Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Diamond Version Ep#4

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Diamond Version publie le dernier épisode d’une série de maxis qui devrait aboutir à la confection d’un album dont la sortie est prévue pour l’été 2013.

« Ep4 » réunit « Get Yours », « Live Young », « When Performance Matters » et « Get Yours (version) ». Il sera gravé en vinyle 12’’ et sera disponible en téléchargement dès ce 25 Mars.

Diamond Version est un projet né de la collaboration entre Byetone et Alva Noto, deux créateurs de musiques modernes, expérimentales et visionnaires. Le duo vient également d’annoncer qu’il se produira en concert dans le cadre du 20ème anniversaire du Sonár festival de Barcelone, le lieu de leur première performance audiovisuelle.

‘Au regard de la sensibilité pop et des sons électroniques viscéraux de l’EP n°2, cet opus s’annonce comme l’un des albums expérimentaux les plus remarquables de l’année’ - Resident Advisor

‘Avec un son plus adapté au dancefloor, ce projet est né d’une série de performances live impromptues. On comprend facilement pourquoi il est si efficace’ - Boomkat

Pour visionner le trailer album, c’est ici

 

 

Le nouveau combat de Lilly Wood & The Prick

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Deux ans après avoir récolté un succès inattendu, Lilly Wood and The Prick ont décidé de remonter sur le ring en nous proposant « The Fight », leur deuxième album.

Choisissant d'évoluer en compagnie de son équipe originelle (Pierre Guimard et Pierrick Devin à la réalisation), le duo a quelque peu délaissé sa pop bricolo pour concocter un produit mieux fini.

Tout au long de cet elpee, le groupe explore de nouvelles contrées musicales : des ballades atmosphériques (« Briquet », « Into Trouble »), des pop-songs (« Long Way Back », « California ») et s’autorise même une escapade exotique (« Guys In Bands »)…

 

‘Tubullars Bells for Two’ à Paris

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Pour rendre hommage au 40ème anniversaire de la sortie de l’album “Tubullar Bells” (voir chronique album culte ici ), deux talentueux multi-instrumentistes, Aidan Roberts et Daniel Holdsworth, feront revivre à travers une performance théâtrale fascinante, l’une des plus grandes œuvres musicales de ces quarante dernières années : « Tubular Bells » de Mike Oldfield. Ce sera ce 31 mai à la Cigale de Paris.

http://www.tubularbellsfortwo.com/

http://www.lacigale.fr/spectacle/mike-oldfields/

 

Two Door Cinema Club

Rise to the Sun

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Carton plein pour Two Door Cinema Club ! Les trois protégés des labels Kitsuné et Pias investissaient la grande salle de l’AB à guichets fermés, moins de quatre mois après avoir conquis le Botanique de la même manière. Alors que certains –dont le rédacteur de ces lignes– s’accordent à reconnaître que « Beacon », leur dernier LP, est un peu plus difficile à digérer que le précédent, les Nord-Irlandais adressent un pied de nez aux critiques en proposant ce 14 mars un concert particulièrement solide et sans la moindre imperfection perceptible.

Depuis 2010, année de la sortie de l’impeccable condensé de Pop supérieure, « Tourist History », Two Door Cinema Club entretient une solide relation avec son public belge, qui lui déroule systématiquement le tapis rouge à chacun de ses passages. Et ce, depuis une prestation impressionnante à l’AB, en première partie de Phoenix. Depuis, le trio a élargi son public en enchaînant festivals et autres prestations : Pukkelpop 2010 et 2012, Werchter 2011, deux arrêts au Botanique et même une soirée Libertine Supersport pour un DJ Set! Au cours de ses pérégrinations, le trio s’est forgé une réputation ‘live’ irréprochable qu’il va confirmer une fois de plus ce soir.

Après avoir jeté leur dévolu sur leurs compatriotes de Kowalski lors de la tournée de novembre dernier, les trois garçons de 2DCC ont cette fois opté pour les Anglais de Dog Is Dead en guise de support act de cette seconde étape. Mais à l’heure où le quintet que j’avais hâte de découvrir sur scène (ce « Glockenspiel Song » !) prenait place sur les planches, les portes de l’AB sont prises d’assaut. Pas de chance. Ce n’est que sur les dernières notes de leur set que je pénètre enfin dans une salle tout à fait bondée. Et le manque de pot est total, les cinq gaillards ayant repoussé au dimanche 17 mars leur concert programmé à l’ABClub, en février dernier. Même soirée que pour Jamie Lidell. Affaire classée.

21h00 : l’heure de vérité. « Beacon » ne m’a fait ni chaud ni froid aux premières écoutes. Je n’attends donc pas grand-chose de la prestation de ce soir. Mais c’est bien mal connaître Two Door Cinema Club. La formation débarque sous la forme d’un quatuor sur les planches et l’entame de « Sleep Alone » créé instantanément l’hystérie dans la foule. La setlist bifurque ensuite du côté de « Tourist History » : « Undercover Martyn », « Do You Want it All ? » et  « This Is The Life » s’emboîtent parfaitement. De quoi faire monter la température au sein de l’assistance.

