Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Les contes sur la Terre Ferme de Stornoway

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Le nouvel opus de Stornoway vient de sortir. Il s’intitule « Tales from Terra Firma ». Et les critiques sont dithyrambiques !

La vidéo du premier extrait, « Knock Me on the Head », est disponible sur YouTube (ici ), si vous voulez vous faire une idée…

Convaincus ? La formation anglaise se produira en concert à l’Orangerie du Botanique, ce 13 avril…

http://www.stornoway.eu/

 

Macklemore & Ryan Lewis un peu plus à l’Est…

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Après avoir recueilli un énorme succès en Amérique et en Australie, Macklemore & Ryan Lewis s’attaquent à l’Europe. Leur album, « The Heist », est paru ce 15 mars en Belgique.

Les deux artistes feront escale en Belgique, et tout particulièrement le samedi 29 juin, dans le cadre du festival Couleur Café.

 

The Knife, œil pour œil dent pour dent !

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Le duo mythique The Knife a mis en ligne sur son site la vidéo d’un titre issu de son nouvel album, « Shaking the Habitual », dont la sortie est prévue pour le 8 avril.

Le clip de « A Tooth for an Eye » a été réalisé par Roxy Farhat et Kakan Hermansson.

http://theknife.net/

 

Le projet utopique de Silicon Ballet et Emilie Montagner.

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Alca-torda et Sténopés ont sorti un court-métrage documentaire intitulé "Utopic Side Project", réalisé par Emilie Montagner. En voici le teaser : https://vimeo.com/36474341

Le point de départ de ce documentaire est une résidence musicale de Silicon Ballet, le side project du groupe Showstar.

‘Utopic Side Project’ apparaît comme un témoignage sur l'évolution d'un secteur musical…

www.stenopes.be

 

 

Carl et les Hommes-Boîtes

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« Autour du Lac » constitue le premier extrait de « La Paroi de ton Ventre », le second album de Carl et les Hommes-Boîtes, dont la sortie est prévue pour le 22 avril, sur le label bruxellois Humpty Dumpty Records (Clare Louise, Le Yéti, Mièle, V.O...)

Ce court-métrage d'animation a été écrit et réalisé par Carl Roosens et Noémie Marsily. La technique ? Un mélange de crayons et d'encre expérimenté lors d'une résidence à l’Abbaye de Fontevraud en mai 2012. Il est le premier d'une série de clips qui seront diffusés tout au long de la vie de l'album.

http://img.mp31.ch/url-134810531-1078630-13032013.html

Concerts:

06.05.13 - Festival Les Nuits / Botanique (Grand Salon) - Bruxelles
04.04.13 - KJBi - Bruxelles
22.06.13 - Fête de la Musique - Namur

http://carlroosens.tumblr.com

 

Comment passer la Pomrad ?

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L’Anversois Pomrad publiera son second Ep le 15 avril. Un an après avoir gravé « Voltjes », Adriaan Van De Velde nous propose « This Day ».

Souvent comparé à Hudson Mohawke voire Rustie, le producteur est à découvrir au Trix à Anvers le 20 avril.

http://pomrad.com

 

Daan relance le Franc Belge

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« Le Franc Belge », c’est le titre du nouvel album de Daan. Il sortira le 22 avril prochain.

Trois vidéos sont déjà disponibles sur le site de l’artiste (voir ici )

Daan se produira en concert, dans le cadre des Nuits Botanique, le 6 mai 2013.

 

David Lemaitre Megalomane

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“Megalomania” est le titre du single issu du premier album de David Lemaitre, opus qui paraîtra ce 22 avril. Au programme un mélange de pop et d’électro, dans l’esprit de José Gonzales…

Le Germano-bolivien (et oui!) présentera « Latitude » en première partie d’Agnes Obel le 13 mai à Louvain (CC Leuven Stadsshouwburg), le 14 mai à Roulers (CC de Spil), le 15 mai à Charleroi (Palais des Beaux-Arts), le 16 mai à Turnhout (De Warande), le 20 mai à Hasselt (CC Hasselt), le 21 mai à Anvers (De Singel) et le 22 mai à Namur (Théâtre de Namur).

http://vimeo.com/60642998

www.david-lemaitre.com

 

Robert 'Top' Thomas

The Town Crier

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Robert ‘Top’ Thomas nous vient d’un état le plus souvent généreusement ensoleillé : la Floride. Au cours des années 90, ce chanteur/guitariste drivait Smokehouse, une formation de Florida swamp blues responsable de 4 elpees, dont le troisième, "Cadillac in the swamp", avait reçu un accueil très favorable de la part de la critique.

