Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
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Philippe Pascale

Philippe Pascale

Pascale Le Berre et Philippe Pascal viennent d'enregistrer leur premier album en duo. Enfin presque, puisqu'ils ont bénéficié du concours d'une pléiade de musiciens de studio. Désolé, mais au risque de passer pour des misogynes (et ce serait une grave erreur !), nous ne possédons aucune référence pour situer Pascale Le Berre. Sachez simplement qu'elle joue de la guitare, des claviers, de l'harmonica et qu'elle chante. Avec beaucoup de bonheur, il faut le souligner, Philippe Pascale possède, à contrario, une fameuse carte de visite. Ex-chanteur compositeur du mythique Marquis de Sade, puis de Marc Seberg il incarne une des figure les plus marquantes du rock alternatif hexagonal de la première moitié des eighties. Souvenez-vous de "Conrad Veidt" ou de "Brouillard Définitif", compositions essentielles qui figuraient respectivement sur les elpees "Dantzig Twist" et "Rue de Siam". Des chansons tourmentées, angoissées qui se reflétaient dans l'univers glacial, tragique et sensible de la cold wave. Malgré une traversée du désert d'une bonne décennie, Philippe n'a rien perdu de ses qualités de compositeur. Et il le prouve tout au long des dix chansons de cet opus. Il passe toujours, avec une même facilité, de la langue de Shakespeare à la langue de Molière, transitant même pour la circonstance par celle de Cervantès. Mais si l'œuvre exhale un parfum proche de ses deux groupes rennais, elle se révèle plus maniérée, plus malicieuse. Un peu comme si Gainsbourg, Daho, Verlaine et Ferry avaient eu un droit de regard sur le produit fini... Un come-back aussi sympathique qu'inattendu !

 

Phish

Hoist

Préparé à base d'un peu de jazz, de prog rock, de rhythm’n’blues, de gospel, de pop, de country et d'une variété (!) d'autres styles aussi différents que dispensables, cette bouillabaisse sonore témoigne d'une (f)a(r)deur et d'une mièvrerie affligeantes. Il a fallu certainement une quantité industrielle d'appâts pour faire mordre toutes ces proies à l'hameçon. Malheureusement le vivier ne devait pas être de première qualité, ce qui explique pourquoi cette soupe devrait alimenter la chaîne de distribution FM...

 

Picasso Trigger

Fire In The Hole

Deux kids et deux filles définissent le line-up de cet ensemble yankee (Raleigh, Caroline Du Nord) qui semble marqué par le punk sous toutes ses formes. Noisy, arty, comme celui que pratiquait, début des eighties, les groupes new-yorkais Sonic Youth, Savage Republic et UT. Pur et dur, à l'instar des Sex Pistols et de Generation X en 1977. Conjugué au féminin métallique, tantôt au mode Hole, Babes In Toyland ou même PJ Harvey. Les guitares sont filandreuses, capricieuses, le rythme chaotique, menaçant, les sonorités torturées, parfois à la limite du supportable. Omniprésente, la très jolie Kathy Pointdexter parvient cependant, tantôt de son timbre vocal qui oscille du candide au véhément, tantôt à la trompette, à profiler les compositions de ce "Fire in The Hole" sous un format cubiste...

 

Pigface

Notes from the underground

Fondé à l'initiative de l'ex-drummer de PIL, Martin Atkins, Pigface incarne le modèle parfait du groupe à géométrie variable. Pensez-donc, depuis sa formation, il a consommé une pléiade de musiciens différents, parmi lesquels ont trempé, pour les plus illustres, Black Francis, Trent Reznor (Nine Inch Nails), Steve Albini, Chris Connely (Revco) et le chanteur de Jesus Lizard, David Yow. Pour la confection de "Notes from the underground", il a fait appel, entre autres, à Jello Biafra, Lesley Rankine (Silverfish), Genesis P Orridge (Psychic TV), Michaël Gira (Swans), Flea Jim Marcus (Red Hot), Nivek Ogre (Skinny Puppies) ainsi qu'à Paul Ferguson et Alex Patterson de The Orb. Une réunion au sommet du hardcore post industriel qui ne respecte aucune règle bien définie. Certains discours sonores obéissent à une structure, certains n'en ont aucune, d'autres encore sont totalement improvisés. Quatorze exposés qui ne concèdent qu'une seule constante, les palpitations métronomiques, sauvages, imprimées par les drums d'Atkins. Complètement dingue et underground !

