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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 23 août 2016 03:00

W-Festival 2016 : mardi 23 août

Le W-Festival se déroule au milieu des champs. A Wortegem-Petegem, c’est-à-dire quelque part entre Audenarde, Deinze et Waregem. Et il se consacre essentiellement à la synth wave, l’electro dance et le post punk. Pour y parvenir, c’est quand même la galère. Aucun panneau indicateur spécifique ne vous dirige vers le site, et le GPS ne renseigne pas de destination ‘Den Brandenwiijn’. Ce n’est qu’après avoir sillonné les routes de campagne, en long et en large, qu’on arrive enfin à bon port. Au milieu de parcelles agricoles, où la moisson vient sans doute d’être achevée. Coup de bol, il ne pleut pas, car sur ces terres, le sol est encore relativement meuble, donnant l’impression de marcher sur des sables mouvants. Un parking y a été aménagé. Après les contrôles d’usage, on pénètre au sein d’un espace particulièrement bien aménagé. Le podium est impressionnant. Il y a du plancher qui couvre le sol sur tout le site et des chapiteaux, dont la plupart sont en structure pyramidale, y sont plantés autour. Judicieusement. Un plus grand a même été érigé à une cinquantaine de mètres face à la scène principale… au cas où il pleuvrait. 

En débarquant à 16h05, le set de Heaven 17 vient de commencer. Donc pas eu le loisir d’assister à ceux de The Serious Five, Portrait et De Brassers. Dommage pour ces derniers, car son style qui oscille de PiL à Wire, en passant par The Clash, The Damned et Joy Division mérite qu’on s’y intéresse.

Bref, revenons à nos moutons. C'est à l’issue de la scission de Human League que Heaven 17 est né. Le leader Phil Oakey et Phil Wright prendront la destinée du premier, alors que Glenn Gregory, Martyn Ware et Ian Craig Marsh fonderont le second. Depuis, pas mal d’eau a passé sous les ponts et Ian a abandonné le navire. Malgré quelques hits notoires, le combo est toujours un peu resté dans l’ombre de sa ligue humaine. En outre, il lui a fallu 17 ans, pour qu’il se décide à se produire en ‘live’ (NDR : en ne tenant pas compte des show télévisés, bien sûr). Ce sera en 1997. Et c’est surtout à travers ses vidéos et les pochettes de ses albums qu’il va véritablement s’illustrer. Des clips qui véhiculent le plus souvent des messages politiquement engagés…

Ils sont 5 sur les planches. Soit deux claviéristes (NDR : qui se servent de ‘Roland Fontana’ identiques, excusez du peu), dont Marty Ware, et deux choristes plutôt sexy ainsi que le chanteur Glenn Gregory. Souriant, il a la boule à zéro. Le son est excellent. Et le quintet va nous réserver une chouette prestation au cours de laquelle il va rendre un hommage à David Bowie, en interprétant son « Boys keep swinging »…

Green Gartside n’est pas davantage un adepte des planches. Ainsi, de 1980 à 2006, il n’a accordé aucun concert. Et pourtant, cet artiste a exercé une influence certaine sur de nombreux artistes. Et tout particulièrement sur Beck. Mais aussi Kurt Feldman (The Pains of Being Pure at Heart) et plus que probablement George Michael voire même Prince. Mais ici les avis des spécialistes divergent.

Quoi qu’il en soit, Scritti Politti va nous réserver un set partagé entre compos récentes et tubes, dont les inévitables « Absolute », « Wood Beez » et le plus reggae « The sweetest girl ». Green est soutenu par un préposé aux drums électroniques, un claviériste et un guitariste. Lui-même se consacre à la gratte. Il dispose d’un pupitre devant lui, mais –et c’est particulièrement cocasse– les feuilles qui lui servent d’aide-mémoire s’envolent au gré du vent ; un roadie s’évertuant à y remettre de l’ordre, à plusieurs reprises. Le son est nickel. Peut-être un peu trop puissant, quand même. Et falsetto, la voix de Gartside est d’une douceur infinie. La musique oscille entre synthpop, reggae, hip hop et soul ; mais si le concert s’avère agréable, il n’est guère interactif et finalement, on comprend mieux pourquoi Scritti Politti est considéré comme un groupe essentiellement de studio…  