La majorité des plages de cet opus sont cosignées par Bob et son bassiste ainsi que co-guitariste Stephen Dees. Le line up de base est complété par le drummer Billy Dean et l’harmoniciste Stephen Kampa. Ce qui n’a pas empêché de nombreux amis de participer aux sessions d’enregistrement.

Top démarre en force. Il emprunte la route et se dirige vers le grand fleuve mythique des bluesmen, "Mississippi quickie". Un titre nerveux, saignant, qu’il imprime sur le rythme du boogie, à la manière de John Lee Hooker. Une excellente mise en jambes ! Il chante, d’une voix ravagée, "Blues grass", un country blues nonchalant balisé par les fûts de Billy. Le talentueux Brandon Santini souffle dans son harmo. Son ami et co-auteur, Victor Wainwright siège derrière le piano et Top s’autorise alors un petit coup de bottleneck. Signé Jerry West, "The same thing could happen to you" fleure bon les marais de la Louisiane. Beth McKee se réserve l’accordéon. Authentiques, les vocaux sont hantés par ce bon vieux Lazy Lester, à qui est dédié l'album. Imprimé sur un mid tempo, "Lazy little Daisy" est un blues guidé par la voix éraillée de Mr Thomas, sur les routes poussiéreuses du Delta. Basique, primaire, "Kingsnake crawl" est un blues particulièrement efficace. La voix de Bob campe un hybride entre Howlin' Wolf et John Lee Hooker. Les interventions de Mark 'Muddy Harp' Hodgson sur sa musique à bouche sont bouleversantes, belles à pleurer. Du vrai downhome blues, proche du Southside de Chicago. "Bad seed' nous transporte au cœur des swamps, là où les alligators foisonnent. Assis derrière son orgue, Victor Wainwright chante d’une voix autoritaire. Son timbre est aussi ravagé que celui de Top. Très bien senties, les cordes sont proches d'Albert King. "What's the matter Ma" adopte un profil particulièrement roots. Caractérisé par d’excellentes interventions de piano roadhouse, "Sugar shop" nous propulse sur un axe Baton Rouge - New Orléans. Autre véritable Delta Blues, "I'm a freight train" bénéficie de la participation du brillant et jeune Damon Fowler au dobro. Ce dernier dialogue avec l'harmo de Mr Kampa. "Daddy's gone" s’engage également sur cette voie roots, en compagnie de Brandon Santini et Stephen Dees. Blues subtil, le titre maître est imprimé sur un tempo plus enlevé. Saxophone et harmonica déchaîné de Jeffrey Willey (NDR : c’est le leader des Smokin' Torpedoes) libèrent alors la voix du maître Top. Une toute bonne entrée en matière! 

 

Various Artists

50 Weapons of choice #20-29

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50 Weapons of Choice #20-29 est une des compilations "50 Weapons" publiée par le label Monkeytown. Elle réunit des compos remixées par différents artistes, signés sur la maison de disques, tels que Dettmann, Addison Groove ou Anstam, pour les plus connus.

Vu le panel de Deejays concernés, on aurait pu espérer hériter d’un recueil brillantissime. Il n'en est rien. En effet, aucune des 10 pistes qui figurent sur ce cd ne sort de l’ordinaire. Pire encore, elles sont stériles et reflètent un manque total d’inspiration.

Si vous êtes fans des Djs, tournez-vous plutôt vers leurs travaux en solitaire ; ils sont nettement plus cohérents.

 

4 Jacks

Deal with it

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Le label Ellersoul a eu le nez creux en demandant à quatre musiciens talentueux se réunir pour partager un même projet sous le patronyme des 4 Jacks. Les 4 As!

Anson Funderburgh est un guitariste texan. Chez ses contemporains, il est considéré comme un des meilleurs. Il a drivé, pendant trois décades The Rockets, une formation au sein de laquelle militait le chanteur/harmoniciste noir, Sam Myers. Cette véritable légende du blues est disparue en 2006.