Le manque de contact entre le band et les spectateurs est éclipsé par une setlist extrêmement bien étudiée, parfait équilibre entre anciens morceaux (« You’re Not Stubborn », « I Can Talk », « Costume Party », « Something Good Can Work », etc.) et nouvelles compos (« Wake Up », « Sun », « Handshake »…) Ces derniers passent d’ailleurs la barre du live haut la main. Ils en sont même bonifiés. De quoi faire taire les (ma) mauvaise(s) langue(s). Les tubes s’enchaînent à vitesse grand VV’, et vu de l’étage, la foule est rapidement prise de secousses impressionnantes (NDR : pas autant que le lendemain pour Foals, mais pas loin). En guise de piqûre de rappel, les Irlandais proposent un beau tiercé final : « Someday », « Come Back Home » et « What You Know », la chanson qui vous fout la pêche et vous rappelle de jouer à l’Euromillion.

Le trio et leur acolyte vident les lieux après un peu moins de 20 morceaux, tous plus accessibles les uns que les autres. Nul doute que la base de fans de Two Door Cinema Club ne cessera pas de croître de sitôt, tant les garçons ont l’art et la manière de confectionner des tubes à haut potentiel. Des tubes d’un optimisme sans faille, remèdes idéaux aux coups de cafard. La machine ultra bien huilée de 2DCC est en marche et personne ne pourra plus l’arrêter. Prochaine étape : le Lotto Arena ?

Entre-temps, c’est le vendredi 5 juillet que les natifs de l’Ulster feront sauter (‘no pun intended’ le public belge. Un événement qui se déroulera sur la scène principale de Rock Werchter.

(Organisation : Live Nation  )

Voir aussi notre section photos :

http://www.musiczine.net/fr/photos/two-door-cinema-club-14-03-2013/

http://www.musiczine.net/fr/photos/dog-is-dead-17-03-2013/

 

 

 

T & N

Slave To The Empire

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Prenez Dokken, retirez Don Dokken, et vous obtenez T&N ! Formé par trois membres légendaires du groupe de hard rock (George Lynch, Jeff Pilson et Mick Brown), le trio, autrefois connu sous le nom de Tooth & Nail, est né sur les cendres d’une reformation ratée de Dokken ; la faute à un agenda impossible à concilier entres les membres originels de la formation. Compréhensible quand les combos en question s’appellent Lynch Mob et Foreigner ! Le projet a en outre dû changer de patronyme pour des raisons légales, ce qui a encore retardé la sortie de l’album.

« Slave To The Empire » évolue logiquement dans la même veine heavy/hard rock FM qui a forgé le succès de Dokken. Les sept compositions originales de l’album se valent toutes. Jeff Pilson se charge du chant en l’absence de Don. Il se révèle un vocaliste parfait pour le genre. Malgré tout, ce n’est pas la performance vocale du bassiste qu’on retiendra, mais bien la brillante idée imaginée par le groupe de reprendre cinq classiques de Dokken, et d’inviter des chanteurs à en proposer leur version. Et pas n’importe quels chanteurs s’il vous plaît ! On retrouve Doug Pinnick (King’s X) sur « Tooth & Nail », Robert Mason (Lynch Mob) pour « It’s Not Love », Sebastian Bach (Skid Row) lors de la power ballad “Alone Again” et Tim ‘Ripper’ Owens (Judas Priest, Yngwie Malmsteen) tout au long de “Kiss Of Death” ; Pilson se réservant personnellement le micro sur “Into The Fire”, classique incontournable pour tous les fans de Freddy Krueger, qu’on entend dans le troisième film contant ses sanglantes aventures, « Les Griffes du Cauchemar ».

Don Dokken affirme à qui veut bien l’entendre que Dokken est mort et ne se reformera jamais, mais que les fans se rassurent, T&N est parfaitement à même d’assurer la continuité et l’héritage du groupe.

 

Trixie Whitley

Fourth Corner

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Agée de 25 ans, Trixie s’est établie à Brooklyn, à deux pas de la ‘Grosse Pomme’. C’est la fille du regretté Chris Whitley. Elle est née à Gand. Musicien, Chris pratiquait du folk/blues. Il jouait de la slide, dans un style acéré, inspiré par Johnny Winter. Il était venu tenter sa chance en Belgique et avait épousé Hélène Gevaert, sœur d'Alan, membre de dEUS. C'est de cette union qu'est née Trixie. Son père est malheureusement disparu en 2005, victime d'un cancer du poumon foudroyant. Il n'avait que 45 ans.

