Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Golden Void

Golden Void

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Golden Void est un quatuor né à San Francisco, et à l’instar de nombreux groupes issus de la nouvelle génération, il puise largement ses influences dans le hard rock des 70’s. A l’époque, les formations insulaires jouaient sur les contrastes opérés entre l'orgue et la guitare, à l’instar de Deep Purple et Uriah Heep. Au sein de ces deux bands majeurs du hard rock progressif, on assistait alors régulièrement aux échanges magiques entre Lord et Blackmore, chez Deep Purple, et Hensley et Mick Box, dans Uriah Heep.

La face Heep est manifeste lors de l’ouverture d’"Art of invading". L'orgue Hammond de Camilla est incorporé au cœur du rythme. Les changements de tempo sont légion. Les effets sont variés. L’approche dramatique de la compo est bien palpable. "Virtue" émarge franchement au stoner rock. Les percussions de Justin Pinkerton sont à l'avant-plan. Denses, complexes, elles sont soudées à la basse d'Aaron Morgan. Le flux des interventions de guitare fuzz dispensé par Isaiah Mitchell semble naturel. Il n’hésite pas à écraser ses pédales. Et le résultat est plutôt réussi, d’autant que son chant (NDR : il est également le vocaliste d’Earthless) colle parfaitement à l’ensemble. Particulièrement atmosphérique, "Jetsun Dolma" est une plage aux accents mélodiques indéniables. Notamment à cause des accords de gratte. Planants, nuancés, créatifs. "Badlands" lorgne de nouveau vers Uriah Heep. L'orgue Hammond de Miss Camilla Saufley-Mitchell semble même hanté par le spectre de Ken Henskey, tandis que Justin cogne comme un dingue. "Shady Grove" est de la même veine. Une piste qui démontre toute la cohésion du combo. "The curve" creuse au sein du Purple Heep, soit les deux principaux filons de Golden Void. Puissante, cette piste ne manque pas de panache. Complexes, les arrangements adoptent un profil proche du space rock d'Hawkwind circa Lemmy. Il est vrai que "Golden Void" était le titre d’une plage issue de "Warrior on the edge of time", un elpee d’Hawkwind. Dans le style, cet opus éponyme est de toute bonne facture. Il s’achève par "Atlantis", une compo à la structure recherchée. Elle monte progressivement en intensité, avant que Mitchell ne lâche toutes ses cartouches dans un déluge de feu.

 

Kursed

Miaow

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Kursed est une formation française qui définit son style comme le fruit d’un croisement entre les Black Keys, Artic Monkeys et Johnny Cash. Ambitieuse description. Qui ne se vérifie que dans le chef de la bande à Alex Turner 

La voix du chanteur semble calquée sur celle de Mathias Malzieu de Dionysos (l’efficace « Tsa Tsa Tsu »). Il exploite son accent honteusement frenchie avec espièglerie et communique à « Miaow » un esprit résolument joueur. Cependant, la formation montpelliéraine semble surtout marquée par la britpop (« Modern Politician »). Outre Arctic Monkeys, Supergrass et Blur semblent également avoir marqué les esprits du combo.

Il faut appeler un chat, un chat et je vous invite à acheter chat en poche, car la nuit, tous les chats sont gris. « Miaow » n’est que le premier miaulement d’un chaton qui doit encore faire ses griffes avant de fixer son territoire.

La formation aurait intégré un nouveau guitariste depuis janvier. A suivre, donc…

 

The Late Call

Pale Morning Light

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Derrière le patronyme de The Late Call, se cache le Suédois Johannes Mayer, un musicien établi à Stockholm. « Pale Morning Light » constitue son troisième. Depuis qu’il a publié son dernier opus, on l’a notamment aperçu en première partie de James Yorkston.

