Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Zoom sur Rachid Taha

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« Zoom » c’est le titre du album de Rachid Taha, le 9ème  d’une carrière solo débutée au cours des 90’s, après avoir quitté le groupe Carte de Séjour.

C’est aussi un retour qui remettra au premier plan le chanteur algérien dès le 25 mars.

Enregistré entre Paris et les studios Real World en Angleterre, en compagnie de Justin Adams (Juju, Triaboliques, Robert Plant) à la production, l’album a reçu de nombreuses contributions dont celle de l’ancien Clash Mick Jones, de Brian Eno, de Rodolphe Burger, de la chanteuse de Raï Cheba Fadela et de Jeanne Added pour une reprise en duo mêlant anglais et arabe de « Now Or Never », standard romantique d’Elvis Presley, lui-même adapté du célèbre « O Sole Moi ».

Pour découvrir le clip web de « Voilà, Voilà, que ça recommence! » featuring (en outre) d’Agnès B., de Femi Kuti, de Mick Jones, de Christian Olivier, d’ Eric Cantona, de Camélia Jordana, d’Oxmo Puccino, de Rachida Brackni, de Sonia Rolland et de Rodolphe Burger, c’est ici

www.rachidtahaofficial.com

 

Dear Reader au charbon…

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La formation sud-africaine Dear Leader publiera son 4ème elpee, ce 8 avril. Son titre ? « Rivonia ».

« Down Under, Mining », un premier extrait, est à disponible sur Soundcloud.
https://soundcloud.com/cityslang/dear-reader-down-under-mining/s-5n9S0

 

 

Isbells adapte Tim Hardin.

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La très belle reprise du « Reason to believe » de Tim Hardin par Isbells a été postée sur YouTube. Ce morceau est issu du tribute "Reason ToBelieve-The Songs Of Tim Hardin", sorti il y a quelques semaines.

http://www.youtube.com/watch?v=QwmSK8pL0qU

http://www.reasontobelieve.co.uk/

 

The Men sur la lune ?

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Le nouvel album de The Men paraîtra ce 4 mars. Il s’intitulera « New moon ». Il s’agit du 4ème opus de la formation new-yorkaise en 4 ans !

La vidéo du morceau « Electric », réalisée par Teresa Dorothea, est à découvrir sur YouTube ici

Le groupe étasunien se produira en concert, le 16 mars, au Magasin 4 à Bruxelles.

 

Le refuge de Matt Bianco

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Matt Bianco a émergé de la scène anglaise, au cours des années 80, en dispensant une pop rafraîchissante teintée de soul, de jazz et de rythmes latino.

« Hideaway », son nouvel album, paraîtra ce 11 mars. Il a été produit par Dave Bascome (Depeche Mode, Peter Gabriel, Bruce Springsteen, Tears For Fears ou Placebo).

Tracklist

1. You Are My Love
2. Too Late For Love
3. Kiss The Bride
4. Medusa
5. Falling
6. The Other Side Of Love
7. It's Just The Way It Goes
8. You'll Never Know
9. Cosmic Samba
10. The Universe
11. Too Late For Love (Papik Remix)

12. Hideaway

www.mattbianco.com

 

Daniel Darc

Darc dans le noir. Tristesse.

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C’est en début de soirée que le label Jive-Epic a rendu officielle la triste disparition du chanteur français Daniel Darc. C’est à l’âge de 53 ans que le corps de l’ex-leader de Taxi Girl (1978-1986) a été retrouvé inanimé à son domicile parisien ce jeudi 28 février 2013. Une mort qui serait liée à une absorption massive d’alcool et de médicaments.  

Le mythique rockeur nous avait fait un dernier signe sous la forme d’un ultime album solo sorti en novembre 2011, le magnifique « La Taille de mon âme ».

Lucide et caustique sur son existence, Daniel Darc nous avait laissé ces quelques mots : « J'ai 52 ans, j'ai une hépatite C dormante. J'ai dépassé la moitié de ma vie et c'est cool. Ça m'étonne. Ceux qui vivaient comme moi sont presque tous morts. (…) J’aime pas jouer les vieux cons mais je viens d’un moment où le rock était dangereux. J’aime ce danger-là».

Hommage : http://youtu.be/cxPseJxHtX4

Bon voyage l’artiste...