Chanteuse de Kosheen, Sian Evans est très peu populaire au Sud de la Belgique. Grande fan de Joni Mitchell, elle rencontre cependant un énorme succès en Flandre, aux Pays-Bas et en Angleterre. A l’origine, Kosheen était une formation de musique électronique, mais son mélange de rock, de hip hop, de blues de drum n’ bass et folk est devenu de plus en plus organique, au fil du temps. Ainsi, sur les planches, elle est soutenue par un contrebassiste, un claviériste, un drummer, un guitariste (il se sert d’une sèche amplifiée) et de deux choristes. Et franchement, non seulement Sian a du coffre, mais c’est une fameuse showwoman. Elle invite la foule à frapper dans les mains et arpente l’estrade de long en large. Superbe, sa voix me fait parfois penser à celle de Joan Baez. Avant d’attaquer « All in my head », elle enfile une chasuble de couleur turquoise aux motifs fleuris. Mais sur ce titre plus blues, elle pousse ses inflexions vocales à la manière d’une Janis Joplin. En fait, c’est sa voix qui donne l’essentiel du relief à une musique qui malheureusement en manque singulièrement...

Place ensuite à Marc Almond. Tout de noir vêtu et chaussé de lunettes fumées (NDR : qu’il ôtera après quelques morceaux), il grimpe sur l’estrade lorsque tout son backing group est bien installé. Soit un guitariste, un drummer, un claviériste et deux choristes (NDR : une noire et une blanche). Et manifestement, il a l’air de tenir la forme. Et puis sa voix est intacte. Enfin, il fait constamment le show, par exemple en tendant le micro vers la foule pour qu’elle reprenne les refrains, les ‘sha la la la la’ ou encore les ‘woh woh woh’. Il arpente également l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, selon). Frappant des mains ou incitant l’auditoire à l’accompagner dans ses gestes. Et la foule s’exécute avec enthousiasme. Elle se met même à dodeliner de la tête, à chanter et même à danser. Des moments d’émotion traversent votre serviteur à l’écoute de « Bedsitter », « Tears run rings » ou encore « Torch ». Sans oublier l’incontournable « Tainted love », le hit de Soft Cell. En fin de parcours, il n’oublie pas sa version galopante du « Jacky » de Brel. Et achève le show par un titre au cours duquel il échange vigoureusement ses vocaux avec les choristes. Il va bien sûr recueillir des acclamations nourries. Et il le mérite amplement. Franchement, je n’imaginais pas un tel show de la part d’un artiste qui aujourd’hui tente de nouvelles expérimentations…

Ex-Joy Division et ex-New Order, Peter Hook a donc monté son propre groupe, The Light. En compagnie de David Potts à la guitare, de son fils, Jack Bates, à la basse, d’Andy Poole aux claviers et de Paul Kehoe aux drums. Mauvaise nouvelle, ce dernier n’est pas arrivé à destination. Il dispose probablement du même GPS que le mien (?!?!?). Résultat des courses, le claviériste doit aussi se charger de la boîte à rythmes, qu’il manoeuvre en se servant d’un pc portable. Deux basses dans la même formation, c’est plutôt rare ; et c’est ce qui fait le charme du combo. Mais également la guitare, dont les accords bien cinglants sont dignes de ceux dispensés par Phil Cunningham. Car pour le reste, on a quand même le droit d’être frustrés. Bien sûr, les morceaux proposés sont essentiellement puisés dans le répertoire de Joy Division ou des débuts de New Order (« Thieves like us », « Your silent face », « Subculture » « Blue Monday », « Isolation », « She’s lost control », etc.) ; et à l’écoute de ces classiques, on est envahi pas un sentiment de nostalgie. Peter se sert épisodiquement d’un clavinet, qu’il a placé dans un sac accroché à son pied de micro. Malheureusement, la voix de Peter est trop limitée. N’est pas Ian Curtis ou Bernard Summer qui veut. En fait, on a l’impression de goûter à un plat réchauffé. En outre, le set tire bien trop en longueur. Et n’apporte strictement rien de neuf. Peter aurait tout intérêt à engager un bon chanteur, et à oser la différence, s’il ne veut pas voir mourir son projet, à court terme…