Big Joe Maher est issu de Washington D.C. Batteur, chanteur et compositeur, c’est un maître du swing

Kevin McKendree est claviériste. Il a longtemps été chef d'orchestre de Delbert McClinton. Quant à la basse, elle est assurée par Steve Mackey.

Ils sont entrés dans le studio de McKendree, ‘The Rockhouse’ à Franklin (NDR : c’est dans le Tennessee) pour y enregistrer sous sa houlette.

Le titre maître ouvre le feu. Le son trempe dans le Memphis blues. Anson pince les cordes à la manière de Freddie King tandis que McKendree fait vibrer son orgue Hammond comme Booker T. Une excellente entrée en matière instrumentale. "Have ourselves a time" baigne dans le swing à l'état pur. Steve se démène sur sa basse acoustique. Kevin caresse ses ivoires sur le mode jazz. Big Joe dirige la manœuvre depuis ses fûts. Anson semble hanté par T-Bone Walker. La complicité musicale est manifeste. La cover du "I don't want to be president" de Percy Mayfield permet à Mr Funderburgh de faire la différence. Le niveau monte encore d'un cran sur "She ain't worth a dime", un Chicago shuffle au cours duquel McKendree fait exploser les 88 touches de son piano. Véritable joyau, "Love's like that" est issu de la plume de Maher. Anson est en toute grande forme. Son jeu est exceptionnel. Il évolue même dans le  registre d'un Otis Rush au sommet de son art. La voix de Big Joe est irréprochable. Elle est même limpide sur "Bobcat woman", un swing au cours duquel chaque instrument trouve sa place. Blues lent de circonstance, "You turn to cry" adopte un profil dramatique. Un exercice de style qui semble naturel pour ces artistes ; et qu’on retrouve sur "Bad news baby". Rien n’est à jeter sur ce long playing. Funderburgh s'éclate sur "Thunder and lightning". Il échange un duel avec McKendree, sur l'instrumental "Texas twister". Enfin, les quatre musicos se défoulent tout au long d’"Ansonmypants", un boogie ludique. Pour votre serviteur, il s’agit du meilleur album de blues, paru depuis le début de l’année 2013. Un projet à suivre de très près !

 

CODY

Fractures

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En 2010, le premier album de Cody (NDR : en référence à l’album de Mogwai « Come On Die Young »), avait laissé entrevoir un réel potentiel, chez le groupe. D’ailleurs, après la sortie de cet opus, il a eu l’opportunité d’ouvrir pour quelques pointures comme Band of Horses, Bonnie ‘Prince’ Billy ou encore The National. De quoi prendre de la bouteille…

« Fractures » constitue donc le deuxième long playing du groupe. En trois années, le son des Scandinaves s’est affiné. L’instrumentation est luxuriante. On y rencontre des violons, des claviers et même de la trompette… Tout est parfaitement mis en place. Emmenés par Kaspar Kaae, les sept musicos maîtrisent leur instrument et pèsent chaque note. Les envolées lyriques ne sont jamais loin. Et on pense le plus souvent à The National, même si la voix de Kaee n’est pas du même calibre que celle de Matt Berninger. Elle possède cependant ses spécificités, notamment cette forme de nonchalance qui colle bien aux compos du groupe. Et une plage comme « Caroline » en est certainement le plus bel exemple. 

Une chose est sûre, Cody est digne de cette scène danoise en pleine expansion, une scène toujours emmenée par Efterklang, Slaraffenland ou encore Pinkunoizu. Pas de date en Belgique pour ce combo scandinave.  Ce n’est cependant pas une raison pour passer à côté de ce « Fractures »…

 

Harpagès

Au Moment

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Le patronyme de cette formation est énigmatique. Tout comme sa musique, d’ailleurs, qui se dévoile lentement, sous une forme post rock. Mais que peut donc bien apporter ce duo, dans un genre ultra-balisé ? Et bien, les frères Harpagès, Julien et Antoine, que l’on a déjà connu au sein d’un projet baptisé L’OBJET, veulent rendre leur style le plus ‘ambient’ possible, en lui conférant des ambitions cinématographiques. Tout au long des 6 titres d’« Au Moment », la paire cherche donc à mettre nos sens en éveil, plutôt que de susciter la réflexion… Un concept qu’elle développe en  faisant la part belle aux arpèges (Harpège ?) au cœur de climats shoegaze, légèrement teintés d’électro. Entre l’envoûtement et l’ennui, le mélomane devra choisir…

 

Ben Harper with Charlie Musselwhite

Get up!