 

Biffy Clyro antinomique

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Après plus de 600.000 ventes au Royaume-Uni et une nomination au Mercury Price pour « Only Revolutions », Biffy Clyro nous revient avec un nouvel album. Il s’intitule « Opposites » et est paru ce 25 janvier.

Varié et imprévisible, il a été produit par GGGarth Richardson (Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine) à Los Angeles. « Black Chandelier » est le premier single issu de cet opus (en écoute ici)

Le chanteur et guitariste Simon Neila confié à Q : ‘Notre mission pour cet album était de n’avoir peur de rien’. Depuis sa sortie, l’album est n°1 en UK et top 10 en Suisse, Finlande, Irlande, Allemagne et Norvège.

Le groupe commencera sa tournée internationale au printemps. Il jouera le 17 février dans un AB Box sold-out !

 

Electric Worry en route vers Detroit !

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Le 1er Ep d’Electric Worry s’intitule "Back to Motor City".

Fondé en 2008 par deux frangins et un ami de longue date, ce trio évolue dans un univers musical influencé par le rock des années 70 et par le stoner.

Des riffs saignants, un soupçon de groove et une voix rocailleuse qui colle à l’ensemble, ce sont les principaux ingrédients de la musique de ces ‘tres hombres’…

L’Ep du groupe peut être écouté et téléchargé librement ici

 

 

 

  

Beach House dans le désert…

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Le duo franco-américain Beach House vient de tourner un court métrage intitulé ‘Forever Still’ qui accompagne une mini-performance live organisée par Pitchfork dans le désert d’El Paso, au Texas.

http://pitchfork.com/news/49406-watch-the-beach-house-short-film-forever-still/

 

Piers Faccini lance Dom La Nena...

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La chanteuse/violoncelliste brésilienne, installée en France, Dom La Nena, a accompagné Jane Birkin, Coming Soon, Etienne Daho, Rosemary Standley de Moriarty ainsi que Piers Faccini.

Elle est âgée de 23 ans, et elle a reçu le concours de ce dernier pour enregistrer son 1er album « Ela », sorti ce 18 février.

Outre Piers, Camille (qui est un soutien de la première heure), et deux prodiges de la scène brésilienne, Thiago Pethit et Kiko Dinucci, ont également participé aux sessions.

Pour voir le clip de « No Meu Pais », c’est ici

http://www.domlanena.com/

 

Lightnin' Guy

Blood for Kali

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Guy Verlinde, alias Lightnin' Guy, est un Brugeois âgé de 37 ans. Un bluesman belge qui chante, joue de l'harmonica et de la guitare. Il avait monté son premier groupe en 1993, les Smokin' Chilluns. Il rencontre alors Mario Noppe, le guitariste et leader de Maxwell Street. Ce dernier lui apprend la technique de la slide et l'invite à le rejoindre dans sa formation, band qui se rebaptise Mo' Rice. Guy se focalise ensuite sur l'harmonica. Il reconnaît alors pour maîtres, Sonny Boy Williamson II, James Cotton et le regretté Lester Butler. Devenu une valeur sûre du blues belge, Guy joue sur plusieurs tableaux. Il est le leader des Mighty Gators, en compagnie desquels il publie l’excellent opus "Live from the heart", en 2009. Il se réserve la guitare slide chez les House Rockers, une formation responsable de l’elpee "Lightnin' Guy plays Hound Dog Taylor", publié sur le label français Dixiefrog, en 2012. Enfin, il se produit également en solo.