Le morceau qui ouvre l’elpee, « Wandering Through an Empty Field », est superbe. Le Scandinave place d’emblée la barre très haute. Le piano et les envolées vocales de Mayer montent en un long crescendo. « No Easy Way Out » adopte un même format. Bref, deux magnifiques élans lyriques pour débuter. L’instrumentation est délicate. Le Suédois met ce qu’il faut, là où il faut. On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser à d’autres compositeurs nordiques tels que Thomas Dybdahl ou Peter Von Poehl. Que demande le peuple ? Malheureusement, quand on commence aussi fort, par la suite, il est souvent difficile de tenir la distance. Et The Late Call ne fait pas exception. Le reste de l’elpee se révèle plus anecdotique. Sympathique néanmoins, mais sans plus. On épinglera néanmoins, le titre maître, caractérisé par ses chœurs et le recours à l’accordéon.

 

Andre Matos

The Turn Of The Lights

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Depuis son départ d’Angra en 2001, la carrière d’Andre Matos se veut certes plus discrète, mais néanmoins bien remplie. Entre Shaaman, Symfonia (un side project monté en compagnie  des membres de Helloween et Stratovarius) et sa carrière solo, Matos aligne les sorties avec une régularité qui force le respect, depuis plus de vingt-cinq ans. « The Turn Of The Lights » constitue son troisième effort solo, même si le chanteur préfère parler d’un groupe qui porte son nom.

Oscillant toujours entre heavy metal, prog, power metal, hard rock et AOR, Andre navigue en eaux connues, et ne s’écarte pas de l’univers musical qu’on lui connaît. Il faut dire qu’il est unanimement reconnu comme une des plus belles voix du heavy metal, tout là-haut auprès des génies du genre que sont James LaBrie (Dream Theater) et Bruce Dickinson de Maiden. Pas de surprises de ce côté-là, les fans du vocaliste retrouveront le timbre unique du chanteur brésilien. Là où l’album surprend, c’est dans son parti pris de ne pas mélanger les sous-genres, donnant au disque un aspect patchwork à tout le moins déroutant. S’ouvrant sur un hymne AOR faisant figure de single au gros potentiel (« Liberty »), il enchaîne ensuite morceaux power metal aux cavalcades dignes d’un Dragonforce (« Course Of Life », « Light-Years »), titres heavy dans la plus pure tradition Maiden-esque (« The Turn Of The Lights »), ballades mielleuses aux claviers dégoulinants (« Gaza », « Sometimes »), et chansons prog oscillant entre Dream Theater et Muse, influence quasi omniprésente chez les groupes de métal progressif actuels (« On Your Own »). Plus surprenant, la production de l’album est à l’image des chansons : chaque morceau possède une couleur et un son rappelant tour à tour les groupes-phares des styles pratiqués. Ce choix étonnant rend difficile l’immersion dans l’album, et ne joue pas en faveur de la réputation du chanteur, à qui on a toujours reproché de manquer d’originalité. Néanmoins, il garde une voix hors du commun. Son chant reste le dénominateur commun des morceaux de l’opus. Ce qui explique que malgré les déclarations du vocaliste, « The Turn Of The Lights » est un véritable LP solo.

 

Mount Carmel

Real women

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Mount Carmel (Mont Carmel) est une montagne, mais également le nom de plusieurs localités aux States, dont une est située dans l’Ohio. C’est aussi un patronyme choisi par un groupe issu de Colombus, au sein de cet Etat. Le line de base réunit les frères Reed et le très jeune Kevin Skubak aux drums. Chez les frangins, Patrick se réserve la basse et Matthew, le chant ainsi que la guitare. La formation avait publié un premier opus éponyme en 2010. Leur style ? Basique, essentiellement influencé par le blues boom insulaire de la fin des sixties. Le trio cite d’ailleurs comme influences majeures, The Cream, Free et Humble Pie. Mais celle qui me semble la plus marquante est certainement puisée chez le Free, un combo au sein duquel militait un chanteur remarquable, Paul Rodgers, et un gratteur de génie, trop tôt disparu, Paul Kossoff.

