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Ozark Henry connaît la musique Parker…

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Epica - 18/01/2026
Stereolab
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 10 mai 2016 14:17

Me and Mister Jones…

A l’issue du concert accordé par And Also The Trees, le 31 mars dernier, à l’Os à Moelle, une petite interview avait été programmée en compagnie de Simon Huw Jones, le chanteur du groupe. L’occasion de parler de son nouvel album, « Born into the waves » (voir chronique ici). Et puis des derniers événements liés à la vie de la formation. Vu le nombre d’aficionados qui souhaitaient tailler une bavette avec les musicos, nous avons alors décidé de la réaliser un peu plus tard, par e-mail. En voici le contenu.

Pour enregistrer « Born into the Waves », vous vous seriez inspirés de vos visites en Europe de l’Est et au Japon. Ont-elles marqué davantage votre musique ou les textes ? Ou les deux ? Peut-on en savoir davantage ?

shj - Ce sont deux voyages différents plutôt qu’une tournée. Si vous êtes capables d’oublier le côté conneries rock’n’roll liées à la ‘route’, ils peuvent susciter l’inspiration. Nous avons toujours été fortement influencés par notre environnement. Et tout d’abord par celui, rural, du Worcestershire où nous habitions ; mais quand nous avons commencé à tourner sur le continent européen, ces périples ont coloré notre musique et mes paroles également. « Slow Pulse Boy » et « The Street Organ » ont été influencés par des séjours en Belgique, au cours des premières années, par exemple. Le son de guitare de Justin s’est inspiré par ceux accomplis en Italie, en Europe de l’Est et aux USA…

Ainsi, pour cet album, nous avons été influencés, il est vrai, par nos voyages en Ukraine, Roumaine, Lituanie et au Japon… c’est autant subliminal qu’intentionnel, cependant. Notre processus d’écriture dans son ensemble est d’ailleurs assez subliminal. La musique et les mots vont assez bien de pair ; c’est-à-dire que ce qui influence la musique influence les mots. La musique d’abord. La musique vient toujours d’abord et trace la voie…

Un groupe qui s’appelle And Also The Trees et accueille le chanteur de Dead Forest Index (Andy Sherry), c’est quand même paradoxal. Et pourquoi pas la prochaine fois, n’inviteriez-vous pas celui du groupe américain Woods, Jeremy Earl ?

shj - Une autre coïncidence, c’est que A Dead Forest Index réunissent deux frères, comme Justin et moi ; et ils ont aussi vécu dans le Worcestershire au cours de leur enfance et… nous ne nous connaissions pas avant de nous rencontrer au Festival de Leira, au Portugal, l’été dernier. Mais le plus incroyable, c’est que nous avons apprécié la musique l’un de l’autre. 

Vous avez assuré le supporting act de Cure, dernièrement, à Londres. C’était un peu des retrouvailles. Il n’y a pas eu de jam en fin de spectacle ?

shj - Un jour, alors que j’étais adolescent et ivre, je suis monté sur les planches et j’ai jammé avec un groupe au sein duquel militait un ami ; un ancien membre du groupe rock psychédélique, The Move. Le matin suivant, ce souvenir m’a tellement embarrassé, qu’il m’a presque tué ; et cet épisode me cause encore occasionnellement des cauchemars. Evidemment, j’ai décidé de ne plus jamais participer, dans le futur, à de telles expériences.

C’était chouette de retrouver Robert Smith et Simon Gallup, à nouveau. Il y avait tellement longtemps qu’on ne s’était plus vus. Les concerts étaient épatants et ces quelques jours passés ensemble se sont révélés fantastiques. 

Sur « Season & the Storm », « The Sleeper » et « The Skins of Love », le son des claviers me rappelle celui de Genesis à l’époque de l’album « Trespass ». Est-ce une coïncidence ?

shj - Il n’y a pas de claviers sur ces chansons. Ce que tu entends, c’est la guitare de Justin. Quand il a commencé à jouer, un idée lui trottait dans la tête, celle d’en jouer en la faisant sonner le moins possible comme une guitare. C’est ce qu’il continue de réaliser, et avec succès.

Nous n’avons jamais été des fans de Genesis et ne connaissons pas la chanson à laquelle tu fais référence ; pas que nous ne les aimons pas, mais parce que nous n’avons jamais accroché à sa musique.

