Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Afghan Whigs

The Orb

Orbus Terrarum

Constitué d'un duo jusqu'il y a peu, The Orb appartient aujourd'hui au seul et unique Alex Paterson. Coïncidence, mais depuis le départ de Trash, l'ambient semble avoir pris définitivement le pas sur la house ; ou si vous préférez, la house s'est totalement fondue dans l'ambient... "Orbus Terrarum" nous entraîne ainsi dans une odyssée cosmique, un voyage intergalactique où les astéroïdes se fracassent dans l'infini céleste sur une voie lactée de muzak interactive, tentaculaire. Fréquences triturées et palpitations electro ethniques conduisent au dérangement systématique des sens et invitent l'auditeur à fuir les dogmes et les angoisses de la vie contemporaine. The Orb serait-il occupé de devenir le Floyd des nineties? Une chose est sûre, les supports visuels utilisés lors des spectacles le laissent croire...

 

Tom Ovans

Tales from the underground

Dans le style, nous pensions que Dylan avait déjà tout donné. Fondamentalement country/folk bien sûr. Avec des incursions dans le rhythm’n’blues, le tex mex, le blues et le jazz. Une vue filmique sur des lyrics à la palette riche, sombre, engagée qui aborde, avec poésie, les tragédies humaines et les problèmes sociaux du monde contemporain. Des chansons à la beauté austère, désolée, intense qu'il interprète d'une voix nasillarde, en s'accompagnant d'une guitare et d'un harmonica. Un minimum d'overdubs. Un chapeau de paille... "Tales from the underground" n'est pourtant pas un album du Zim, mais bien de Tom Ovans. Son premier. D'excellente facture, il faut le reconnaître. Mais dans le domaine, Bob a déjà donné...

 

Oasis

(What´s the story) morning glory

Suivant sa (NDR : biffez la mention inutile) bonne/mauvaise habitude, la presse insulaire vient de brûler ce qu'elle a encensé –et le mot est faible– depuis plusieurs mois. Une réaction que nous ne parvenons toujours pas comprendre, nonobstant certains impératifs qui alimentent ce stratagème... M'enfin, faut parfois prendre du recul vis à vis de ce qui est relaté dans les canards de l'Albion. Car ce "(What's the story) morning glory" est un bon album. Pas aussi exceptionnel que "Definitely maybe". Mais excellent quand même. Ce qui permettra cependant à Blur, dont l'album est sorti quelques jours avant celui de son ennemi intime, de dépasser très légèrement la côte de popularité du quintet mancunien. Une œuvre découpée en douze fragments. Enfin plutôt dix. Puisque deux interludes ne dépassent pas les quarante-cinq secondes. Et ne portent d'ailleurs pas de titre. Dix chansons qui flairent les sixties à plein nez. Vous pensez aux Beatles? Et vous avez tout à fait raison! L'ombre de George Harrison plane ainsi sur le tout nouveau single aux guitares bringuebalantes "Roll with it", et puis sur "Wonderwall" hanté par ce gémissement de violoncelle circa "Blue Jay Way". Celle de John Lennon également. A cause des inflexions vocales, cockney de Liam. Particulièrement accentuées sur "Don't look back in anger". Et pour ne rendre (presque) personne jaloux (pauvre Ringo!), Paul McCartney dans "She's electric". Titre très guilleret qui s'achève dans des chœurs empruntés à "With a little help from my friends" de Sergent Peppers! Les Fab Four, mais également le glamour. De Gary Glitter chez "Hello". Pensez à "Hello, hello I'm back again"! Et de Marc Bolan sur "Some might say". Une chanson qui flirte actuellement avec le faîte des charts, et pourrait devenir le single de l'année. Futur hit également, le "REMesque", presque byrdsien titre maître. Et en final "Champagne supernova", superbe composition qui s'ébroue nonchalamment, à l'instar des Stones Roses ou même des Charlatans, avant de s'élever dans un épilogue à l'intensité ‘philspectorienne’. Une œuvre coproduite par Noël Gallagher et Owen Morris, personnage qui avait déjà participé à la mise en forme du premier elpee. Pourquoi changer une équipe qui gagne? En tous cas les aficionados d'Oasis ne seront pas déçus!