Trixie a été élevée au sein d’un milieu artistique, partageant son existence entre les States et la Belgique. Elle s’intéresse très tôt à la musique, à la poésie et à la danse. Elle tourne notamment en compagnie des "Ballets C de la B". Elle enregistre son premier Ep, "Strong blood" en 2005. Elle est remarquée par le célèbre producteur Daniel Lanois qui l'invite à entrer dans l'école de musique Berkeley, à Boston. Le projet donne naissance à un super groupe, Black Dub, responsable d’un opus éponyme en 2010. Elle publie alors deux Eps personnels, "The Engine" et "Live at the Rockwood Music Hall". En 2012, elle entre en studio pour réaliser sa première œuvre majeure, "Fourth Corner", un disque enregistré sous la houlette de Thomas Bartlett. Cette jeune femme est particulièrement douée. Sa voix est profonde, sensuelle et envoûtante. Dans ses lyrics, elle décrit les choses de la vie à travers ses expériences, épanche ses émotions, toujours avec une approche positive. Ses compos débordent de sensibilité. Son style est à la fois unique et éclectique. Et pour cause elle puise autant dans le folk, le rock, le blues que le classique, pour créer des compos à la dimension subtilement pop.  

Une atmosphère étrange prélude "Irene". Percussions et autres bruitages entretiennent une belle densité rythmique. Overdubbée, la voix de Trixie perce l’écran sonore. Plage minimaliste, "Pieces" bénéficie de superbes orchestrations de cordes. Sur "Need your love", la guitare amplifiée de Sam Cohen éclot au cœur des percussions, alors que la voix très rythmique est répercutée inlassablement. Le début de "Silent rebel Pt 2" baigne au sein d’un climat oriental. Et une forme de magie opère tout au long de ce blues d’un autre monde au cours duquel les arrangements de Stephen Barber sont au service de notre jeune héroïne… Limpide, son timbre atteint un sommet de solennité sur "Breathe you in my dreams", un cri d'amour répété à l'infini. Mais également une belle leçon d'efficacité destinée aux formations prog rock contemporaines. Un fracas de cordes amplifiées amorce "Hotel no name", une compo caractérisée par des sonorités rock plus âpres, mais toujours parfaitement maîtrisées. Autre très jolie ballade, le titre maître est parfumé d’arrangements délicats. Et les 4 bonus tracks sont tout aussi soignés, dont "Strongblood", une perle étincelante, palpitante même, qui bénéficie du concours du Black Dub, et tout particulièrement de Daniel Lanois à la guitare…

 

David Bowie

The Next Day

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Plusieurs écoutes sont nécessaires pour bien cerner le nouvel opus de Bowie. Vous avez certainement déjà eu le loisir d’entendre le single « Where are you now », sur l’une ou l’autre station radiophonique. Une compo mélancolique, dont les textes évoquent le séjour de Bowie et d’Iggy Pop à Berlin, en pleine cure de désintoxication. Un des deux slows de l’opus également. L’autre, empreint de lyrisme et intitulé « You feel so lonely you could die », est enrobé d’orchestrations, de chœurs et tout le St Tremblement. Mais le nouvel opus de Bowie marque surtout un retour à l’électricité. Pas comme chez Thin White Duke, mais la plupart des plages y sont généreusement alimentées. Depuis le morceau qui ouvre la plaque et titre maître, une piste aride, énergique, hymnique, caractérisée par ses interventions de gratte abrasives et les inflexions déclamatoires de Bowie, au final « I’ll take you there », vivifié par ses riffs bien sentis, en passant par le funk blanc lancinant « Dirty boys » et le plus métallique « (You will) set the world on fire » (NDR : référence au titre phare du « Heartbreak Hotel » de Presley ?) Le long playing recèle quelques pistes plus complexes. A l’instar d’« If you can see me », titre sous haute tension, évoluant quelque part entre drum’n’bass, prog et jazz rock, soit dans la lignée de « Earthling », l’instrumental bruitiste (« Berlin » ?) « Plan » et surtout le sombre et mystérieux « Heat », plutôt proche d’un David Sylvian, les interventions de basse mélodique lorgnant curieusement vers Mick Karn. Moins difficiles mais toujours élaborées voire syncopées (« Boss of me », dont le recours au saxophone baryton semble sous Morphine), les compos reposent sur ces fameux contrastes si spécifiques à l’artiste, entre refrains et couplets. Même les titres les plus pop. Soit le ‘beatlenesque « I’d rather be high », le plus glamour (Ziggy Stardust ?) mais un peu trop britrock « Valentine’s day ». Ou baignent dans le swing. Comme « Dancing out in space », dont les vocaux évoquent immédiatement « Golden year ». Et puis l’entraînant « The stars (are out tonight) », mais sous une forme plus subtile. Sans oublier « How does the grass grow ? » et ses ‘Ya ya ya ya’ calqués sur « Apache » des Shadows. Mon coup de cœur ? Il ira à « Love is lost », une plage hymnique, imprimée sur un tempo new wave, soulignée de chœurs emphatiques et colorée par des claviers vintage, fluides, rognés, digne d’un des deux premiers elpees de Simple Minds. Ben j’allais oublier l’essentiel, la voix de Bowie. Pas de souci, elle a conservé toute son amplitude.

Alors un bon album ? Oui, assurément. Pas le meilleur de l’artiste, mais largement supérieur à ses dernières productions. 

Et pour que votre info soit complète, sachez que c’est le fidèle collaborateur, Tony Visconti, qui s’est chargé de la mise en forme. 

 

Gary Clark Jr.

