Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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L7

Guy Belanger

Traces & scars

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Cet auteur/compositeur/harmoniciste québécois s’était lancé dans le blues traditionnel, en 1974, après avoir rencontré son concitoyen, Bob Walsh (NDR : il est décédé le 15 novembre 2016, à Montréal). Pas étonnant, qu’à l’époque, il décide de rejoindre son band, participant même, en sa compagnie, à de nombreuses tournées. Il élargit ensuite son spectre musical en apportant notamment son concours à Céline Dion et à la troupe du Cirque du Soleil. Il signe également de nombreuses musiques de film. Il entame ensuite une carrière solo et publie son premier elpee, en 2012. Un éponyme. En 2014, il grave "Blues Turn", à Chicago, opérant ainsi un retour au blues. L’année suivante, il décroche le prix du meilleur harmoniciste canadien. Et aux dernières nouvelles, il vient de remporter le même trophée, début 2018. "Traces & scars" constitue son septième LP. Il réunit 10 plages instrumentales personnelles et deux titres chantés.

Empreint de tristesse et de mélancolie, "My dearest friend" ouvre l’opus, une compo qui rend hommage à son ami regretté, Bob Walsh. "Better days" baigne au sein d’un environnement musical très riche. S’y distinguent lap et pedal steel, mais surtout les interventions créatives à l’harmo. Une pedal steel qu’on retrouve tout au long de "Les mauvaises herbes", une superbe B.O. de film, hantée par le piano.

Blues, "Fat boy" met en exergue, les cordes acoustiques de Preston Reed. Et puis, "See the light" est raffiné par l’harmo et dynamisé par les cordes électriques bien rock de Kaven Girouard, le gratteur attitré de Céline Dion. "Nitassinan" creuse jusqu’aux roots. "Not time" plonge au cœur d’une atmosphère louisianaise, et tout particulièrement de son culte vaudou. Compatriote, Luce Dufault (NDR : elle a fait partie de la troupe Starmania) chante "Who’s Left Standing", un soul/blues indolent.

 

André Bisson

Break

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Ce Canadien est originaire du Nord de l'Ontario. Il s’est depuis installé dans le Sud de cette province. Chanteur, compositeur et guitariste, c’est un spécialiste de la soul et du r&b. Depuis une dizaine d’années, il drive son propre band. Intitulé "Rhythm & Blues Experience", son premier elpee est paru en 2009 ! "Break" constitue déjà son septième, un disque dont il s’est réservé la mise en forme. Son backing group implique six musiciens, soit une section rythmique, un claviériste et trois cuivres. Il signe dix des onze plages.

André est un performer. Il aime inciter son public à se secouer et danser devant le podium. Et il le démontre tout au long de "How many times". Mais aussi de "I got the right", une plage au cours de laquelle la guitare est particulièrement bien affûtée. Et encore du très ‘Stax’ "Feelin' fine". Tapissé par l’orgue et enrichi de cuivres, cette piste se caractérise par la voix très expressive. Puis enfin, l’enlevé "Next in line", qui se distingue par une sortie remarquée sur les cordes. Les ballades lentes collent idéalement à sa belle voix, une voix claire et naturellement puissante. A l’instar de "Break" qui ouvre la plaque, "The reason why" et "Is this happening", au cours desquelles Jesse O'Brien double judicieusement orgue et piano. Mais dans ce style, la plus belle compo lente est indéniablement "Reflections". Face aux cuivres et au violon de Crystal Lee, Bisson chante d’une voix chargée d’émotion, avant qu’il ne dispense un superbe solo saturé de feeling. De cet LP, on épinglera encore une reprise originale du célèbre "Eleonor Rigby" des Beatles, que colore une intervention à la trompette, plutôt singulière…

 

Albert Castiglia

Up all night

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Albert Castiglia est issu de New York City. Depuis l'âge de 5 ans, il vit à Miami. Il en a, aujourd'hui, 48. Albert a joué de la guitare pour le légendaire bluesman de Chicago, Jr Wells, dans les dernières années du siècle précédent. Sa première œuvre personnelle, "Burn", remonte à 2004. Une décennie plus tard, il signe sur le label allemand Ruf. Et y publie, "Solid ground". L’année suivante il participe au projet "Blues caravan". Puis, grave "Big dog". En 2016.

"Up all night" a été enregistré au studio Dockside, en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito. Et en formule trio : soit Castiglia, au chant et à la guitare, Jimmy Pritchard à la basse, et Brian Menendez à la batterie. Réunissant onze plages sculptées dans un rock/blues nerveux, cet opus réunit originaux et reprises.