 

The Offspring

The Offspring

Pour Offspring, le rock'n’roll est né sous l'étoile des Ramones et s'est éteint le jour de la disparition de Kurt Cobain. Ajoutant d'ailleurs qu'il est inutile d'ouvrir la bouche, si on est incapable de s'exprimer avec trois cordes en moins de trois minutes. Un avis très tranché qui en dit long sur la mentalité du quartet californien (County Orange) dont le speedy trash, le grunge embryonnaire ou le punk puritain déménage, soulève de la poussière (NDR: souvenir du dernier Torhout/Werchter ?) et laisse éclater ses frustrations refoulées. Cet opus éponyme n'est malheureusement pas un nouvel album d'Offspring, mais un elpee paru voici déjà six ans qui bénéficie d'une nouvelle campagne de promo. D'un point de vue purement technique, hormis les effets de cymbales mis en avant et les vocaux outranciers de Dexter Holland, les compositions de cet opus nous ont laissé sur notre faim. Vinylographiquement, la progéniture nous semble quand même davantage conséquente...

 

The Pastels

Mobile Safari

Du line-up initial, fondé en 1982, il ne reste plus que Marc Robbie, mieux connu sous son pseudonyme Stephen Pastel. Prophètes effacés de la vague noisy, les Pastels ont influencé une pléiade de formations. Entre autres, Jesus and Mary Chain, Wedding Present, Primal Scream, Vaselines, Pooh Sticks et les Boy Hairdressers. On leur prête d'ailleurs volontiers la paternité du mouvement ‘anorak’ écossais. Encore qu'Orange Juice lui a toujours contesté ce statut. Bref, le trio version nineties nous revient avec un nouvel opus. Et s'il a conservé cette négligence légère qui lui tient lieu de style, il faut admettre que les douze fragments de ce "Mobile Safari" secrètent des sonorités beaucoup plus claires, moins filandreuses. Moins velvetiennes si vous préférez. Ce qui n'empêche pas l'œuvre de se révéler aussi rafraîchissante qu'agréable. Une collection de ballades imprégnées de mélancolie et d'amertume. Des mélodies égratignées par les cordes de guitare fragiles, vibrantes, chatoyantes, caressées de drums feutrés, hydratées de claviers confidentiellement blêmes. Des chansons délicieusement indistinctes qui communiquent un sens profond et ambigu du spleen et du désir...

 

Paw

Death to traitors

C'est dans le cadre de la dernière édition du Pukkelpop de Hasselt que nous avons pu découvrir Paw. Sa prestation avait d'ailleurs séduit une grosse partie du public, alors présent. Nous nous demandions pourtant, comment la formation allait parvenir à canaliser une telle énergie sur disque. "Death to traitors" en est la réponse la plus cinglante. Quinze fragments qui secrètent une intensité métallique tumultueuse, féroce, vulnérable, contaminée par la quintessence du rock yankee, tout en échappant au syndrome du grunge. Depuis Pearl Jam à Hüsker Dü, en passant par Alice In Chains, Stone Temple Pilots, Nirvana et Afghan Whigs. Quinze titres à la fascination mélancolique, déchirés entre brutalité et tendresse, mystère et violence, qui suintent d'humour, d'esprit et d'intensité. Mark  Kozelek, leader de Red House Painters a d'ailleurs déclaré tout récemment, que Paw était aujourd'hui ce qui était arrivé de mieux à l'Amérique depuis American Music Club... Fameuse éloge pour cette formation établie depuis quelques années déjà à Kansas City, et qui en est déjà à son deuxième album. Paw! En plein dans le mille...