Blak and Blu

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Autrefois, dans l’univers du blues, les ‘guitar heroes’ étaient légion. Souvenez-vous de Jimi Hendrix, Eric Clapton, Jimmy Page, Jeff Beck, Alvin Lee, Peter Green ou encore Rory Gallagher. Alors jeunes, ces musiciens ne manquaient ni de charisme ni de compétences ; mais ils donnaient surtout envie à leurs fans de s’identifier à ces idoles. Depuis, ce phénomène est devenu plus rare. On recense encore Stevie Ray Vaughan disparu trop tôt, et plus près de nous, sur la scène du blues rock, Joe Bonamassa ; mais en général, ces sont des musicos à la peau blanche.

Exception qui confirme la règle, Gary Clark Jr. Un black qui a pris manifestement la bonne direction. Et pour cause, il s’inspire directement du dieu Hendrix et de l'ange Vaughan. Gary n'a que 29 ans. Il a parfaitement intégré les courants de la musique américaine : blues, rock'n'roll, soul, jazz, country. Ce Texan nous vient d'Austin, comme les frères Vaughan, Stevie Ray et Jimmy. Encore gosse à Austin, il avait séduit le vieux Clifford Antone qui hébergeait le meilleur club de blues de la capitale texane, l’‘Antone's’. Au cours des dernières années, il est monté régulièrement sur les planches en la compagnie de grosses pointures, telles que BB King, Buddy Guy, Eric Clapton et même les Rolling Stones. Dès 2004, il enregistre ses premiers albums et quelques Eps, qu’il autoproduit. En 2011, il tape dans l'oreille du label major Warner. L’écurie lui permet de publier l’Ep "The Bright Lights", qui bénéficiera d’une version australienne plus conséquente, l'année suivante. Il vient de graver son nouvel elpee. Il est éponyme et bénéficie enfin d’une large distribution.

"Ain't messing around" ouvre le feu. Nous sommes au cœur de Memphis. Soutenu par une section de cuivres, ce southern soul ranime ces sonorités Stax si excitantes, qui ont marqué les années 60 et 70! La première sortie à la six cordes ne manque pas de gouaille, mais le rythme adopte celui du galop ! La voix ne libère pas toute sa puissance, elle caresse même "When my train pulls in", un blues rock imprimé sur un mid tempo irrigué par l'orgue Hammond B3 de Zac Rae. Gary entame timidement un envol sur les cordes avant se libérer totalement. Mais ce déferlement, accentué par les effets de la pédale wah wah, sont parfaitement maîtrisés. Une incursion dans le psychédélisme, tout à fait exceptionnelle ! Gary a assimilé l'essentiel du testament de Hendrix. Plage soul, le titre maître emprunte au "Pieces of a man" de Gill Scott-Heron. "As the years go passing by" lorgne vers Albert King. "Bright lights" est un blues rock efficace. Tourmentées, torturées à l’extrême, les sonorités trempent dans le fuzz. Sculpté dans le rock’n’roll, "Travis county" est propulsé par la machine à percussions de J J Johnson. Gary puise toute l'énergie d'un Thorogood pour nous réserver un solo d'une rare efficacité. Deux pistes se révèlent plus dispensables. Tout d’abord, "The life". Une ballade soul hip hop sans grande consistance. Puis "Glitter ain't gold", un power blues rock un peu lourd. "Numb" est véritablement hanté par Hendrix. Une compo puissante, bien ficelée, au cours de laquelle sa voix musicale est talonnée par la guitare triturée et gémissante de Clark. Il s’agit peut-être du "Voodoo Chile de notre Junior ? "Third stone from the sun" rend un long et brillant hommage au même James Marshall. Cette réplique vivante poursuit dans le même registre, en nous proposant un nouveau voyage atmosphérique propice à la transe psychédélique, "You saved me". De toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Next door neighbor blues", un blues acoustique inspiré par les pionniers du Delta.

 

Consortium Project

II: Continuum in Extremis

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La réédition du deuxième opus du Consortium Project ne comporte que peu d’intérêt pour ceux qui l’ont écouté lors de sa sortie en 2001. Hormis deux bonus tracks, qui ne sont rien d’autre que des versions démo de deux titres de l’album, rien ne distingue cette mouture de l’originale, hormis un remastering anecdotique. Pour les autres, rappelons que le Consortium Project est un groupe mené par Ian Parry (Elegy, Crystal Tears), qui décline en cinq volumes, une histoire SF complexe sur laquelle s’appuie le frontman pour analyser son époque. Ce deuxième volet met en scène un monde régi par une nouvelle espèce exclusivement féminine appelée NEOFEMS, et y intègre des concepts proches de la société de 2001 : le réchauffement climatique, le clonage, la téléréalité, etc.

Si l’histoire est riche, musicalement, c’est une autre paire de manches. Le power metal éculé et bateau asséné tout au long de l’elpee présente peu d’intérêt, et ne sort que trop rarement la tête de l’eau. Linéaire, froid et sans consistance, il faut véritablement s’accrocher à la narration pour tenir le coup jusqu’en fin de parcours.

