Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 30 mai 2017 14:20

Les Giroflées d’Annabel Lee…

Annabel Lee publiera son premier Ep, « Wallflowers », ce 2 juin chez Luik Records. Ce sera également la date de la ‘release party’, qui se déroulera au Contrebande de Bruxelles. Les six titres sont annoncés comme un mélange de candeur, de nostalgie et d’énergie brute ou encore une BO parfaite pour les souvenirs d’adolescence.

Track listing

1. Best Good Friend (clip)
2. High Hills
3. Period Sex (clip)
4. Louisa and Louise
5. Stuck in the Mud
6. Coffee, Coffee

En concert :

2 juin | Contre Bande (Bruxelles)
29 juin | Le Hangar (Liège)
15 septembre | La Quille (Charleroi)

https://fr-fr.facebook.com/AnnabelLeeBand/

 

 

The Lighthouse, est une formation louvaniste, dont la musique semble évoluer à la croisée des chemins de Two Door Cinema Club, Walk The Moon et The 1975. Elle a remporté De Nieuwe Lichting, un concours organisé par le Studio Brussels, et se produiront cet été, notamment, au Pukkelpop, Rock Zottegem, Suikkerrock, MAanrock et Crammerock. Elle vient de publier un nouveau single : « Backbeats ».

http://www.thelighthousesound.com

https://thelighthousesound.bandcamp.com/

 

 

Fasciné par le cinéma underground des seventies, Jérôme Vandewattyne avait déjà bossé en compagnie des Tropics, pour « The Belgians », un concept consacré autant à l’album qu’aux projections destinées aux spectacles. Il a donc remis le couvert, mais ici, pour un véritable long métrage. Son titre ? ‘Spit’n’split’. Une référence à une pratique sexuelle dans l’univers du porno. Jérémy, Jean-Jacques et David ont participé comme acteurs à ce tournage. Mais également composé la B.O.. En fait, ce jeune réalisateur a suivi la tournée du trio, pendant deux ans. Et il en relate les aventures et les mésaventures rencontrées par la formation, sous la forme d’une fiction. Dont la démesure conduirait à l’évasion et à l’amour. Enfin, presque. Jérémy et Jean-François ont accepté d’accorder cette interview à Musiczine, juste avant le set du band, accordé dans le cadre du Roots & Roses. Et il faut le reconnaître, en ce qui concerne ce film, qu’il n’est pas toujours facile de leur tirer les vers du nez…

On dirait qu’aujourd’hui, vous avez besoin de thématiques, pour écrire de nouvelles compos. A l’instar de « The Belgians ». Puis maintenant, à travers ce « Spit’n’Split ». Une explication ?

Jeremy : pas vraiment une thématique, mais on ne souhaite plus reproduire la même routine : sortir un disque, faire une tournée, sortir un disque, etc. On préfère quand l’exercice est moins classique et plus complexe.
Jean-Jacques : Nous cherchons à explorer de nouveaux horizons. Celui-ci,
cinématographique, est tout à fait inédit pour nous.

J : il s’intéresse à l’amour dans tous ses états. Finalement, c’est un bon moyen pour évoquer un sujet… différemment.
J-J : c’est un prétexte. Parler d’autre chose. De plus profond.

Sur la pochette figurent des personnages dans leur plus simple appareil. C’est une manière de promouvoir une idéologie naturiste, nudiste… ?

J : non, on a voulu que le projet reste cohérent en montrant l’affiche du film pour lequel on a composé la musique. Et on l’a reproduite sur la pochette.
J-J : être nu, dans la nature, c’est un retour aux sources. En fait, si on observe bien les personnages, ils portent tous des masques de nos visages. Ils nous réincarnent. Bien sûr, c’est un peu morbide…
J : la fin du film est proche et il reflète une forme d’évasion…

Une envie de retour à la nature ?

J-J : exactement.
J : le retour à tout ce qu’il y a de plus simple en nous, quoi.

En préambule à ce long métrage, vous citez une phrase d’Alfred de Musset, ‘Tout le réel pour moi n’est qu’une fiction’. Poète et dramaturge, il était un grand romantique, mais aussi un débauché et un alcoolique notoire, comme Rimbaud…

J : ta réflexion confirme qu’il s’agit bien d’une fiction. Sans trop dévoiler le scénario. Et ce choix communique davantage de saveur. Parce qu’on piste des alcooliques et des débauchés, pendant au moins une heure et demie.