Ce long playing aborde une facette de l'artiste qui n'avait pas encore été explorée. Guy signe douze des quatorze plages. Le disque s’ouvre par le titre maître. Lightnin' Guy est armé de sa resonator acoustique et souffle dans son harmo diatonique. Il chante en tapant du pied. Plutôt que de déesse indienne, cette plage baigne dans le delta du Mississippi. Le violoncelle de Toon Vierick amorce "99%", une ballade empreinte de douceur. Des backing vocaux soutiennent la voix de Guy. Les sonorités de ses cordes sont belles, pures, immaculées. Un doigté subtil qui caresse également "Yser", un hommage rendu à cette rivière flamande et "Against the grain". La voix colle bien au répertoire intimiste ; elle se met au service de chansons qui baignent davantage dans un registre folk que blues, à l’instar de "Don't you cry", caractérisé par la superbe voix de Miss Ibernice MacBean. "Enraciné dans le vent" est un bien joli intermède musical". L’elpee recèle deux covers. Tout d’abord une reprise majestueuse et bouleversante du célèbre "Voodoo Child" de Jimi Hendrix, une piste au cours de laquelle les cordes de sa Weissenborn sont limpides, tandis qu'il tape du pied sur sa valisette. Puis le "Bring it on home to me" de Sam Cooke, plage pour laquelle il a reçu le concours d’un invité à l’harmo, Steven Troch. Le blues n’est quand même pas négligé. Et nous révèle quelques moment exquis, au cœur de cette musique des racines, dont "Runnin' back to you" et "Reckonin' blues", illuminé par la Resonator. "Ovestrong revisited" bénéficie des interventions subtiles de mandoline, accordées par Willy Devleeschouwer et des accords de piano de Patrick Cuyvers. De toute bonne facture, cet album s’achève par "Boogie train", un  boogie endiablé au cours duquel notre Guy se vide complètement les tripes...

 

Man From the South

Koblenz

Écrit par

Contrairement à ce qu’indique son patronyme, Man From the South ne nous vient pas du Sud, mais bien des Pays-Bas, d’Eindhoven tout particulièrement. En fait, il s’agit du projet de Paul Van Hutten. « Koblenz » constitue son premier opus et il a failli ne jamais voir le jour. En effet, les neuf morceaux étaient demeurés à l’état de démo ; et c’est sous l’insistance de ses amis que le Batave s’est enfin décidé à le publier. Conseil éclairé, car il aurait dommage de ne pas découvrir l’elpee de ce barbu. Un excellent songwriter, qui a eu l’occasion de jouer en compagnie de Mr Howe Gelb et de Flying Horsemen. Belle carte de visite, en effet…

Man From the South cite comme influences majeures  Bob Dylan, Townes Van Zandt, Eddie Vedder, mais également David Eugène Edward (Wovenhand, Sixteen Horsepower). On l’a donc compris, le Néerlandais regarde de l’autre côté de l’Atlantique. Son style oscille de l’americana au blues (« Hardy Man », « Life May Be Sweet »). Les morceaux sont dépouillés. Paul ne s’accompagne qu’à la guitare. Mais l’artiste a le bon goût d’avoir recours aux loops, pour étoffer sa solution sonore. Le ton est tantôt grave (« Something made The Streets Melt »), tantôt plus paisible (« Right On ») voire allègre (« Into the Gloom »). Mention spéciale à l’excellent « Goodbye Hawaii », dont la mélodie continue de trotter dans votre tête, quelques heures après son écoute.

 

The Night Terrors

Monsters / Lasers For Eyes

Écrit par

Indigestion nocturne n’est pas synonyme de terreur nocturne…

Salmigondis improbable de sonorités datées et surjouées, surmontées d’un theremin hanté par un fantôme de l’opéra tôt ou tard démasqué par Scoobidoo et sa bande, ce disque est simplement horrible.

« Monster » en plage d’ouverture, fruit d’une rencontre hasardeuse entre Kraftwerk et Jean Michel Jarre imbibé de naphtaline, se décline en trois versions, dont les Remixes de Ash Wednesday et d’Antoni Maiovvi’s  sont sans nul doute les seules exceptions positives à retirer de cette plaque.

Il y a pourtant matière à s’interroger quand les premières mesures de « Laser For Eyes » se dévoilent. Mais l’incurable Miles Brown et ses solos abjects autour de son antenne transformée en diva de pacotille finissent très tôt de nous convaincre de passer rapidement à la plage suivante.

Déjà passablement excédée par quelques mélodies synthétiques dignes d’un ascenseur galactique, notre attention finit par s’écrouler définitivement quand le virtuose du theremin s’attelle à donner voix à des compositions passablement bancales.

Comme si Nagui invitait simultanément sur son plateau la Castafiore et l’OMD dernière mouture.