Dès "Hoodoo on me", Albert prend son billet de sortie et libère ses cordes. Bien funk, "I been up all night" est hanté par Jimi Hendrix. Et pour cause, les sonorités de cordes y sont bien distordues par la pédale wah wah. Pourtant, c’est bien la voix qui domine le sujet. Mike Zito se consacre au micro sur "95 South", un rock'n'roll dynamisé par la slide explosive de Sonny Landreth, un spécialiste sur cet instrument. De nombreuses plages se distinguent par les interventions de gratte largement amplifiées, libérées, mordantes, acérées. A l’instar de "Knocked down loaded", un titre qui s’inspire du regretté Stevie Ray Vaughan. Du shuffle "Chase her around the house", que souligne le piano de Stephens. Zito a composé "Quit your bitching", le slow blues de circonstance. Albert et Mike se partagent les vocaux face à l'orgue de Lewis Stephens. Dans un même registre, bien qu’empruntant un style différent, "Unhappy house of blues", un morceau signé par le légendaire Néo-orléanais Cyril Neville, est illuminé par l'harmonica de Johnny Sansone. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "You Got Me To That Place", un blues exclusivement alimenté par Castiglia et Zito aux grattes acoustiques et aux vocaux, qui nous entraîne au cœur des marais louisianais…

 

Chickenbone Slim

The big beat

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De son véritable nom Larry Teves, Chickenbone Slim est chanteur et guitariste. Etabli aujourd’hui à San Diego, au sud de la Californie, il a longtemps sévi comme bassiste au sein de différents groupes locaux, y accompagnant même des gloires comme Tomcat Courtney, l’ex-leader de Mississippi Mudsharks, Scottie Blinn, et plus récemment, Big Jon Atkinson. Il n’est passé de la six à la quatre cordes, qu’en 2011. Deux ans plus tard, il réunit un backing group, qu’il baptise The Biscuits. L’équipe publie, fin 2015, "Gone", un disque pour lequel il reçoit également le concours de la crème des musiciens blues locaux. Lors d’une tournée dans le Nord, il se produit plusieurs fois à San Francisco. Il y rencontre le guitariste Kid Andersen, (NDR : il a milité chez Rick Estrin and the Nightcats), qui l’invite dans son studio, le Greaseland, sis à Hayward. Le drummer Marty Dodson et Big Jon Atkinson participent aux sessions. Ce dernier se consacre à la guitare, la basse et l’harmonica.

Slim signe les neuf pistes de cet LP. Blues classique, le titre maître ouvre la plaque. Atkinson se distingue déjà à l’harmo, alors que les interventions de gratte sont parcimonieuses. Plus saignant, "Long way down" trempe dans le funky blues. Invité, Scot Smart brille sur ses cordes tout au long de ce morceau hanté par Slim Harpo. Country, "Hemi Hodge" est imprimé sur le rythme alerte du chemin de fer. Kid Andersen y apporte sa contribution à la guitare. Big Jon est bouleversant sur sa musique à bouche tout au long de "Me and Johnny Lee", un downhome blues indolent. Un harmonica qui devient insatiable sur le swamp blues vintage, "Break me off a piece". Dommage que la voix de Slim ne soit pas davantage marquante…

 

Noga Erez

Off the Radar

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Issue de Tel-Aviv, cette jeune compositrice et productrice est âgée de 28 printemps. « Off the Radar » constitue son premier elpee. Une œuvre qui lui permet de percer sur la scène internationale. Après avoir navigué dans les eaux folk et jazz locales, elle a décidé de changer de style, en installant un esprit clairement alternatif à ses des influences urbaines et électro ; le tout enrichi de messages sociopolitiques. Ainsi « Pity » aborde le cas d’un viol filmé et mis en ligne alors que l’oppressant « Global Fear » toise la tyrannie mondiale. Loin d’être inoffensif, « Off the Radar » emprunte cependant une enveloppe dansante et r’n’b –parsemée de samples et de beats ‘trap’– pour faire passer plus facilement des idées engagées parfaitement illustré par le titre du single, « Dance While You Shoot », dont l’aspect hybride et moderne lorgne vers M.I.A. voire Grime. Une artiste est née… avec un tempérament aussi haut que ne l’est son indéniable talent.