 

Consortium Project

IV: Children Of Tomorrow

Écrit par

Dès les premières notes, on sent que Ian Parry a voulu donner un aspect plus heavy à son Consortium Project. La réédition du quatrième chapitre de son ambitieux projet est plus sombre, plus lourd et plus inquiétant que ses précédents essais. La voix de Parry constitue l’élément omniprésent de l’LP, et reste évidemment mélodique de bout en bout, mais l’ambiance se veut plus oppressante, laissant la part belle aux riffs gras plutôt qu’aux nappes de clavier éthérées.

En ce sens, « Children Of Tomorrow » est sans doute l’album le plus digeste de la collection (qui compte cinq volumes), le côté parfois monocorde du chanteur seyant à merveille à l’ambiance glauque qui prédomine. De plus, des chœurs féminins apportent un côté épique à l’ensemble du plus bel effet.

Côté histoire, Ian Parry utilise une fois de plus la science fiction pour parler de l’actualité, et imagine un futur où l’humanité, tentant d’en savoir plus sur son passé, afin de ne pas répéter ses erreurs, découvre ses origines véritables, loin de la planète Terre…

 

The Contortionist

Intrinsic

Écrit par

Le terme ‘djent’ aurait été imaginé par Fredrik Thordendal, le guitariste de Meshuggah. Il décrit un sous-genre de metal progressif caractérisé par un accordage grave, des rythmes déconstruits et des structures de morceaux complexes. Depuis, le vocable a été galvaudé, et le nombre de groupes qui le pratiquent est beaucoup trop élevé pour que quiconque espère tirer son épingle du jeu en se targuant exclusivement de cette étiquette. The Contortionist a mis un grand coup de pied dans la fourmilière ‘djent’, en 2010, lors de la publication d’« Exoplanet », véritable petite merveille qui sortait des sentiers battus et se permettait d’user de mélodies bien pensées, de nappes de clavier originales et d’une esthétique irréprochable pour se distinguer de la masse. Pari réussi pour le groupe qui a depuis atteint un statut d’incontournable tant au sein de la communauté ‘djent’ que de la scène deathcore, voire progressive.

Restait au combo à confirmer l’essai, en gravant un deuxième album. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la barre est placée très haut, d’entrée de jeu. S’ouvrant sur un très mélodique « Holomvent » aux accents parfois jazzy, The Contortionist prouve dès les premières notes du disque qu’on tient là un groupe sur lequel il va falloir compter. Totalement libre de ses mouvements, il se débarrasse de ses étiquettes en affichant une aisance insolente qui force le respect. Assez proches dans leur démarche artistique de Between The Buried And Me, ils parviennent à être catchy, tout en proposant une musique complexe, aux influences multiples et parfois complètement opposées, originale et sans concession. Aux ‘polyrythmes’ effrénés se greffent des nappes de clavier limite 80’s, des ambiances SF (la voix robotisée de « Feedback Loop »), dans un melting pot apparemment un peu fourre-tout sur le papier, mais qui est en réalité d’une cohérence à toute épreuve.

Produit par Eyal Levi (Daath) et Jason Suecof (Trivium, Chimaira), « Intrinsic » bénéficie, en outre, d’une production propre et ultra précise, qui évite brillamment la froideur typique des productions digitalisées à l’extrême.

 

The Delta Saints

Death Letter Jubilee

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Formation de roots étasunienne, The Delta Saints a été formé en 2007 par des étudiants qui fréquentaient un Collège de Nashville, dans le Tennessee. En l’occurrence le chanteur et joueur de dobro Ben Ringel, le guitariste Dylan Fitch, l’harmoniciste Greg Hommert, le bassiste David Supica et le drummer Ben Azzi. Avant de publier ce nouvel opus, ils avaient gravé deux Eps autoproduits, "Pray on" et "A bird called Angola". « Death Letter Jubilee » constitue donc leur œuvre la plus aboutie. Leurs lyrics traitent des amours difficiles, du manque de moralité et des vagabonds ; mais ils y intègrent des éléments de base comme la terre, l'air, le feu et l'eau! Leur style ? Un mélange de blues, de southern rock, de rock des bayous et de funk.