Le final de « Meteor Shower » en gerbe magnifique d’auto-complaisance et l’insipidité d’un « Somnabulist » guidé du bout du doigt par cet horrible organe anal(ogique) finissent de m’achever ; ainsi que je salue mon courage d’avoir tenu bon tout au long de ces trente-huit minutes d’infamie.

 

Prairie

I’m So in Love I Almost Forget I Survived A Disaster

Écrit par

La nuit passe à vive allure, imprimant ça et là des images électriques sur la rétine bitumée d’une longue route se perdant au loin dans une obscurité d’encre. Cette même encre qui coule encore de veines illusions, de vaisseaux fracassés, d’artères estropiées.

Puis vient le jour, qui s’élargit en ondes sonores tout autour du silence.

Le soleil, implacablement situé à l’exacte horizontale de nos chefs découverts, brûle la pellicule de nos rêves abandonnés, éparpillés, décimés.

L’album concept se décline en deux volets.

Le désastre suit l’Amour, qui lui-même fait écho au désastre auquel Prairie semble avoir survécu.

Quelques bribes de monologue transparaissent dans la brume asséchée d’un matin calme (« Red To drive Me », « Black Snow »), comme issues d’un rêve cathodique, les sens encore engourdis par une nuit terrifiante.

« I’m So In Love… » est d’une noirceur confondante. A cause de ses transgressions bruitistes à glacer les sens, ses incursions dans le monde de l’angoisse, sa palette de couleurs oscillant entre l’outrageusement vif comme le sang et la livide teinte du pire cauchemar.

Les différentes influences cinématographiques ne manquent pas, littéraires et picturales aussi.

Musicalement, c’est du côté de The Third Eye Foundation que l’on peut toujours lorgner à la recherche de quelconques points de repères.

Mais de repères, en vérité, il n’y a pas. Pas plus que dans les songes hantés qui s’achèvent à l’orée de toute réalité.

Un must pour tous ceux qui adorent se faire Lyncher…

 

Psychanoïa

The shadows in me (Ep)

Écrit par

Psychanoïa est une formation française née en 2004, un quatuor responsable d’un rock metal progressif. C’est la même année qu’il publie un premier opus. Et il est éponyme. Le claviériste quitte alors le navire et est remplacé par un chanteur. Leur deuxième long playing, "Nemesis", paraît en 2008. Le nouveau vocaliste met à son tour la clef sous le paillasson ; et il faudra attendre fin 2010 pour voir débarquer un nouveau membre, le chanteur/claviériste, Ivan Jacquin. Le combo publie une démo 4 titre fin 2011, puis un Ep 3 titres, "The shadows in me", prélude à la sortie d’un nouvel elpee.

Issu de la Franche-Comté, le band réunit donc aujourd’hui le guitariste Olivier Gaudet, le bassiste Jean-Philippe Ciman, le drummer Thierry Charlet et le chanteur/claviériste Ivan Jacquin.

Un riff de guitare puissant ouvre "The shadows in me". Telle une anguille, la voix d'Ivan se faufile entre les engrenages formés par les cordes. Il a une bonne voix, naturellement puissante, capable de se dresser face aux riffs lourds assénés par Olivier. Si cette plage possède un potentiel indéniable, notamment la montée en crescendo de l’orgue véritablement salutaire, la sortie en solo des cordes me reste sur l’estomac. "Thin roads to nowhere" adopte un profil différent. Le style lorgne davantage vers la prog. Celle instituée par Marillion, Twelfth Night voire IQ. La structure des différents tableaux démontre un goût pour la complexité des arrangements. Les changements de tempo sont judicieux. "The letter" révèle une face encore différente de leur style. Une compo plus âpre, violente et métallique. De toute bonne facture, elle emprunte tour à tour à Dream Theater, Pink Floyd voire même, en cherchant bien, à King Crimson. On devrait en savoir davantage lors de la sortie du prochain album…

 

Josh Smith

Don't give up on me

Écrit par

Josh Smith est âgé de 33 ans. Né dans le Connecticut, ce jeune bluesman a passé l'essentiel de sa vie sous le soleil de la Floride. Dès sa tendre enfance, il écoute le blues, celui de Muddy Waters, BB King et T-Bone Walker. A 13 ans, il rejoint les Rhino Cats, le groupe qui a élu résidence au club M de Fort Lauderdale. A 14 ans, il publie son premier elpee, "Born under a blue sign". Et un deuxième, l'année suivante, "Woodsheddin'". Dès 1997, il drive son propre trio, Josh Smith and the Frost. Le combo grave un album "Too damn cold", sous la houlette de Jim Gaines. A partir de 1999, il tourne à travers le monde et enregistre un nouvel opus, "Woman", toujours mis en forme par Gaines. Enfin, "Deep Roots" paraît en 2006 et "Inception" en 2009, une œuvre instrumentale.

