Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Emmylou Harris et Rodney Crowell en duo

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Quand Emmylou Harris et Rodney Crowell se rencontrent, on doit s’attendre à un duo au sommet. Surtout dans l’univers du country/rock. « Old Yellow Moon » est donc le fruit de leur collaboration. Sur les onze titres, quatre ont été signés par Rodney. Et figurent sur cet opus, d’inévitables reprises, dont le « Hanging Up My Heart » de Hank DeVito, « Invitation to the Blues » de Roger Miller et « Dreaming My Dreams » d’Allen Reynolds.

En concert le 22 mai 2013 au Bataclan!

http://www.nonesuch.com/artists/emmylou-harris

 

Le cœur de Bleached…

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« Ride Your Heart », c’est le titre du nouvel elpee du duo Bleached, qui paraîtra chez Dead Oceans, le 2 avril prochain.

Leur mélange de punk et de southern rock devrait vous faire craquer lors de leur concert programmé le 25 mai au Magasin 4, à Bruxelles.

http://pitchfork.com/reviews/tracks/14735-next-stop/

 

 

Efterklang en remet une couche

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“The Living Layer”, c’est le titre de la nouvelle vidéo du fabuleux groupe danois, Efterklang ; et c’est ici   

 

Pale Grey au bord de la mer…

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« Seaside », premier extrait de l’album « Best Friends » de Pale Grey, a été posté sur le net

http://youtu.be/I8Qq72mcwes

Après avoir gravé un Ep intitulé « Put Some Colors », en 2011, le quatuor sortira son premier elpee ce 15 avril 2013.

Evoluant au sein d’un univers indietronica, sis à la croisée des chemins de Alt-J, Metronomy, Foals et Phoenix, les 10 titres ont été produits par Anthony Sinatra (Piano Club, Hollywood Porn Stars) et mixés par Oliver Zülch (13 & God, Notwist,...).

http://palegreymusic.com/

http://www.facebook.com/palegreymusic

 

Piano Club reprend des couleurs…

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Très attendu, le second elpee de Piano Club paraîtra ce 22 mars. Il s’intitule « Colore ». Vous pouvez le commander à partir de ce 11 mars.

 

En attendant, il vous est loisible de découvrir un premier extrait intitulé « Olivia », hymne pop qui rend hommage à Olivia Newton-John, sur la vidéo ‘fan-made’ ici 

https://www.youtube.com/watch?v=0Z4pmWrRlMc&hd=1

Le groupe a entamé une tournée qui fera le tour de la Belgique :

16/03 Rock 21 – Lobbes

23/03 Tremplin Inc’Rock – Brassages

30/03 Le Belvédère – Namur

12/04 Nijdrop – Opwijk

20/04 Belzik Festival – Herve

27/04 Cercle Sainte Jeanne – Ferrières

29/04 Café Vidéo – Gand

03/05 Les Aralunaires – Arlon (Festival)

04/05 Les Aralunaires – Arlon (Showcase)

www.pianoclub.be

Une huche pour Steak Number Eight…

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Steak Number Eight sortira son nouvel album ce 18 mars. Produit par Reinhard Vanbergen (The Hickey Underworld, Drums Are For Parades), « The Hutch » devrait marcher sur les traces d’Isis, Mastodon, Deftones et Neurosis !

 

On a découvert une Terre Neuve, quelque part entre France et Angleterre…

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Terre Neuve cherche à établir un pont entre deux cultures : britannique et française. Entre Londres et Toulouse, le point de rencontre ne se situe pas au milieu de la Manche, mais pas très loin de Seattle. Pourtant, Andrew Richards (Uniform Motion) et Matthieu Miegeville (My Own Private Alaska) sont responsables de compos sculptées dans un folk paisible et empreint d’une grande sensibilité, une solution sonore riche en mélodies et dépouillée d'artifices…

http://3ok.r.mailjet.com/redirect/9l8xho0lqyp9s3p5ppvtv2/www.facebook.com/pages/Terre-Neuve/100265143453188

http://3ok.r.mailjet.com/redirect/cw7qhsoxnyvx13fw10o7r5/terreneuve.bandcamp.com/

 

Alvin Lee

Alvin Lee est parti pour l’autre monde…

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Alvin Lee est donc décédé. Un choc pour votre serviteur qui manifestait beaucoup de respect pour ce musicien, ce véritable ‘guitar hero’!