Lorsque le tempo devient offensif, « Bridge me rappelle le « One of these Days » du Pink Floyd. Vous avez écouté en boucle des disques de musique progressive, lors des sessions d’enregistrement ?

shj - Nous connaissons l’album 'Meddle', mais nous ne l’avons plus écouté depuis longtemps. Ainsi, ce n’est pas une influence. Nous ne cherchons pas à puiser une influence directe dans la musique des autres groupes.

D’après ce que j’ai pu lire, Paul Hill fabrique des percussions à l’aide de cylindres, percus qu’il utilise, apparemment, sur l’instrumental « Naitö-Shinjuku » ? Il en fabrique souvent des instruments insolites ?

shj - Paul a fabriqué des drums à l’aide de pots de colle industriels et les a accordés en y forant des trous. Il aime toujours fabriquer des trucs –pas forcément des instruments– qui ressemblent davantage à des sculptures ou des inventions folles. Il a créé un appareil baptisé Zoetrope qui projette des dessins animés en utilisant des miroirs et des lampes. Je suis sûr que qu’il sera très utile à l’avenir.

 « Hawksmoor & the Savage » et « Seasons & the Storms » sont deux superbes compos Mais certains confrères estiment que si elles avaient été plus longues, elles seraient devenues sublimes. Partagez-vous cette critique ou simplement aviez-vous l’intention de créer un manque, pour leur donner davantage d’intensité ?

shj - Pour nous, elles semblaient avoir la bonne longueur. Je ne les ai jamais imaginées plus longues. Mais ces observations ou critiques sont malgré tout intéressantes.

Plusieurs chansons de l’album parlent de l’amour sous sa forme la plus pure, par opposition à la haine. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce sujet ? Ne penses-tu pas que suite aux attentats terroristes perpétrés à Bruxelles, elles collent plus que jamais à l’actualité ? 

shj - Le premier pas vers l’écriture de l’album est arrivé quand Justin m’a présenté quatre morceaux de musique à la guitare, qu’il avait écrits, ajoutant qu’il s’agissait d’histoires d’amour issues de différentes parties du monde. Et le concept de l’histoire d’amour, de la chanson d’amour, a été omniprésent tout au long du processus. Je l’ai aimé et ai commencé à décrire ces différentes personnes issues des quatre coins de la terre avec cette même émotion commune. Curieusement cependant, elles sont souvent apparues solitaires et dans des grands espaces ouverts. Ainsi, j’ai observé ou contemplé l’amour dans quelques-unes de ces formes les plus diverses et recherché certains de leurs fils conducteurs dans la musique.

Apparemment, ces derniers temps, vous multipliez les projets personnels. Peut-on en savoir davantage ?

shj - Et bien, je travaille encore sur un second opus en compagnie de Bernard Trontin des Young Gods… Nous l’appellerons « November » et l’enregistrement est terminé. Il nous reste à le mixer, maintenant. J’ai aussi bossé en compagnie d’Olivier Mellano, un guitariste et compositeur français, sur un énorme projet commissionné par l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Justin a joué récemment sur l’album de Marc Almond… Mais ce sur quoi nous sommes le plus focalisés pour l’instant, c’est le projet 'Brothers of the Trees', au cours duquel Justin et moi retravaillons des chansons d’And Also The Trees et pour lesquelles nous souhaitons parfois inviter des musiciens… et pour être ouvert à l’improvisation, peut-être du ‘spoken word’ et même des reprises jusqu’à un certain point, si nous estimons qu’elles recèlent quelque chose d’original ou d’amusant.

Le titre de l’album, « Born into the waves », a-t-il une signification particulière ?

shj - Le titre émane des paroles de « The Skeins of Love ». Il colle bien avec l’illustration de la pochette comme avec l’atmosphère musicale générale. Mais il est aussi ambigu.

Qui est Maësharn (« Your guess) ?

shj - Elle est dans la musique. Elle est comme tu la vois.

(Merci à Vincent Devos)

Trois jours après avoir publié une vidéo de son nouveau single, "Burn the witcth", le label XL Recordings annonce la sortie digitale du nouvel album de Radiohead, ce dimanche 8 mai 2016.