Pas vraiment fan d’Alphaville, votre serviteur décide de rentrer à la maison ; et c’est Wim, notre photographe, qui lui a rapporté ses impressions. Un concert au cours duquel le groupe (un drummer, une bassiste, un guitariste, un claviériste et bien sûr Marian Gold au chant) a accordé un set particulièrement énérgique, bénéficiant d’un superbe light show, et tout particulièrement tout au long du hit « Big in Japan », la toile tendue derrière le band reproduisant des images de mangas (« Juliette je t’aime », « Cat’s eyes »), des signes en écriture japonaise ou des tracés géométriques bien nippons, sur fond de lumières rouges. Et selon notre collaborateur, la foule a beaucoup apprécié le show exécuté par le band allemand.

Bref, pour une première, on peut considérer que le W-festival a été une réussite. A taille humaine, il doit avoir attiré plus ou moins 2 000 festivaliers, pour la plupart des quinquas, dont le comportement a été vraiment exemplaire, car ils étaient venus pour faire la fête. Un public au sein duquel on a recensé de nombreux francophones. L’an prochain, faudra peut-être prévoir une autre bière que la pils (NDR : décidément, la blanche n’a pas beaucoup de crédit au Nord du pays), un vin rouge potable (à 4€ le verre, c’est un minimum) et de la nourriture un peu plus variée (entre les frites ou les pizzas, il n’y avait guère d’autre choix). Enfin, si l’organisateur cherche d’autres vieilles gloires qui ont marqué les eighties, tout en ne risquant pas trop de grever son budget, il pourrait penser à D.A.F., Gang of Four, Modern English, Wire et And Also The Trees. Enfin, si ces groupes sont alors encore bien en activité. Ce n’est qu’une suggestion, qui en vaut bien d’autres ; mais franchement, fallait oser un tel festival !

(Organisation : W-Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

mercredi, 24 août 2016 20:41

The Mystery Lights

Daptone, label notoire pour héberger des artistes de soul, jazz, funk et reggae (Sharon Jones &The Dap-Kings, Charles Bradley, etc.), a donc décidé de créer une succursale rock. Baptisée Wick, elle devrait ravir les aficionados de rock garage 60’s et de punk 70’s.

The Mystery Lights en est la première signature. Etabli à Brookyn, ce combo est issu de la Californie. En fait, il souhaitait sortir d’un microcosme peu favorable au style musical qu’il pratique. Soit du punk/rock/psyché/garage. Car quand on écoute son premier elpee, on ne peut s’empêcher de penser aux compiles ‘Nuggets’ et ‘Peebles’. Pensez à Chocolate Watch Band, Electric Prunes, aux Seeds ou encore à 13th Floor Elevator. Et pourtant, quoique revivalistes, les compos sont franchement bien torchées. Les guitares sont généreusement fuzz et les interventions du clavier Fafisa rappellent instantanément celui utilisé chez les Fleshtones. En outre, analogique, la production respecte parfaitement l’esprit vintage de ce style musical. Les esprits chagrins vont sans doute reprocher au quintet de vampiriser les sixties. Ce n’est pas tout à fait faux ! Mais c’est toujours plus jouissif que d’entendre toutes ces formations ou artistes se prostituer à l’électro, parce que c’est dans l’air du temps. Et honnêtement, en écoutant ce disque, votre serviteur a pris son pied. Que demande le peuple ? Et pour écouter le disque, c’est ici 