Il était né en 1944 à Nottingham, en Angleterre. Son premier groupe répondait au patronyme des Jaybirds. Puis il a fondé Ten Years After, en 1967. J’avais eu le privilège, lors de mon premier séjour en Angleterre, d’aller applaudir TYA au Jazz & Blues Festival de Windsor, en août de cette année. C'était le ‘summer of love’ et j'avais pris une claque lors de la prestation de cette formation alors totalement inconnue. Surtout à cause de son chanteur/guitariste charismatique qui jouait sur une Gibson 335 rouge! Je me souviens encore de sa reprise du "Help me", un classique de Sonny Boy Williamson, moment qu’il avait choisi pour glisser un stick de batterie sur les cordes de sa gratte. Tout le public était debout. Son heure de gloire, il devait la vivre deux ans plus tard, sur la scène du festival de Woodstock. Il avait clôturé sa prestation, par une version époustouflante de son "I'm going home", un titre, m'a-t-il avoué beaucoup plus tard, qu'il avait composé un soir de 1967. Il avait alors épuisé tout son répertoire. Le public le réclamait encore. Il s’est alors lancé dans une improvisation de cette célèbre compo, car il avait tout simplement envie de rentrer chez lui et retrouver sa copine. Lors de cette adaptation, il avait intégré un medley de quelques classiques du rock'n'roll. Le film officiel du festival de Woodstock devait tout spécialement lui rendre justice. En octobre 1969, il s’était produit en Belgique, au fameux festival d'Amougies, sis au pied du Mont-de-l'Enclus.

Ten Years After deviendra une machine à succès jusqu’à sa première séparation, en 1975. Alvin a ensuite embrassé une carrière individuelle, au sein de son Alvin Lee Band qu’il va rebaptiser plus tard, Ten Years Later, réduit à une formule trio. Mais l'aventure Ten Years After allait renaître de ses cendres, en compagnie des musiciens originels, de 1983 à 1991. En 2002, il avait décliné la demande de reformer une nouvelle fois le TYA, préférant poursuivre ses aventures musicales, en compagnie d’un jeune guitariste répondant au nom de John Gooch. Alvin Lee avait publié son dernier album en 2012, "Still on the road to freedom".

Il est apparemment décédé ce 6 mars, en Espagne, victime de complications, suite à une banale intervention chirurgicale. Son véritable nom était Graham Alvin Barnes. Il avait 68 ans.

 

Magic Slim

Magic Slim au paradis des bluesmen…

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L'un des derniers grands bluesmen est décédé ce 21 février 2013, à l'hôpital de Philadelphie. Magic Slim, de son vrai nom Morris Holt, avait 75 ans. Il était né dans l'état du Mississippi. Ce chanteur/guitariste noir possédait un physique plutôt ‘bourru’. Il avait entamé sa carrière, comme bassiste au sein de l'orchestre de Magic Sam, fer de lance du Chicago Westside blues. Slim va devenir rapidement un des piliers de ce mouvement musical. Il fonde ensuite son propre groupe, Magic Slim & The Teardrops. Il publie son premier album en 1977, "Born on a bad sign". Il va en enregistrer une bonne trentaine, les derniers, surtout pour le label californien Blind Pig et autrichien Wolf. Slim était l'un des meilleurs bluesmen de son époque. Primaire, son blues électrique était aisément indentifiable par son impact direct.

 

La surprise d’Ozark Henry

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Ozark Henry a surpris ses fans en annonçant via Twitter et Facebook la publication de son nouvel album intitulé « Stay Gold ». Sa sortie est prévue pour le 19 avril.

Un trailer de quelques secondes a été dévoilé sur YouTube :

http://www.youtube.com/watch?v=NLScEHGlOZs&feature=youtu.be

Comme une révélation ne vient pas seule, le titre de son premier single a également été divulgué : « I’m Your Sacrifice ». Il passera en radio dès le 22 mars.

 

Born Ruffians en fait tout un foin…

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Le nouvel opus de Born Ruffians paraîtra ce 29 avril. En attendant la formation canadienne publiera un nouveau single qui s’intitulera « Needle », morceau qui figurera, bien sûr, sur cet album baptisé « Birthmarks ».
https://soundcloud.com/bornruffians/needle

A propos de cette chanson, Luke Lalonde déclare : ‘La beauté de l’anonymat est, dans le fond, le sujet de “Needle”. Ca parle du fait de chercher une aiguille dans une botte de foin. Je pense que cette chanson, comme d’autres de l’album, sont dans l’introspection, celle d’un musicien au sein d’un groupe. Pour moi, elle parle du fait de se sentir hors-jeu, de perdre le fil avec cette identité, mais dans un bon sens. Je pense qu’avoir traversé la vingtaine sans vraiment faire ce que la majorité des gens font (comme boucler un doctorat, acheter une maison, avoir un vrai boulot avec un vrai salaire et même des primes), c’était un peu comme être une aiguille qui tombe dans une botte de foin, et perdre la douceur du cocon de la jeunesse. Ca parle de trouver son chemin, et de faire sa place, dans le paysage musical, et dans sa vie.’