 

Pink Floyd

The Division Bell

Lorsque Roger Waters décide, en 1986, d'embrasser une carrière solo, il n'y a plus grand monde pour oser parier un penny sur l'avenir du Floyd. En fait, depuis la sortie de "The Wall", Roger était devenu le dictateur en chef. Son Pink Floyd reflétait même ses propres visions sur le monde contemporain. Il était devenu l'unique compositeur, l'unique parolier, la véritable âme du groupe, ravalant ses trois acolytes au rang de figurants. Ce qui apparemment ne leur déplaisait pas trop. Mais lorsque Waters les éclipse au profit de musiciens de studio, pour enregistrer "The Final Cut", leur passivité se mue rapidement en sentiment de frustration. Aussi, l'idée de voir Roger voler de ses propres ailes est acceptée comme du pain béni par les trois autres larrons. Avec une petite idée derrière la tête cependant, reprendre le patronyme à leur compte. Ce qui évidemment n'est pas du goût de Waters, qui estime avoir droit de vie ou de mort sur le nom du groupe. Après une procédure judiciaire, qui se terminera finalement à l'amiable, Roger lève son veto. Ce qui permet au reste du Floyd de concocter son plus mauvais album, "A Momentary Lapse Of Reason", puis d'entreprendre une tournée mondiale dont les standards seront immortalisés sur le double ‘live’, "Delicate Sound Of Thunder". Sept ans plus tard, Nic Mason, David Gilmour et Rick Wright nous reviennent avec un nouvel album studio, "The Division Bell". Une œuvre qui n'apporte pas grand chose de neuf, mais qui fera sans doute vibrer la corde sensible des baba cools. Les accords gémissants, menaçants de la guitare de Gilmour n'ont plus été aussi à la fête depuis bien longtemps. Les arrangements somptueux flirtent tantôt avec l'aurore de Barclay James Harvest, tantôt avec la perfection de "Dark Side Of The Moon". Evidemment, côté vocal, ni Gilmour, ni Wright ne possèdent le timbre de Waters, et là, c'est une grosse lacune. Sans quoi, ce "Division Bell" devrait plaire aux nostalgiques de "Wish You Were Here" voire d'"Animals". Nous fixons rendez-vous dans sept ans pour leur nouvel opus. Ce sera alors en 2001, et peut-être l'occasion de vivre enfin une Odyssée de l'Espace...

 

Poison Idea

The early years

Compile pour les poids lourds du punk hardcore issus de Portland. Un quartette qui a trouvé une large audience auprès de la jeunesse yankee désœuvrée, à cause de sa musique agressive et sans fioriture. Mais également à cause des lyrics chargés de nihilisme et de cynisme. Poison Idea avoue même perpétuer la première vague du punk insulaire, avec des groupes comme les Pistols, les Damned et les Lurkers. Ne vous attendez donc pas à un milligramme de subtilité ou d'imagination dans cette bouillie sonore; mais à des riffs de guitares âpres, sales, disgracieux, dispersés en pagaille, et consommés dans la plus grande précipitation. Le genre de truc qui nous reste sur l'estomac...

 

Possum Dixon

Possum Dixon

Premier album pour ce quartet californien qui pratique un style musical à la croisée des chemins des Pixies, des Cramps, de Teardrop Explodes et de Jam. Un style pétillant, téméraire qui libère une énergie phénoménale, énergie imprimée sur un tempo viscéral. Même les compositions les plus tendres vibrent avec une intensité protéinée. Mais l'originalité de cet ensemble procède de la personnalité de son leader, Robert Zabrecky. Showman exceptionnel, chanteur dont le timbre vocal campe un hybride entre Johnny Rotten et Pete Shelley, et surtout contrebassiste il apporte une bouffée de fraîcheur à l'agit pop irrésistible et savoureux dispensé tout au long de cet album. Produit par Earle Mankey (Concrete Blondes), ce disque épatant nous laisse espérer un futur et hypothétique concert en Belgique... On peut toujours rêver quoi!

