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How To Destroy Angels boucle la boucle

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How To Detroy Angels, le groupe formé par Trent Reznor et son épouse, vient de publier une nouvelle vidéo intitulée « The Loop Closes ». Ce titre figure sur l’Ep « An Omen », un disque sorti en novembre dernier ainsi que sur le prochain album « Welcome to Oblivion », dont la sortie est prévue pour le 4 mars prochain.

http://vimeo.com/56805766
http://howtodestroyangels.com/

Un second essai pour les Marble Sounds

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La formation belge Marble Sounds publiera son second opus, le 25 mars prochain. En attendant si vous souhaitez découvrir leur pop mélancolique à travers « Dear Me’, Look Up », immortalisé lors de la release party de cet album, le 5 avril, au Trix à Anvers, c’est ici

 Tracklisting

1. The Summer Of The Sun
2. No One Ever Gave Us The Right
3. Ship In The Sand
4. Dance Clarence Dance
5. The Silent Song
6. The Little Lows
7. Photographs
8. Leave A Light On
9. Never Lost, Never Won

10. Evenings

www.marblesounds.com

 

Un nouveau clip pour Liars…

Écrit par

Angus Andrew, Julian Gross et Aaron Hemphill ont publié une nouvelle vidéo issue de leur dernier album ‘WIXIW’. Réalisée par ALEX/2TONE de What You Steal, elle est décrite par Angus Andrew …comme un match de basketball interminable magnifiquement filmé en noir et blanc…

Découvrez l’interview avec ALEX/2TONE, que LIARS a présenté comme rédacteur invité au Dazed Digital - http://bit.ly/14tFlFL

http://youtu.be/9LDMFUdlR8g

www.facebook.com/LiarsOfficial/

 

Un premier Eppour Cyclopean

Écrit par

Mute et Spoon ont annoncé la sortie du projet Cyclopean, fruit de la collaboration entre Burnt Friedman, Jono Podmore et les musiciens fondateurs du groupe Can, Jaki Liebezeit et Irmin Schmidt.

Réunissant 4 titres, l’Ep est disponible en digital et en vinyle depuis le 4 février.

Il est également en écoute intégrale sur le site de The Drone.

http://www.the-drone.com/magazine/cyclopean-ep

 

Un Genty Concours

Écrit par

Gérald Genty a publié son nouvel album, « Manège Eternel », le 11 février dernier. Pour fêter cet événement, le Français a lancé un concours qui permet de gagner une tablette numérique. Il ne vous reste alors plus qu’à participer en réalisant la vidéo de la chanson la plus courte au monde…

http://www.30fevrier.be/legentyconcours

 

Calexico

Comme à la belle époque des Byrds…

Écrit par

Depuis septembre dernier Calexico est sur les routes. Un interminable périple qui verra le groupe participer aux prochains festivals d’été. Et notamment dans le cadre du Couleur Café ainsi que du Cactus de Bruges. En septembre dernier, votre serviteur avait assisté à leur set, accordé à l’AB de Bruxelles. Un bon petit concert qui avait eu un petit retard à l’allumage, pour finalement s’embraser en fin de parcours. Ce dimanche 24 février, l’Aéronef est bien garni. Faut dire qu’en première partie, il y a The Dodos. Et puis, bonne initiative, le premier concert est prévu vers 18h30, ce qui permettra aux mélomanes de rentrer plus tôt à la maison.

The Dodos, c’est la troisième fois que j’assiste à une de leurs prestations. La première, c’était au Vk* de Bruxelles, en décembre 2008. Un concert épatant, explosif même, dynamisé par le percussionniste/vibraphoniste Joe Haener. La seconde, à la Rotonde du Botanique. Keaton Snyder avait pris la place de vibraphoniste, apportant davantage de subtilité aux compos, au détriment de l’énergie pure, même si la prestation demeurait de bonne facture. Mais, mauvaise surprise, le line up ne compte aujourd’hui plus de troisième larron. Il se résume au drummer Logan Kroeber et au chanteur/guitariste Meric Long. Meric va surtout privilégier l’électricité. Il se déchaîne toujours autant sur ses grattes. Heureusement, ses interventions vocales sont bien claires. Et le sens mélodique impeccable. Derrière sa belle panoplie de fûts et de cymbales, Logan se sent comme un poisson dans l’eau. Mais il joue davantage sur sa technique que sa passion. Néanmoins, en une demi-heure, The Dodos va nous accorder un set bien ficelé, et surtout parvenir à chauffer la salle pour la tête d’affiche. Ce qui n’est déjà pas si mal…