Track Listing:

1. Needle
2. 6-5000
3. Ocean’s Deep
4. Permanent Hesitation
5. Cold Pop
6. Golden Promises
7. Rage Flows
8. So Slow
9. With Her Shadow
10. Too Soaked To Break
11. Dancing On The Edge Of Our Graves
12. Never Age

http://bornruffians.com/

 

Le drummer de Noir Désir produit le nouvel album de Paganella

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L’ex-drummer de Noir Désir, Denis Barthe, produit le nouvel opus de Paganella, un trio pop rock fondé par Delphine Audevard et Sylvain Sentenach. Intitulé « Bingo », il paraîtra ce 8 mars 2013. Notoire pour sa musique particulièrement énergique, Paganella compte déjà une centaine de concerts à travers toute la France.

Pour regarder le clip de “Bingo”, c’est ici

Titres en écoute sur Soundcloud.
https://soundcloud.com/demosbingo

www.paganella.fr

 

Tomorrow’s World ne manque pas d’Air !

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Après avoir publié un Ep, en octobre 2012, intitulé « So long my love », Tomorrow's World sortira son premier album le 8 avril. Et il sera éponyme. Ce groupe est le fruit d'une nouvelle collaboration entre Jean-Benoît Dunckel, la moitié de Air, et la chanteuse-musicienne londonienne Lou Hayter (ancien membre de New Young Pony Club).

Sur ce disque, ce duo explorerait un projet Darkwave proche de l’envoûtement.

http://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_534156&feature=iv&src_vid=f8vWc42r8-g&v=gezhbQQ9L1Y

‘Si les duos sont à la mode, celui que forme Jean Benoît Dunckel avec l'Anglaise Lou Hayter est sans doute l'un des plus prometteurs du moment.’ France Inter

‘Tomorrow’s World réussi à rendre accessible cette chansonnette à la fois chic et futuriste’ - The Guardian

‘Le résultat représente tout ce qu’on pouvait attendre de cette collaboration : l’élégance, la distorsion et la plus séduisante des voix’ - Filter

 

Andrew Wyatt en solo…

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Andrew Wyatt, membre de Miike Snow, est sur le point de sortir son premier album solo.

« Descender » tombera dans les bacs dès le 16 avril. Lors des sessions d’enregistrement, l’artiste a reçu le concours de l’Orchestre Philarmonique de Prague, d’Anthony Rossomando des Libertines, de Brad Traux (ex-Interpol) ainsi que de John Herndon de Tortoise.

Le premier extrait, « And Septimus… » est disponible en streaming sur le site de Rolling Stone ici

Tracklisting

1.  Horse Latitudes
2.  Harlem Boyzz
3.  Cluster Subs
4.  She's Changed
5.  And Septimus...
6.  It Won't Let You Go
7.  Descender (Death of 1000 Cuts)
8.  In Paris They Know How to Build a Monument
9.  There is a Spring

http://www.andrewwyatt.net

 

Spoil Engine

The Art Of Imperfection

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En Belgique, la scène métal est d’une richesse qui n’a rien à envier au reste de l’Europe, voire du globe. Ces groupes y sont connus et suivis depuis des années. Length Of Time, Do Or Die, Arkangel, Surge Of Fury, les prometteurs Spitdown, Dawnbreath, Closure ou les incontournables Channel Zero sont aussi talentueux que les ténors mondiaux du genre, même s’ils n’ont pas leur notoriété internationale. D’ailleurs, dès qu’on passe la frontière, ils sont en général inconnus au bataillon. Certes, la règle connaît quelques exceptions ; notamment Leng Tche, Aborted ou l’immense Dirk Verbeuren, batteur (entre autres) de Soilwork. Difficile d’expliquer cette situation, mais Spoil Engine semble disposer de toutes les armes pour devenir un fier représentant du metal noir-jaune-rouge. A commencer par la qualité de la musique qu’il pratique : un thrash moderne, hybride, intelligent et sans concession. On pourrait d’ailleurs facilement le comparer à Soilwork, et c’est vrai qu’il partage avec les Suédois le don des lignes de chant clair inspirées et bien placées. En outre, la production remplit en tous points le cahier des charges de la scène de Göteborg. Mais « The Art Of Imperfection » va au-delà de ces considérations. Le chant hargneux lorgne méchamment du côté hardcore de la force (« Thalidomide »). On pense parfois à Danny de Deviate (« Nerve Cell », « Castles ») voire à Agnostic Front. Les lignes de chant clair sont variées, inspirées, naturelles, et ne tombent jamais dans la facilité du refrain fédérateur. La construction progressive et complexe des morceaux évoque parfois les géniaux Anglais de Sylosis. Au final, le groupe ne cède à aucune mode, ne singe personne, possède un son propre, et contredit avec plaisir le titre de son album, auquel il est difficile d’émettre le moindre reproche...