Vous avez intitulé un morceau de l’elpee, « Divine Comedy ». Ce n’est quand même pas un clin d’œil adressé à Neil Hannon ?

J-J : non c’est plutôt un hommage au romancier Dante Alighier. A son œuvre littéraire.
J : du coup, cette référence résume un peu le film. La Divine Comédie. Une approche quand même globale...

Le premier titre du long playing, « Le culte », évoque un rite païen. Tribal. Celui des aborigènes australiens ?

J-J : c’est la secte des Tropics !
J : il a surtout été écrit pour le film. La scène est importante et le réalisateur nous avait demandé d’imaginer une musique qui corresponde à cet état d’esprit. Celui d’une secte. Nous sommes entrés en studio sans un seul riff, mais en se servant uniquement des souvenirs de souhaits émis par Jérôme. Mais on avait aussi envie de composer des chansons à la Tropics, parce qu’il en fallait pour l’album. Ce soundtrack est donc également devenu notre nouveau disque. Qui est enrichi par des tas d’autres morceaux, pour lesquels on a vraiment pu expérimenter. Le mot ‘Experimental’ prend ici tout son sens.

Ce qui explique sans doute aussi pourquoi un titre comme « Baby Bamboo » semble s’inspirer de Swans. Il est chamanique, obsessionnel et hypnotique, sauf en fin de parcours, lorsque des interventions de claviers vintage font leur apparition…

J-J : jamais trop apprécié la musique de Swans…
J. : tu vas découvrir ce morceau, et après on se fera une orgie de « Baby bamboo » (NDR : une pipe psychédélique ?) En outre, je suis le gourou de cette secte…

J’ai lu que dans le film, il y avait des répliques qui tuent.

J : en fait, non, il s’agit plutôt de phrases cultes.

Tout au long de « Straight to the top » et « Power of the fist », le spectre de Jon Spencer se remet à planer. Comme lorsque vous avez publié « Liquid love », long playing qu’il avait produit…

J-J : c’est l’aspect punk du groupe. La face destroy. Le côté Pussy Galore. Ce sont des morceaux qu’on a composés instinctivement, sans réfléchir. Tous les matins on bossait dans ce climat. Pendant une demi-heure à quarante-cinq minutes, on faisait n’importe quoi. Le riff vient ou pas, peu importe. Et on chantait ce qui nous passait par la tête, dessus.

Une forme de brainstroming ?

J-J : exactement ! Et puis, parfois quand on écoute, on se dit, ouais, ça marche, t’as entendu, c’est super. Mais c’est vrai qu’il y a cette énergie Blues Explosion, en plus.
J : et puis on les a laissés, tels quels. Même les voix. On chantait, « Power of the fist ».
J-J : tout était improvisé.
J : La puissance du poing. Lors d’un sport de combat. Le morceau est sorti naturellement et on n’y a plus touché. Et souvent quand tu composes, ce sont les premiers instants, les premières prises, qui sont magiques. Ces instants de magie, on voulait vraiment les capter.
J-J : Quand tu débarques avec des morceaux construits, tu perds quelque chose au moment où tu les enregistres. Des tas de trucs s’égarent en cours de route.
J : Le studio était un laboratoire sonore. On n’avait rien écrit. Toute la journée était consacrée à la recherche sonore. Et à expérimenter. Donc là on se retrouve, on joue, on est devant l’ordinateur. On écoute ce qu’on a fait, puis finalement, on n’en isole qu’une partie. On duplique, on rejoue dessus. Et on peut même ajouter un peu de synthé. On avait plein de matos, et on s’est laissé aller. Et finalement, au bout des sessions on disposait de 40 morceaux. Il a fallu faire le tri de toute cette masse de travail, et Jérôme y a participé. On n’a jamais été aussi productifs, alors qu’on est arrivés en studio, sans rien. Jérôme a pioché dans ce répertoire et s’en est servi pour le film. Il y a même plus de musique dedans, que sur le disque. On n’est pas parvenu à tout inclure.

