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Gavin Friday - Het Depot
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 16 juillet 2017 13:32

The Church entre dans un nouveau siècle…

The Church met la dernière touche à son futur album. Il s’intitulera « Man Woman Life Death Infinity ». Ce sera le 26ème ! Il devrait sortir fin de cette année. En attendant le single « Another century » fait l’objer d’un clip. Et il est disponible ici

http://thechurchband.net

https://twitter.com/thechurchband

https://www.facebook.com/thechurchband/

 

 

Rugueux, débridé et hautement jouissif, le sixième album de The Lords of Altamont, « The Wild Sounds Of Lords Of Altamont », devrait réveiller les consciences et surtout remuer les tripes des aficionados de garage rock 60's et de punk 70's…

L'album sort le 6 octobre prochain.

Tracklist :

1. Like A Bird
2. Been Broken
3. Going Downtown
4. Take A Walk (On A Short Pier)
5. Evil
6. (Ain't No) Revolution
7. Death On A Highway
8. Fever Fix
9. I Said "Hey"

10. Can't Lose
11. Where Did You Sleep

http://lordsofaltamont.com/

 

 

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Ariel Pink Rend homage à Bobby Jameson

« Dedicated to Bobby Jameson », le nouvel album d’Ariel Pink paraîtra ce 15 septembre. Il y rend hommage à un musicien longtemps disparu des radars, qui a refait surface 35 ans plus tard, suite à la réédition d’un de ses albums, sans son consentement, pour écrire l’autobiographie de sa vie tragique, notamment via un blog. Une existence s’est finalement achevée en mai 2015…

Pour découvrir la vidéo de « Another weekend », c’est ici

Track Listing:

1. Time to Meet Your God
2. Feels Like Heaven
3. Death Patrol
4. Santa's in The Closet
5. Dedicated to Bobby Jameson
6. Time to Live
7. Another Weekend
08. I Wanna Be Young
09. Bubblegum Dreams
10. Dreamdate Narcissist
11. Kitchen Witch
12. Do Yourself a Favor
13. Acting (feat. Dam-Funk)

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Protomartyr se soucie des familles proches

C’est ce 29 septembre que paraîtra le quatrième album de Protomartyr. Intitulé « Relatives in Descent », il aborde pour thème principal, la nature impénétrable de la vérité et la crainte existentielle qui accompagne souvent cette ignorance

C’est le groupe et Sonny DiPerri (Animal Collective, Dirty Projectors) qui ont coproduit l’album.

La musique de Protomartyr baigne dans un univers qui mêle post/punk et garage/rock réminisicent de la Motor-City. Wire, The Fall, Pere Ubu et Joy Division figurent probablement parmi les influences majeures du band, le baryton de Casey's campant un hybride entre ceux de Ian Curtis, Mark E. Smith et Nick Cave…

Pour découvrir la vidéo de « A private understanding », c’est ici 

Tracklisting

1. A Private Understanding
2. Here Is The Thing
3. My Children
4. Caitriona
5. The Chuckler
6.Windsor Hum
7. Don't Go To Anacita
8. Up The Tower
9. Night-Blooming Cereus
10. Male Plague
11. Corpses In Regalia
12. Half Sister

http://protomartyrband.com/

 

dimanche, 16 juillet 2017 13:31

Jay-Jay Johanson enterre la hache de guerre..

Le onzième elpee de Jay-Jay Johanson paraîtra ce 15 septembre. Son titre ? « Bury the Hatchet ». Baignant au sein d’un climat ‘film noir’, cet elpee évoque les questions qui tourmentent les hommes de son âge : l’amour, la solitude, l’immaturité.

Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de sa fidèle équipe, au générique de la quasi totalité de ses albums, en l’occurrence Magnus Frykberg à la batterie et Erik Jansson au piano et claviers. Mais également Belle Guthrie, la fille de Liz Frazer et Robin Guthrie du groupe Cocteau Twins. Ce dernier est également venu donné un petit coup de guitare.

Pour regarder et écouter le clip de « Paranoid », c’est ici ; et pour celui de « You'll Miss Me When I'm Gone », c’est .

 

 

 

Honey West, c’est le nouveau projet monté par Ian McDonald, membre fondateur du King Crimson et de Foreigner, ainsi que du chanteur/guitariste (NDR: et acteur) Ted Zurkowski. Pour enregistrer « Bad old world », le duo a reçu le concours de fameuse pointures, dont le drummer Steve Holley, qui a notamment bossé auprès de Paul McCartney & Wings, le fils de Ian, Maxwell McDonald, à la basse, ainsi que Graham Maby (Joe Jackson, They Might Be Giants), également à la quatre cordes. La musique oscillerait entre The Move et Mott the Hoople.