Calexico monte sur l’estrade. Première constatation, Paul Niehaus, le préposé à la pedal steel est de retour. En fait, il reprend tout simplement sa place. Dès les premiers accords, on sent que le groupe est déterminé à mettre le feu. La setlist est bien mieux équilibrée qu’à l’AB ; les titres les plus mélancoliques du dernier opus, « Algiers », ne sont plus concentrés en début de parcours. Et puis, Paul leur apporte une coloration beaucoup plus americana. Sur son instrument, c’est un véritable virtuose, qui ne dispense ses notes que parcimonieusement mais judicieusement. Evidemment ce sont les titres les plus mariachi qui soulèvent l’enthousiasme du public (« Roka », « Para », l’instrumental « Minas de cobre », le paso doble « No te vayas or inspiracion »). La foule vibre lorsque Martin Vlek et Jacob Valenzuela soufflent dans leurs cuivres. Et lorsqu’ils ne jouent pas de la trompette, le duo secoue ses maracas ou double au vibraphone. Jacob se réserve également, l’une ou l’autre fois le chant, en espagnol. Et il sait mettre l’ambiance. Derrière ses claviers, Sergio Mendoza, colore le tout de tonalités cubaines. A droite de l’estrade, John Convertino caresse, brosse ou imprime le tempo, suivant la nature des compos. Et la basse ou la contrebasse (qu’il joue parfois à l’aide d’un archet comme sur un violoncelle) de Chris Giambelluca pulse le tout. A charge de Joey Burns, de diriger les débats, de sa guitare rythmique, acoustique ou électrique, mais surtout de sa superbe voix. Les morceaux sont parfois visionnaires, cinématiques même (Enio Morricone ?) Sergio ou Martin troquent circonstanciellement leur instrument contre l’accordéon. « Not even Stevie Nicks » (NDR: une chanson qui évoque un suicide, que même Stevie Nicks –la chanteuse de Fleetwood Mac– dont un titre passe à la radio, ne peut éviter…) vire au « Love will tear as apart again » de Joy Division (NDR : et là, on ne change pas trop de sujet…) Trois guitares électrisent « Maybe on Monday or man made lake ». La reprise du « Alone against or » de Love n’a pas été oubliée. Et elle est superbe. Le set d’achève par l’allègre « Puerte ». Acclamations nourries.

Une valse, « Sunken waltz » amorce le rappel. Le très cuivré et latino classique « Crystal frontier » embraie. Et puis soudain, surprise, le duo The Dodos est invité à monter sur les planches. A cet instant, il y a quatre grattes. Meric et Joey se partagent les vocaux pour une version époustouflante du « Little Black Egg » des Night Crawlers, une obscure formation étasunienne garage, de la mi-sixties. Leurs voix se conjuguent à merveille. Tintinnabulantes, cristallines, les guitares carillonnent comme à la plus belle époque des Byrds. Un grand moment ! Et l’auditoire est aux anges ! Le duo est toujours présent, mais prend du recul pour participer au festif « Guero canelo ». Et Calexico de revenir une second fois pour interpréter le plus pop « The Vanishing mind ». Enorme clameur, suivie d’un salut collectif des musicos, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé, dans une salle pourtant réputée assez froide. Et ce sont des étoiles plein les yeux et des larges sourires jusqu’aux oreilles, que les mélomanes ont regagné leurs pénates…

(Organisation Aéronef)

Setlist

Epic
Across the wire
Splitter
Roka
Dead Moon
Para

Hush
Mimas de Cobre
Not even Stevie Nicks
No te vayas or inspiracion
Fortune teller
Maybe on Monday or man made lake
Corona

All systems red
Alone again or
Puerto

Sunken waltz
Crystal
frontier
Little black egg
Guero Canelo

The Vanishing mind

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Scorpion Violente

Déséquilibre orthographique…

Scorpion Violente, c'est un groupe issu de Metz, qui pratique une musique trance-disco-psyché-indus complètement hypnotique et hallucinante. La formation a littéralement explosé le Café Central à Bruxelles lors de la release party de son dernier Ep, ‘The Rapist’, le 15 février dernier. Nous avons profité de l'occasion pour discuter avec la bête à deux têtes....

Il y a d'abord ce nom, 'Scorpion Violente', très intriguant: "Il s’inspire des films policiers de série B italiens", raconte Thomas Violente. "Particulièrement d'un long métrage qui s'intitule 'Rome Violente'. On a donc pensé à 'Scorpion Violent', mais c'était plus marrant en y commettant une faute d'orthographe. Elle crée une tension, un déséquilibre." Et cette tension et ce déséquilibre, on les retrouve dans le son, à cause du clash permanent entre une rythmique minimale obsédante, des synthés indus lancinants et des rares voix délayées dans des réverbs et delays ; le tout baignant dans une atmosphère glauque, crade, très sexuelle. Les références mises en avant sont bien sûr Suicide, D.A.F. mais aussi Throbbing Gristle. "Oui, Throbbing Gristle, je suis tombé dedans à pieds joints", précise Thomas. "Je n'ai écouté qu’eux pendant deux ou trois ans. Dans l'ensemble, on aime surtout les musiques des années 60, 70, jusque 80. Après, on ne connaît pas trop. On ne s’intéresse pas aux productions actuelles." Pour Scott Scorpion, "c'est surtout Suicide : je suis un grand fan. Et puis les groupes krautrock comme Can ou Neu!"

Sur scène, le projet est minimal sous tous ses aspects. Il y a très peu de matériel. Juste un vieux Korg Poly61 pour les basses, un Caravan R6, un vieil orgue italien des années 70, pour les nappes et les lignes mélodiques façon scie sauteuse ; et, enfin, une boîte à rythmes Yamaha RX11. Sans oublier les effets vintage comme les réverbs à ressorts ou les sound stretchers paramétriques. "Au niveau du jeu, l'idée était de n'utiliser que 4 doigts au total (2 x 2) pour jouer. Et le côté minimal, on l'applique aussi aux moyens : pas de voiture, les déplacements sont effectués en train, on aime le côté 'à l'arrache' de ce genre d'organisations", rappelle Scott, en affichant un sourire carnassier.