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Ben Harper a accompli du chemin, depuis qu’il a publié son premier opus, "Welcome to the cruel world", en 1994. Ce chanteur/auteur/compositeur/guitariste californien s’est ainsi forgé une belle notoriété. D’autant plus qu’il est capable, avec bonheur, de changer de style. Aussi bien le rock, le blues, le jazz, que le reggae ou le folk.

Enregistrée en compagnie de Relentless 7, sa dernière œuvre, "Give till it's gone", remontait à 2011. Pour enregistrer son douzième opus, il a reçu le concours du célèbre Charlie Musselwhite. A l’instar des bluesmen authentiques, ce dernier est issu du Mississippi. Né en 1944, il a passé son enfance et son adolescence à Memphis ; ce qui lui a valu le sobriquet de Memphis Charlie. Il y rencontre Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. Mais sa passion, c'est le blues ; aussi il émigre à Chicago où les plus grands lui ouvrent les bras : Muddy Waters, Howlin' Wolf et John Lee Hooker, notamment. Fin des sixties, il s'établit en Californie où il vit d’ailleurs toujours aujourd'hui.

Charlie et Ben se connaissent fort bien depuis la fin des 90s ; mais ils n’avaient pas encore eu l’opportunité de concrétiser une collaboration. C’est chose faite. Pour concocter cet elpee passion, Ben est soutenu par ses musiciens de Relentless7, en l’occurrence le bassiste Jesse Ingalls, le guitariste Jason Mozersky et le drummer Jordan Richardson.

"Don't look twice" ouvre la plaque. Une compo acoustique particulièrement fragile. Ben chante d’un timbre très expressif, avant que Charlie ne vienne tapisser l’arrière-plan de ses interventions plaintives. Les autres musicos font leur apparition, à leur tour. Mais soudainement, Musselwhite déchire, lacère même, l’expression sonore. Un véritable coup de rasoir ! Le tempo s'emballe. Le ton monte, les percussions préludent "I'm in I'm out and I'm gone". Les lyrics ne prêtent pas à sourire. Le vieux souffleur brille de mille feux. Caractérisé par ses claquements de mains, "We can't end this way" baigne dans le gospel. A cause des chœurs qui répondent au chant de Ben. Il en profite pour libérer des sonorités écorchées de bottleneck. Une sacrée dose de rock est injectée à la compo "I don't believe a word you say". Proche de Beck à l’époque du Cream, la voix de Harper est puissante. Les riffs sont percutants. Jesse et Jordan triment à la section rythmique. Une formule reproduite sur "Blood side out". Un peu de quiétude envahit le dépouillé "You found another lover", une piste caractérisée par le chant plaintif, les cordes acoustiques et l’harmo discret. Superbe ballade roots blues, "I ride at down" disserte sur les méfaits causés par les guerres successives. La densité du climat est entretenue par la basse. Le chant est superbe. La slide s’infiltre délicatement, tout en douceur. Le titre maître campe un fort bon blues imprimé sur un mid tempo. Les interventions de basse sont remarquables. Charlie souffle parcimonieusement dans sa musique à bouche. Ben se réserve la slide. Ses incursions sont aussi peu démonstratives, mais empreintes d’une grande sensibilité et judicieuses. Eloquent et efficace, "She got kick" est un excellent blues. Une petite perle qui lorgne quelque peu vers Ike Turner. De toute bonne facture, cet elpee s’achève par le tendre et lumineux "All that matters now". Face au piano, à la guitare et à l’harmo de l'ami Charlie, la voix de Ben est divine. Cet opus est dédié à Solomon Burke et John Lee Hooker. 

 

Jimi Hendrix

People, hell and angels

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Janie L Hendrix est la belle-sœur de feu Jimi ou plus exactement la fille adoptive du père du génie de la guitare, James Allen ‘Al’ Hendrix. C’est également la présidente de l’Experience Hendrix LLC, la société qui gère les droits d'auteur de Jimi, génératrice, vous vous en doutez, de revenus très confortables, même si la publication d’albums posthumes peuvent alimenter le souvenir et ravir les fans innombrables de plusieurs générations. Hendrix nous a quittés en septembre 1970 ; eh oui, il y a déjà plus de 42 ans. Il n'avait, de son vivant, gravé que quatre albums. Trois en studio chez Experience et un live pour Band of Gypsies.