Pour regarder et écouter la vidéo de « Dementia », c’est ici.

http://honeywestmusic.com

 

 

dimanche, 09 juillet 2017 03:00

Cactus 2017 : dimanche 9 juillet

Le soleil sera toujours au rendez-vous tout au long de cette troisième journée du festival. Et si elle semble la plus intéressante, il y a moins de monde que les deux jours précédents. On y croise de nombreux enfants, souvent grimés, qui vont à la chasse aux gobelets vides, afin de les échanger contre un tee-shirt à l’effigie de l’événement. On croise même l’un ou l’autre édile politique, au sein de la foule. Bref, l’ambiance est on ne peut plus conviviale.

Et notre journée commence par The Temper Trap, un groupe australien établi à Londres. Le quatuor pratique une sorte de britpop, fortement influencée par Coldplay et U2. Même que le guitariste soliste semble parfois hanté par The Edge. Les compos sont, en général hymniques, et parfois contagieuses. Et puis le chanteur, Dougy Mandagi, possède une voix puissante, dans un registre proche de Ian Astbury (Cult). Parfois, et c’est plus intéressant, l’expression sonore se révèle plus élaborée, presque prog, moment choisi par le batteur pour démontrer toute l’amplitude de son drumming. On aura même droit à un instrumental terriblement excitant, réminiscent du « Papa's got a brand new pigbag » de Pigbag voire de la house mancunienne pratiquée par A Certain Ratio, à une certaine époque, mais sans les cuivres. Et le set de s’achever par l’euphorisant « Sweet Disposition »… et en effet, sans casser la baraque, ce concert nous a mis dans de bonnes dispositions pour la suite de la journée…

Local Natives a davantage mis l’accent sur le r&b et l’electronica, tout au long de son dernier opus. Mais lors de ce set, le groupe californien a eu le bon goût de ne pas négliger les guitares, pour autant. Il y en a moins, mais il y en a encore. Bien sûr, sa musique est de plus en plus alimentée par les claviers, à l’instar de nombreux groupes contemporains, qui squattent les stations radiophoniques. Mais, d’abord le tempo est toujours bien soutenu (NDR : ce drummer l’imprime à une cadence infernale) et puis les harmonies vocales sont absolument superbes, limpides, parfois réminiscentes des Beach Boys. Quant à l’expression sonore, elle navigue plutôt entre Fleet Foxes et Talking Heads, une sorte de pop West Coast aventureuse qui a véritablement brillé tout au long de « Wide Eyes » et « Airplanes ». En finale, le quintet californien nous a réservé un titre d’abord lancinant, mais dont l’intensité va monter en crescendo, un peu comme chez Sonic Youth. Et dans ce registre, c’est le pied !

La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Sophia, c’était en 2004, au Grand Mix de Tourcoing. Soit à l’époque de la sortie de l’album, « People are like Seasons ». En 2006, Robin Proper-Sheppard avait également accordé une interview à votre serviteur, soit avant la publication de l’elpee, « Technology won't save us ». Depuis, le groupe a publié deux autres long playings, dont « As We Make Our Way (Unknown Harbours) », l’an dernier. Paradoxalement, la set list va privilégier plusieurs plages issues de « Fixed waters », un opus gravé en 1996 ! A l’instar de « So slow », « Are you happy now » ou « When you’re said ». Mais aussi, des compos qui figurent sur ses autres long playings, dont bien sûr, son dernier. Outre Robin, partagé entre la gratte électrique et la sèche, le line up implique deux autres guitaristes, dont l’un d’entre eux est le plus souvent assis, et double régulièrement aux claviers, un bassiste et un drummer. La frappe de ce dernier est étonnante. Elle est percutante, mais faussement lente, pour bien épouser le rythme des compos. Le début de set est plus ou moins paisible. Robin y privilégie la guitare acoustique ; mais progressivement les morceaux se chargent d’intensité, même les ballade lancinantes, aux sonorités bringuebalantes, tintinnabulantes, pour atteindre leur summum, lors des deux derniers morceaux, et tout particulièrement l’incontournable « The River song » (NDR : ce titre figure sur l’album « The Infinite Circle », paru en 1998) dans un déluge d’électricité psychédélique. Les musicos sont alors en transe, et dans l’esprit de votre serviteur, le spectre d’Echo & The Bunnymen du tout début des eighties, se met curieusement à planer. Le sommet du festival Cactus, pour l’édition 2017 !   