Mais si les moyens sont 'minimaux', le résultat est, lui, sans limite. Ces sonorités obsédantes s'insinuent de façon très insidieuse dans votre esprit et provoquent une sorte de transe. "On aime bien le côté psyché, voire psychobilly. On reprend d'ailleurs ‘Strychnine’ des Sonics. Tout est mélangé à une musique plus froide. Principalement instrumentale... sur des morceaux de 5 à 6 minutes..." Leur tout dernier titre-phare, ‘The Rapist’, s'étale, lui, sur plus de 10 minutes, et son adaptation ‘live’ a clairement été un des tout grands moments du concert, au Café Central.

Au niveau des ambiances, vu la région d'origine du duo, on identifie bien sûr un côté postindustriel. Mais aussi une dimension sensuelle très marquée. On se croirait dans une boîte SM... "C'est vrai, il y a un côté sexe dans notre musique, mais c'est plus du désir que du sexe consommé", corrige Scott. "Comme si tu avais quelqu'un qui transpire un peu, son odeur t'attire mais il n’est pas sûr que tu rentres avec elle (ou lui) le soir. Et en plus, on vient de Metz, une ancienne région minière. C'est un peu comme à Bruxelles : le temps est gris 200 jours par an ; donc l’ambiance est particulière".

Leur musique affiche une forme très trance, très dansante. Au concert, nous avons été très étonnés par la moyenne d'âge des fans, qui oscille autour des 20 ans. Ce sont des jeunes qui viennent d'un univers techno, electro, absolument pas goth ni dark. "En fait, on est vraiment le cul entre plusieurs chaises, placé entre différents styles musicaux... Au début, c'était en effet orienté 'dark', mais maintenant on a un pied dans plusieurs zones. Pour moi, en montant Sorpion Violente, je voulais couper avec une scène expérimentale où je commençais vraiment à m'emmerder. Je voulais créer une musique que j'ai envie d'écouter, qui m'éclate la gueule... Donc forcément, il y a cet aspect dansant, viscéral, body : c'est délibéré. C'est pour se faire plaisir. C'est la musique que je souhaitais entendre dans un club."

Les albums de la formation sont publiés exclusivement en format vinyle: "On aime les vinyles pour le son, mais surtout pour l'esthétique des pochettes, qui claquent quand même beaucoup plus en format 33 tours qu'en Cd." Comme le nom du groupe, les graphismes se réfèrent également aux films vintage de série B. "Sur le premier maxi, la photo est de Maurizio Merli, le comédien qui joue dans 'Rome Violente'...", précise Thomas. "C'est un flic à la Dirty Harry, un 'Justicier Dans La Ville', mais sans le côté moralisateur... On a trippé grave sur ce film et on a déniché cette image, où Merli a un putain de look... Pour ‘The Rapist’, on a repéré le cliché par hasard. On cherchait des illustrations sur internet en utilisant des mots-clés comme viol, etc. et je suis tombé sur un film japonais très sérieux et cette photo d'un japonais très malsain et ses fleurs… On en a conclu qu’elle collait bien avec le titre."

Le dernier Ep est d'ailleurs déjà complètement épuisé, quelques semaines à peine après son lancement. Le label, Teenage Menopause, se démène pour faire connaître la formation en Europe et même sur les autres continents. Jusqu’à présent, leurs tournées ont couvert la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne et bien sûr l'Italie... 'Rome Violente', joué en Italie, c'était en somme logique! Au chapitre des projets, Scorpion Violente participe à l'album d'hommage à Snowy Red que prépare le nouveau label Weyrd Son. Une compilation où une quinzaine de formations alternatives européennes et américaines reprennent des titres de ce génie belge de la new-wave et de la new beat, malheureusement disparu trop tôt, en 2009. "On reprend ‘Euroshima (War Dance)’, se réjouit Scott. "C’est une copine qui m’a permis de découvrir ce titre, il y a deux ou trois ans. Il est excellent. Puis j'ai approfondi le reste. Quand on nous a proposé de réaliser une reprise pour le 'Tribute', on a tout de suite accepté et on a vite imaginé une manière d'adapter le morceau à notre son, sans le dénaturer… Il y a des points communs clairs entre Snowy Red et nous, notamment ce côté répétitif et hypnotique. On est resté assez fidèle à l'original. Le son est un peu crade. On a utilisé un 4 pistes pour obtenir ce résultat... Ca va le faire, je pense..."