Esmerine

Mechanics of dominion

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2017 a été une année faste pour le label montréalais Constellation. Quelques mois après avoir publié le superbe dernier elpee de Godspeed You ! Black Emperor, « Luciferian Towers », il nous propose le tout aussi remarquable « Mechanics of dominion » d’Esmerine. Un opus qui fait suite à « Lost Voices », paru il y a deux ans. Il s’agit du 6ème long playing du duo réunissant le percussionniste Bruce Crawdon (ex-Godspeed You! Back Emperor) et la violoncelliste Rebecca Foon (ex-Thee Silver Mount Zion, Satland). Dans l’esprit de la philosophie prônée par l’écurie canadienne, « Mechanics of Dominion » véhicule un message sociopolitique. Un message, pour la circonstance, environnemental. Sujet auquel Rebecca est particulièrement sensible…

Pour enregistrer cet LP, la paire a bénéficié du concours de quelques invités, dont la violoniste de GY !BE, Sophie Trudeau. Découpé en huit longues plages, cette plaque baigne dans un indéfectible post-folk-rock, caractérisé par une riche orchestration, au sein de laquelle on reconnaît la présence d’un marimba. Entre pistes minimalistes (« The Space in Between »), intimistes (le mélancolique « La Pénombre), construites en crescendo (l’énergique « La Plume des armes ») ou instrumentalement riches (« La Lucha Es Una Sola », « Que se Vayan Todos », « Mechanics of Dominion »), Esmerine varie les climats et les émotions.

Votre serviteur n’a écouté cet album qu’après avoir confectionné son Top 2017. Il n’a donc malheureusement pas l’intégrer. « Mechanics of Dominion » y aurait pourtant mérité une place de choix !

 

Samantha Fish

Belle of the west

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Issue de Kansas City, cette jeune chanteuse/guitariste pratique aussi bien le blues que le rock. Elle n’a pas encore 30 ans, et pourtant, elle affiche déjà une solide expérience. Faut dire qu’elle a entamé sa carrière en 2009, alors qu’elle venait juste de fêter ses 20 printemps. Au cours de cette année, elle avait publié "Live bait", un elpee autoproduit. C’est Thomas Ruf qui la repère et la signe sur son écurie. Depuis, elle a gravé 5 long playings, dont ce "Belle of the west". Elle a également participé à plusieurs tournées européennes, dans le cadre du projet "Girls with guitars". En trio, Samantha privilégie le répertoire clairement blues/rock. Et amplifié. Mais "Chills and fever", paru seulement il y a quelques mois, s’ouvrait à la country, la soul et r&b. Luther Dickinson, le chanteur/guitariste de North Mississippi All Stars, s’est chargé de la mise en forme mais figure également parmi les musicos. Les sessions se sont déroulées au studio Zebra Ranch, sis dans le pays des collines du Mississippi.

"American dream" affiche bien la couleur. Un retour aux sources du blues pimenté par le pipeau de Sharee Thomas et balisé par des percussions placides. Une atmosphère passéiste qu’on retrouve tout au long de "Blood in the water". Outre la flûte droite, le violon de Little Mae s’intègre dans le décor, alors que Samantha s’autorise une sortie parcimonieuse sur les cordes, mais amplifiée. Elle chante joliment 'Need you more", une compo bluegrass empreinte de douceur. Une délicatesse qui imprègne également l’excellent "Cowtown", une piste au cours de laquelle les cordes se révèlent particulièrement séduisantes. La contrebasse d'Amy Lavere balise "Daughters", une ballade dont les voix féminines sont contrebalancées par des percussions accablantes. Bénéficiant d’un refrain pop, le plus roots "Don't say you love me" se distingue par sa six cordes tout en retenue. De toute bonne facture, cet LP s’achève dans le blues aux accents primitifs. "Poor black Mattie" et "No angels" sont illuminés par les superbes répliques entre Samantha et l'homme du Mississippi, Lightnin' Malcolm. Puis, en finale, "Gone for good", un morceau traité au bottleneck dans une ambiance digne de R.L Burnside, et si proche du son Fat Possum ! 

 

Alastair Greene

Dream train

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Agé de 47 balais, Alastair Greene est chanteur/guitariste. Il collabore régulièrement en compagnie d’Alan Parsons, mais a également bossé sur des projets avec Aynsley Dunbar, Mitch Kashmar ou le Français Frank Goldwasser. Il drive son AG Band depuis 14 années. "Dream train" constitue déjà son septième elpee personnel. Il fait suite à "Trouble at your door", gravé en 2014. Pour la circonstance, Alastair est soutenu par sa section rythmique, en l’occurrence le bassiste Jim Rankin et le batteur Austin Beede. En outre, plusieurs invités ont participé aux sessions d’enregistrement. L’opus a été produit par David Z.