"Swaggs" nous replonge en 1969. On a l’impression d’être à nouveau porté par cette vague de blues qui avait alors déferlé sur l'Angleterre, lorsqu’elle manifestait de subtils accents hard rock. On pense immédiatement au Free. A cause de ces riffs de gratte, dignes de Kossoff, même si Matt ne possède pas sa sensibilité d’écorché vif, et puis de sa voix, tellement proche de Rodgers. "Real women" est de la même trempe. Omniprésentes, les sonorités de la six cordes sont cependant plus grasses. La voix rauque de Matt est à nouveau hantée par celle de Rodgers sur "Oh Louisa", mais elle hausse quelque peu le ton. La guitare est alors chargée de reverb. Un seul titre véritablement blues, "Be somebody", une compo limpide, dépouillée, réminiscente d’une époque au cours de laquelle des tas de jeunes groupes du style foisonnaient. Et ici, je pense tout particulièrement à Bakerloo, une petite formation anglaise, drivée par le chanteur/guitariste Dave Clempson, qui allait rejoindre un peu plus tard, Humble Pie. Nostalgie quand tu nous tiens… Quand le groupe décide de tester sa puissance de feu, il affronte alors d’autres démons du passé. Dont Mountain, sur "Choose wisely" et "Don't make me evil". Et le résultat est excellent! Blue Cheer, également, un trio yankee qui avait revisité judicieusement le classique d'Eddie Cochran, "Summertime blues". Cette référence est manifeste sur "Hear me now". En fin de parcours, Mount Carmel se révèle même parfois plus Free que nature. Encore que sur "Rooftop" et "Lullaby", les interventions de guitare rappellent plutôt Alvin Lee, quand il militait chez Ten Years After.

 

Dinosaur Jr.

Bien au-delà des 90db…

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La dernière fois que votre serviteur a assisté à un set de Dinosaur Jr, c’était en 1991, dans le cadre du festival Pukkelpop. A la même affiche, on y retrouvait notamment Nirvana, les Pogues, les Ramones, Sonic Youth, Frank Black et House of Love. En fait, la carrière de Lou Barlow m’avait davantage inspirée, notamment à travers ses différents projets, Sebadoh et The Folk Implosion tout particulièrement. En 1997, Lou avait d’ailleurs quitté Mascis, en très mauvais termes, avant de revenir au sein du line up, dès 2005. Faut dire que le leader a depuis mis de l’eau dans son vin et accepte que son acolyte participe à la composition ou se réserve le chant sur ses propres chansons.

En première partie, la formation allemande Camera prend possession des lieux vers 20h30. C’est le drummer qui canalise toute l’expression sonore Et pourtant, il ne se sert que d’une caisse claire, d’un tom basse, d’une cymbale et d’un tambourin, sur lequel il bat la cadence du pied. Dommage d’ailleurs qu’il ne dispose pas d’un kit complet, la musique de ce groupe pourrait alors prendre de l’amplitude. Elle est cosmique, atmosphérique, également alimentée par un claviériste ainsi qu’un guitariste et est très susceptible de rappeler le krautrock (NDR : ben tiens !), mais aussi Hawkwind. En fin de parcours, un bassiste vient les rejoindre, afin de donner plus de groove aux compos. Faudra peut-être organiser une tombola pour financer le matos du drummer…

Avant que Dinosaur Jr monte sur l’estrade, il est nécessaire de s’enfoncer des boules Quiès dans les oreilles. Ce qui ne les empêchera pas de bourdonner, plusieurs heures après la prestation du band. Murph, le drummer, a la boule à zéro. Il sied, légèrement en retrait, au milieu de la scène. Et ses interventions sont toujours aussi fédératrices et judicieuses. Lou se charge donc de la basse. Une basse un peu singulière, puisqu’elle possède des clefs démesurées formant une sorte de dentelure au bout du manche. Barbu, chevelu, il est chaussé d’épaisses lunettes. Ses interventions sont continuellement pulsantes. Et il s’agite généreusement, à la droite de l’estrade, tout au long du show. Jon se plante à gauche. La longue chevelure javellisée, la barbe grisonnante, il porte un tee-shirt des Wipers (NDR : chouette, un groupe que votre serviteur avait interviewé en 1993 ; enfin son leader Greg Sage). Pas tellement étonnant vu les caractères plutôt introvertis de l’artiste et de son idole. Devant lui, son pied de micro forme un angle à 45°. Mascis se déplace peu, parle peu, remercie parfois son public, et secoue de temps à autre la tête. Bref, il est toujours aussi hermétique. Mais à la gratte, c’est un virtuose. Le matériel est impressionnant : derrière le band, se dresse d’ailleurs un véritable mur de baffles et d’amplis Marshall.