Vous avez eu recours à une certaine forme d’écriture automatique ?

J : si on veut !
J-J : ce n’était pas intentionnel. C’est arrivé (NDR : près de chez vous ?)

« Ultra erectus » est un titre manifestement post punk, mais on y décèle des traces de r&b. A la limite on pourrait parler de r&b post punk.

J : il me fait plutôt penser aux années 90. A fond. A Lenny Kravitz (rires)…
J-J : à cause de ce côté fusion… ce morceau est encore complètement involontaire. Il n’a pas tellement sa place hors du film, en fait. Je n’aime pas le jouer en live (NDR : les musiciens de The Scrap Dealers débarquent et on se salue…) C’est un morceau qui me fait aussi penser à « Satisfaction » des Stones (NDR : il imite le riff). Oui, c’est vrai le côté r&b, tu n’as pas tort.

« Alas alas » est un slow. Curieux quand même, cette guitare surf et ces cris d’enfants qui semblent émaner d’une cour de récréation.  

J : tout à fait. J’habite à côté d’une école. J’ai emporté mon enregistreur et puis voilà. Les paroles évoquent la relation entre un papa et son fils.
J-J: c’est inspiré d’une séquence que j’ai vue dans « Interstellar ». Qui met en scène Matthew McConaughey. Au cours de ce film, il prétend qu’il deviendra le fantôme de ses enfants. Et c’est un truc qui m’a fort marqué. Le fait de savoir que tu seras le futur fantôme de tes enfants. Cela m’a brisé le cœur. Mais finalement, c’est le contraire qui se produit. Son enfant vieillit avant lui, parce qu’il voyage dans une autre dimension, etc.

Une bonne raison pour aller voir le film ?

J-J : très spécial. Inattendu. Riche. En même temps, trash. C’est un film qui va loin. Dans les tabous. Il brise beaucoup de tabous.

C’était l’objectif ?

J : non, pas vraiment, parce que le film s’est écrit au fur et à mesure de la tournée et Jérôme nous a suivis pendant les deux ans de ce périple. Et après, on a eu besoin d’un an de montage. Un an de boulot. Ca s’est fait comme ça, parce que nous on n’est pas des acteurs et il a fallu jouer la comédie, quoi. C’est vraiment un long processus. Comme réalisateur, il a vraiment été très bon, parce qu’il a nous a pris tels qu’on étaient. Pour créer une fiction qui est ultra réaliste. Ma mère y croyait dur comme fer. Mais après l’avoir vu, elle s’est dit : ‘ce n’est pas possible, je n’ai pas enfanté un monstre pareil’. Et à la fin, un élément remet tout à plat et on en conclut : ‘OK, je me suis fait avoir’. Même si je le dis, tu te feras quand même avoir.

Ce soir, on vous a demandé de reprendre l’hymne du festival, ‘Roots & Roses’. La cover devrait être psyché/noisy, enfin dans le genre.

J-J : psyché oui… noisy, certainement.
J : chaque année les organisateurs invitent un groupe à tenter l’exercice de style, et c’est tombé sur nous. Et la version qu’on va interpréter ce soir, n’est pas vraiment celle diffusée sur Internet.

(Photo : Ludovic Vandenweghe)

 Sortie de l'album "Spit'n'Split", ce 1er mai. Et à l'achat de l'album vous disposerez d'un code pour visionner le film, une seule fois, en streaming.

 

samedi, 29 avril 2017 19:48

Hidden fields

The Telescopes est une formation insulaire de shoegazing/psyché/space/noisy/rock qui a d’abord sévi de 1988 à 1992, publiant dans le style, deux opus incontournables (« Taste » et un éponyme) avant de se reformer en 2002. Dans l’intervalle, le chanteur Stephen Lawrie et la guitariste Joanna Doran ont sévi chez Unisex. Depuis cette reformation, le groupe en a gravé 5 autres, dont 4 bien moins shoegaze, mais davantage ouvert au trip hop, post rock et à l’électro ambient, avant d’en revenir à ses sources, grâce à « Hidden fields ».