 

mercredi, 24 août 2016 20:38

Hula Hoop

Après avoir publié deux Eps en 2013 et 2014 (NDR : intitulés respectivement « Into the Dawn » et « Violence In The Flowers »), East nous propose son premier elpee, « Hula Hoop ». Si les deux premiers essais avaient été enregistrés en duo, cet opus a été concocté sous la forme d’un trio. Et pour cause, Nicolas Del à rejoint Olivier Leclerc et Christophe Raffin depuis 2015.

Manifestement les Lyonnais sont hantés par les eighties ; en l’occurrence la cold wave, l’indus et le post punk. En vrac, on pourrait citer, parmi leurs influences, Cure (« Seventeen seconds »), Neon Judgement (pensez à « Awful Day »), Human League (« Reproduction »), Tones on Tail (davantage que Bauhaus, parce que plus dansant), D.A.F. (pour les passages robotiques) ainsi que Joy Division (NDR : la ligne de basse mais pas la voix). Mais la liste est loin d’être exhaustive. Les sonorités de guitare sont limpides, chatoyantes, un peu comme chez Sad Lovers & Giants, ce qui allège une expression sonore qui ne lésine pas sur les boucles pour entretenir des rythmes martiaux au cœur d’un climat profondément dark. Une seule compo en français, « Tes hanches » ; et elle ne dénote pas dans un ensemble qui tient la route, mais dont les références ne sont pas encore suffisamment digérées pour faire la différence. A suivre, donc…

 

lundi, 22 août 2016 13:45

We can do anything

Fondé en 1980, Violent Femmes est responsable de deux albums culte. Tout d’abord un éponyme publié en 1982 et « Hallowed ground », deux ans plus tard. Dépouillée et essentiellement acoustique, sa musique campe alors un mélange entre post punk, rock, folk et country. Quant aux textes, tant humoristiques que sarcastiques, ils traitent aussi bien de la frustration sexuelle, de la Bible que de la souffrance, tout en restant résolument ancrés dans la culture sudiste. 

Après avoir gravé ces deux opus incontournables, Violent Femmes va connaître un parcours plus chaotique, malgré la sortie de l’excellent « Why do birds sings », en 1991 ; et finalement, il va se séparer suite à une mésentente entre Gano et Brian Ritchie, pour des questions de droits d’auteur. Mais c’est souvent le cas, faute de ressources, il se reforme en 2009, Victor De Lorenzo ne revenant que quelques mois, avant de céder le relais au drummer de Dresden Dolls, Brian Viglione, reparti depuis.

Mais venons-en à ce nouvel opus, « We can do anything », qui sort 16 ans après « Freak Magnet » (NDR : les long playings parus entre-temps, ne sont que des compiles). La plupart des morceaux qui figurent sur cet LP dormaient sur des cassettes non explorées. Ils ont été récupérés, avant d’être retravaillés, en studio, entre Nashville et Brooklyn, sous la houlette d’un vieux pote, Jeff Hamilton. Lors des sessions, le trio a également reçu le concours de Horns Of Dilemma aux cuivres (NDR : sur certains titres) ainsi que de Kevin Hearn (Barenaked Ladies) qui se consacre à l’accordéon, au banjo, au cajón, à la guitare et aux claviers.

La voix déglinguée, nasillarde, si caractéristique de Gano, est intacte. Encore que sur « Issues », sinusoïdale elle me fait plutôt penser à celle de Tim Booth (James). La ligne de basse toujours aussi caoutchouteuse. Et les accords de gratte ont conservé ce feeling grinçant. Mais l’ensemble est quand même fort décousu. Des point forts ? L’excellent « Memory », qui rappelle (?!?!)… Violent Femmes. La polka « I could be anything », digne des Pogues. On croirait même qu’elle a été immortalisée dans un pub. « What you really mean », une jolie chanson signée par la sœur de Gano. Parfois le spectre de Gun Club (« Holy ghost ») voire de 16 Horsepower (« Travelling solves everything ») se met subrepticement plane. C’est sans doute encore dû à ce fameux syndrome du Sud maudit.