On en vient donc à la prestation. Un peu puissante, mais on s’y attendait. La voix de Jon est plutôt monocorde, mais quand elle est soutenue par celle de Lou, les harmonies sont superbes. A l’instar de « Start choppin », un titre torturé, délicieusement noisy. Ou de « Raisin », caractérisé par les cordes gémissantes de la six cordes. De la setlist, j’épinglerai l’offensif, crazyhorsien, « Out there », la cover de Neil Young (?!?!?) « I’ve been witing for you », amorcée par une intro floydienne plutôt paradoxale et l’hymnique « Forget the swan » dont le sens mélodique lorgne manifestement vers Guided By Voices, malgré ses riffs ‘robertsmithiens’. Et justement en rappel, le combo va nous réserver une longue adaptation du « Just like heaven » de Cure, version qui permet à Mascis de se lancer dans quelques improvisations, tout en intégrant en medley, « Sludge ». Lou se réserve curieusement le chant sur les deux titres les plus punk. Soit « Crumble » et le bref « Training ground », une compo qui remonte à l’époque de Deep Wound, soit juste avant que le groupe décide de changer son patronyme en Dinosaur Jr.

Un bon petit concert ; mais je crains que demain, de nombreux spectateurs (le concert était sold out !) souffrent d’acouphènes. A mon avis, les 90db, Dinosaur Jr s’en tape…

(Organisation De Kreun)

Voir aussi notre section photos ici

 

Edwyn Collins ne s’avoue toujours pas vaincu…

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Vous vous souvenez certainement du tube légendaire, enregistré par Edwyn Collins, « A Girl Like You » (http://www.youtube.com/watch?v=nkKxGzm98AU). Ce que vous ignorez probablement, c’est que l’artiste à été victime d’une hémorragie cérébrale, en 2005. Diminué, mais toujours motivé, il tente de remonter la pente, en compagnie de véritables amis. Il vient ainsi de réaliser son 8ème opus, intitulé « Understated ». Il sortira ce 27 mars.

Le long playing a été produit par l’Ecossais et Seb Lewsley, au studio West Heath à Londres.

Pour votre info, sachez qu’un film consacré à la vie de l’artiste est en préparation. C’est la société Pulse Films qui finance le tournage, qui devrait sortir sous le titre ‘Your Voice, In Your Heart’. Quant à la B.O. de ce long métrage, elle a été confiée à Richard Hawley.

http://www.nme.com/news/edwyn-collins/67738

http://www.magicrpm.com/infos/edwyn-collins/understated-en-janvier-un-documentaire-en-preparation

http://www.welovemusic.fr/news/Edwyn_Collins/6213-Edwyn_Collins_-_est_vivant_et_de_retour_en_2013_!

Tracklisting

'Dilemma'
'Baby Jean'
'Carry On, Carry On'
'31 Years'
'It's A Reason'
'Too Bad'
'Down The Line'
'Forsooth'
'In The Now'
'Understated'
'Love’s Been Good To Me'

 

De plus en plus Soldout ?

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« More », c’est le titre du nouvel elpee du duo belge Soldout. Il s’agit du troisième opus du groupe. Cet opus fait suite « Stop Talking », publié en 2004, et au plus radical et expérimental « Cuts », gravé en 2008.

« 94 », extrait de ce long playing, vient de sortir en vidéo et succède à “Wazabi” et “Off Glory”, parus en 2012 ; deux titres qui indiquaient la nouvelle orientation musicale du groupe.

L’album a été enregistré et produit dans leur studio à Bruxelles.