Maarteen Devoldere, le chanteur/compositeur de Balthazar a donc décidé de monter un projet parallèle, Warhaus, auquel participe Sylvie Kreusch, également chanteuse chez Soldier’s Heart. En live, le line up est renforcé par Jasper Maekelberg, qui milite au sein de Faces on TV, et du batteur de Balthazar, Michiel Balcaen. Sylvie est montée sur une petite estrade. Elle porte une tenue légère, à travers laquelle elle laisse transparaître des dessous sexy ; mais que recouvre un manteau de couleur rouge… largement ouvert. La musique proposée est plutôt atypique, un peu comme si elle était née de la rencontre entre celle de Nick Cave et de Serge Gainsbourg. Maarteen chante d’une voix très particulière, joue de la guitare, du melodica ou de la trompette. La voix de Sylvie est plutôt sensuelle. Le band déstructure les rythmes africains tout au long de « Love’s a stranger » et « The Good lie ». « Memory » évoque davantage Balthazar. Mais, non, le public a beau s’enthousiasmer, votre serviteur a du mal à accrocher. C’est trop kitsch à son goût. Un point positif à souligner quand même, l’originalité du light show ; et pour cause en arrière-plan, sur d’immenses panneaux, sont disposés des carrés renversés qui laissent percer des faisceaux lumineux, majoritairement dans les tons rouge orangés et qui forment parfois des étoiles.

Explosions in The Sky est aujourd’hui considéré comme l’archétype du groupe post rock. Parce qu’il en manifeste toutes les qualités, mais aussi les défauts. Par rapport au style menaçant de Mogwai ou richement texturé de Godspeed You Black Emperor, celui du band texan peut se révéler épique et majestueux, mais aussi souffrir de nombreux clichés. Bref, on reproche surtout au quintet, un manque d’évolution. Pourtant, sur l’estrade, les 5 musicos se démènent comme de beaux diables. Le plus souvent sous l’impulsion des 3 guitares. Perso, j’estime que ce type de musique gagnerait en se servant de projections. L’absence de chanteur limite toute attitude charismatique. Alors pourquoi ne pas y avoir recours, en rendant l’expression sonre encore plus visionnaire ? Sans quoi, le set s’est révélé de bonne facture, sans le moindre accroc, et s’est achevé dans un tourbillon apocalyptique, sous les lights, dont les stroboscopes, de plus en plus aveuglants…

Goose est issu de Courtrai. Son style ? L’électro/rock. Il a publié son dernier elpee, « What you need », l’an dernier. Mélodique, son style lorgne à la fois vers Depeche Mode et Bonzai. Mais sa musique est avant tout dansante. Programmé en finale du festival, le quatuor a ainsi littéralement mis le feu au Minnewaterpark qui s’est rapidement transformé en immense piste de danse, inondée par un light show éblouissant, dans tous les sens du terme. Les milliers de festivaliers ont ainsi fait la fête, levant les mains en l’air dans un même élan, et personne n’a eu envie de quitter le site, avant la fin du show…

(Organisation : Cactus)

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(Merci à Nick)


samedi, 08 juillet 2017 03:00

Cactus 2017 : samedi 8 juillet

Deuxième jour du festival Cactus. Et au sein de la programmation, on épinglera surtout les concerts de Steve Winwood et en finale, de Kaiser Chiefs. Pour ce dernier on se demande quand même de quelle nature sera son show, depuis que le principal compositeur et drummer, Nick Hodgson, a quitté la formation, en 2012…

Coely Mbueno est anversoise. Elle est surnommée la Beyoncé belge. Son hip hop est du goût du public. Elle reçoit le concours du rappeur Dutch Norris pour « Don’t care », incite la foule à frapper dans les mains lors d’un exercice de beatbox et transforme à sa sauce le « Could you bel loved » de Bob Marley…