 

lundi, 22 août 2016 13:43

Chaosmosis

Bobby Gillepsie est un caméléon, c’est une certitude. Il est capable de s’adapter à tous les styles. De la pop au rock, en passant par le psychédélisme, le gospel, le punk, l’acid house et bien sûr l’électro qui domine le dernier elpee de Primal Scream (NDR : le onzième !). Enfin plutôt la synth pop, abordée le plus souvent dans l’esprit de Soup Dragons, The Farm et surtout New Order. Même que la voix de Bobbie emprunte parfois le timbre vocal falsetto de Bernard Summer. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours d’une brouette de collaborateurs, dont les soeurs Haim et Sky Ferreira, sans oublier Bjorn Yttling de Peter Bjorn and John, à la coproduction.

Le résultat est plus que mitigé. Pourtant, le titre d’ouverture, « Trippin’ on you love’, nous replonge dans le Madchester des Happy Mondays. Et il est superbe. Survitaminé, complexe, menaçant, « When the blackout meets the fallout » baigne dans l’électro indus. Et bien souligné par des chœurs (‘Hallelujah’), « Golden rope » en revient à un format plus rock, plus rollingstonien ; il est même traversé par un excellent solo de saxophone. C’est dans ce style que votre serviteur préfère la formation. Puis rideau. Ballade acoustique élégiaque, « Private wars » aurait ainsi pu figurer au répertoire d’un groupe de metal quelconque. Et le reste ne vaut pas tripette. Mieux vaut donc ne pas trop s’étendre sur le reste, même si parfois les spectres de Yazoo, d’Indochine voire de Patrick Juvet sont très susceptibles de planer…

 

Las Kellies est une formation féminine issue de Buenos Aires dont la musique s’inspire à la fois du garage, du shoegaze, du psychédélisme, de la new wave, du post punk et du rock, naviguant quelque part entre ESG, Thee Oh Sees et Delta 5. « Friends & Lovers », son nouvel elpee, paraîtra ce 14 octobre 2016. Drivée par Silvina Kelly et Cecilia Kelly, le line up vient d’accueillir une nouvelle membre, la bassiste Manuela Ducatenzeiler. Et elle participera à la tournée européenne du trio prévue pour cet hiver.

Pour voir la vidéo de « Summer Breeze », un extrait de cet opus, c’est ici

 

 

 

 

mercredi, 17 août 2016 20:17

Leonard Cohen de plus en plus sombre…

Al’âge de 82 balais, Léonard Cohen sortira un nouvel album cet automne. Produit par son fils, Adam Cohen, il s’intitulera « You want it darker ». Ce sera son 14ème studio.

Tracklisiting

1. “You Want It Darker”
2. “Treaty”
3. “On the Level”
4. “Leaving the Table”
5. “If I Didn’t Have Your Love”
6. “Traveling Light”
7. “Seemed the Better Way”
8. “Steer Your Way”
9.  String Reprise/ Treaty

http://www.leonardcohen.com/

 

Ce 7 octobre 2016 paraîtra le nouvel album de Green Day, « Revolution radio ». Il s’agira de son 12ème studio.

Produit par Green Day et enregistré à Oakland, il réunit des hymnes rongés par la complexité et l’incertitude de la vie contemporaine « Bang Bang », c’est son premier single ; et il fait l’objet d’une vidéo (voir ici)

Tracklisting

1. Somewhere Now
2. Bang Bang
3. Revolution Radio
4. Say Goodbye
5. Outlaws
6. Bouncing Off The Wall
7. Still Breathing
8. Youngblood
9. Too Dumb To Die
10. Troubled Times
11. Forever Now
12. Ordinary World

http://www.greenday.com/

 

 

La 15ème édition du Brussels Summer Festival a débuté ce vendredi 5 août. Quatre jours plus tard, la Madeleine accueille Fishback, Sage et Jay-Jay Johanson alors que le Mont des Arts a programmé My Diligence, Luke et Hubert-Félix Thiefaine. C’est pour la seconde affiche que votre serviteur a optée.