Sorti en 2010, "Valleys of Neptunes" en 2010 se concentrait sur les derniers enregistrements studio. "People, hell and angels" nous restitue aussi des prises studio, mais produites et mixées par Eddie Kramer (et… Jimi lui-même). Pour rappel, Jimi cherchait à faire  évoluer sa musique, au contact d’autres musiciens que ceux de l'Experience.

L’elpee s’ouvre par "Earth blues". Une plage enregistrée en décembre 1969, sous la formule trio du Band Of Gypsies, impliquant le drummer Buddy Miles et le bassiste Billy Cox, très peu de temps avant que groupe n’immortalise son set au Fillmore East. "Somewhere" constitue un très grand moment. Nous sommes en mars 1968, lors de la première tournée américaine de l’Experience. Jimi entre pourtant en studio, flanqué de Buddy Miles et Stephen Stills, à la basse. L'envol sur les cordes est totalement déjanté. Il multiplie les effets de distorsion sur la pédale wah wah. Il existe plusieurs versions de "Hear my train a comin'", un blues extraordinaire, joué lors d’une première séance, au cours de laquelle il était soutenu par Miles et Cox. A l’époque, cette musique était inédite et expérimentale. Le même jour, il nous propose sa vision du classique d'Elmore James, "Bleeding heart". Ses interventions sur les cordes sont lumineuses, face à une section rythmique qui libère un groove incroyable. Il partage une impitoyable tranche de R&B en compagnie du saxophoniste/chanteur Lonnie Youngblood, qu’il avait rencontré deux ans plus tôt, sur "Let me move you". "Izabella" et "Easy blues" ont été immortalisés à New York, le lendemain du festival de Woodstock. Jimi est épaulé par le Gypsy Sun & Rainbows, incluant un gratteur rythmique et deux percussionnistes. Plus atmosphériques et complexes, ces pistes sont davantage teintées de jazz. Très funky, "Crash landing" a été enrichi de percus, une opération réalisée en 1975, par les membres de Cherry People. "Mojo man" trempe également dans le funk. Albert Allen assure les vocaux, James Booker (NDR : il est issu de la Nouvelle Orleans) les ivoires, Muscle Shoals la section rythmique. Jimi double guitare et basse sur l’instrumental "Inside out" ; et il se révèle un redoutable quatre-cordiste, face aux coups de boutoir de Mitch Mitchell! Blues assez court, "Hey gypsy boy" est à la fois étincelant et relativement dépouillé. Jimi y chante sereinement devant son ami Buddy Miles. "Villanova Junction blues" clôt l’opus, un autre instrumental au cours duquel Miles et Cox semblent particulièrement cool. Sur ce long playing figurent donc quelques excellentes plages, qui nous rappellent que Jimi Hendrix était vraiment un guitariste de génie, mais également des pistes plus expérimentales, indicatives de ce qui pouvait l'intéresser…

 

Ilydaen

Disgressions

Écrit par

La scène post-rock belge possède d’excellents représentants. A l’instar d’Ilydaen, formation liégeoise, responsable d’un premier opus, paru, fin de l’an dernier. La trame instrumentale de « Digressions » est découpée en 6 actes, à écouter, de préférence, d’une traite. De facture classique, leur post-rock baigne au sein d’un climat ténébreux, mélancolique, sis à la frontière du métal voire du hardcore. Pour être plus précis, quelque part entre Explosions in the Sky et Isis. 

Au sein d’une niche où il s’avère difficile de se démarquer et à défaut d’afficher cette touche d’originalité qui fait la différence, Ilydaen offre toutefois d’intéressantes dispositions qui poussent à la réécoute. Et notamment un sens mélodique qui fait mouche. Prometteur !

 

Playboy’s Bend

Game

Écrit par

Circuit Bending.

Sous ce terme fantasmagorique se dissimule une âme d’enfant.

Cette petite flamme de curiosité brille dans les yeux du bébé qui décortique sa poupée ou démonte son jouet.

C’est un terme qu’on emploie pour désigner cette tendance à détourner les circuits électriques enfouis dans les jeux, pédales d’effets, et autres Casios d’une lointaine époque.

Recyclés, amalgamés, redirigés, assemblés, reprogrammés.

Monstres hybrides en circuits fermés.

Entre les mains de savants fous, de doux illuminés, de vrais passionnés.