 

The Pretenders

Lost Of Independents

Depuis 1986, les Pretenders nous reviennent avec un album tous les quatre ans ; soit au rythme de la coupe du monde de football. Un événement (sportif ou musical?) à ne manquer sous aucun prétexte... Pour enregistrer "Lost Of Independents", la formation a bénéficié du concours de trois producteurs. Et pas des moindres! Si Ian Stanley (Tears For fears, Lloyd Cole) y est impliqué pour l'essentiel, Stephen Street (Morrissey) hérite de trois fragments, alors que Chris Thomas, responsable de la production du tout premier elpee du groupe, s'en réserve un seul. Un retour aux sources confirmé par la présence de Martin Chambers, drummer originel. Un retour aux sources qui se manifeste par le style de l'album. Tantôt tendre, furieux ou voluptueux il fait la part belle aux mélodies pop rock excitantes, sauvages, taillées dans les riffs de guitares cinglants, ébréchés, imprimées sur un tempo ravageur et irrésistible et coulées dans le vocal mi napalm/mi chocolat de Chrissie Hynde. Evidemment si vous ne vous intéressez qu'au single "I'll Stand By You" ou à l'une ou l'autre romance sans grand intérêt, vous risquez fort de ne pas vous y retrouver.

 

Pride & Glory

Pride & Glory

Un zeste de blues (Allman Brothers Band) et deux doigts de rock sudiste (Lynyrd Skynyrd) noyés dans un grand verre de hard conventionnel constituent les ingrédients nécessaires et indispensables à la préparation du cocktail sonore de Pride & Glory. Un trio californien drivé par un certain Zakk Wylder, guitariste qui a forgé sa réputation auprès d'Ozzy Osbourne. Si vous l'ignorez encore, Ozzy Osbourne était au début des seventies, le premier chanteur du Black Sabbath. C'est d'ailleurs à cette époque que Pride & Glory aurait dû vivre. Et ce n'est qu'à ce prix que l'ensemble aurait pu escompter se couvrir de gloire. Faudrait une machine à remonter le temps !

 

Primal Scream

Give Out But Don´t Give Up

Alors que le précédent opus de Primal Scream, "Screamadelica", reflétait essentiellement les conceptions house, dub et acid rock projetées par le producteur Andy Weatherall, "Give Out But Don't Give Up" exécute un bond d'un peu plus de vingt ans dans le passé. Vous avez, sans aucun doute, déjà eu l'occasion d'apprécier le single "Rocks", matraqué sur toutes les ondes radiophoniques. Et bien l'essentiel de ce disque avoue des caractéristiques semblables. Vous pensez à celles affichées sur "Sticky Fingers" et "Exile On Main Street" par les Rolling Stones ? Et vous avez raison! Faut dire que pour retrouver le feeling des compositions de Jagger/Richards, Bobby Gillespie s'est entouré d'une véritable armée de collaborateurs. Depuis le producteur légendaire d'Allman Brothers Band et du Cream, Tom Dowd, en passant par la section rythmique Muscle Shoals, la section de cuivres Memphis Horns et l'ex-bras droit d'Alex Chilton, Jim Dickinson, délégué aux claviers chez les Stones à une certaine époque. Si le groupe concède, sur la face cachée de ce morceau de plastique, l'une ou l'autre ballade surchargée de gospel, il y dispense surtout deux titres de rhythm’n’blues excitants, sulfureux, dévastateurs. Réminiscent de Sly & The Family Stone sur "Funk Jam" et nappé de claviers post Booker T & The MGS sur l'instrumental "Struttin'"... D'authentiques pierres qui roulent, mais de collection!