Etabli à Los Angeles, Rhye est un projet réunissant le chanteur canadien Milosh (NDR : qui joue aussi parfois de la six cordes ou frappe sur un tambour) et le multi-instrumentiste danois Robin Hannibal. Sur les planches, outre le leader, on remarque la présence d’un violoniste, d’une préposée à la double basse (NDR : instrument qui sert à la fois de contrebasse et de violoncelle), ainsi que d’un batteur, un claviériste et un gratteur. Michael chante d’une voix haut perchée des compos dont les textes sont empreints de sensualité, voire à connotation sexuelle, et qui mêlent r&b, jazz, néo-classique et électronica. Mais surprise, on a beau chercher, où donc se cache Robin Hannibal ? Soit il est absent, soit il a complètement changé de look. Pas de trace, en tout cas, d’un musicien aux cheveux longs qui touche à des tas d’instruments, comme la guitare, le violon ou le cor. Pas grave, le public semble complètement indifférent à cette prestation. Et pourtant, le groupe essaie, vaille que vaille, de le sortir de sa torpeur, probablement causée par le soleil de midi. Sans succès. M’enfin, un tel show serait bien plus adapté en salle ; ténébreuse et voluptueuse, la musique de ce combo exigeant, sans doute, une ambiance davantage intimiste…

La transition a donc été brutale, en compagnie de Millionaire. A sa tête, on retrouve Tim Vanhamel, qui a notamment milité chez Evil Superstars et dEUS, mais aussi reçu le concours de Josh Homme (le leader de Eagles of Death Metal), lors des sessions d’enregistrement de son second elpee, « Paradisiac ». Tim monte sur l’estrade en exhibant un cactus… dans un pot, quand même. Il le pose sur les planches et se prosterne devant lui. Enfin, il empoigne une sorte de ‘cigar box’ et se lance dans un long solo. A l’issue du premier morceau, il crie ‘hello’ et on lui apporte une guitare plus conventionnelle, alors que son backing group le rejoint. Soit un bassiste, un drummer et deux autres gratteurs, dont l’un d’eux se consacre circonstanciellement aux claviers. Et le set de se révéler particulièrement électrique. Vu la manière de trafiquer sa voix ainsi que le nombreux breaks dans les compos, on ne peut s’empêcher de penser à Jon Spencer & The Blues Explosion (« I'm Not Who You Think You Are », « Sciensing »). L’interaction entre les différents gratteurs est remarquable. Le set nous réserve cependant encore une compo mid tempo mélodieuse, romantique, interprétée dans l’esprit de The Veils, un tordu « I’m on high », qui pourrait figurer au répertoire de Triggerfinger, et s’achève par « Champagne », un stoner d’excellente facture, qui met un terme à un set qui l’a été tout autant…

Le vétéran de service pour l’édition 2017 du Cactus sera Steve Winwood , une légende vivante qui a joué, notamment, en compagnie de Jimi Hendrix, Klaus Shulze et des tas de bluesmen (NDR : dont B.B. King, Bo Diddley, Chuck Berry, Eddie Boyd, Howlin' Wolf, John Lee Hooker, Muddy Waters, Otis Spann, Sonny Boy Williamson II et T-Bone Walker), sévi chez le Spencer Davis Group et Traffic, sans oublier fondé le super groupe Blind Faith, en compagnie d’Eric Clapton et de Ginger Baker. Et il n’a jamais cessé de bosser comme musicien de studio. Le nombre de long playings auxquels il a participé, est vraiment impressionnant ! Il fêtera ses 70 balais l’an prochain, et manifestement il respire la forme. Il a emporté son orgue Hammond et lorsqu’il cède sa place au multi-instrumentiste (percus, saxophone ténor ou alto, flûte, etc.) c’est pour jouer de la guitare. Et franchement, vu son toucher de cordes, on se rend compte qu’il a côtoyé Clapton. Outre son relais, il est soutenu par un percussionniste, installé au milieu de l’estrade, un guitariste (NDR : qui porte un drôle de chapeau) et dont le manche de gratte est sectionné, un drummer (NDR : placé à droite, il se sert d’un matos bien achalandé) et un bassiste. La présence d’un percussionniste et d’un drummer va communiquer une coloration latino à la majeure partie du répertoire. Parfois, le spectre de Santana se met même à planer. Très caractéristique, la voix de Steve est intacte. Et le personnage reste humble. Il fait son job. La prestation s’ouvre par la cover du « I’m a man » de Bo Diddley, une compo que le Chicago Transit Authority avait magnifiée en 1969 ! La set list va nous réserver des classiques pour la plupart délicieusement rognés par les claviers, mais aussi des standards au cours desquels il se réserve la six cordes, comme sur « Can’t find my way home  », qu’il interprète remarquablement en picking ou le blues/rock imparable « Had to cry ». Il n’en n’oublie, bien sûr, pas l’éternel « Gimme some lovin’ ». Bref, un chouette moment, même si on aurait aimé savourer davantage de titres issus du répertoire de Blind Faith et de Traffic. L’ovation est méritée, et c’est bras dessus, bras dessous, que le quintet salue la foule.