En 2010, Josh est signé par le label allemand Crosscut. Ecurie pour laquelle, il vient de concocter « Don't give up on me ». Pour la première fois, Mr Smith se réserve l’intégralité de l’écriture et de la production. Lors des sessions d’enregistrement, il a quand même reçu le concours, du bassiste Calvin Turner, du drummer Carl Lemar Carter et de deux claviéristes, Charles Jones et Denis Hamm.

"Bad side" baigne dans une ambiance nonchalante, décontractée, laidback si vous préférez. Une atmosphère qu’on retrouve sur les derniers elpees d'Eric Clapton. Même la voix est un tantinet rocailleuse. Bien claire, la guitare est parfaitement adossée au chant. Malheureusement, les arrangements de cordes sont souvent trop chargés, voire totalement inutiles. Dommage, car la guitare prend un superbe envol, dans l'esprit de BB King. Soul, "Made for me" est une chanson caractérisée par la présence de voix féminines. Les interventions du clavier sont judicieuses et la six cordes bien présente. D’excellente facture, le titre maître met en exergue la voix sensuelle et évocatrice de Josh. La guitare emprunte à nouveau des motifs sonores à Lucille, l'instrument fétiche de BB King. "I've always been" baigne dans un climat funky ; mais on distingue d’abord en toile de fond, puis tout à fait distinctement, l'harmonica magique de Mr Kim Wilson. Homogène, cet opus trempe dans le laidback blues ; mais sa mise en forme est trop sophistiquée. Pourtant, il recèle de superbes plages comme "That ain"t me", "The middle" ou encore "Sneaky Jo Turner", un instrumental digne d’une bande sonore de film! "That ain't love" clôt l’elpee. Un chouette boogie dont l’impact irrésistible procède de son dépouillement. En fait, Josh est alors uniquement soutenu par sa seule section rythmique. Un choix qu’il aurait dû privilégier…

 

Various Artists

Alive at the Deep Blues Festival

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Alive Natural Sound est un label californien particulièrement dynamique. Au cours des deux dernières années, il a publié toute une série d’albums intéressants, dont ceux de Swamp Dogg, André Williams, Buffalo Killers, Plimsouls, T-Model Ford, Black Keys, Left Lane Cruiser et plus près de nous, John The Conqueror. Le plus souvent ses artistes pratiquent une musique alternative, fruit d’un cocktail de rock, de blues et de psychédélisme. Cette compile a été immortalisée en ‘live’, lors du Deep Blues Fest de Bayport (NDR : c’est dans le Minnesota) qui s’est déroulé au cours de l'été 2012. Un festival ‘underground’ qui réunissait notamment sept groupes ou artistes de l’écurie en question.

Relativement notoires, les Buffalo Killers ouvrent les hostilités. Leur son nous replonge dans les sixties. Les voix des frères Gabbard évoquent Steve Stills et Neil Young. Et "River rock" en est une belle illustration. Long blues, "It's a shame" est hanté par le Cream de Bruce, Clapton et Baker. Les musicos affichent une cohésion parfaite. La compo tient parfaitement la route. Mark ‘Porkshop’ Holder apporte sa teinte bleue, à l’aide de son harmo…

Le rock sans concession de Lee Beans III & The Glory Fires véhicule des accents punk. Dévastatrice, sauvage, métallique, la musique de ce combo issu de l’Alabama semble contaminée par la scène de Detroit issue des 60’s (Stooges, MC5). "There's bomb in Gilead" et surtout "The red, red dirt of home" en sont de belles illustrations…