En débarquant sur le site, My Diligence termine son show. Le chanteur/guitariste harangue la foule, afin de la décoincer. Le drummer martèle ses fûts comme un malade. Mais la musique proposée assomme l’auditoire au lieu de la booster. Le son est bien trop fort. Evidemment, le band bruxellois –réduit à un trio– n’a pas la réputation de faire dans la dentelle. Faut dire qu’il reconnaît pour influences majeures Queens of The Stone Age, At The Drive-In, Wolfmoher et Clutch (NDR : c’est indiqué sur son bandcamp) ; mais le résultat est bien trop brouillon et musclé pour convaincre le mélomane lambda…

Luke est un groupe bordelais, que votre serviteur avait découvert en 2005, dans le cadre du festival de Dour. Un concert qui ne lui avait pas laissé un souvenir impérissable. Trop confus et sans véritable ligne de conduite, malgré des textes intéressants et engagés. Logique donc que l’a priori soit défavorable. Thomas Boulard ouvre judicieusement le set par « Solitaires ». En solo, of course. Sa voix est écorchée et le plus souvent déclamatoire. Il est armé d’une guitare ‘Flying V’. Mais dès que son backing group –impliquant un second gratteur (qui se sert d’une Gibson Explorer), un bassiste et un drummer– le rejoint, on est à nouveau soufflé par la puissance du son. Constat cruel : « C’est la guerre ». C’est le cas de le dire ! A croire que l’ingé-son est sourd d’une oreille et n’entend pas de l’autre. D’ailleurs, étouffées par le flux sonore, les paroles ne sont pas toujours compréhensibles. Dommage, car franchement, non seulement la musique est bien plus riche et fluctuante que dix ans plus tôt ; mais implacables, les lyrics collent bien à l’air du temps. Derrière le quatuor, quatre panneaux en aluminium frémissent en réfléchissant le light show. Il y a même des gyrophares sur les amplis. Revendicateurs, les titres défilent : le révolté « Indignés », le très punk « Soledad » (‘Souris aux flammes, la tête en arrière’), « Quelque part en France », un pamphlet qui vilipende le FN coupable de semer la haine (‘Cher pays de mon enfance, ça pue la flamme, ça sent l'essence), moment au cours duquel les lasers se colorent de bleu, de blanc et de rouge, le frénétique « Rock’n’roll », « Rêver tue », « J’veux être un héros », qui remet en question les pseudo valeurs cultivées par une certaine jeunesse ; et en finale « Discothèque ». Des titres acides qui transpirent la révolte et la rage. Thomas communique beaucoup avec le public. Il lâche ‘Merci de rester vivant’, suite aux attentats terroristes. Se plaint qu’on a même plus le temps de mourir. De la bêtise humaine. De l’individualisme. Du néo-libéralisme. En vrac. Musicalement, la musique oscille entre celle de Trust et de Noir Désir. Un spectateur a brandi un panneau sur lequel on peut lire ‘Je suis ton père’ (référence à Luke, le fils de Dark Vador, dans la saga ‘La guerre des étoiles’), une spectatrice, un autre, qui proclame ‘Luke, oublie le reste du monde et viens chez moi’). Pourtant, nonobstant le volume sonore, le set a vraiment convaincu l’auditoire, y compris votre serviteur, complètement scotché…