 

Hubert-Félix Thiéfaine

Homo Plebis Ultimae Tour (cd + dvd)

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Paru en cd et dvd, « Home Plebis Ultimae Tour » a été enregistré le 9 décembre 2011, au Zénith de Nantes, lors de la tournée qui a suivi la sortie de l’album « Suppléments de mensonge ». 24 titres puisés dans toute la discographie de Thiefaine, dont 9 plages issues de son dernier elpee solo, « Suppléments de mensonge », figurent au menu. Le Dvd inclut un bonus track, « Ad orgasmum aetenum », une compo immortalisée aux Eurockéennes de Belfort, le 29 juin 2012.

Votre serviteur s’est surtout penché sur le Dvd. Il est d’une qualité sonore exceptionnelle. Très bien filmé, il rend parfaitement la communion qui s’établit entre le public et l’artiste. Bouleversant dans ses chansons les plus mélancoliques, il bénéficie cependant, et pour la circonstance, d’un groupe fondamentalement rock, pour le soutenir. Et le morceau d’entrée, « Annihilation », titre de plus de 10 minutes, donne immédiatement le ton : le set sera très électrique. Posés sur des échelles, les jeux de lumières sont judicieusement dosés. A contrario du cd, qui peut parfois paraître un peu tiré en longueur, le visuel accroche tout au long des plus de 120 minutes de concert, au cours duquel il a bien sûr interprété les inévitables « Lorelei sebasto cha », « Soleil cherche futur », une version plus pêchue de « La ruelle des morts », « Alligator 427 », et en rappel l’incontournable « La fille du coupeur de joints ». Moment d’émotion intense quand son fils Lucas le rejoint pour l’accompagner à la sèche pour « Mathématiques souterraines » et lors du rappel lorsqu’Hubert-Félix attaque, en fin de parcours, « Les filles du Sud », seul à la gratte acoustique, avant d’être rejoint par ses musicos.

Dédié à la mémoire de feu son père journaliste, Jean Thiefaine, « Home Plebis Ultimae Tour » confirme vraiment qu’Hubert-Felix, poète contemporain, méritait (enfin !) le titre du meilleur interprète masculin de l’année 2012, aux Victoires de la Musique.

 

The Twang

10:20

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A en croire la bio du groupe, voire une certaine presse, The Twang n’est pas un soldat inconnu sur ses terres anglo-saxonnes.

Si musicalement, le groupe de Birmingham provoque effectivement quelques étincelles, leur notoriété a tout de même du mal à traverser la Manche, malgré la sortie de ce troisième album.

Ciselé dans leurs propres installations, « 10:20 » (titre hérité d’un message d’exaspération du voisinage pendant l’enregistrement, voir pochette) se caractérise par une production léchée et un soin particulier porté au son analogique, ce qui le démarque des deux premières productions du groupe.

Les chansons parlent avec fougue de la vie à deux (NDR : les lyrics sont parfois poignants, à l’instar du single « Guapa »), mais l’enthousiasme manifesté par le groupe pour interpréter les compos semble en décalage permanent avec les thèmes abordés.

Exemple frappant, la reprise du « Tomorrow » de Durutti Column, dont l’émotion originale semble violée par une maladroite envie de trop en faire.

Reste une gouaille accrocheuse, un accent attachant, quelques mélodies bien ficelées et un souci d’indépendance louable qui transforment ce disque un objet sympathique mais pas essentiel.