Les prochains concerts

13/02 – La Baron Vert à Mons
15/02 – Café Vidéo à Gand
20/02 – Le Bouffon du Roi à Namur
21/02 – Potemkine à Bruxelles
02/03 – Ecuries-Caserne Fonck à Liège
08/05 – Les Nuits Botanique à Bruxelles

http://checkthis.com/soldoutrelease

www.facebook.com

www.soldout.be

 

 

Vampire Weekend de plus en plus contemporain et urbain…

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Vampire Weekend publiera son 3ème opus chez XL Recordings ce 6 mai. Il s’intitulera « Modern Vampires of the City ». A l’issue de la sortie de cet album, la formation américaine partira en tournée…

Tracklist

1) Obvious Bicycle
2) Unbelievers
3) Step
4) Diane Young
5) Don't Lie
6) Hannah Hunt
7) Everlasting Arms
8) Finger Back
9) Worship You
10) Ya Hey
11) Hudson
12) Young Lion

www.vampireweekend.com

 

Unknown Mortal Orchestra cherche des problèmes…

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Afin de publier leur nouvel album ‘II’, Unknown Mortal Orchestra nous propose la vidéo d’un morceau intitulé « So Good at Being in Trouble », un clip réalisé par Danny Perez (Animal Collective ou Black Dice). Voir ici

http://vevo.ly/YPDziN

La nouvelle coqueluche de la scène psychédélique se produira en concert, le 11 mai, dans le cadre des Nuits Nuits Botanique, à Bruxelles.

 

Melissmell s’est jeté dans la gueule du loup…

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Pour concocter son 2ème album, intitulé « Droit Dans La Gueule du Loup’, Melissmell a enregistré des titres signés par Guillaume Favray, déjà auteur de deux chansons sur « Ecoute s’il pleut ».

Un premier extrait de cet elpee, « Le Déserteur », est disponible sur www.melissmell.fr

Et pour découvrir la vidéo de « Droit Dans la Gueule du Loup », c’est ici   

 

Lylac au bout du chemin.

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“The End of the Road”, c’est le premier clip tiré de l'album “By a Tree” de Lylac. Un clip WAF! réalisé par Christine Massy.

Lylac est le nouveau projet solo d’Amaury Massion (MY TVis DEAD, Attica).

Pour mener à bien cette aventure teintée de folk, il a reçu le concours de la violoncelliste française Thècle Joussaud (Debout sur le Zinc, Oldelaf).

Interprétées en français et en anglais, les compos sont portées par une musique sobre et directe, laissant une place importante à la voix et aux textes.

www.lylac.be

www.wafwafwafwaf.be/waf-lylac-the-end-of-the-road

 

Dots Will Echo

Drunk Is The New Sober/Stupid Is The New Dumb

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Être abrité au sein d’Asthmatic Kitty, le label de Sufjan Stevens, n’est pas forcément un gage de qualité. Certes, la maisonnette compte bien dans ses rangs quelques artistes respectables  tels que DM Stith, Castanets, My Brightest Diamond ou messire Stevens lui-même. Tandis que Dot Will Echo appartient aux brebis galeuses, tant le contenu de son « Drunk is the new sober/Stupid is the new dumb » ne vaut pas un caillou.

Le duo originaire du New Jersey propose pas moins de 19 morceaux (et 4 interludes) tous aussi irritants les uns que les autres. En parfait dilettantes, Nick Berry et Kurt Biroc concoctent des chansons à base de Folk, de Rock, d’Americana et de Country, sans vraiment savoir vers lequel de ces quatre genres se tourner. Tout au long du disque, le duo s’amuse sans amuser, psalmodie plus qu’il ne chante, et laisse perplexe sur l’intérêt du surnombre de compositions proposées. Sans compter que le DIY des deux rigolos sonne comme un anachronisme ou plutôt comme un scud qui serait passé inaperçu au début des années 90, et ne risque pas de faire beaucoup plus remous aujourd’hui. Un disque inutile.