Ainsi en va-t-il de Xavier Gazon, touche-à-tout de génie qui depuis deux mille six, mène le projet Playboy’s Bend (oui, Bend, comme Bending) du bout des rêves. De ses rêves. De nos rêves. Rêves éveillés. Rêves habités. Habités par une certaine Electro Pop aux vagues très eighties (Patrick Coutin, Taxi Girl, Plastic Bertrand, Lou & the Bananas, Fad Gadget, Kraftwerk, Liaisons Dangereuses, Android’s 80, Lio, et maintenant cherchez l’intrus).

‘J’ai quitté l’atmosphère de la terre à bord de mon vaisseau spatial’.

Le ton est donné.

Voyage ludique, empreint de nostalgie, entre univers enfantin et fantasmes adultes, « Game » est un album qui porte bien son nom et cache bien son… jeu.

Car il se moque des codes, des tendances, des modes et du temps.

Un univers décalé où l’on croise de jolis chœurs (Belleclose, Juliette Whatieu) qui accompagnent de facétieuses mélodies.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait craindre, un univers loin d’être aseptisé.

Si l’humour est omniprésent, l’esprit et la gouaille de ce playboy qui tient plus du rusé renard que du lapin assure une homogénéité salvatrice à cet ensemble au final très cohérent.

Cette suite à l’Ep « Needs », dont on retrouve ici le titre éponyme, ainsi que « Caroline », s’avère donc la confirmation de tout le bien que j’en disais en ces même lignes, il y a quelque temps.

Un elpee pour enfants pas si sages…

 

Salim Ghazi Saeedi

Namo Woman

Écrit par

Ce jeune guitariste/compositeur iranien vient à peine de fêter ses trente ans. Originaire de Téhéran, il pratique une musique qualifiée d’art-rock. Une expression sonore qui mêle rock, métal, prog ainsi que fusion jazz ; et au sein de laquelle on retrouve des traces de musique de chambre avant-gardiste. Il a milité chez Arashk, en compagnie duquel il a commis trois albums entre 2006 et 2008. Depuis, il a décidé d’embrasser une carrière individuelle et ce « Nano woman » constitue son troisième elpee personnel. Salim se charge de tout. Composition, production et instrumentation (NDR : guitare, basse, claviers et percussions). Les titres des neuf plages de cet elpee sont puisés dans les lettres du mot ‘Woman’.

"Namow" ouvre la plaque. La guitare est largement amplifiée. Un peu comme chez Jeff Beck. Interventions de basse, percus et cordes de violoncelle ainsi que de violon s’intègrent parfaitement à l’ensemble pour élaborer une musique de chambre expérimentale et complexe, riche en sonorités ésotériques. "Nam" embraie dans le même registre. Créative, sa musique se veut libre de toute contrainte, propice à l’improvisation, mais en même temps, et paradoxalement, respecte une structure bien établie. Les variations de cordes électriques prodiguées tout au long d’"Amo" semblent balisées par le reste de l’instrumentation. Une discipline élaborée, réminiscente des moments les plus exploratoires de Robert Fripp. Une rythmique rock s’invite sur "mow", avant de dériver vers l'Orient lointain, quelque part au cœur d’une médina cosmique. Les interventions de gratte sont partagées entre riffs denses et chapelets de notes libres. "Owo" défile lentement, subrepticement, telle une musique symphonique où les instruments prennent le relais sur fond de percussions. Réverbérés, aventureux, les accords de six cordes évoluent à la limite de la dissonance. "wom" baigne dans une forme de prog contemporaine. Les sonorités évoluent très lentement dans un climat dramatique. Ce tempo autorise un envol de cordes dans un style ‘beckien’. "oma" épouse d’abord un tempo aussi nonchalant que "wom", avant que la guitare métallique ne rugisse de fureur. Particulièrement dépouillé, "man" macère dans un climat orientaliste. La basse trace d’abord la voie, bien vite relayée par la guitare. Elle se fraie alors un chemin tortueux entre piano, cordes et percussions. Le spectre de Robert Fripp plane à nouveau. Cet étrange long playing s’achève par "Woman", fruit de la rencontre entre free jazz, rock âpre et world music. Une plage apparemment chaotique, mais parfaitement maîtrisée…

 

