Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Ora Cogan
Afghan Whigs

Jon Lord

Windows (Réédition)

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Jon Lord est un des fondateurs de Deep Purple, un groupe notoire né en 1968. Ce célèbre claviériste anglais y a milité jusqu’en 2002. Jon a malheureusement quitté ce monde en 2012. Il avait 72 ans. Il restera l'un des musiciens les plus doués de sa génération. De formation classique, il réussit, dès 1969, à faire enregistrer Deep Purple en compagnie d’un groupe philharmonique, "Concerto for Group and Orchestra". Il poursuit cette expérimentation sous son propre nom, en 1971 et publie "The Gemini suite", en 1971, œuvre pour laquelle il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra. L’étape suivante, "Windows", est immortalisée ‘live’ à Munich, le 1er juin 1974. Eberhard Schoener, adepte des synthétiseurs, qui dirige pour l'occasion le Munich Chamber Opera Orchestra, y collabore. Ce "Windows" a été remasterisé. Quelques musiciens rock ont participé à cette aventure, dont David Coverdale et Glenn Hughes", alors impliqués chez Deep Purple, mais également Tony Ashton, Ray Fenwick et Pete York.

L’opus ne recèle que deux plages. "Continuo on BACH" s’étale sur plus de 16'. Il s’agit de la vision personnelle de l'artiste sur une fugue inachevée de Jean-Sébastien Bach. La seconde dépasse la demi-heure. C’est le titre maître. Divisé en trois mouvements, il permet d'une part aux sopranos de l'orchestre de chambre de tirer leur épingle du jeu, et d'autre part, une fusion de rock, blues et jazz dans la sphère classique, permettant également aux deux vocalistes du band insulaire, Coverdale et Hughes, de mettre leurs organes en exergue. Lors de ces expériences opérées entre rock et classique, il y a toujours à boire et à manger. Votre chroniqueur n’avoue aucune addiction particulière en cette matière.

 

Lord Youth

Gray gardens

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Micah Blaichman est originaire du Queens à New York. Avant d’enregistrer ce premier elpee, il a pas mal bourlingué. D’ailleurs, c’est en posant ses valises quelque temps, à Copenhague, qu’il a entamé l’écriture de cet opus. Après avoir sillonné le Vieux Continent, il faut le préciser. Auparavant, il avait bien tenté l’un ou l’autre essai, dont un Ep, mais rien de bien concluant. Encore que toutes ces expérimentations figurent sur un album éponyme, paru l’an dernier.

Tout au long de « Gray Gardens », Blaichman creuse le sillon du folk/blues. On se croirait revenu quelques décennies en arrière. La mise en forme et tout particulièrement les grésillements ainsi que la légère saturation dans la voix accentuent cette impression. Parfois on se croirait au sein d’un obscur bar américain hanté par Tom Waits. Pourtant, chaleureux et mélancoliques, les arpèges alimentent, en général, un climat réminiscent des premiers disques de Timber Timbre voire certaines compos signées Tindersticks. Encore qu’à l’écoute de « Everybody’s listening to the fire », on ne peut s’empêcher de penser à Micah P.Hinson. Le trackslisting est partagé entre plages langoureuses et plus énergiques. On regrettera cependant la présence de quelques pistes superflues. Sans quoi, le parcours de ce songwriter est à suivre, et de très près…

 

Andrea Marr

Natural

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Andrea Marr est issue de Melbourne. Elle chante aussi bien le funk, le blues que la soul. Elle a déjà été primée en Australie. Tout particulièrement en 2005 et 2009. D’abord comme ‘Blues Perforner of the Year’, puis meilleure artiste féminine. En 2012, elle a représenté son pays à l'International Blues Challenge de Memphis. Depuis, elle drive sa propre formation, baptisée Funky Hitmen, dont le line up implique huit musicos chevronnés et particulièrement performants en ‘live’. Elle-même foule les planches depuis 1999. "Natural" réunit plusieurs plages parues en 2012 sur son Ep "Sass & Brass". Les autres titres ont été enregistrés en 2017, en compagnie de son backing group. 