Jamie Lidell est un chanteur britannique de néo soul. Son influence majeure, c’est Stevie Wonder. Et pourtant, ce soir, il est soutenu par un group de rock. « Multiply » ouvre les hostilités, un titre qui a servi de générique à la série télévisée, ‘Grey's Anatomy’. L’artiste se produisait la veille dans le cadre du North Sea Jazz Festival, et il faut croire que l’air de la mer du Nord lui fait le plus grand bien, car il a accordé un set particulièrement solide, comme le souligne si bien sa chanson, « A little bit of feel good »…

Il revenait donc à Kaiser Chiefs de clôturer la soirée du samedi. Et la formation va se fendre d’un excellent show, en passant quasi-exclusivement ses tubes en revue. Depuis « Everyday I love you less and less » à « Coming home », sans doute le titre le plus probant composé par le band, au cours des 5 dernières années, en passant par « Ruffians on parade » (woohoo !), au cours duquel Wilson est monté sur les drums, « Na na na na na », « Modern way », « Ruby », la cover du « Ever fallen in love » des Buzzcocks, « Never miss a beat », « Angry mob », au cours duquel Wilson va inviter la foule à reprendre le refrain en chœur, et sans doute la meilleure chanson jamais écrite par la formation insulaire, « I predict a riot »...

(Organisation : Cactus)

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(Merci à Nick)

vendredi, 07 juillet 2017 03:00

Cactus 2017 : vendredi 7 juillet

Il s’agit déjà de la 36ème édition du festival Cactus, un festival familial, sans stress, qui a bénéficié, tout au long de ce week-end, d’une météo idéale, soit ensoleillée sans pour autant se révéler caniculaire, même si la température était particulièrement fraîche, le vendredi soir. Excellente initiative, le kiosque info a été installé en bord de site, ce qui libère de l’espace et permet ainsi à la foule de se rendre aux stands ‘food’ et de sortir du Minnewaterpark, plus rapidement…

Il y a déjà bien du monde pour accueillir l’Anversois Amir Fouad, aka Tamino. Sur les planches, cet auteur-compositeur-interprète –habillé chic– est soutenu par Tom Pintens (NDR : au cours des nineties, il a notamment bossé en compagnie de Stef Kamil Carlens), aux claviers et Ruben Vanhoutte, aux drums. La tessiture vocale de Tamino est très large. Il peut monter ou descendre facilement dans les octaves. Il ne compte qu’un Ep à son actif, mais en ‘live’, il parvient à donner une autre dimension à ses compos, et tout particulièrement son single « Habibi » ainsi que « Cigars »…

Het Zesde Metal, c’est le projet de Wannes Capelle, un natif de Wevelgem. Ce chanteur/compositeur/interprète/guitariste (NDLR : également acteur de théâtre) est responsable de titres engagés, sociopolitiques pour la plupart. Au sein du backing group, milite encore Tom Pintens. Il se charge des claviers. Le band monte sur l’estrade au son d’une B.O. d’Ennio Morricone. Wantje n’est pas avare de déclarations entre les morceaux. Mais en  néerlandais… Il a enregistré « Calais », pour dénoncer le problème des réfugiés qui veulent se rendre en Angleterre, mais en même temps, il marque son opposition au traitement de la question, par la gauche flamande. Pendant « Dag zonder schoenen », il invite la foule a lancer ses chaussures. Et le public s’exécute. Le sommet du concert sera atteint lors de son mash-up entre « Where is my mind » des Pixies et le « Boze wolven » de Gorki, suivi par son incontournable « Ploegsteert »…

Le répertoire de Michael Kiwanuka est souvent indolent, davantage propice à la glandouille du dimanche matin, qu’à booster son énergie. C’est sans doute la raison pour laquelle, son début de concert s’est révélé bien plus percutant que dans le passé. Et instrumental, son premier titre se singularise par un solo de gratte ‘floydien’. Inattendu ! Et vraiment chouette. La suite est même bien entraînante, son backing group, impliquant 5 musicos, se chargeant d’entretenir le groove. Les points culminants de son set seront atteints, en milieu de parcours, lors du funky « Black man in a white world », caractérisé par des lignes de basse à la James Brown, ainsi que tout au long de très joli « Home again ». Puis –chassez le caractère et il renvient au galop– Kinawuka va en revenir à une majorité de morceaux plus lents, au cours desquels les bavardages dans l’auditoire vont finir par couvrir le volume sonore du concert… 