Ensuite, Scorpion Violente a l'intention de graver des nouveaux titres sur un maxi via le label Bruit Direct et dans un avenir proche, d'enregistrer de nouveaux morceaux plus ambient en studio, à l’aide d’un matériel plus important. "Jusqu'à présent, on a toujours accompli nos projets de façon brute, dans l'urgence. Là, on va prendre le temps. Ce sera une musique pour voyager, pour faire des trips... On va se servir d’un matos qu'on ne pourra pas emmener en tournée, etc..  On va tenter ce challenge, mais ça donnera peut-être de la merde..." (rires)

Page de Scorpion Violente sur Facebook : https://www.facebook.com/pages/Scorpion-Violente/203358213043181?ref=ts&fref=ts

 

Kevin Ayers

Kevin Ayers, un des derniers grands excentriques anglais, nous a quittés…

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Né le 16 août 1944, à Herne Bay, dans le Kent, en Angleterre, Kevin Ayers est décédé ce 18 février 2013, à Montolieu, en France. Du grand ordre des excentriques anglais, auxquels appartenaient également Syd Barrett et Nick Drake, Peter Hammill est donc le dernier survivant. Non seulement Kevin Ayers était membre fondateur du mythique Soft Machine, mais il est une référence absolue dans l’univers du psychédélisme. Guitariste, bassiste et chanteur, il avait bossé notamment en compagnie de Nico, Mike Oldfield, Jon Cale, Brian Eno, sans oublier Daevid Allen et Robert Wyatt. En 1994, il avait eu la gentillesse d’accorder une interview à votre serviteur (voir ici ). Au cours des deux dernières décennies, il s’était plus ou moins retiré de la scène musicale, vivant d’abord à Ibiza avant de s’établir à Montolieu, dans le Sud de la France, où il se consacrait surtout à la sculpture. En 2007, quelques artistes contemporains qui lui vouaient une grande admiration, dont l’Ex-Gorky’s Zygotic Mynci, Euros Child, avaient réussi à le sortir de son mutisme pour enregistrer un album, « The unfairground », le premier depuis 1992 !

 

Depeche Mode au 7ème ciel.

Écrit par

La sortie du nouvel opus de Depeche Mode, « Delta Machine », approche à grand pas. Pour rappel ce sera ce 26 mars. En attendant le groupe nous propose sa vidéo de « Heaven », réalisée lors d’une session live en studio ici

 

Esquisse

Machines Infernales

Écrit par

Esquisse a la noble ambition d’opérer la rencontre entre célèbre fest-noz breton (type de fête et de musique traditionnelle bretonne récemment entrée dans le patrimoine culturel mondial de l’Unesco) et les expérimentations sonores les plus libres… Initialement festif, le Fest-Noz vire sur « Machines Infernales », presque au jazz ! Il a fallu 2 ans au groupe français pour réaliser ce mélange de folklore celtique et de sonorités contemporaines. Les studios de Saint-Cadou, il y est retourné souvent.

Le disque est publié sur le label Armorica Records, écurie chargée de promouvoir les musiques traditionnelles. Quant à ce « Machines Infernales », il s’adresse essentiellement aux amateurs du genre, parce que trop ou trop peu celtique ou expérimental (biffer la ou les mentions inutiles)…

 

Idjut Boys

Cellar Door

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Conrad McDonnell et Dan Tyler se rencontrent fin des années 80 et se découvrent une passion commune pour le deejaying. Petit à petit, ils se forgent un nom dans le monde du clubbing londonien. Suite logique, leur premier maxi sort en 93 sur le label qu'ils viennent de créer U-Star. Plus tard, ils fonderont encore trois petites structures Noid, Cottage et Droid. Ils produiront également leur mélange de deep-house, dub et disco pour des maisons prestigieuses comme Nuphonic et Glasgow Underground. Ils sont aussi réputés pour leurs remixes (Dimiti from Paris, Joe Claussell, Chicken Lips, Zero7, Ivan Smagghe, Lindström, ...) Mais leur activité de dj ayant toujours été privilégiée durant ces 20 ans de carrière, leur discographie n'est finalement pas extrêmement fournie. Il y avait donc pas mal de temps que l'idée d'un album mûrissait dans les têtes des Idjut Boys. Ils avaient d'ailleurs déjà tenté l'aventure sous le patronyme de Meanderthals en 2009, un projet chil-out très réussi réalisé en compagnie de Rune Lindbaek pour le compte de Smalltown Supersound. C'est encore cet excellent label norvégien qui abrite "Cellar Door". Loin de leurs productions dancefloor, cet album majoritairement downtempo sonne assez mainstream, ne fut-ce que par la voix de Sally Rodgers (A Man Called Adam) qui évoque pas mal de divas de la dance. Les Idjut Boys ont certainement voulu  toucher un large public amateur de chill-out parsemant leurs compositions atmosphériques de guitares ‘baléariques’ évoquant parfois Fleetwood Mac et de quantité d'effets de pédales légèrement psychédéliques. On retrouve aussi leur amour d'un dub relativement classique (« Le Wazuk ») et de la basse disco (« Going Down »). Mais un morceau sort véritablement du lot : l'electro-dub « One For Kenny », dont la rythmique évoque l'école viennoise des années 90 (Kruder & Dorfmeister, par exemple) pour évoluer vers des contrées nu-jazz lorsque le piano du fantastique Bugge Wesseltoft fait son apparition. Après ses très estimables collaborations en compagnie de Laurent Garnier et Henrik Schwarz, le vétéran norvégien vient encore nous démontrer tout son génie à poser ses notes bleues sur des rythmiques électroniques. Malgré ce bon moment, on a un sentiment de trop peu à la fin de « Cellar Door ». Trop propre, trop commun, ce disque manque de folie et trouvera sans doute sa meilleure place dans les bars lounge.