 

The Witch

Pachyderm Storm (Ep)

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Dès qu’un nom de groupe ou un titre d’album se réfère à un mammifère pachydermique, je pense immédiatement à Mastodon. Dans le cas de The Witch, dont l’Ep s’intitule « Pachyderm Storm », il suffit d’attendre que le chanteur ouvre la bouche pour se rendre compte qu’effectivement, le combo s’inspire largement du quintette géorgien, tant la voix rappelle celle du bassiste de Mastodon, période « Leviathan » voire « Blood Mountain ». Et si musicalement, on est dans la même catégorie, le jeu pratiqué par le guitariste et les sonorités qui s’échappent de sa gratte s’en écartent. Très démonstratif, tout en harmoniques, ses interventions sont souvent plus proches de Dimebag Darrell que de Brent Hinds. Le band évite de justesse le carton rouge pour cause de plagiat ; mais l’omniprésence de ces notes aigües et pincées est vite lassante. On peut aussi noter une influence thrash non négligeable. Bref, The Witch a du potentiel, mais il doit encore digérer ses influences, étoffer ses gimmicks et trouver un son propre avant d’envisager l’enregistrement d’un album. Il n’a été formé qu’en 2011, ce qui lui laisse tout le temps nécessaire à peaufiner cette matière première qui reste malgré tout prometteuse.

 

Aedi

Ha Ta Ka Pa

Écrit par

Aerdi est une formation italienne pratiquement inconnue hors de ses frontières. Pourtant, vu son potentiel, sa notoriété devrait rapidement les dépasser. « Ha Ta Ka Pa » constitue son deuxième album. Un disque dont les deux premiers titres sont sculptés dans le noise-punk. S’ouvrant sur des pecus tribales et des sonorités de guitares orientales, « Idea » s’achève sous le climat des Tropiques. Faut dire que la formation passe d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante. « Rabbit on the Road » met en exergue les capacités vocales de la chanteuse. Sa voix haut-perchée me rappelle quelque part Satomi de Deerhoof. Elle est d’ailleurs aussi bien apte à se lancer dans des envolées lyriques que de pousser des hurlements à s’en briser les cordes vocales. De toute bonne facture, cet opus déborde d’énergie ; cependant, les mélodies sont particulièrement bien huilées. Mention particulière à « Omasz » et « The Sound of death », caractérisés par crescendos tout simplement étourdissants.

Une véritable découverte pour ce début 2013…

 

Terry Brisack

Brighton 1932

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Terry Brisack est un bluesman français qui milite également au sein des Honkytonkers, formation dont le country/blues trempe dans le ‘deep south’. Après avoir publié plusieurs albums solos, le bluesman français Terry Brisack revient cette fois accompagné d’un nouveau band pour une collection de morceaux surannés, piochant dans les répertoires du rock fifties et sixties, du folk et même du surf. Il chante ces compos d’une voix chaude et brisée (parfois un peu trop, comme sur le pénible « Midnight on the Cliffs »…) Si l’originalité n’est pas le fort de ce musicien, ses morceaux revisitent souvent l’histoire du rock. Sur « Brighton 1932 », les compos sont régulièrement balisées par un piano inspiré (« Victorian Memories ») et des interventions de guitare rappelant Urge Overkill (« Season of Rage »). Et il ose même des envolées lyriques à la Matthew Bellamy, sur « Hiroshima »…

 

The Delano Orchestra

Eitsoyam

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Fine fleur de l’excellente maison clermontoise Kütü folk (NDR : sur laquelle on retrouve également les tout aussi excellents Hospital Ship, St Augustine et Zak Laughed), The Delano Orchestra publie son nouvel opus en même temps que sort ‘Royal Weekend’, le film consacré au plus célèbre des Delano, le 32ème président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Fruit du hasard ? Peut-être pas ! Car après avoir écouté « Eitsoyam », on soupçonne fort que ce soit prémédité.

Le folk spectral, mystérieux, de ce sextuor français est également hanté par un esprit indie folk yankee. En outre, leur quatrième opus baigne dans une ambiance cinématographique. Et en particulier celle de ‘La Nuit du Chasseur’ (Charles Laughton, 1953). Un climat mis en forme, et de main de maître, par Peter Deimel. Après l’intro fantomatique « Everything », les pépites se succèdent et oscillent entre douce comptine (« Wollaws »), attaque légèrement noisy (« XxX »), virage subtilement pop, (« Light Games »), harmonies à la Fleet Foxes (« Dreams »), aura mystique et détraquée réminiscente de Sparklehorse (« November ») et électricité foutraque chère à Pavement (le magnifique « Always », caractérisé par l’intervention surprenante d’une trompette). A ce titre, The Delano Orchestra mérite d’être sacré président de la scène indie US ‘made in France’. Premier coup de cœur officiel en 2013 ! Et on n’oubliera pas de signaler une nouvelle fois que la pochette, véritable œuvre d’art, a été cousue main (Kütü folk)…