Si ce nouveau long playing ne compte que cinq titres, le final « The living things » s’étale sur plus de 15 minutes. Une plage tentaculaire, viscérale, cathartique, sinistre, malsaine, rampante, marécageuse, transique, qui doit autant à My Blooody Valentine, Loop, Spacemen 3 que Jesus & Mary Chain. Si vous êtes accros au shoegazing, c’est sans doute le rêve ultime du bruit blanc. Sans quoi les autres pistes, qui vont le plus souvent au-delà de 5 minutes, valent leur pesant de noisy. Mais en moins post-apocalyptique. Disons qu’il servent de discours préparatoire, même si la voix de Lawrie est toujours aussi laconique et discrète, mais quand même bien présente. Mon feedback ? Impressionnant !

 

samedi, 29 avril 2017 19:44

Occult Architecture Vol 1

Moon Duo est donc passé d’un duo à un trio, suite à l’engagement du drummer John Jeffrey qui, jusqu’alors, se limitait à accompagner le line up en tournée. Et son nouvel opus, baptisé « Occult architecture » (NDR : le quatrième studio), constitue le premier volet d’un diptyque, dont la sortie du second est prévu cette année. Une œuvre conceptuelle qui repose sur le principe taoïste du Yin et du Yang.

Puisant ses sources à la fois dans le psychédélisme, la noise, l’électro indus, le post punk et le krautrock, la musique de Moon Duo invite Hawkwind, le Floyd, Wire, Suicide, Can ou Gary Numan. En grattant encore, on devrait y déceler d’autres références. Mais ce sont certainement, les plus tangibles.

Ce qui frappe d’abord dans la musique, c’est ce rythme implacable, hypnotique, fruit de la conjugaison entre électronique, boîte à rythmes et drums, sur lequel vient se greffer les parties de guitares, tantôt au bord du délire, gémissantes, distordues, lysergiques, effilées, trempées dans le fuzz ou aux riffs bien saignants (« The death set » lorgne ainsi carrément vers les Cramps), s’infiltrer les parties de claviers spectraux et se poser les vocaux éthérés de Ripley Johnson (NDR : il est également impliqué chez Wooden Shjips) ou/et de Sanae Yamada. 

Il y a une intensité à la fois ténébreuse et contrastée dans l’expression sonore de Moon Duo. Une grande complexité en constante évolution, malgré son aspect répétitif. Des paramètres ou si préférez des nuances qui communiquent une forme d’originalité à l’ensemble...

 

samedi, 29 avril 2017 19:43

America’s Velvet Glory

Il s’agit du deuxième opus de ce duo californien. Enfin établi à Los Angeles. Et il fait suite à « Forgetter Blues », paru en 2013. A la barre, le fondateur Lucas Fitzsimons (NDR : il est argentin) et Ryan Foster.

Le patronyme du band est emprunté au dieu païen dévoreur d’enfants imaginé par Alan Ginsberg, dans son poème ‘Howl’. Pas étonnant que la formation rêve de Beat Generation. Donc des sixties, au sein desquelles la musique des Molochs puise allègrement. Un peu comme Modern Lovers.

Bref, les 11 plages de cet opus sont épurées comme à cette époque dorée. Les sonorités sont vintage (guitare, orgue), même quand elles sont sculptées dans le psyché/folk ; et parfois, un harmonica vient traverser l’expression sonore. A l’instar de « No more cryin’ », probablement inspiré par le Butterfield Blues Band, mais qui aurait pu également figurer dans le répertoire des Beatles ou des Stones à leurs tout débuts. Encore que les compos les plus allègres me font curieusement penser au Them (NDR : oui, oui, pensez à « Gloria »). On a même droit à des guitares tintinnabulantes, dignes des Byrds sur « The one I love », et puis des traces de garage, probablement empruntées aux Seeds, dispersées ça et là. Sans oublier le final, « You never learn », un morceau dylanesque, mais trempé dans l’orgue Hammond, un peu comme à l’époque du Band. Un album rétro, mais particulièrement rafraîchissant.