 

John F. Klaver

Wheels in motion

Écrit par

John F. Klaver appartient à la nouvelle génération des bluesmen hollandais. Ses maîtres répondent aux noms de Jimi Hendrix, Robben Ford et Gary Moore. Il les a donc beaucoup écoutés. Les a étudiés. Puis a énormément bossé avant de se mettre à composer. Finalement, il a monté son John F Klaver Trio, en 2007, devenu au fil du temps le John F. Klaver Band.

Son premier elpee, "Jetpepper", remonte à 2008. Il précède "Back for more", publié en 2011. Un long playing unanimement apprécié par la critique musicale, et considéré, au cours de cette année, comme le meilleur album de blues des Pays-Bas.

Pour enregistrer ce nouvel opus, John a reçu le concours de Bob Fridzema à l’orgue Hammond, d’Iris Sigtermans à la basse et d’Eric Dillisse aux drums. Il signe 9 des 12 titres.

Le titre maître ouvre la plaque. Notre quartet est immédiatement mis sur orbite. Une plage qui baigne dans un climat funk, réminiscent de l’Allman Brothers Band originel, c’est-à-dire lorsque les frères Duane et Gregg se partageaient les commandes. Shuffle brûlant, "Dust" est adossé à la section rythmique. Solide, puissante et rugueuse, la voix de John F est parfaitement soulignée par l'harmonica de Big Pete, un seigneur de la musique à bouche. Quant au gratteur, il se réserve une sortie explosive, très texane. Le tempo imprimé tout au long de "Devil woman" libère des accents jazz. Ou plus exactement swing. Fridzema tapisse le tout à l'orgue Hammond, pendant que Klaver brille de mille feux aux cordes. "Wrong over right" est balisé par un riff hypnotique. Un blues rock au cours duquel la guitare largement amplifiée se libère, grâce au jeu de pédales. "Piece of mind" lorgne à nouveau vers Gregg Allman. Un blues lent que Klaver chante impeccablement, pendant que l’orgue Hammond enduit soigneusement la toile de fond. Rob Mustert, spécialiste batave de l'orgue Hammond, apporte son concours à "Gimme summon", une plage instrumentale. John F et l’organiste s’y rencontrent au cœur du swing. Les cordes sont particulièrement inspirées voire même originales sur "Dynamite". "Moment for two" est un slow blues empreint d’une grande sensibilité, un moment propice à l'étreinte, interprété avec panache. Tout au long de cet opus, les exercices de virtuosité sont légion. A l’instar de "I told ya", caractérisé par ses échanges entre guitare et orgue ou la finale, à nouveau hantée par l’Allman Brothers. Cet elpee devrait assurer la consécration de ce musicien de talent.

 

KOVLO

Hey Mom, where's Timbuktu

Écrit par

KOVLO est un groupe de post-rock issu de Lugano. « Hey Mom, where's Timbuktu » constitue son troisième album. Il fait suite à « A new position for the second degree burn » (2005) et « I’m so happy on this boat » (2007) qui était produit par Rob Ellis.

La musique de ce quatuor n'a rien de bien original. On navigue dans les eaux de Mogwai, Explosions In The Sky, This Will Destroy You ou Sigur Rós pour les parties plus atmosphériques. Ouvert par des dialogues de Dennis Hopper extraits d'Apocalypse Now, le propos n'est pourtant pas très apocalyptique. Souvent moins sombre que les groupes précités, les compositions suivent les canevas d'un style qui ne se renouvelle plus depuis de nombreuses années. On retrouve donc cette succession de moments calmes et de parties plus tendues, même si celles-ci ne sont jamais d'une grande violence. Seul morceau court du disque, « Qujing » –du post-punk métallique assez efficace– constitue l’exception qui confirme la règle. L'atmosphère des autres plages pousse plus à la contemplation. Quelques notes de piano apportent un peu de lumière et de douceur. Un monde qui a en tout cas séduit le réalisateur Niccolò Castelli puisque KOVLO vient de réaliser la bande son de son nouveau film « Tutti Giù – Everybody sometimes falls ». « Hey Mom, where's Timbuktu », dont les illustrations du livret sont signées Aris Bassetti, membre des excellents Peter Kernel, plaira certainement aux amateurs de post-rock classique car il ne souffre d'aucune faute de goût. Les autres n'y entendront vraisemblablement qu'ennui et convention.

 

Lucero

Woman & Work

Écrit par

Lucero nous vient de Memphis, dans le Tennessee. Une ville dont le cœur a toujours battu au son de la musique. Le rock'n'roll, blues et soul se sont toujours croisés, les labels Sun et Stax y étaient établis, Elvis Presley et BB King y ont vécu. La musique de Lucero est susceptible d’emprunter différentes facettes, telles que le rock sudiste, le punk (NDR : surtout à leurs débuts) et le country alternatif. C’est d’ailleurs ce que les musicos déclarent. Ce ne sont pas des débutants, puisque la formation est née en 1998. Leur dernier opus, "1372 Overton Park", était paru en 2009 chez Universal Music. Ce "Women and work" constitue leur huitième long playing. Une œuvre qui baigne dans le Memphis country soul teinté de rock et blues. Le chanteur/guitariste Ben Nichols, l’autre gratteur Brian Venable et le claviériste/accordéoniste Rick Steff en sont les figures de proue.