Des percussions syncopées et particulièrement néo-orléanaises ouvrent "Liar". Nous pénétrons dans l’univers des Delta Saints. Un univers sonore intense où chaque élément tient bien sa place. Très alerte, l'harmonica libère sa puissance et sa passion face aux cordes largement amplifiées. "Chicago" constitue un tribut à la Cité des Vents. Un blues imprimé sur un tempo lent. La voix de Ben est fervente et autoritaire. Tout au long de ce disque, elle impressionne, même. Très réverbérée, la guitare crée le lien qui mène au Delta lointain. Discrets, les arrangements de cuivres soulignent les interventions de musique à bouche. Sur ce rythme, Greg se sent comme un poisson dans l’eau. Caractérisé par les changements de tempo judicieux, "Death letter jubilee" identifie des chœurs a cappella. "Jezebel" s’ouvre comme une worksong authentique, avant que des cordes acoustiques ne viennent soutenir la voix. Des cordes rejointes par un harmonica pour le primaire "Out to sea", un folk blues au cours duquel le chant à l’agonie est saturé d’émotion. Une slide trépidante entame "Boogie" avant qu’elle ne s’enroule autour du timbre envoûtant de Ringel qui ne laisse finalement s'évader que l'instrument volatile de Greg. Une voix féminine atmosphérique épaule celle de Ben sur "Sing to me", précédant un déferlement instrumental. "Drink it slow" est balisé par les solides percussions de Ben Azzi. Mais au fur et à mesure que le ton monte, les cordes de Fitch saturent. "From the dirt" est certainement une des meilleures plages de l’elpee. Passionnée, impérieuse, la voix emprunte des accents tragiques. Les instruments resserrent les rangs pour mettre en exergue cet organe. Hommert prend son billet de sortie. Son registre est éloquent. Il aligne de nombreuses notes à la manière d'un Jon Popper chez Blues Traveler ou de Magic Dick au sein du J Geils Band. La résonance métallique du dobro envahit "The devil's creek", une compo puissante. "River" défile tel un holler. A cause de la propagation des voix et des répliques féminines, sur fond de percussions. "Old man" est une compo dépouillée, énigmatique, au cours de laquelle les cordes montent en crescendo. Un peu comme chez Neil Young. Et "Jericho" ponctue parfaitement ce superbe long playing. On a cependant encore droit à un morceau caché. Un jazz traditionnel issu de la Nouvelle Orléans exécuté par un Dixieland band…

 

Hauschka

Salon des amateurs Remix (Ep 1 + 2)

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Alias Volker Bertelmann, Hauschka est un compositeur/pianiste allemand. Son style ? De la musique électronique avant-gardiste. Enfin, c’est ce que raconte la bio. Outre son implication au sein d’une multitude de collaborations, l’artiste teuton compte déjà dix albums à son actif. Et « Salon des amateurs » constitue son neuvième. Enfin, pas tout à fait, puisqu’il s’agit de deux Eps. Mais manifestement, il est productif.

Découpé en deux épisodes, « Salon des amateurs » nous propose quatre remixes. Le premier épingle "Cube" et "Radar", le second "Tanzbein" et "Ping".

Une succession de bruits n’est guère propice à la confection d’une mélodie, même dans l’univers de l’électro. Une constatation qui s’applique à cette compile. Hétéroclites et peu inspirées, les sonorités forment un ensemble foutraque, dont le mixage en plage commune manque totalement de cohésion. Seul le titre de ce disque est judicieux

 

Indochine

Black City Parade

Écrit par

Paru en 2009, « La république des meteors » ne m’avait pas vraiment convaincu. Si le thème développé tenait la route, la plupart des chansons manquaient singulièrement de fibre contagieuse. Celle qui fait la force des chansons d’Indochine.

« Black city parade », le 12ème opus de la formation française a été enregistré au sein de différents studios. En France (Paris, Bordeaux, etc.), au Japon (Tokyo), en Allemagne (Berlin), en Belgique (Bruxelles) et aux States (New York). Sous la houlette de Shane Stoneback.

Résultat ? 14 titres, dont quelques dispensables. Mais dans l’ensemble, l’opus passe bien la rampe. Parmi les compos les moins intéressantes, on négligera le trop léger « Le messie », puis trop plages hymniques destinées à mettre le feu aux stades, mais un peu trop formatées, sur disque. Et notamment le plus électro « Belfast », et ses ‘la la la’, « Nous demain », et en finale, la ballade mid tempo  « Europane ou le dernier bal ».

Côté lyrics, les plages les plus intéressantes sont manifestement « Le fond de l’air est rouge », inspiré des manifestations estudiantines contre la hausse des frais de scolarité qui ont secoué le Québec en 2012, une piste imprimée sur un tempo new wave, et « College boy », qui traite des difficultés d’intégration des homosexuels, dans la société. Sous un aspect purement artistique, « Wupertal » a permis de sonoriser un documentaire consacré au ballet contemporain, « Rêves dansant ». Une plage balisée par une gratte sèche et un piano ténébreux.

Pas de duo sur cet elpee, mais des collaborations. Et notamment « Traffic girl » (NDR : un clin d’œil adressé à Taxi Girl ?), pour lequel Lescop a participé à l’écriture des textes. Une compo lyrique soulignée d’accords de piano et de synthé vintage. Tom Smith, bassiste des Editors, a également apporté son concours à «  The lover », mais cette piste ne figure pas sur la version de ce cd. Donc on se contentera de l’évoquer.

Venons-en donc au cœur de ce « Black city parade ». Au sein duquel l’excellent single « Memoria », l’allègre titre maître, « Thea sonata », caractérisé par ses interventions de guitare spécifiques (NDR : souvenez-vous du « 3ème sexe ») et le minimaliste « Anyway », qui baigne dans un climat orientaliste, brillent par leur sens mélodique. Reste le plus enlevé « Kill Nico », parcouru de riffs de gratte très new wave, mais gâché par des ‘la la la’, un peu mièvres.