Power blues/rock détonant, le titre maître ouvre le long playing. Bien mise en exergue, la slide démontre toute l’expérience de Greene. Attaqués en formule trio, "Home Zayne" et "Demons down" véhiculent des accents sudistes, réminiscents de ZZ Top. Sa guitare délire tout au long de "Big bad wolf", un boogie parfaitement balisé par la section rythmique. Mike Finnigan tapisse de son orgue le blues lent, "Another lie", un morceau au cours duquel Alastair et Walter Trout partagent les envols de cordes. L'excellent Mike Zito l’épaule sur le puissant "Down to Memphis", une piste caractérisée par des duels spectaculaires. L’album recèle trois instrumentaux, dont le funky blues "Grateful swagger", au cours duquel Miss Debbie Davies se consacre à la deuxième gratte.    

 

John Nemeth

Feelin' freaky

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John Nemeth est originaire de Boise, dans l'Idaho. D’abord charmé par le rock, il se convertit au blues, en découvrant Buddy Guy et surtout Junior Wells. Il décide alors de privilégier l’harmonica. Dès le début de sa carrière, il grave deux albums, "The Jack oh harps", en 2002, et "Come and get it", deux ans plus tard, un disque pour lequel il reçoit le concours du brillant gratteur californien, Junior Watson. En 2014, il part vivre à San Francisco. Il va y militer, pendant deux ans, au sein des Rockets d’Anson Funderburgh. Il décide alors d’entamer une carrière solo. Et dès cet instant, son blues se colore déjà de soul et de funk. Il signe chez Blind Pig, et réserve, au label californien, trois elpees, entre 2007 et 2010. Il publie deux long playings ‘live’ en 2012, "Blues Live" et "Soul Live". Deux disques qu’il autoproduit. L’année suivante, il émigre à nouveau, mais à Memphis, dans le Tennessee.

"Feelin' freaky" est paru sur son propre label, ‘Memphis Grease’. Il a bénéficié du concours du chanteur/guitariste de North Mississippi All Stars, Luther Dickinson, à la mise en forme. Mais également de son backing group, The Blue Dreamers, un band impliquant le drummer Danny Banks, le bassiste Matthew Wilson et le gratteur Johnny Rhodes…

Un front homogène de cuivres propulse "Under the gun", une compo qui traite du problème des armes aux Etats-Unis et de la protection des enfants. De sa belle voix soul, John nous emmène de Memphis à Chicago, en passant par Saint-Louis et la Nouvelle Orléans. Blues saignant, "S.T.O.N.E.D" baigne au sein d’une ambiance dramatique. Et l'envol de John sur son harmonica se révèle de très grande classe. Dommage qu’il soit si court ! La guitare de Johnny Rhoades et l'harmonica chromatique conjuguent leurs efforts pour lancer le rythme  de "Feelin' freky", une plage au cours de laquelle Nemeth se montre une fois encore souverain. Sa voix s’impose tout au long de la ballade soul, "Gave up on you", au cours de laquelle l’envol de cordes opéré devant les cuivres, est à la fois discret et efficace. La guitare rythmique épaule parfaitement sa voix, sur le nerveux "Get offa dat  butt", un r&b dansant, avant que John ne décide de prendre un billet de sortie à l’harmo, tout en prenant soin de rester bien intégré dans le rythme. Blues bien funky, "I'm funkin' out" met une nouvelle fois les qualités vocales de l’artiste, en exergue. Et l’opus de s’achever par "Long black Cadillac", une chanson d’amour mélancolique… 

 

Otherdays

On the eighth floor + At the piano workshop

Écrit par

Etabli à Bruxelles, Otherdays est un quatuor espagnol réunissant Santiago Calvo Ramos, José Manuel Domínguez, Guillermo López et Sergio Negrín. Son premier elpee, « Architecture », est paru en 2015, un disque qui a demandé 10 longues années de travail avant de voir le jour. Ce nouvel opus compile deux enregistrements différents. Baptisé « On the Eighth Floor », le premier est le fruit de sessions réalisées en 2013, au sein d’un appartement, en Espagne. Il est découpé en 7 pistes. Intitulé « At The Piano Workshop », le second a été immortalisé en 2014,  au ‘Kaufmann piano workshop’ de la capitale européenne.

Essentiellement acoustique, la musique d’Otherdays baigne au sein d’un climat mélancolique. La voix de Santiago Calvo Ramos et la sèche servent de fil rouge, le reste de l’instrumentation –lap steel, orgue, piano, mélodica ou encore ukulélé– s’invitant en fonction des circonstances. Traditionnel, ce folk est surtout destiné aux longues soirées d’hiver, passées au coin du feu…

 

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