"Downtown" ouvre la plaque. Une piste attrayante, de brève durée, mais dont les interventions vocales me rappellent Rod Stewart, en moins éraillé. Les cuivres amorcent "On my way downtown", un excellent R&B. La voix de Ben Nichols s’inscrit parfaitement dans l’ensemble où chaque instrument tient parfaitement son rôle. Boogie, le titre maître est mis sur orbite par le piano de Steff, une compo qui rocke et rolle dans une chaude ambiance ‘memphisienne’ ! Jolie ballade, "It may be too late" trempe dans le R&B. Une compo indolente caractérisée par les interventions conjointes du piano et de l’orgue et dont la mélodie contagieuse rappelle les vinyles Stax d’une certaine époque. Rockin' R&B, "Jumper" déborde de dynamisme et libère énormément de groove. Du groove funkysant entretenu par les cuivres de Jim Spake et Scott Thompson. Un vrai coup fumant ! La voix de Ben emprunte un ton plus rugueux pour attaquer "Who you waiting on?", une piste qui baigne dans un climat roots. Lucero nous entraîne à Nashville pour aborder "Can't stand to leave you", un morceau de country populaire, parcouru par la pedal steel de Todd Beene. De toute bonne facture, cette plage bénéficie d’arrangements particulièrement subtils. "When I was young" et "Sometimes" adoptent un profil semblable. De solides compos nappées de claviers, déchirées par la slide ; mais au cours desquelles la pedal steel s'affirme. "Like lightning" replonge dans le rock'n'roll. Et cette belle tranche de musique yankee s’achève par "Go easy", un titre empreint de douceur, au cours duquel la voix de Nichols est enrobée d’un puissant chœur gospel…

 

Old Kerry McKee

Wooden songs

Écrit par

Alias Joakim Malmborg, Old Kerry McKee est suédois. Issu de Gothenburg, très exactement. Il se réserve l’écriture des compos et des lyrics, chante, joue de la guitare et des percussions. Bref, c’est un véritable homme-orchestre. Difficile d’imaginer que ce Nordique a fait ses armes au sein d’un groupe de death metal où il se chargeait des drums. Sa nouvelle orientation, il l’a adoptée en 2008. Avant de devenir ce folksinger, il a beaucoup écouté Townes VanZandt et Johnny Cash, mais aussi Bob Dylan et Reverend Gary Davis. Son univers musical n'est guère ensoleillé ni paisible ; à contrario, il est plutôt sombre voire ténébreux.

On est d’abord plongé dans les bruits urbains ; mais rapidement, une guitare prend le relais. Magique, rythmique, elle est bientôt rejointe par une voix qui semble venir de l'au-delà, une voix évacuant tous ses sentiments de détresse au même moment. "Flor" cherche à retrouver toute l’authenticité du country blues. A cause du son, qui grésille comme un vieux 78trs.  Kerry chante à nouveau comme un possédé, libérant ses mots comme si sa vie en dépendait. Et il n’est pas loin de nous épouvanter. Maltraitées, ses cordes souffrent. Une plage vraiment impressionnante ! "Death, Oh death" n’est pas plus paisible. Les accords de sa gratte épousent les trémoussements de sa voix qui sanglote. L’instrumentation assurée par le vieux Kerry est à la fois riche et complexe. "Broken leaf" s’ouvre par un riff stonien, puis nous entraîne dans un univers sonore plus accessible. Il souffle dans un harmo à la manière du jeune Dylan ; mais en même temps il parvient à gratter ses cordes et à manœuvrer ses perçussions au pied. "Soiled, tattered & thirsty" et "One day" passent également correctement la rampe, même si ces deux pistes se révèlent un peu plus répétitives. Contagieuse, "One day" est une compo que l’on se surprend de reprendre en chœur avec lui. Kerry injecte toute sa sensibilité dans la voix pour attaquer "The rocking chair". Toujours aussi incertaine, l'aventure s’achève sous la forme d’un titre énigmatique, "Untitled", un morceau qui clôt cet elpee, en reproduisant les mêmes bruitages qu’en début de parcours…    

 

Rocket From The Tombs

Barfly

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En 2003, le trop méconnu groupe de proto-punk Rocket From The Tombs se reforme et propose dans la foulée « Rocket Redux », un album qui les voit réenregistrer en studio des morceaux composés entre mi-1974 et mi-75, leur seule année d'existence. Jusque là, à part quelques concerts capturés de façon artisanale et des démos au son bien cradingue, vendus sous le manteau à l'époque et qu'on peut retrouver dans la compilation « The Day the Earth Met the Rocket from the Tombs », il n'y avait aucune réelle trace discographique. Pourtant, bon nombre de leurs compositions apparaissent sur les premiers disques des deux groupes fondés sur les cendres de RFTT : Père Ubu et The Dead Boys, principales formations avec Electric Eels et The Pagans de ce qu'on baptisera plus tard le Cleveland Punk.