Pour plus d'infos :  http://xlrecordings.com/

Glass Museum : « Chamo » https://www.youtube.com/watch?v=Ry_TDP_40hM
Un duo belge piano-batterie aux influences jazz moderne…

Fou Détective : « Les dents du bonheur » https://www.youtube.com/watch?v=1cOenz9wCL4
Un groupe bruxellois, qui mixe avec habilité le hip hop, le rock et la pop. Ce titre aux textes drôles a été co-composé par Témé Tan…

Benjamin Schoos : « Un parfum de nostalgie » https://www.youtube.com/watch?v=c_tfc5kL6ns
Le nouveau single extrait de Night Music Love Songs de Benjamin Schoos écrit avec Jacques Duvall (Alain Chamfort, Lio) et Mixé par Gilles Martin (Miossec, Dominique A)

Gaëtan Streel
« The Meaning » https://www.youtube.com/watch?v=6JXynHgvvAk
« Chacun Pour Soi » https://www.youtube.com/watch?v=YQ4CRauNesk
Les deux derniers singles extraits de son nouvel album, « Two days at a time », dont la sortie est prévue ce 13 mai 2016.

(run) Sofa : « Wilson Rose » http://urlz.fr/3qUZ
Une formation issue de Charleroi dont le deuxième single, « Wilson Rose » (NDR : un extrait de son premier Ep, « Shenanigans ») fait l’objet d’un clip qui a été tourné dans la splendide piscine de Saint-Josse.

Lieutenant : « Millions de corps solitaires » https://www.youtube.com/watch?v=Mrd-hdSQ33A&feature=youtu.be
« Millions de corps solitaires », c’est le nouveau single de Lieutenant, et c’est un extrait de l’album « Au cœur de l'Arène ». À la réalisation et à l’animation du clip, un groupe de quatre adolescents, issus de la Maison des Jeunes de Hannut, qui ont illustré, avec sensibilité, le propos et les rythmes de cette chanson.

FùGù MANGO : « Mango Chicks » https://www.youtube.com/watch?v=9wrYpCRRZdM&feature=youtu.be
Cet extrait du dernier Ep de FùGù MANGO, « Mango Chicks », mêle indie-pop et rythmes africains dans un climat exotique propice au groove hypnotique et la transe…

Nicolas Michaux : « Croire en ma chance » https://www.youtube.com/watch?v=liV69-OiuXI
Farfelu, le nouveau clip de l’artiste bruxellois est extrait du dernier album « A la vie, à la mort ».

 

dimanche, 01 mai 2016 19:54

Enchanté par Demi Mondaine !

Deux ans après avoir gravé l'album « Aether », Demi Mondaine publiera son cinquième opus, au cours de ce mois de mai. Intitulé « Paris-Désert », il est précédé par un single au titre évocateur, « Enchanteur » ; un morceau particulièrement accrocheur qui bénéficie d’un clip vidéo aux couleurs acidulées et psychédéliques réalisé par Delphine Labes.

Et pour le visionner, c’est ici

 

 

Une image intimement lynchéene, réalisée par Julien Magre, illustre le sixième opus de The Delano Orchestra dont le mystère du titre (« NIBTU ») reflète la multiplicité de territoires sonores explorés par The Delano Orchestra. En toile de fond, ces chansons ont été conçues comme une adaptation mélodique des scènes de la tétralogie signée Marie Madeleine Marguerite de Montalte, cycle romanesque amoureux de l'écrivain belge Jean-Philippe Toussaint. La collaboration avec l'auteur a d’ailleurs donné lieu à la création scénique ‘M.M.M.M.’

Tracklist

1. Amman
2. Trouble
3. Paloma
4. Nothing
5. Museum
6. Olga
7. Believe

8. Requiem

http://kutufolk.com/the-delano-orchestra/

 

 

 

Yann Tiersen publiera un nouvel album en septembre. Intitulé « Eusa », il sera découpé en 10 plages interprétées au piano, destinées à nous plonger dans l’atmosphère de l’île d’Ouessant, où il s’est établi. L’elpee a été enregistré au sein des studios Abbey Road.

Pour écouter “Porz Goret”, un extrait de cet opus, c’est ici

Il se produira ce 5 mai au Cirque Royal de Bruxelles, mais c’est sold out.

http://eusasound.bzh/

www.yanntiersen.bzh

Quatre longues années ont été nécessaires pour donner une suite à son premier album, « The Invisible Wall ». En attendant, le groupe belgo-écossais nous révèle un nouveau single, « Bottle in the dust », issu de ce futur opus, une plage qui dépasse les 6 minutes. Lors de sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours du producteur Jean Lamoot, notoire pour avoir bossé –notamment– en compagnie de Bashung, Noir Désir, Girls In Hawaii, Absynthe Minded ou encore Salif Keita. Jean Lamoot travaille beaucoup en analogique, ce qui donne au son une touche unique et très personnelle.