Bref, pas un album parfait, mais d’honnête facture. Ce qui ne l’empêchera pas de crever le plafond des ventes…

 

Moddi

Set the House on Fire

Écrit par

Ce Norvégien a apparemment décidé de mettre le feu à la baraque. A l’aide de mélodies imparables. Un peu comme un Sharko qui nous viendrait du froid. Et pour y parvenir, Pål ‘Moddi’ Knutsen s’exprime en anglais, mais également dans son idiome natal (« Heim », « Heim Igjen »). Tout au long de son second opus, ses morceaux acoustiques sont tour à tour sculptés dans un picking délicat (« House by the Sea »), parsemés d’interventions originales d’électro (« The Architect »), enrichis d’accordéon (« Let the Spider Run Alive ») ou encore agrémentés d’une belle panoplie d’instruments, tels que le Wurlitzer, le violon, le piano, et même de rires féminins ! Les climats développés sont intenses et variés et permettent au songwriter de poser sa voix unique sur les chansons, un peu à la manière d’un Tom Barman voire de Colin Meloy (« Run to the Water »), tout en libérant une fameuse dose d’émotion.

Si Moddi cherche à « Set the House on Fire », il parvient surtout à nous réchauffer le cœur. En outre, ce natif d’un village de pêcheurs cultive des valeurs. Il a ainsi refusé une bourse offerte par une compagnie pétrolière, pour ensuite accepter celle proposée par les vétérans A-ha...

En concert ce 13 avril au Little Waves de Genk et le lendemain au Botanique de Bruxelles.

 

Passion Pit

Gossamer

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Trois ans après le succès de « Manners », disque recelant les implacables singles « The Reeling » et « Sleepyhead », Passion Pit passe la seconde. Et pour cause, « Gossamer » est une collection de douze morceaux presque aussi infectieux que les premiers travaux de la bande. Michael Angelakos, figure de proue de la formation, se révèle corps et âme sur ce deuxième LP. Un disque à la fois libérateur et thérapeutique pour le chanteur, sujet à des troubles bipolaires qui ont considérablement freiné la sortie de ce second essai, accouché dans la douleur. Angelakos se livre d’ailleurs entièrement sur « Where We Belong », seule ballade de l’opus, une troublante lettre ouverte traitant de sa tentative de suicide.

Pour la bonne mesure, Angelakos lance néanmoins en début de parcours un « I’ll Be Alright » lénifiant, déboulant à toute vitesse. Comme pour rassurer ses fans sur l’avenir de Passion Pit et de son géniteur. Loin d’être cafardeux, « Gossamer » dégouline même d’un positivisme sans faille. Un positivisme qui se traduit par des mélodies Pop estivales aux bidouillages électroniques bien dosés (« Take A Walk », « It’s Not My Fault, I’m Happy », « Cry Like A Ghost »  ou le récent single « Carried Away »). Le côté enfantin, à la limite de la comptine, et la petite touche de fantaisie qui faisait la force de « Manners », se confirment sur ce second travail résolument optimiste et presque impeccable.

 

Premiesku

Indirect

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Premiesku est un trio roumain. Depuis 2009, il a publié trois Eps. Livio, Roby et Geroge G. nous proposent aujourd'hui, toujours sur le label Desolat, leur premier long-playing, un disque découpé en huit pistes. Il s’intitule « Indirect ».

Ce groupe issu d'Europe de l'Est possède une vision très personnelle de l’électro. Il mêle savamment synthés, effets électroniques et ligne de basse répétitive, pour donner un effet de boucle hypnotique à ses compos. Les morceaux sont longs, trop longs (entre 9 et 12 minutes pour la plupart), et le sens mélodique manque cruellement de nuances.

Dans ces conditions, difficile pour votre serviteur d’accrocher. A moins d'être un inconditionnel du style, il vaut mieux passer votre chemin…

 

PVT

Homosapien

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Trois années se sont écoulées entre la sortie de ce nouvel elpee et « Church With No Magic », un opus à la fois riche et original. D’ailleurs, aujourd’hui encore, votre serviteur écoute toujours autant cet album avec le même bonheur. Depuis lors, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts…

Mais revenons un bref instant sur leur parcours. Intitulé « Make Me Love You », le premier long playing est publié en 2005. « O Soundtrack My Heart » suit en 2008. A l’époque PVT répondait encore au patronyme de Pivot. En quatre elpees, la formation a bien évolué, ne sombrant jamais dans la facilité ou la redite. « Homosapien » diffère d’ailleurs du précédent. Ce qui n’est finalement pas une surprise.

Le premier changement qui surprend à l’écoute de cet LP, c’est clairement la voix. Une voix que Richard Pike pose sur les compos. Elle est même devenue primordiale, alors qu’auparavant, elle était quasiment absente. Et Spike est excellent au micro.

Deuxième constatation, alors que par le passé, la musique de PVT était complexe et difficile d’accès, elle est devenue bien plus accessible. Le sens mélodique des compos est contagieux, à tel point que lorsqu’un refrain pénètre dans votre matière grise, vous ne parvenez plus à vous en débarrasser. Et des titres tels que « Electric » ou « Casual Success » en sont les plus belles illustrations.