The Verve avait, sans doute, bien plus de potentiel qu’Oasis à son origine ; mais son aventure s’est fracassée sur l’autel de la drogue, de l’alcool et de la dépression. Pourtant, le frontman, Richard Ashcroft, a rebondi en entamant une carrière solo plus que solide. On se souvient qu’en 2005, il avait ainsi accordé un concert étincelant à l’AB. La suite sera moins bien brillante…

Richard Aschroft est donc programmé comme semi tête d’affiche, au festival Cactus. Quand il monte sur l’estrade, on est frappé par sa silhouette : il est maigre comme un clou, a la boule à zéro, est chaussé de lunette noires, et semble avoir pris un fameux coup de vieux. On dirait presque Joe Starr. Il est flanqué d’un drummer, d’un bassiste et d’un gratteur. Ce dernier est sans doute un disciple du nombrilisme. Dès qu’il en a l’occasion, il en remet une, deux voire trois couches. Des soli qui nuisent manifestement à la subtilité des compos. Tout comme les bandes préenregistrées, qui reproduisent claviers et section de cordes. En outre, en début de parcours, la voix de Richard –régulièrement préposé à la sèche ou à la rythmique– n’est pas au top. « Out of my body » est rallongé inutilement. Hymnique, « This is how it feels » a un goût de Cranberries. « Space and time » manque d’âme, malgré l’envolée psyché. Et puis progressivement le charme recommence à opérer. « Sonnet », « Lucky man », « Love is noise », « Break the night with colour » ainsi que le plus optimiste « Music is power » retrouvent des couleurs. Et paradoxalement, c’est quand les morceaux adoptent le profil de la big music, même si elles sont enrichies de cordes préenregistrées, et surtout privés des exercices de style intempestifs du gratteur, que les compos se mettent à décoller. Comme lors de l’inévitable « Bitter sweet symphony », un final qui va faire vibrer notre fors intérieur…

Roisin Murphy n’a pas trop convaincu. Pourtant, son spectacle, impliquant notamment marionnettes, costumes multifonctionnels, masques et boas, a de quoi séduire visuellement. Mais ses 40 premières minutes, tramées sur une forme de mid tempo étrange, souffrent du vocal trop peu mis en exergue, pour ne pas dire noyé dans l’ensemble. La dernière demi-heure sera plus intéressante, grâce des beats hypnotiques injectés au remix de « Sing it back », au « Forever more » de Moloko et surtout à « Jealousy ». Et tout bon Dj sait que lorsque le public commence seulement à danser au cours des 30 dernières minutes de son set, il restera sur sa faim…

(Organisation : Cactus)

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(Merci à Nick)

vendredi, 07 juillet 2017 12:47

I can spin a rainbow

Ex-Dresen Dolls, Amanda Palmer a donc réussi à convaincre Edward Ka-Spel, le leader du mythique Legendary Pink Dots, mais aussi son idole, d’enregistrer un album en sa compagnie. Intitulé « I can spin a rainbow », il met en exergue les voix des deux artistes, des voix le plus souvent intimistes, chuchotées, presque en spoken word, un peu dans l’esprit conversationnel de l’elpee « Confessions of Dr dream and other stories » de feus Nico et Kevin Ayers ; même si de nature gothique, l’expression sonore est tramée par des arrangements électroniques fluides produits par des synthés. Ce sont finalement, les interventions de violoncelle, de violon et de piano qui communiquent de la variation aux compos. Parfois aussi des chœurs (samplés ?) et des bruitages, dont une boîte à musique. Ce vaudeville gothique est alimenté par des textes tout à tour sombres, impertinents, menaçants, dramatiques, ironiques et parfois même terrifiants (« The Jack of hands »).

En fait on est davantage en présence d’un projet art-rock que d’un opus réunissant des chansons. Il est d’ailleurs conseillé de l’écouter en méditant, pour l’apprécier à sa juste valeur. Et malgré sa langueur monotone, le long playing recèle quelques plages de toute beauté, dont « Rainbow’s end », une compo mélancolique, belle à pleurer, qui pourrait servir de B.O. (NDR : mais sans les paroles) à un film romantique du style ‘Le grand Meaulnes’…