 

Simone White

Silver Silver

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Bien moins rock que son cousin Jack et soul que tonton Barry (même s’ils n’ont aucun lien de parenté) Simone White est également américaine. Après un long séjour à Londres, elle a décidé de s’établir à Los Angeles. Le second opus de cette chanteuse/compositrice, « I Am The Man », avait bénéficié de la mise en forme de Mark Nevers (Lambchop, Calexico, Silver Jews, Will Oldham) et été remarquablement reçu par la critique. Le morceau « The Beep Beep Song » avait d’ailleurs été retenu pour la pub de l’Audi R8 (si ce genre de considération est un critère pertinent…)

« Silver Silver » constitue son quatrième long playing. Un LP produit et coécrit par le duo Samuel Bing/Julian Wass de Fol Chen. Simone White joue beaucoup sur les variations vocales (« Long Moon ») qui s’appuient sur une ossature musicale plutôt rachitique et parfois même au bord de l’expérimentation. En fait, elle utilise sa voix comme un véritable instrument. Si son folk est clairement atmosphérique, ce cd ne recèle aucun single potentiel. Pas toujours facile d’accès, il se dévoile au fil du temps. Manifestement, ce n’est pas un disque à écouter au coin du feu. Davantage qu’un simple album sculpté dans le folk, « Silver Silver » est une belle œuvre signée par une artiste apparemment libérée de toute contrainte commerciale… Andrew Bird n’a pas participé pas à l’aventure par hasard !

 

Belasco

Transmuting

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A l’écoute de la dernière galette sortie de la cuisine de Belasco, on pourrait imaginer qu’une bande de jeunes a, une fois de plus décidé de prendre pour modèles des bands tels Coldplay, Snow Patrol ou autres Script.

Que nenni ! Le band articulé autour de Tim Brownlow existe depuis plus de dix ans (1999) ! Bien avant les deux derniers cités donc. Et… quel dommage que sa notoriété ne soit jamais parvenue à dépasser les faubourgs de Londres.

Indéniablement, les trois musicos militant au sein du combo londonien ne sont pas des manchots et tant Tim (guitares et chant) que Duff Battaye (basse) et Bill Cartledge (drums et chœurs) n’ont plus rien à prouver. Suffit d’aller faire un tour sur Youtube et d’écouter quelques publications plus anciennes pour s’en convaincre. Si la qualité est indéniable, on remarquera que le nombre de visites reste toutefois étonnement restreint. Comme souvent, le talent seul ne suffit pas. Faut être au bon moment à la bonne place et… entouré des bonnes personnes ! La faute à pas d’chance sans doute !

« Transmuting », qui est tombé récemment dans les bacs en même temps que les feuilles mortes des arbres, mérite indéniablement le détour. 

Par douze fois, le trio idéal guitare-basse-batterie nous sert la recette qui plaît et a fait, depuis des générations, ses preuves. Des rythmes sautillants nappés de guitares claires et insouciantes bondissent sur la platine pour offrir les chansons pop parfaites !

Il y a du génie dans cette production et on en viendrait presque à se demander qui a influencé l’autre… Dès les premières notes de « Moves Like Water » qui ouvre l’album, bingo ! On est sur le c** ! Et ce n’est qu’un début. Cette situation durera une bonne quarantaine de minutes sans jamais faiblir.

« Transmuting » est l’album pop-rock parfait. Simplicité et efficacité sont les deux ingrédients principaux qui conduisent à la réussite des mélodies chatoyantes et immédiates.

Belasco, un nom à découvrir, à retenir, à voir sans doute et surtout à écouter !

 

Broken Water

Tempest

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Après Deep Time, c’est au tour de Broken Water d’opérer une entrée fracassante, sur la scène musicale. Ces deux groupes ont un point commun : leur label, Hardly Art. C’est cette écurie qui nous a permis de découvrir, entre autres, Le Loup, Magic Trick ou Hunx and His Punx. Une maison qui a donc du goût. Pas étonnant lorsque l’on sait qu’elle a été créée, il y a trois ans, par les patrons de Sub Pop.