Andrea Marr et ses Funky Hitmen puisent essentiellement leurs sources dans le Memphis r&b, et plus précisément le southern r&b de Stax. C’est flagrant dès le morceau qui ouvre la plaque, "Force of nature". Mais également "Credit", un r&b explosif au cours duquel la voix rayonne face au de cuivres. Le funk investit naturellement "Rock steady", "Mama got it wrong sometimes too" et "What to I have to do". Les climats y sont parfaitement homogènes et André y impressionne par sa réserve vocale. Elle est cependant tout aussi à l’aise lors des tempos plus lents, à l’instar de "Grateful" et "That's where love ends". Soulignons encore la performance du gratteur de service, Dave Reynolds, singulièrement en verve tout au long de "Let's take it to the bedroom" et "Real good man". Et manifestement, il a un fameux potentiel !

 

The Mavericks

Brand new day

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The Mavericks est une formation étasunienne responsable d’une musique dite americana, soit pour la circonstance un mélange entre country, western swing et latino… Le band est né en 1989, à Miami. Membre fondateur, le chanteur en est aussi le leader. L’aventure avait cessé au début de ce XXIème siècle. Mais elle a recommencé en 2011. Outre Malo, le batteur Paul Deakin est le seul membre originel. Son dernier opus, "Mono", est paru en 2015. Le line up actuel implique également le claviériste Jerry Dale McFadden et le guitariste Eddie Perez.

Caractérisé par les interventions d’un violon, d’un accordéon, d’une trompette et d’un banjo, "Rolling along" baigne dans une sorte de tex mex teinté de bluegrass. L'influence latine domine manifestement cet opus. Les compos sont, en général surannées, mais entraînantes. Malheureusement, la voix de Malo ne colle pas vraiment à l’ensemble. Deux plages sortent quand même la tête de l’eau. Tout d’abord "Damned (if you do)". A cause de ce charme sudiste communiqué par la trompette, mais aussi des sonorités rythmiques plus fondamentalement rock. Puis le r&b latino "Ride with me". Un peu comme si on retrouvait Kansas City sur la carte du Mexique. En y invitant la guitare bien sentie d'Eddie Perez et les claviers de McFadden…

 

Heather Newman

Burn me alive

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Jeune et jolie, Heather Newman chante le blues et la soul. Originaire d'Omaha, elle illumine la scène musicale de Kansas City, depuis quelques années. C’était la bassiste du backing group de l’ex-TUF, Nick Schnebelen, une figure marquante de la scène blues, qui sévit sur la rive droite du Missouri. Elle est d’ailleurs créditée sur l'album "Live at Knuckelhead's Vol 1" de Nick. Elle a donc décidé de voler de ses propres ailes et s’est entourée d’un band, réunissant le guitariste Keith Ladd, le claviériste Ryan Flemmer et le batteur/guitariste Cole Dillingham. Sur "Burn me alive", elle signe les 12 titres.

Blues/rock bien nerveux, stimulé par l’excellente attaque sur les cordes, "Willie James" ouvre la plaque. Percutante, la voix d’Heather est bien mise en exergue. Et souligné par le piano de Ryan, "Howling for love" est de la même trempe. Le chant est également parfaitement adapté aux tempos plus lents, à l’instar de la ballade soul/blues "I don't know why", une piste illuminée par l’orgue. Le répertoire est varié. Ainsi, "Bring the swing" emprunte le Bo Diddley beat. Atmosphériques, "Burn me alive" et "How many times" ne manquent pas de charme. Caractérisé par les interventions au saxophone de Michael Lefever, "Dirty blues" est un blues qui concède de solides accès jazzyfiants. Enfin, "High Mountain blues" constitue certainement la meilleure plage du long playing. Tout en véhiculant les accents exotiques du mambo, elle favorise un nouvel exercice vocal tout en permettant à son ex-partenaire, Nick Schnebelen, de se réserver une excellente incursion à la guitare… 