Autrefois, Brian Olive sévissait comme guitariste chez les Greenhorns et Soledad Brothers. Il a décidé de se lancer dans une carrière individuelle. Son univers musical est passionnant. Il puise ses références dans le passé. Dans le rock, le southern soul de Stax et le blues, essentiellement. Mais il parvient à créer une mixture homogène. Rafraîchissante, habilement interprétée, elle s’appuie sur une section rythmique de choc, un orgue Farfisa aux sonorités délicieusement désuètes et une guitare bien sentie. Boogie, "Travelling" est imprimé sur un tempo haletant. Voix envoûtante et guitare au son ‘fuzz’ irrésistible alimentent le blues lent,  "Bonelle"…

Le rock, le blues et le psychédélisme nourrissent Radio Moscow, une formation issue de l'Iowa. A la tête du combo, le chanteur/guitariste Parker Griggs. Il écrase ses pédales wah wah en pensant sans doute à Jimi Hendrix, n’hésitant pas à en remettre une couche. Son trio dévaste tout sur son passage. Son garage est hypnotique, acide, saturé de fuzz. Et la formation le démontre sur les deux plages qui lui sont réservées, "Hold on me" et "Little eyes".

Left Lane Cruiser nous vient de l’Indiana. Un duo responsable d’un boogie blues punk infernal. Il sort tout ce qu’il a dans le ventre pour attaquer "24 hour blues". Le tandem a invité deux potes pour nous asséner une version ‘décoiffante’ du classique "Ramblin' on my mend". Pas de doute, après avoir entendu ces deux titres, les pionniers du blues ont du se retourner dans leur tombe!

Un seul morceau pour John the Conqueror. Dommage, car le trio, en ‘live’ a vraiment la pêche. Son blues rock inspiré par le british blues du passé est excellent ; d’ailleurs l’impact causé par "Three more" est bien plus percutant que sur disque.

Aled et Brenning Clifford se chargent de la finale. Un duo de frangins gallois. Le premier se charge du chant et de la guitare, le second des percus. La paire est réputée pour ne faire aucune concession. Leur attaque est permanente et excellente. Exquis, "Be your own invention/Stranger dig" est un boogie digne de Rory Gallagher et ZZ Top. Rockin’ blues zeppelinesque, "Hanry's Funeral shoe", constitue leur morceau de référence.

 

The Alvaret Ensemble

The Alvaret Ensemble

Écrit par

The Alvaret Ensemble est un collectif réunissant des musiciens issus d’Angleterre et des Pays-Bas. Avant de monter ce projet les musicos avaient roulé leur bosse dans de nombreuses formations méconnues du grand public. Greg Haines (piano), Jan Kleefstra (voix), Romke Kleefstra (guitare) et Sytze Pruiksma (percussions) forment le noyau de cet ensemble. Pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs, dont Peter Broderick que l’on a notamment pu apercevoir aux côtés d’Efterklang.

Ce double album a été immortalisé dans une église berlinoise, en trois nuits. Ode au silence, la musique y est avant tout contemplative. Chaque musicien prend son temps pour venir placer sa ligne musicale. Les morceaux durent au minimum cinq minutes et, en général, le ton est plutôt monocorde. Puis au sein de cette ambiance paisible et lunaire, Jan Kleefstra vient réciter des poèmes récités en frison (langue pratiquée au Nord des Pays-Bas et un peu en Allemagne).

Ce type de création est destiné à un public averti. Soit elle vous paraîtra d’un ennui mortel, soit vous y trouverez une certaine sérénité. Dans le second cas, vous aurez l’impression d’entrer dans un univers où le temps semble s’être arrêté…

 

Anstam

Stones And Woods

Écrit par

Projet nébuleux et jadis bicéphale, Anstam est aujourd’hui ancré dans l’identité de Lars Stöwe et lui colle à la peau comme le beat au cœur de clubbers.

Etat des lieux d’un mouvement en perpétuelle évolution, « Stones And Woods » pose la question d’un renouveau dans le monde de l’Electronic et apporte son lot de réponses toutes plus pertinentes les unes que les autres.

Reflet d’une ville érigée en La Mecque du genre, cet album propose une descente vertigineuse dans les limbes d’un Berlin sombre et fascinant.

Démarche intellectuelle certes, mais sans une once d’ennui.

Les neuf titres ici présents offrent une vision remarquable et panoramique d’un genre multiple, qui du Dubstep à la Jungle minimale étend ses tentacules sur la mégapole souterraine.