Place ensuite à Hubert-Felix Thiefaine. Il monte sur l’estrade vêtu d’un pantalon en cuir jais, d’une veste et d’une écharpe de couleur grise, qu’il dénouera rapidement pour s’en débarrasser. Tous les autres musicos sont également habillés de noir, les deux gratteurs –Alice Botte et le fils d’HF, Lucas– portant un t-shirt à l’effigie du symbole de l’artiste, le corbeau. Le backing group implique également le claviériste/guitariste Christopher Board, le batteur Bruce Cherbit et le bassiste Marc Perier. Le concert s’ouvre par « En remontant le fleuve ». Le son est nickel. Le drumming est profond. La setlist est puisée dans l’ensemble du répertoire de l’artiste. Qui s’étale sur 45 années. Le Dolois a d’ailleurs fêté ses 68 balais, en juillet dernier. Il rend hommage aux écrivains de la ‘beat generation’ à travers « Errer Humanum est », exprime sa crainte du nucléaire (« Alligators 427 »), évoque la peste rouge qui avait remplacé la peste brune à Varsovie (« Karaganda »), à la fin de la guerre 40-45, ou fait le procès des réseaux sociaux sur « Mediocratie » ; mais surtout nous régale de sa poésie élégiaque, ironique, ténébreuse et rebelle. La foule semble cependant figée, tant par ses mots que la musique. Et tout particulièrement tout au long de « Confession d’un never-been » (‘J’ai volé mon âme à un clown’), « 113ème cigarette sans dormir » (‘Je vis à m’en faire crever’) et en finale « Resilience zéro » (‘On n’oublie jamais nos secrets d’enfant, on n’oublie jamais nos violents tourments’), une chanson qui aurait pu figurer au répertoire de Dominique A. La température extérieure est de plus en plus glaciale et on voit de nombreux spectateurs (NDR : pas mal de quinquagénaires et de sexagénaires, quand même) enfiler une petite laine. Thiefaine se réserve en solo et à la sèche « Je t’en remets au vent », une chanson qui semble hantée par Raphaël, et puis n’oublie pas le tellement beau et terriblement contagieux « La ruelle des morts ». Chacun dans leur style, les deux gratteurs sont particulièrement complémentaires. Celui d’Alice arrache et brille de mille feux, alors que le toucher de cordes de Lucas est à la fois subtil et plutôt atmosphérique, même si les deux musiciens s’autorisent de temps à autre des envols audacieux. Ainsi, en rappel, l’électricité dispensée tout au long de « Les dingues et les paumés » se révèle tour à tour brinquebalante ou gémissante, alors que le piano crée la trame hypnotique. Avant que l’incontournable « La fille du coupeur de joints » ne vienne clore définitivement le spectacle, un morceau que le public entonne en chœur, a cappella. Espérant un nouvel encore, il reprend une deuxième fois les paroles de cette chanson, mais en vain.

Dehors, il fait de plus en plus froid. En regagnant ses pénates, on va même rencontrer la pluie. Mais avec le souvenir de deux concerts mémorables…

My Diligence + Luke + Hubert-Felix Thiefaine

(Organisation : BSF)  

 Voir aussi notre section photos ici

 

samedi, 06 août 2016 17:56

Warpaint relève la tête !

« Heads up », c’est le titre du nouvel opus de Warpaint qui paraîtra ce 23 septembre. C’est le fidèle Jacob Bercovici qui s’est chargé de la production. Bien qu’évoluant dans l’univers de la pop alternative, cet elpee a davantage eu recours à l’électro. La guitare est toujours bien présente, mais elle est moins mise en exergue. Pour le concocter, la formation confesse avoir puisé ses influences chez Björk, Janet Jackson, Kendrick Lamar et Outkast.

Track listing

1. "White Out"
2. "By Your Side" 
3. "New Song" 
4. "The Stall"  
5. "So Good" 
6. "Don't Wanna" 
7. "Don't Let Go" 
8. "Dre" 
9. "Heads Up" 
10. "Above Control" 
11. "Today, Dear"  

Pour voir le clip du single “New song”, c’est ici 

Warpaint se produira dans le cadre du Pukkelpop, ce 18 août.