Le trio est originaire d’Olympia (Washington). Son histoire débute lorsque Kanako Pooknyw (guitare, chant) se lance dans des expérimentations au domicile de Jon Hanna (drums). Très vite, les deux musiciens sont rejoints par un troisième laron, Abigail Ingram (basse, chant). Broken Water est né. Après avoir publié plusieurs Eps, le band sort son premier album : « Tempest ». Le trio ne cache pas ses influences et mieux encore, il les digère incroyablement bien. Les Américains auraient pu naître de la rencontre entre Sonic Youth et My Bloody Valentine. Ou si vous préférez entre la noise et shoegaze. Les crissements de guitare sont légion, tandis qu’à tour de rôle Abigail Ingram (sa manière de chanter me rappelle Kim Gordon) et Pooknyw viennent poser leur voix. Particularité, le mixing est minimaliste. Un choix qui colle parfaitement au style du groupe.

Finalement Broken Water aurait pu militer chez Sub Pop à l’époque de leurs années dorées. Pour un premier album, le groupe a fait fort !

 

Jil Is Lucky

In the tiger's bed

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Groupe formé autour de Jil Bensénior, Jil is Lucky nous propose son second elpee. Il fait suite à un premier opus éponyme paru en 2009, dont le single « The Wanderer », avait rencontré un certain succès chez nous. Il avait notamment servi de bande sonore à une pub pour Kenzo. Entre ces deux albums, Jil et ses acolytes ont pas mal bourlingué. Ce qui leur a permis de se poser pour accoucher de ce deuxième essai, intitulé « In the Tiger’s bed ». Le titre du disque ainsi que l’artwork seraient directement inspirés d’un voyage accompli par le Français, en Inde. Au cours de ce trip, il se serait trouvé quasiment nez à nez avec un tigre (et oui, celui de l’album). Par la suite, cet épisode va lui rappeler un autre voyage spirituel, réalisé antérieurement sous psychotropes. Et c’est la conjugaison de ces deux épisodes qui va lui donner l’illumination pour composer les morceaux de ce long playing, le tigre incarnant ‘une métaphore de son surmoi’. C’est pour la petite histoire. Maintenant, il ne reste plus qu’à savoir, si cette source d’inspiration a produit ses effets ; et c’est bien là que réside l’essentiel.

Première observation, les grattes acoustiques ont été majoritairement remplacées par des synthés. On a même parfois droit à du vocodeur. Parmi les références majeures citées par le Français, on a du mal à repérer celles relatives à Otis Redding et Léonard Cohen ; par contre, celles qui renvoient aux Beach Boys sont clairement identifiables (notamment les chœurs sur « Insomnia »). Par contre, il est certain que le fameux félidé s’est adapté aux conditions de vie contemporaines, se nourrissant même de MGMT et de ses dérivés. Seconde constatation, les compos affichent un sens mélodique aiguisé. Taillées dans la pop, les chansons sont contagieuses et font mouche à chaque fois. D’ailleurs les dix plages de la plaque pourraient toutes être traduites en single.

Si « In the Tiger’s Bed » n’est pas fondamentalement original, son écoute s’avère très agréable. Il aura donc fallu que Jil vive ces belles mais dangereuses aventureuses, pour être touché par la grâce. Néanmoins, la prochaine fois, il a tout intérêt à éviter d’affronter en direct de tels fauves, car à force de défier la chance, elle finit par vous abandonner. 

Jil is Lucky se produira au Botanique en compagnie de Julien Pras le 19 mars.

 

Nite Jewel

One Second Of Love

Écrit par

Nite Jewel est né à l’initiative de Ramona Gonzalez, résidente permanente de Los Angeles, et dont l’aventure démarre en 2009, lorsque le label Italians Do It Better, maison hébergeant les hautement recommandables Chromatics et Glass Candy, jette son dévolu sur le travail de la brunette. C’est ensuite auprès de Secretly Canadian que celle-ci déploie ses ailes, en publiant d’abord « Good Evening », également en 2009, puis le petit dernier, « One Second Of Love », son second LP. Un disque bien à l’heure, puisqu’en étalant ses connaissances Pop par-dessus ses influences R’n’B, la demoiselle s’intercale sans difficulté entre des Jessie Ware, Solange et autres AlunaGeorge. 