 

Tom Savage

Everything intertwined

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Ce chanteur/guitariste est issu de Kingston, dans l’Ontario, au Canada. Il affiche deux visages. Sous un format acoustique, il épouse le profil du troubadour. Flanqué d’un backing group, il opte alors pour une musique largement amplifiée. Il reconnaît pour maitre, à la guitare, Jimi Hendrix, Jimmy Page, Wes Montgomery et Freddie Robinson. Ce qui démontre ses goûts éclectiques. On le compare volontiers à Townes Van Zandt, un artiste folk/rock texan disparu il y a déjà 21 ans ou parfois encore à Bruce Springsteen. "Everything intertwined" constitue son sixième elpee personnel. Il l’a enregistré chez lui, à Kingston, en compagnie de son backing group impliquant un bassiste, un drummer et un claviériste.

"Forever" est une piste assez fumante. Une ouverture qui rappelle, sans équivoque, Springsteen. Et pas seulement à cause du tempo. Mais aussi des claviers de Tony Silvestri et des cordes du leader. Sans oublier les arrangements. Une formule qu’on retrouve tout au long de "Burnt by the sun" et surtout du nerveux "Mean to me". Mais en général, Tom privilégie le folk/rock éclairé qu’il chante d’une voix impeccable. A l’instar de "Kid", "Everything intertwined" ou encore "Come home", chaleureusement tapissé de claviers. Les deux dernières plages évoquent plutôt Neil Young. Ainsi "17 years" est découpé par des riffs de gratte puissants, alors que la jolie ballade "Cold but free" est interprétée dans l’esprit du célèbre Torontois ... 

 

Savoy Brown

Witchy feelin'

Écrit par

Savoy Brown est né en 1965, en pleine vague du british blues qui a sévi au cours des sixties. Kim Simmonds en est toujours le leader et le dernier membre fondateur. Britannique, il vit cependant aux States, dans l'état de New York, depuis de nombreuses années. Ce qui explique pourquoi cette formation est devenue particulièrement populaire aux Etats-Unis. En un peu plus de 5 décennies, elle a publié une quarantaine d'albums, sans tenir compte de la carrière solo de Kim. Le dernier line up de son backing group implique une section rythmique, en l’occurrence le bassiste Pat Desalvo et le batteur Garnet Grimm. Kim se consacre bien sûr à la guitare. Il n’a embrassé le chant que très progressivement. Il a produit ce nouvel opus qu’il dédie à son frère, Harry (NDR : il avait été le manager du groupe en début de parcours), décédé l'an dernier.

Si Savoy Brown évolue en formule trio, les cordes de Kim sont régulièrement dédoublées, par les vertus du re-recording. Power/blues, les riffs sont d’excellente facture. Le titre maître se distingue par un recours parcimonieux aux cordes. Dommage que la voix de Kim ne soit pas vraiment charismatique. Chicago shuffle, "Vintage man" met bien en exergue la slide. Cet exercice de style, Simmonds s'en acquitte avec un réel bonheur. Le bottleneck glisse sur les cordes sur "Standing in a doorway", et elle gémissent de désespoir lors de ce blues inspiré par le Delta. Blues/rock plus classique "Can't find paradise" libère une fameuse dose de punch. Kim écrase ses pédales comme à l’époque de "Street corner talking" (NDR : c’était en 1971 !) tout au long de la longue fresque "Thunder, lightning & pain". Ballade instrumentale "Close to midnight" clôt cet opus, une plage empreinte de douceur et de pureté…

Sharko

Hometour Acoustic Woaw

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Sept années après avoir publié un premier ‘best of’, sobrement intitulé "Be(a)st Of", David Bartholomé signe une nouvelle œuvre puisée au sein de son meilleur jus, que ce soit en groupe ou en solo.