 

The Pebbles

The Story of the Pebles 1964-1994

Écrit par

Premier groupe pop professionnel en Belgique, The Pebbles avait été, dès 1969, approché par le célèbre label des Beatles, ‘Apple’ ; mais il n'avait pu y souscrire pour raisons contractuelles. "Get around", "Seven horses in the sky", "24 hours at the border", "To the rising", "Beggar beggar", etc., rien que des hits sur cette compile qui donnera, sans aucun doute, un pincement au cœur à tous ceux et toutes celles qui étaient aficionados d'une certaine formule ‘J’...

 

Pere Ubu

Ray gun suitcase

Pour célébrer le 20ème anniversaire de l'existence du groupe, Pere Ubu vient de graver, non pas une compilation, mais un nouvel album. Produit par David Thomas, figure de proue de la formation de Cleveland, il confirme le changement de style opéré depuis "Cloudland" en 89. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de continuer à développer un style surprenant et original. D'injecter des tas de sons recherchés, distordus, excentriques dans son expression. De projeter ses visions aiguës et psychotiques sur la condition humaine, visions oxydées par la voix unique de David, dont le timbre campe un hybride entre celui de Vincent Crane (Atomic Rooster) et Kevin Coyne. Mais il accorde depuis un soin tout particulier à la confection de ses mélodies. Enfin, suivant la méthode instituée par Pere Ubu. C'est à dire susceptible de plonger un accordéon dans un bain synthétique et surtout d'y sculpter un blues urbain à l'aide de cordes de guitares saccadées, dynamiques, subversives, pétillantes, crépitantes, afin d'atteindre une densité de son que vous ne connaissiez peut-être qu'à travers le défunt Pixies. Ecoutez plutôt!

 

Perverted

Poetic terrorism in an era of grief

Pourquoi cet ensemble limbourgeois n'est-il plus perverti par le désir ? Probablement depuis le départ de Bo Lemaître, bassiste et chanteur du groupe, remplacé par deux autres musiciens. Ce qui porte le line-up à quatre. Pour concocter "Poetic terrorism in an era of grief", Perverted, orphelin de son Desire, a de nouveau fait appel à l'ingénieur du son Kramer (Butthole Surfers, Galaxie 500). Et le combo s'est de nouveau rendu aux States, dans le New Jersey, pour le ciseler. Un disque plus difficile à aborder que son précédent et remarquable "Kuuvun Huuto".

L'entrée en matière est cependant indigeste. Punk, post Fugazi, elle fait même tâche d'huile dans l'ensemble. Car la suite de l'opus laisse progressivement transparaître ses richesses. Plusieurs écoutes sont néanmoins nécessaires avant de commencer à apprécier ce disque. Au fil du temps, l'expression devient fascinante, presque envoûtante, glissant du psychédélisme au funk blanc en passant par le reggae, la cold et la new wave. Genis U assure pratiquement toutes les parties vocales. Il galvanise chaque chanson de son timbre mi Rotten, mi Murphy, laissant cependant le soin à la vocaliste finnoise, Anne Kahelin, de tempérer ces accès de fièvre. La texture mélodique et contre mélodique permet au groupe d'alterner climats plus paisibles et flambées d'agressivité, que répercute une guitare beaucoup plus présente. Pour être complet, sachez que l'opus contient des samples de l'émission TV Flying Circus des Monthy Python et de "Plague Mass" de Diamnda Galàs. Et ne croyez surtout pas que nous essayons de vous pervertir!

 

Palace Music

Viva last blues

Réduction de patronyme, mais pas de changement fondamental de style pour ces ex-Palace Brothers. Basiquement country mais successivement filtré à travers le blues de Tom Waits et le psychédélisme atmosphérique de Cowboy Junkies. "Viva last blues" ne respire donc pas la joie de vivre. Mais la déprime, la mélancolie, la tristesse. Il règne pourtant une magie brumeuse, tout au long de cette œuvre, produite par Steve Albini. Une intensité ténébreuse, écorchée par la voix brisée d'Oldham, qui épanche son spleen à travers des lyrics autobiographiques, douloureux, alors que les cordes de guitares sinueuses, languissantes, et les accords de piano subtilement maladifs vagabondent au loin, dans les ombres poussiéreuses du destin...