Pour écouter ce single, c’est ici

 

 

 

Pablo Maldonado est un jeune artiste qui s’est attaqué à la reprise du “Last Friday Night” de Katy Perry. Et le résultat, plutôt réussi, est ici

 


 

dimanche, 24 avril 2016 01:00

Directement plongé dans le bain…

Il existe une grande constante chez Calexico : ses sets sont toujours différents. Parfois un peu moins, parfois un peu plus. Et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles, votre serviteur y assiste régulièrement. L’autre, c’est simplement, parce lorsqu’on en sort, on est reboosté pour toute la semaine. Sans oublier que ce sont tous d’excellents musiciens. Le band établi à Tucson achevait donc sa tournée dans l’Hexagone, ce dimanche 24 avril, à l’Aéronef de Lille. Compte-rendu.

Le supporting act est assuré par Gaby Moreno. Guatémaltèque, cette chanteuse, compositrice et guitariste tourne régulièrement en compagnie du septuor depuis le printemps dernier. Elle a entamé sa carrière en 2009 et compte 6 albums et un Ep, à son actif. Elle a décroché un ‘Grammy award’, en 2013, comme meilleure nouvelle artiste. Sa musique mêle blues, jazz, folk, soul, r&b et latino. Mais surtout, elle possède une superbe voix. Certains médias n’ont d’ailleurs pas hésité à la comparer à celles d’Aretha Franklin, de Nina Simone voire d’Ella Fitzgerald. Ce sera sans doute vrai d’ici une vingtaine d’années. Vêtue d’une robe blanche, probablement dénichée sur un marché aux puces, elle monte sur l’estrade, seule, armée de sa gratte. Et attaque son répertoire dans la langue de Cervantès. Idiome auquel elle a le plus souvent recours. Mais aussi parfois dans celui de Shakespeare. Lors du deuxième morceau, elle bénéficie du concours du bassiste de Calexico (NDR : un nouveau venu !) Qui passe à la contrebasse pour le troisième (NDR : une compo bien jazzyfiante), alors que Jon Convertino vient les rejoindre aux drums. Et avant d’aborder le quatrième, c’est Joe Burns qui rapplique. Il se consacre d'abord au vibraphone. Pour une reprise de Françoise Hardy, « Le temps de l’amour », que le public reprend en chœur. Et Zavala, le guitariste, ainsi que Sergio Mendoza, le claviériste, se pointent dès le suivant. Avant que les deux trompettistes ne complètent le tableau, afin d’attaquer le dernier titre, un paso doble au refrain hymnique au cours duquel Joe participe aux backing vocaux, alors que Jairo fait gémir sa slide. Bref, on est directement plongé dans le bain ! Faut croire que les musicos de Calexico sont tombés sous le charme de Gaby ; et, à mon humble avis, il ne serait pas étonnant qu’elle reçoive –si ce n’est déjà fait– un gros coup de main de leur part lors de l’enregistrement de son prochain opus.

Le concert de Miss Moreno a commencé un peu après 18h30, celui de Calexico embraie vers 19h15. La grande salle a été coupée en deux par un immense rideau. Il doit donc y avoir plus ou moins 500 spectateurs pour assister au spectacle.