Enfin, troisième métamorphose, PVT n’est plus un groupe de post-rock, ni même de rock. En effet, les guitares et les percussions ont été troquées contre des claviers et des boîtes à rythmes. Le style du combo vient donc de virer à l’électro-pop. Une électro-pop glacée mais paradoxalement ‘addictive’… PVT vient à nouveau de nous bluffer !

 

Alec K. Redfearn

Sister death

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Cet opus est inclassable. C’est en tout cas la conclusion que j’en ai tirée après l’avoir écouté. Il s’agit pourtant du septième long playing d’Alec K.Redfearn and the Eyesores, et du plus abordable commis à ce jour. Les influences relevées tout au long de « Sister Death » sont particulièrement riches. Faut dire qu’il a fallu six longues années à A.K.Redfearn pour le terminer. Les compos piochent tour à tour dans le folk psyché (« Fire Shuffle »), le gypsy (« Black Ice »), le folk ‘maritime’ circa Decemberist (« The 7 and 6 »), le noise-rock (« Scratch »), et la liste est loin d’être exhaustive. Et paradoxalement, malgré cet éventail de styles, l’ensemble affiche une belle homogénéité. Sans doute à cause du climat général de l’œuvre, proche de la folie. L’instrumentation est aussi luxuriante qu’improbable : accordéon, orgues, claviers, cor d’harmonies, … Les mélodies sont contagieuses et l’énergie véhiculée par les compos est sacrément communicative. Haut en couleurs, « Sister Death » constitue un véritable OVNI dans l’univers du pop/rock, et évolue à des années-lumière des productions tellement formatées de l’industrie musicale contemporaine. Dans ce contexte, il est génial qu’un artiste comme Alec K.Redfearn parvienne à nous surprendre…

 

Status Minor

Ouroboros

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« Ouroboros » est le terme grec qui désigne le symbole du serpent qui se mord la queue. Censé représenté le cycle éternel de la nature, il est ici appliqué aux relations humaines, où on se rencontre, on s’aime, on se sépare et on recommence la boucle.

Clairement inspiré par Dream Theater, le groupe mêle habilement exercices de virtuosité flirtant avec le néo classique, sans pour autant négliger l’efficacité et les refrains radio-friendly. L’ensemble est bien construit et cohérent, les ambiances évoluent au fil d’un album qui ne trahit jamais son concept. Comme il parle beaucoup d’amour, le disque n’échappe pas à certains passages mielleux (« Like A Dream »), mais les compense par des envolées heavy du plus bel effet (« Glass Wall »). Au final, l’album est assez riche pour ne pas lasser, et mérite qu’on y jette une oreille plus qu’attentive.

 

The Bloody Beetroots

Wasted Hours

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Bloody déroute. Le bordel annoncé n’a pas eu lieu. Ce mercredi, soit à peu près 3 ans après avoir fait trembler les murs de l’AB une première fois, Simone Cogo aka ‘Bob Cornelius Rifo’ et ses acolytes masqués de Bloody Beetroots revenaient sur les lieux du crime. Et autant dire que le second passage des Italiens sur la grande scène de l’Ancienne Belgique a plutôt eu l’effet d’un pétard mouillé.

Il est 21h lorsque les trois betteraves sanglantes se présentent sur les planches, pour un ‘vrai’ live. L’ambiance est à ce moment électrique. Il faut dire que les fans attendent beaucoup de la formation italienne, tant elle avait laissé l’assemblée sur les genoux lors de leur passage en 2010. Mais en lieu et place de l’explosion de BPMs et de riffs electropunk que The Bloody Beetroots avait servi en rafale à son public belge il y a trois ans, ce grand Cornelius s’est illustré par un manque flagrant de conviction tant sur scène qu’au niveau de la setlist.

Celle-ci était principalement, et bien évidemment, axée sur de nouveaux morceaux. Des morceaux d’une fadeur accablante (dont cet horrible single « Chronicles Of A Fallen Love »), très loin des beats tapageurs et putassiers dégoulinants de testostérone qui ont forgé le succès de l’homme et de sa bande. Au rayon vieilleries, les trois musiciens enchaînent même des versions tout aussi fadasses des extraits de « Romborama ». Comme ce « Talkin’ In My Sleep » complètement saccagé. Dans sa version originale, « Talkin’ In My Sleep » est une compo rageuse au sein de laquelle une Lisa Kekaula (The Bellrays) au top de sa forme use de toute sa puissance vocale pour faire trembler les conduits auditifs de son auditoire. Mais ce soir, la force des basses et du gosier de la demoiselle sont tant mis en sourdine qu’il est difficile d’y trouver un quelconque intérêt.

Le sursaut de BPMs purulents a bien eu lieu, en milieu de parcours, lorsque le trio a balancé son grand classique « Warp ». Probablement le seul morceau de la setlist qui a bien produit l’effet escompté, malgré sa fin charcutée. Heureusement, l’AB compte deux bars, de quoi noyer sa déception, un grand verre à la main et se rendre à l’évidence : The Bloody Beetroots s’est un peu trop assagi…

(Organisation : Live Nation)