On retrouve sur « Redux » trois membres fondateurs : David Thomas, chanteur légendaire de Père Ubu, Cheetah Chrome, guitariste des Dead Boys et le bassiste Craig Bell rejoints pour la circonstance par Richard Lloyd (ex-Television) et David Mehlman (Père Ubu). C'est également ce line-up qui est responsable de ce « Barfly », le premier réel album du groupe. 37 ans après leurs débuts, que pouvait donc bien nous livrer cette bande de quasi sexagénaires ? Si le résultat ne décevra pas les fans et n'est-ce pas le plus important, il n'est pas certain qu'il leur en apportera beaucoup d'autres. Certes, la voix de David Thomas a conservé toute sa folie et ses textes sont toujours aussi mordants mais la rage a été catalysée depuis longtemps et le groupe reste punk plus par l'état d'esprit que musicalement. On a ici finalement affaire à un garage-rock plutôt classique, en tout cas très mature et maîtrisé. Des compositions intemporelles et efficaces évoquant fatalement Père Ubu, Dead Boys et les Stooges qui donnent l'impression que le groupe a avant tout cherché à se faire plaisir (les très réussis « I Sell Soul » et « Six And Two »). Cheetah Crowe se fend de quelques solos bien sentis mais suffisamment dans la retenue pour ne pas être écœurants. Et David Thomas donne toute sa mesure sur les plages plus bluesy-psyché (« Butcherhouse 4 » et le slow quasi parodique « Romeo & Juliet »). Au final, on passe un bon moment en compagnie de vieux potes et on regrette que Père Ubu n'ait pas mis autant d'application pour concocter son dernier opus, le trop improvisé « The Lady From Shangaï ».

 

Rusty Roots

Something ain't right

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Les Rusty Roots sont incontestablement un des meilleurs blues bands, en Belgique. Fondé en 2004, cet ensemble limbourgeois a effectué ses débuts au célèbre Belgium R&B Festival de Peer. Son premier album, "100 miles", était paru en 2006. Il avait bénéficié de la participation du talentueux chanteur/guitariste Marc ‘Tee’ Thijs. Deuxième elpee, "Electrified" était sorti en 2008.

Jan Bas est le chanteur. Il est soutenu par deux brillants instrumentistes, le guitariste Bob Smets et l’harmoniciste qui double à la guitare rythmique, Kris ‘Rev Hotrod’ Rogiers. Le line up implique également le drummer Nico ‘Tutt’ Vanhove et le bassiste Stefan ‘Body’ Kelchtermans. Pour la première fois, les Rusty Roots signent toutes les compos. Et Tee s’est chargé de la production et du mixing !

"Wiggle" ouvre l’elpee. Le tempo adopté par cette plage me rappelle le Creedence Clearwater Revival. Proche de celle de John Fogerty, la voix de Jan est bien mise en évidence. Le travail opéré sur cette voix, tout au long de "Wake up", est particulièrement soigné. La mise en forme adoptée par Tee n’y est pas étrangère. Agitée de percussions et lacérée par les petits coups de griffe de l'harmo, l’instrumentation est minimaliste. "Too tight" est certainement la compo la plus originale de l’elpee. Allègre voire dansante, elle est couverte d’accents exotiques, latinos. Chant, cordes et cuivres s’y fondent dans un bel ensemble. "Country and wagons" est imprimé sur le rythme saccadé du chemin de fer. La voix est chargée de reverb, mais reste claire. Un morceau qui permet à Rev' Hotrod de s'envoler sur l'harmonica. Un éventail de percus bien choisi électrise "Get down", une piste dont la trame funky se révèle très passionnante. Rogiers arrache tout ce qu'il a dans les poumons pour faire exploser son harmo. Jan chante "Thing" à nouveau comme Fogerty. Son autorité et son assurance impressionnent. L'orchestration demeure sobre et efficace. Si "Easy" s’intègre dans le Chicago Westside, cette compo a été personnalisée. Des vocaux a cappella ouvrent "Money train", à l’instar d’une worksong enrichie de percussions. Puis la plage emprunte un rythme hypnotique, digne du mythique géant disparu, Howlin' Wolf. Le son proposé par Rusty Roots est vraiment original. "Let her down" et "Something ain't right", davantage ska, en sont de nouvelles illustrations. Cet album constitue certainement une des meilleures productions blues belges de ces dernières années…

 

Sherman

Rise

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La Belgique est un véritable vivier de talents. Et Steven Bossuyt, alias Sherman, en est un nouvel exemple. Le Gantois s’est illustré au Nord du pays dès 2011, en publiant un Ep éponyme recelant quelques ritournelles pop plutôt efficaces (« On Your Side », le très bon « One Way Town », illustré d’un tout aussi bon videoclip). Et déboule aujourd’hui « Rise », son premier LP, signé chez Universal. Le singer-songwriter propose onze plages Pop Rock pas forcément révolutionnaires mais foncièrement convaincantes.

Ce sont essentiellement la simplicité des mélodies et la cohérence de l’ensemble qui rendent ce disque à la Milow, pas dégueulasse à se mettre dans les oreilles. « Rise » compte bien quelques textes naïfs (« Head in the Clouds », « Light in the Dark ») ; mais, en laissant les mots de côté, on se laisse facilement emporter par ces petites capsules plutôt esthétiques, et visiblement sans prétention. Après avoir assuré des premières parties pour Lady Linn ou Eliza Doolittle, le petit Belge est prêt à voler de ses propres ailes. En espérant que le titre de son ouvrage lui soit salutaire.