Si l’auteur-compositeur-interprète et leader de la formation Sharko se consacre d’habitude à la basse, il a opté pour la guitare afin de proposer ce condensé acoustique de presque deux décennies d’une carrière pleinement habitée.

Une idée est née presque naturellement, suite à des problèmes techniques rencontrés dans le cadre du ‘Fly Away Festival’. En les interprétant seul à la sèche, sous un arbre, ses titres ont alors atteint un potentiel de plaisir et de communion sans grosse production.

Enregistrés chez Olivier Cox (batteur), Jérôme Mardaga (le chanteur de Jeronimo avec avait collaboré à la confection de « You Don't Have To Worry », en 2016) au sein du studio ICP, les quatorze titres de cet elpee ont été totalement réorchestrés afin de créer une ambiance quasi-intimiste et pleine d’humanité.

Même s’il reste relativement inégal, le long playing recèle de vraies perles à l’instar de « Spotlite », ressuscitée en down tempo, « You Don’t Have To Worry » en ballade douce amère, « When I Was Your Age » qui trouve une angulaire reggae surprenante ou encore une version épurée d’un « We should be dancing » hallucinant de curiosité.

Naviguant entre l’ombre et la lumière, la voix éraillée de l’Arlonais sublime une fois de plus. Les refrains deviennent vite addictifs sur fond de doutes existentiels et de blues chronique.

Le quadra moins excentrique que par le passé s’est assagi, certes, mais reste toujours autant tourmenté et à fleur de peau.

L’exercice dans lequel il s’est livré est périlleux et la prise de risque importante, mais le résultat dans sa globalité est plus que satisfaisant.

Une belle découverte donc qui permet de se (re)plonger dans l’univers d’un artiste en  mouvement perpétuel, mais qui est parvenu à arrondir les angles plutôt que de les briser !

S’agit-il du disque de la renaissance ou de la rédemption ? C’est selon !

Dans tous les cas, une chose est certaine : il ne renverra pas les fans insulaires au feu sacré qui hantait l’artiste à ses débuts !

Néanmoins, le chanteur belge signe là une très belle œuvre singulière et prouve une fois de plus qu’il reste un des piliers du rock au cœur du paysage musical belge…

Soundgarden

Ultramega OK (réédition)

Écrit par

Quelques mois après la triste et surprenante nouvelle de la mort de Chris Cornell, son ex-leader, il est aujourd’hui temps de se replonger dans la réédition d’« Ultramega OK », le 1er elpee du combo américain cultissime, Soundgarden, héros de l’explosion grunge qui s’est produite à Seattle, au cours des années 90 et à laquelle ont participé Nirvana et Pearl Jam… Une évidence s’impose : ces groupes n’avaient comme point commun que les guitares saturées et leur ville d’origine… difficile de trouver des ressemblances entre le son très ‘Youngien’ de Pearl Jam, l’énergie mélodique et punk de Nirvana ou les claires racines métal de Soundgarden, lorgnant régulièrement vers Black Sabbath.

Le band avait été reconnu mondialement, grâce à sa vidéo très psyché de son morceau « Black Hole Sun » et le succès parallèle de l’album « Superunknown », gravé en 1994. Cependant, il était sur le pont dès 1988, gravant cet « Ultramega OK » aux influences très métalliques. Paru à l’origine sur le label punk SST, il est aujourd’hui réédité par le mythique label Sub Pop et remasterisé par le tout aussi légendaire producteur, Jack Endino. Le line-up originel réunissait les célèbres Chris Cornell, Kim Thavil et Matt Cameron (futur batteur de… Pearl Jam) mais aussi le moins illustre Hiro Yanamoto, bassiste qui a très rapidement été remplacé par Ben Sheperd. L’influence de Black Sabbath est donc omniprésente (« Beyond the Wheel ») mais les accents blues (la reprise du « Smokestack Lightning de Howlin’ Wolf) ou punk hardcore (« Head Injury ») ont encore leur place. Des morceaux aux structures rigoureuses (le single « Flower ») côtoient des saillies trash-punk telles que « Circle of Power » ou des dérives quasi-prog voire psyché (« Incessant Mace »). La voix de Cornell est déjà unique : lyrique, chamanique et maîtrisée à l’instar des riffs aiguisés et bavards dispensés par Thavil.