Scott Kelly, Steve Von Till & Scott ‘Wino’ Weinrich

Songs of Townes Van Zandt

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Dans l’univers du country/folk américain, Townes Van Zandt est un artiste légendaire. Il n’a réellement jamais été très populaire auprès du grand public. Il était, par contre, très apprécié de ses pairs. Notamment Willie Nelson, Merle Haggard, Emmylou Harris, Steve Earle, pour ne citer qu’eux. Il a eu une existence assez compliquée. Introverti, il était accro à l'alcool et aux drogues. Ses problèmes psy est ses démons intérieurs, il les reflétait à travers des textes sombres. Il était né en 1944, au Texas. Musicalement, il sera d'abord influencé par le bluesman noir Lightnin' Hopkins et par Bob Dylan. De son vivant, il a publié une dizaine d'albums. Il est décédé à 52 ans, des suites d'une fracture de la hanche.

Trois artistes à la tête du label Neurot ont tenu à rendre cet hommage à l'artiste disparu. Un choix surprenant quand on sait qu’ils trempent surtout dans le metal. Scott Kelly est chanteur et guitariste chez Neurosis, Tribes of Neurot et Shrinebuilder, Steve Von Till, au sein de Neurosis et Tribes of Neurot et Scott ‘Wino’ Weinrich, de Saint-Vitus ainsi que Shrinebuilder. Ils défendent également une carrière individuelle. Ces collaborations croisées expliquent sans doute le partage de ce projet. Sur ce ‘tribute’, ils interprètent, à tour de rôle, trois compos de Van Zandt. Un projet institué par leur ami Ansgar Glade, responsable du label My Proud Mountain (NDR : le titre d’une chanson de Townes), créé pour la circonstance.

Steve Von Till chante "If I needed you". Sa voix est grave. L’atmosphère est sombre. Les cordes acoustiques sont subtilement ponctuées par des notes amplifiées qui se fondent dans l’ensemble. Steve interprète "Black Crow blues", d’une voix saturée d’émotion. Un superbe poème empreint d’une tristesse intense. Il adapte "The snake song" sous une forme particulièrement dépouillée au sein d’un décor électronique morbide. La voix de Scott Kelly est davantage adaptée au folk. Probablement forgée par les excès, elle évolue dans le même registre pour attaquer "St John the Gambler", une compo au cours de laquelle la pedal steel de Jesse Baldwin entretient discrètement ce climat lugubre. La voix de Kelly est déclamatoire tout au long de "Lungs", un folk blues hypnotique au cours duquel le motif rythmique est inlassablement répété devant la puissance électrique, pourtant tapissée en arrière-plan. Tegumsek Valley" est loin de baigner dans la félicité. Wino se réserve "Rake" d’un timbre moins grave, qu’il souligne de cordes qui collent au texte. Il embraie par "Nothin' et "A song for", des folk song typiques. Les performances de Kelly et Von Till me semblent les plus intéressantes ; néanmoins, il est nécessaire de bien comprendre les subtilités de la langue de Shakespeare pour apprécier pleinement cette œuvre…

 

Mutiny on The Bounty

Trials

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L’écoute de ce nouvel album de Mutiny on the Bounty m’a laissé perplexe. Leur math-post-rock est toujours aussi puissant. Un style au sein duquel la formation luxembourgeoise excelle. Et elle l’a démontré sur les albums précédents. Véloces, les riffs de guitare exacerbent les rythmiques épileptiques. « Trials » incorpore des éléments électroniques dans son expression sonore, dans l’esprit d’un 65daysofstatic. A l’instar de l’intro du disque, dont la mélodie synthétique augure une suite intéressante, mais également le morceau intitulé « Myanmar » (NDR : le meilleur du long playing !) ou encore « North Korea » (NDR : faut croire que le combo rêve des dictatures asiatiques).

Mais, il y a un hic. Sur ce disque, le band luxembourgeois a voulu y greffer des vocaux. Pas vraiment une bonne idée. Dès « Artifacts », bonjour les dégâts. En fait, on se croirait revenu 10 ans en arrière. En pleine période émocore. La troisième vague, pour être plus précis ! Encore que parfois, ce chant me rappelle un certain Chester Bennington (Linkin Park). De quoi vous flanquer la frousse !

Conclusion, les meilleures plages de cet opus sont celles où il n’y a pas de chant. Dommage, car sans ces vocaux, cet album aurait été d’excellente facture.