Le set s’ouvre par l’énigmatique « Frontera / Trigger », un titre balayé par les accords de pedal steel dispensés par Zavala et déjà illuminé par les cuivres. L’ambiance commence à chauffer dès l’entraînant « Cumbia de donde », un morceau latino enrichi par les interventions du piano aux tonalités bien cubaines de Sergio. Ce dernier passe à l’accordéon pour le très riche « Black heart ». Et circonstanciellement, il se sert d’un ukulélé. Etonnant, certaines compositions semblent avoir été traitées au dub. Et tout particulièrement quand elles sont filtrées dans la reverb. Notamment « Fake fur », au cours de laquelle la moitié du band joue des percus. Comme d’habitude, hormis Joe –dont la voix est toujours aussi subtile et harmonieuse– et Jon –au drumming si ample, tout en nuances, sans jamais en remettre une couche–, les cinq autres musicos passent aisément d’un instrument à l’autre. Les deux préposés aux cuivres surtout, jonglant entre trompettes, maracas, vibraphone, accordéon et synthé. Et c’est « Fortune teller » qui se distingue par une excellente intervention à la trompette de Jacob Valenzuela. Martin Wenk aura son tour. Parfois, les deux vont même se disputer la vedette. Et conjuguées, ces cuivres sont très susceptibles de vous flanquer des frissons partout. A l’instar de « Moon never rises ». Une nouvelle compo : « World undone ». Enigmatique, elle est entretenue par les grattes de Zavala et Burns, libérant une intensité électrique réminiscente de R.E.M. voire de Wilco. Superbe ! Bien sûr, les titres latino, sont les plus prisés. Et vous communiquent une irrésistible envie de remuer et même de danser. Comme sur l’instrumental « Coyoacan » ou encore « Corona ». Le public devient de plus en plus chaud et puis, il fallait s’y attendre Gaby Moreno vient rejoindre Calexico, en fin de parcours, pour participer aux vocaux. Notamment sur « Cumbia soledad », la valse « Miles from sea » et « Moon never rises », qui met une nouvelle fois les cuivres en exergue. Zavala est en grande forme et après avoir tâté du tex-mex, du surf et du funk, il se prend pour Isaac Hayes (NDR : pensez à « Shaft » !) lors du titre final, « Crystal Frontier ». Finalement, lors de ce set, Burns est resté à la fois sobre et efficace. Tant derrière son micro que sur sa gratte électrique (NDR : de couleur blanche) ou sa semi-acoustique.

Lors du rappel, Joe remercie le public en français. Et c’est Jacob qui chante le paso doble romantique « Inspiracion », tout en se consacrant également à la trompette (NDR : il avait également cumulé pour « Splitter »). Gaby Moreno participe au final « Guëro canelo », morceau au cours duquel Zavala fait à nouveau son show en invitant le public à reprendre de la voix les intonations de sa gratte. Et il s’exécute de bon cœur. Toute l’équipe, bras dessus, bras dessous, vient saluer l’auditoire ; et lorsque Joe signale que c’est l’anniversaire de Jon, cette foule entame un ‘Joyeux anniversaire’ en chœur qui touche particulièrement l’intéressé. Il est un peu plus de 20 h 30 et, le cœur léger, on peut tranquillement rejoindre ses pénates…

(Voir aussi notre section photos ici)

Set list

Frontera / Trigger
Falling from the sky
Cumbia de donde
Fake fur
Black Heart
Bullets & Rocks
Fortune teller
Coyoacan
Splitter
Esperanza
World undone
Miles from sea + Gaby
Moon never rises + Gaby
Corona

Cumbia Soledad + Gaby
Crystal Frontier

Rappel

Inspiracion
Guero Canelo + Gaby

(Organisation : Aéronef)

 

 

Prince, de son véritable nom Prince Rogers Nelson, est décédé ce jeudi 21 avril 2016. Il avait de nombreux pseudos, comme His Royal Badness, His Purple Majesty, le Kid de Minneapolis, le Nain pourpre, Love Symbol ou encore The Artist, celui qui collait sans doute le mieux à son personnage. 

Avant-gardiste, multi-instrumentiste et artiste complet (NDR : non seulement il était auteur-compositeur-interprète, mais également réalisateur artistique, producteur, danseur et acteur), Prince a eu une influence majeure sur la musique contemporaine. Capable de toucher à tous les genres et à les mêler suivant son inspiration (rock, funk, r&b, soul, jazz, pop, blues, hip hop, etc.) sa créativité était telle qu’il avait fini par gérer sa carrière seul, loin des contraintes liées aux labels. Prolifique et imprévisible, ce personnage qui ne mesurait qu’un mètre soixante a amplifié l’aspect sexuel de la musique, à travers des spectacles gigantesques, dignes du music-hall. Et ses collaborations sont pléthoriques.

Si pour le mélomane lambda, Prince est avant tout l’auteur du mégatube « Purple rain », il ne faut pas négliger qu’il est parvenu à vendre plus de 80 000 000 d’albums à travers le monde. Parmi lesquels figurent des disques carrément expérimentaux, à côté de succès commerciaux retentissants. Enfin, ce qu’on retiendra surtout de lui, c’est qu’il a incité de nombreux musiciens noirs à jouer de la musique blanche et blancs, de la musique noire…

Il a été retrouvé mort dans un studio du Minnesota. Il avait 57 ans. Décidemment, depuis le début de cette année, la nécrologie des artistes rock s’allonge…