Soundgarden livrait donc à l’époque, un premier album d’une étonnante maîtrise qui explique les racines et les raisons de l’évident succès du groupe. Notons la présence de quelques démos qu’exige ce genre de rééditions en fin de long playing…

 

Marmozets

Un show à la fois décomplexé et déjanté !

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Marmozets est un quintet insulaire impliquant uniquement des membres de deux familles. Trois sont issus du clan McIntyre et deux, Bottomley. D’abord la chanteuse Rebecca, le drummer Josh et le guitariste rythmique Sam. Ensuite le gratteur soliste Jack et le bassiste Will. La formation pratique un cocktail truculent de post-punk, power rock, post-hardcore et pop, tout en préservant le sens de la mélodie. En fait elle s’est imprégnée de tout ce qui a construit l'histoire du rock alternatif, à savoir un son brut, revendicatif, issu des bas-fonds et de l'underground des pubs londoniens, pour le transformer en son moderne et contemporain.

Son tout nouvel opus, « Knowing What You Know Now », vient de sortir. Un elpee qui a bénéficié du concours de Gil Norton (Foo Fighters, Pixies, Jimmy Eat World) à la production. En live, le band jouit d’une solide réputation. Il a d’ailleurs déjà ouvert le festival Rock Werchter…  

Le supporting act est assuré Rumours. A son actif, « Infant », un Ep 5 titres paru en mai 2016. Ce quatuor gantois réunit Hannah Vandenbussche, Stéfanie Mannaerts, Jonas Boermans et Pieter-Jan Cools. Soit trois préposés aux synthés, machines et boîtes à rythmes ainsi qu’une chanteuse, dont la voix, à la fois claire et éthérée, évoque celle d’Agnès Obel. Les infra-basses forcent votre serviteur à reculer à l’arrière de la salle. Le son y est meilleur. Le set tient finalement la route et incite le public à se remuer le popotin. C’est à la mode. Donc électro. Il faut donc la chiquer avant de passer à la tête d’affiche…

Place à Marmozets. Le concert s’ouvre par « New Religion ». Un morceau au refrain survitaminé. La frappe du drummer est dévastatrice, sauvage et presque inhumaine. Il se lève de son siège, dès les premières mesures. La voix de Becca suinte de testostérone. C’est presque un instrument à elle seule. On a l’impression de replonger à la fin des 70’s, en pleine punk attitude. Et tout particulièrement sur « Habits », compo au cours de laquelle Marmozets durcit le ton dans ses couplets, alors que lumineux, le refrain contrebalance le timbre particulièrement aigu de Becca, tandis que le tempo emprunte un profil new wave. Sa voix devient enfantine tout au long d’« Insomnia », une ballade paisible et étonnement douce qui ramène le calme dans l’assemblée. Modulable au possible, elle devient carrément perçante sur « Major System Error », un titre hymnique. Saupoudré de quelques notes électro bien senties, « Play » est caractérisé par sa section rythmique hypnotique et ses riffs de grattes incisifs. Parfois on a l’impression que cette section et les vocaux s’affrontent en duel. Véritable frontwoman, Becca occupe totalement l’espace scénique. Elle grimpe sur les retours de scène, adresse une multitude de ‘fuck’ à qui veut les entendre et descend dans la fosse pour prendre la température dans la foule. Qui est alors incandescente. Faut dire que ce soir, Marmozets a accordé un show à la fois décomplexé et déjanté !

Le sonomètre n’a jamais dépassé les 97 Db, mais il faut reconnaître que si le son était puissant, il n’était pas vraiment irréprochable. Donc, il valait mieux assister à ce set le plus près possible de la table de mixage. Votre serviteur était donc dans les parages, durant tout le concert…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

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