 

samedi, 29 avril 2017 19:39

Colt

Trevor Montgomery aime brouiller les pistes. Il a ainsi milité chez Tarentel et a monté toute une série de projets depuis la moitié des nineties, dont Lazarus est probablement le plus notoire. Il a décidé d’en imaginer un nouveau, Young Moon, pour lequel, il vient de graver son deuxième elpee. Et il est tout aussi mélancolique que ses précédents essais. Faut dire que l’artiste a traversé de solides moments de déprime dus aux épreuves de la vie, et tout particulièrement ses échecs amoureux, qu’il déclare avoir soigné grâce à la pratique du yoga. Ce qui lui permet, à travers ses nouvelles compos, de laisser entrevoir, de belles lueurs d’espoir…

Sans quoi, la musique de Young Moon évolue dans un univers assez proche de The National, en moins électrique, le baryton de Trevor campant un hybride entre Matt Berninger et Bruce Springsteen. Le sens mélodique est soigné et l’instrumentation bien équilibrée. Il y manque juste un peu de frénésie. Une exception qui confirme la règle, « Perfect », un des deux meilleurs morceaux de l’album, le titre maître se distinguant par son aspect mélodique. Dommage, car l’ensemble tient vraiment bien la route.

 

mardi, 18 avril 2017 03:00

De la fumée, mais plus de feu...

La dernière fois que votre serviteur avait assisté à un concert de Jesus & Mary Chain, c’était en 1998. Presque 20 ans, déjà. Dans le cadre du festival de Dour. Et la prestation n’avait pas laissé un souvenir impérissable, les deux frères –probablement alors sous influence– étaient alors entrés en conflit. Cette année là, la formation avait quand même publié un album, intitulé « Murki ». Avant de se séparer en 1999. Après avoir monté des projets, chacun de leur côté, les frères Reid ont donc décidé de reprendre le cours de l’aventure en 2007. Se contentant de tourner, pour finalement quand même graver un septième opus, l’an dernier, baptisé « Damage & Joy », un disque qui a bénéficié de la mise en forme de Youth (Killing Joke).

En débarquant dans l’AB, vers 19h30, il y a à peine 200 personnes dans la salle. Curieux ! Heureusement, elle va se remplir progressivement. Et à 21 heures, elle est presque comble. Le set de Jesus & Mary Chain peut alors commencer…

Le supporting act est assuré par Tokota, un quatuor issu du Nord de la Belgique. Les deux gratteurs sont bien complémentaires et leurs cordes libèrent des sonorités pétillantes, cinglantes, dans l’esprit des Skids. Quant à l’expression sonore, elle oscille entre la pop (Mud Flow ?) et le blues. Malheureusement, le chanteur est loin d’avoir une voix inoubliable. Et ce n’est pas la choriste, venue renforcer l’équipe, en fin de parcours, qui va changer la donne. D’autant plus que sa voix est trop faible, pour faire une éventuelle différence… (Pour les photos, c’est ici)

C’est donc par « Amputation », une plage du dernier elpee, que le set de J&MC s’ouvre. Derrière le quintet, l’image de la pochette de cet opus, « Damage & Joy », est projetée ; et pourtant le concert ne va en retenir que quatre extraits, le reste du tracklisting puisant au sein de la discographie du band. William a les cheveux en pétard, bouclés, et est chaussé de lunettes. Sa six cordes est branchée sur deux baffles et amplis ‘Orange’. En léger retrait, mais au centre, le drummer trône sur une estrade. Le deuxième gratteur et le bassiste sont installés à gauche. Et Jim se plante au centre. Sa coupe de cheveux est, ma foi, plutôt classique. Il est filiforme. Réservé, il parle peu entre les morceaux. C’est d’ailleurs à peine si on entend ses propos. Sauf, quand il chante, d’une voix dont le timbre est toujours aussi velouté.