 

Skinny Molly

Haywire riot

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Skinny Molly est né en 2004, lorsque John Estes, ancien membre de Lynyrd Skynyrd, Dave Hlubeck du Molly Hatchett et le drummer Kurt Pietro décident de partir en tournée européenne. Et au départ, leur aventure ne devait pas aller plus loin. Mais à l’issue du périple, le combo a décidé de poursuivre l’expérience. La formation a d’ailleurs sorti un premier album, "No good deed", en 2008. Hlubek est alors parti pour retrouver ses amis de Molly Hatchett. Il a depuis été remplacé par un ex-Blackfoot, Jay Johnson, un autre acteur de la grande famille du rock sudiste. Et c’est Luke Bradshaw qui se charge de la basse.

SM est plus populaire en Europe qu’aux States. Pas étonnant dès lors qu’ils aient été signés chez le label allemand Ruf! Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Sheffield, dans l’Alabama et à Nashville, au Tennessee.

Dès le premier morceau, l’opus baigne dans une ambiance sudiste. Le son est puissant, lourd, chargé de décibels. Les guitares sont évidemment à l’avant plan. Imprimé sur un mid tempo, "If you don't care" ouvre les hostilités, un blues rock, caractérisé par la voix imposante de John, talonnée par les deux six cordes. "Devil in the bottle" adopte un profil semblable, même si une des grattes bien grasse, très amplifiée, s’autorise un billet de sortie. Cette plage rappelle inévitablement Lynyrd Skynyrd. Pas étonnant puisqu’elle avait été écrite par Estes, Johnny Van Zant et Gary Rossington, pour l’album "Endangered species" de Skynyrd. "Two good wheels" hausse le rythme. Illuminée par une mandoline, cette piste baigne dans un climat roots. Les spectres de Steve Earle ou des Georgia Satellites ne sont plus très loin. "Too bad to be true" adopte un profil plus classiquement rock. Les guitares s'y réservent un duel fraternel. Menaçant, inquisiteur, "Judge Parker" ne prête guère à sourire. Les changements de rythme accentuent la gravité du thème abordé. Et pourtant, il s’agit de la meilleure plage du long playing. ZZ Top aurait pu composer "Bitin' the dog". On croitrait même que c’est Billy Gibbons qui est à la guitare... Une voix grave se frotte aux cordes acoustiques et à la slide bien réverbérée sur "Lie to me", une ballade bien southern. Autre ballade, "None of me no more" véhicule des accents tragiques. Chargées de tonalités country, "Dodgin' bullets" clôt l’album, une piste qui permet une dernière fois aux six cordes d'Estes et de Johnson de jumeler leurs accords…

 

Sun Araw & M. Geddes Gengras meet The Congos

Icon Give Thank

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Sun Araw, alias Cameron Stallones et Geddes Gengras sont les deux principaux responsables de ce projet. Le premier est issu de l’Etat de Californie, et s’est forgé une certaine notoriété dans l’univers du psychédélisme, notamment chez le groupe Pocahaunted. Le second, est avant tout un producteur. Et ce sont d’excellents amis. Le concept d’« Icon Give Thank » nécessitait un petit voyage au sein des Caraïbes, et plus particulièrement de la Jamaïque, où ils ont reçu le concours du groupe mythique de reggae, The Congos. Et afin de couvrir les frais inhérents à leur billet d’avion, les deux gaillards ont filmé leur séjour en terre rasta. L’ambiance de l’enregistrement de l’album est d’ailleurs parfaitement rendue sur le Dvd.

« Icon Give Thank » baigne au sein d’une ambiance paisible, cool. Les rastas se réservent voix, chœurs et percussions, pendant que les Américains nappent le tout de couches de guitares et de claviers psychédéliques. Le fruit de leur rencontre débouche sur un trip mystique en lévitation, au cours duquel chacun est venu apporter sa pierre à l’édifice.

 

Toundra

III

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L’artwork de cet album est épouvantable. Il fait peur et est ignoble. Ces sirènes gothiques et ces squelettes semblent émaner du même monde que ceux adoptés depuis des lustres par Iron Maiden. Toundra est issu de Madrid. Et l’Espagne n’est guère riche en matière de groupes ou artiste pop/rock exportables. Si mes souvenirs sont exacts, la dernière formation intéressante émanant de la Péninsule Ibérique s’appelait Migala. Elle s’est séparée en 2005. Depuis, hormis la zone crépusculaire de l’underground, c’est le calme plat !

Mais intéressons-nous plutôt au contenu de l’œuvre. Surprenant ! Dans le bon sens du terme. Pas de flamenco ni de rock hispanique aux accents latino complètement insupportables, mais le fruit d’une rencontre entre post-rock et metal. Le combo semble avoir complètement digéré ses influences qui oscillent de Pelican à Cult of Luna, en passant par Mogwai. Mais puisées également chez Led Zeppelin, Black Sabbath ou Metallica (« Requiem », « Cielo Negro). Et il maîtrise parfaitement ce fragile équilibre entre longs crescendo et riffs puissants, écrasants, tranchants.

Malgré un goût graphique plus que douteux, le troisième opus de Toundra est bien plus fertile que son patronyme…