Aucune texture ne sert ici de tape-à-l’œil, aucun son n’est gratuit. Un résultat qui marie la perfection clinique des machines aux émotions les plus humaines.

Un hybride qui loin d’être monstrueux, révèle ses parts de rêves.

 

The Bluesbones

Voodoo Guitar

Écrit par

Bien que nouveau groupe belge, The Bluesbones est né sur les cendres deux formations défuntes. Le chanteur Nico Decock et le guitariste Andy Aerts sont issus The Blues Conspiracy. Le bassiste Ronald Burssens et le batteur Dominique Christens de Cora Lee and No Trouble. Le line up a, en outre, intégré un tout jeune gratteur de moins de vingt ans, Stef Paglia. Quintet, The Bluesbones pratique un powerblues rock largement amplifié, dans l’esprit des Anglais de Danny Bryant Red Eye Band.

Superbe boogie, "Cruisin" est imprimé sur un tempo très rapide. Nico chante, mais les guitares ne lui laissent guère le temps de s'exprimer. Elles s'abattent comme un torrent de cordes… Long blues lent, le titre maître adopte un profil dramatique. A cause de la progression des six cordes, dont la montée en crescendo est chargée de sensibilité et d’intensité. Autre boogie, "Allergic to work" est une plage dynamique, propice à la transposition en live. Nico se lâche. Sa voix est grave. Il semble possédé… Encore un blues lent : "She's got the devil". Les riffs sont lourds. Dès que Nico s'éloigne du micro, le soliste récupère les événements. Il s'impose même. Ses interventions montent progressivement en puissance. Il dégote même les notes meurtrières, communiquant un climat tragique à l’ensemble. Et finalement, la voix parvient à reprendre le dialogue avec les riffs surpuissants. Une formule dont les Bones semblent s’accommoder. Pas question de délicatesse chez les Bluesbones. Ce n’est pas leur style ! Leur énergie est dévastatrice et leurs compos terriblement efficaces. Sur scène, leur prestation doit remuer les tripes. Rockin' blues, "Mr Highwayman" est issu de la plume de Howlin' Wolf. Une piste évoluant sur un mid tempo, mais particulièrement offensive. Si les musicos étaient américains, ils seraient certainement issus du Sud. "Believe me" donne un coup d'accélérateur. Indolente, très mélodieuse, cette plage lorgne à nouveau vers le southern rock de Danny Bryant. Conjuguées en harmonie, les grattes libèrent des sonorités limpides, dignes de Wishbone Ash. Ce qui n’empêche pas la voix de Mr De Cock de tirer son épingle du jeu. Percutant, "Depression" est balisé par la slide. Cette œuvre s’achève par une version ‘Symphonic’ (?!?!?) de leur "Believe me". Une adaptation empreinte de douceur, parcourue par des accords de piano paisibles. Les ivoires talonnent la voix de Nico qui s'épanouit dans ce climat où les cordes ne lui volent enfin plus la vedette. 

 

Cornershop

Urban Turban

Écrit par

Réunion disparate de titres pour la plupart collectés sur leur propre site en offrande à leurs fans, cet opus des Londoniens suit le très jouissif « Judy Sucks A Lemon For Breakfast »,  paru en 2009.

Intervalle où le groupe s’est donc essayé avec plus ou moins de succès à différentes sauces, Talvin Singh son leader-chanteur ne prêtant sa voix qu’à de brèves occasions.

Collaborations multiples et éternelle insouciance face au fric business transforment donc ce recueil en un énième coup de pied (de leur part) aux us et coutumes d’un milieu se prenant trop souvent au sérieux.

Rois incontestés de l’Hindie Pop, Cornershop tâte donc aussi bien des tablas que du Disco Funk Baba Kool & The Gang avec panache et désinvolture.

Les titres soulignent la fantaisie Pythonesque de ce groupe hors norme (« Beacon Radio » par exemple) où les invités apportent cette petite pincée de sel qui fait prendre le curry (« Soko ») ou le rendent indigeste de second degré (Céleste sur l’improbable « Non Stop Radio »).

La démarche est louable, le résultat parfois laisse à désirer, mais l’esprit iconoclaste reste le maître mot de ces Paki du coin qui font la nique aux supermarchés.