Tandis que les uns font le buzz, Nite Jewel reste à la traîne. Et Gonzalez ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Les 10 morceaux de ce « One Second Of Love » se suivent et se ressemblent comme des militants anti-mariages pour tous. Et, comme ces derniers, la Californienne n’a pas peur de passer pour une casse-couilles. A titre d’exemple, cet « Unearthly Delights » totalement insipide et « Autograph », influencé par le R’n’B des nineties, et pas le meilleur… Seul répit de cette galette sans saveur, le morceau « Memory, Man », qui épargne à nos pitites oreilles l’abus de reverb’ de la demoiselle.

 

Planks

Funeral Mouth

Écrit par

En optant pour un titre d’album aussi joyeux, Planks nous donne instantanément la couleur de sa musique. Elle sera sombre. « Funeral Mouth » baigne dans le sludgecore, un style ténébreux, atmosphérique, puissant, reflet d’un profond désespoir. Cette formation allemande combine les salves vocales gutturales aux longues déchirures post-métalliques entretenues par les riffs de gratte et la double grosse caisse. Tout en préservant cependant le sens mélodique. Les fans de Titan et de Neurosis devraient apprécier cet elpee. D’autant plus que le band a le mérite de respecter les codes du genre avec brio, mais aussi une belle palette d’émotions. Mais des émotions paralysantes, glaciales, susceptibles de nous projeter dans un climat de fin du monde, celui qui sort d’ailleurs de leur « Funeral Mouth »…

 

Carina Round

Tigermending

Écrit par

Carina Round a enregistré son nouvel opus dans Midland natal. Il s’intitule « Tigermending ». Et il s’agit seulement de son quatrième, en 12 ans de carrière solo. Le précédent, « Slow Motion Addict », remonte d’ailleurs à 2007. Faut dire que l’Anglaise est en effet très occupée. Elle participe aux tournées de Puscifer (un projet monté par Maynard James Keenan de Tool), des Twilight Singers, comme choriste ou milite sein des Early Winters, son projet de country alternative. Finalement, elle est particulièrement active. Une situation qu’explique plus que probablement son riche carnet d’adresses. Ainsi, pour concocter cet elpee, elle a reçu le concours de Dave Stewart (Eurythmics), Brian Eno (« The Secret of Drowning ») ainsi que Billy Corgan (« Tigermending »).

A première écoute, manifestement, il y a du Tool dans la musique de Carina Round. Pas vraiment étonnant ! Ses compos se révèlent ainsi très souvent ouvertement rock (« Girl and the Ghost », « You and Me ») ; mais cette tête brulée insulaire n’hésite pas tenter des expérimentations instrumentales, procurées par des accords de basse distordue, de pizzicato et de riffs de guitare désaccordés (« Weird Dream »). Quand au single qui ouvre l’elpee, « Pick Up the Phone », il lorgne plutôt vers l’univers de The Kills voire de PJ Harvey. On passera sous silence les trois dernières plages, pas vraiment indispensables, pour nous arrêter aux huit autres, à la fois captivantes et surprenantes. Elles nous démontrent que nous sommes en présence d’une artiste talentueuse qui ne manque pas d’audace…

 

Savages y Suefo

Worldstyle

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Il faut un début à tout… et la chronique de « Worldstyle » de Savages y Suefo constitue ma première incursion au sein de l’univers musical hongrois. Mais si la formation est issue d’Europe de l’Est, son album aurait pu être enregistré n’importe où autour du globe !

« Worldstyle » porte bien son nom tant il mixe les influences. Ce duo de DJ issu de Budapest passe sans vergogne des rythmes sud-américains (« Tequilla Man », « En La Orilla Del Danuvio »), au reggae (« Our World Our Style ») en transitant par les mélodies moyen-orientales (« Kali’s Kiss ») et l’inévitable Klezmer. En bref, il mélange tout ce qui lui passe par la tête. De nombreux guests ont participé aux sessions d’enregistrement. Afin d’explorer encore davantage de styles. Au risque de friser l’indigestion. Dont un MC uruguayen répondant au pseudonyme de Gaucho. Les deux acolytes affichent également ce petit côté électro-swing cher à Caravan Palace (« Baby Gone », «  Black Cat Jive »). Ce type de cocktail devrait cependant faire des ravages en ‘live’, et notamment lors du Sziget Festival cet été.