Les titres s’enchaînent. Depuis le bourdonnant « April skies » jusqu’au lancinant « Halfway to crazy », en passant, entre autres, par le doux amer « Between planets », l’hymne mortel « Blues from a gun », une compo soulignée de chœurs envoûtants, et le groovy « Mood rider ». Une choriste vient également rejoindre le band pour deux morceaux, mais elle n’a pas le charisme de Hope Sandoval… Des chansons mélodieuses, quoique noisy, qui s’écoulent plutôt paisiblement, en cascade, même si certaines se révèlent un peu plus caustiques. Sur l’estrade, les musicos sont plutôt statiques. La tension électrique est cependant permanente et propice au feedback. Les sonorités de cordes sont cristallines ou marécageuses. Ou encore véhiculent des accents fuzz voire surf. Quand elles ne lorgnent pas carrément vers Joy Division. Le son est puissant. Surtout dans la fosse. Les climats sont glaciaux, tourmentés et ténébreux. Spectraux parfois, même. Faut dire que l’écran de fumée y contribue. Mais la violence est intérieure. On est d’ailleurs loin de l’attitude dangereuse du punk que le combo incarnait en 1985. Et pourtant, les lyrics continuent de véhiculer des thèmes pour adolescents, comme la frustration, la romance pure et le sexe.

C’est lors du final que le show va enfin s’embraser et la tension atteindre son paroxysme. Grâce à une version agressive de « Reverence ». Après une longue intro instrumentale, presque post rock, l’assaut sonique est irrésistible. Et Jim en profite pour marteler son slogan, ‘Je veux mourir comme Jesus Christ’, lors du refrain. Le sommet du concert !

Il est dix heures, et le groupe s’éclipse. Or, le concert venait de prendre son envol. Cinq minutes d’attente, dans ces circonstances, c’est trop long. Le soufflé est retombé. Jesus & Mary Chain revient donc sur l’estrade pour un rappel entamé par un « Nine million days » (« Darklands »), au cours duquel on retrouve pourtant ces chœurs ‘rollingstoniens’ envoûtants, probablement par sympathie avec le diable. Et puis un « Just like honey » (quatre plages issues de « Psychocandy » lors de l’encore) à la beauté scintillante, qui va couler goutte à goutte comme du miel. Mais le charme est rompu. La fumée était encore bien présente, mais plus le feu… (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation)

Setlist

Amputation
April Skies
Head On
Far Gone and Out
Between Planets
Blues From a Gun
Always Sad
Mood Rider
Teenage Lust
Cherry Came Too
The Hardest Walk
All Things Pass
Some Candy Talking
Halfway to Crazy
Reverence

Encore:

Nine Million Rainy Days
Just Like Honey
You Trip Me Up
The Living End
Taste of Cindy

War on Peace

 

mercredi, 12 avril 2017 03:00

The J. Geils Band orphelin de son guide…

Considéré comme le leader du J. Geils Band, formation qu’il avait fondée en compagnie de l’harmoniciste Magic Dick et du chanteur Peter Wolf, le guitariste John Warren Geils Jr est décédé ce 11 avril 2017, apparemment de mort naturelle. Il était âgé de 71 ans. Le J. Geils Band a surtout rencontré du succès au cours des 70’s, grâce à son mélange de r&b, de blues et de rock, particulièrement nerveux et entraînant. Le combo va même s’essayer à la new wave, début des 80’s. Avant de se séparer au milieu de cette décennie, John embrassant même la profession de concessionnaire, au sein d’un garage spécialisé dans la course automobile. Son fils deviendra même pilote. Il reviendra régulièrement dans le circuit, mais musical, en formant notamment Bluestime, avec Magic Dick, en 1992, et enregistrant même un album solo de jazz, en 2005 ! Si le J. Geils Band a décroché un énorme tube en 1982, grâce à « Centerfold » (en écoute ici) , votre serviteur a longtemps été fasciné par un autre titre, moins connu, mais bien plus percutant : « First I look at the purse » (en écoute ).

RIP

 

 

 

vendredi, 14 avril 2017 21:17

Un 15ème album studio pour Wire

Intitulé « Silver/Lead », le nouvel album de Wire, est paru ce 31 mars. Il s’agit déjà du 15ème de la formation légendaire britannique. Il célèbre en même temps le 40ème anniversaire de ses débuts sur les planches. Des planches qu’il foulera ce 13 mai à l’Ancienne Belgique , en clôture d’un festival auquel participera également Raime, Blanck Mass, Dans Dans, Paper Hats, Onrust et Delvaux, sans oublier, en special guest The Fly avec Adam Wiltzie (Stars Of The Lid).

https://soundcloud.com/wirehq/02-short-elevated-period