeste une palette d'émotions beaucoup plus large. Eveillant des sentiments de colère, de frustration, d'anxiété, d'amertume, de dégoût ou d'angoisse juvénile à travers des compositions plus riches, plus nuancées mais toujours aussi contagieuses. Onze fragments qui allient fraîcheur, puissance et énergie. Depuis l'intro corrosif, échevelé (Therapy ?), "All I ask of myself is that I hold together" jusqu'au hip hop raffiné, vaporeux "Floote", en passant par l'introspectif "Talk me down" et le presque noisy, découpé dans les cordes de guitare chatoyantes, gémissantes, "... to be right" (House of Love ?). Sans oublier les standards grebo, les incursions fugitives dans l'éther psychédélique et le clin d'œil à la pop néo romantique (Duran Duran ?) ; Jon empruntant alors les inflexions vocales de Simon Le Bon. Et pour être complet, sachez que Tim Palmer (James) s'est acquitté à la perfection de sa tâche de producteur...

 

Nemo

Dum-Dàda

Difficile de faire preuve d'originalité dans son commentaire lorsqu'un groupe, même talentueux, ne parvient pas à se renouveler. Depuis 1992, ce trio issu de Houthalen affronte un même popcore contagieux, convulsif, énergique, inspiré à la fois par les Pixies, Lou Reed et les Feelies. Un style tellement homogène que nous pourrions aisément panacher l'ordre de sortie de toute la discographie de la formation sans que vous ne vous en rendiez compte. Sachez donc simplement que ce "Dum-Dàda" vient de sortir. Un opus de bonne facture, mais qui ne fera certainement pas avancer le schmilblick!...