La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Watertank

Les situations liminaires de Watertank…

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Watertank publiera « Liminal Status » le 5 avril prochain. Un quatrième album qui se plaît autant à mélanger des influences post-hardcore, rock alternatif et shoegaze qu'à explorer des territoires sonores plus proches de la pop. Nul doute, l'univers du quatuor nantais est fortement ancré dans l'énergie des 90's. Et il suffira de jeter une oreille à « Cut Gum », le premier extrait de ce disque à venir, pour s'en persuader. Il est d’ailleurs à voir et écouter ici

Morceau power pop à la Superchunk, « Cut Gum » véhicule un texte qui évoque l'ambivalence entre le besoin de contrôle et de lâcher prise."

Revendiquant des influences comme Failure, Quicksand ou Nothing, Watertank trace sa route depuis le début des années 2000. En perpétuelle mutation, le quatuor repousse ses limites et explore de nouvelles voies sonores à chacune de ses sorties. « Liminal Status », est un elpee plus politique, moins tourné vers la science-fiction, qui explore les ‘situations liminaires’, ces lieux familiers dépourvus de toute présence humaine.

ANNA

Les mots d’ANNA

Écrit par

ANNA se faisait discret depuis la sortie en 2022 de son dernier disque "Guilt". En 2024, le groupe revient avec un nouveau single clippé.

Avec Martin Vidy toujours aux manettes de la composition et de la vidéo, "Words" s'habille de glitchs et autres bitcrushers venant donner une couleur plus sèche et abrasive à la pop arty d'ANNA. Le parti pris est radical, et rappelle les premiers amours lo-fi du groupe. Le morceau navigue entre des accents psychédéliques et un emballage synthétique déroutant.

Tout en en maîtrisant impeccablement sa grammaire, ANNA continue ici son exigeante entreprise consistant à détruire la pop de l'intérieur.

Le clip consacré à "Words" est disponible ici

 

gglum

Le jardin de rêve de gglum…

gglum, c’est le pseudonyme de la jeune compositrice londonienne Ella Smoker. Son premier elpee, « The Garden Dream », sortira ce 29 mars 2024.

« The Garden Dream » ressemble à un profond moment de prise de conscience pour Smoker. Cet opus fait suite à « Weak Teeth » (2022), un Ep de huit titres. Ce long playing lui a permis d'aller à la rencontre de son passé et de se confronter au mal-être qui y perdure. Bien qu'elle ne le qualifie pas d'album conceptuel à proprement parler, elle décrit la narration de « The Garden Dream », comme une sorte de rêve fiévreux, à la frontière entre la mémoire puissante et l'imagination refoulée. Ella Smoker déclare : ‘À l'époque où j'ai écrit les chansons de cet album, je faisais tellement de cauchemars, des choses franchement graphiques et dérangeantes. Je pense que c'était mon subconscient qui me disait que j'avais des problèmes à régler, beaucoup de méfiance que j'avais depuis l'adolescence’.

Le premier single « Do You See Me Different ? » (le clip est à voir et écouter )

est à la fois intime et atmosphérique, ‘Il parle de la confusion, du chaos et de la déflation que l'on ressent lors d'une relation difficile’, explique Smoker. Elle a également partagé « Glue », une compo sur le désespoir de vouloir qu'une relation brisée soit réparée à nouveau...

Agée de 21 ans, elle s'est fait connaître en 2020 grâce au tube viral « Why Don't I Care ». Inspirée par Alex G, Phil Elverum et Adrianne Lenker, la musique de gglum positionne Smoker comme une artiste capable de manier les perturbations atmosphériques du bout des doigts, en créant des paysages sonores qui lui permettent de se réconcilier avec un passage à l'âge adulte tumultueux. Avec des touches d'électronique, de dream pop et de garage-punk discordant, sa guitare acoustique devient une alliée solide.

‘À l'époque, j'avais 17 ans, je sortais tout le temps, je séchais les cours et je me sentais vraiment mal dans ma peau’, explique-t-elle. ‘Je pense que c'est ce qui m'a aidée à écrire une chanson que j'aimais pour la première fois. J'ai commencé à être honnête. En fait, j'ai simplement déversé ma misère dans une chanson, et c'est pour cela que je me suis appelée gglum. À l'époque, j'étais une adolescente angoissée’.

Orchestral Manœuvres in The Dark (OMD)

Des papys qui font de la résistance…

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Inauguré en 1878, le Cirque Royal était alors l'unique cirque permanent de Bruxelles, se distinguant même par ses shows équestres. Ce n’est que depuis les années 50 qu’il est devenu une salle consacrée aux concerts et au ballets. Aujourd’hui, il également devenu un temple du stand-up et de l'humour. Il est donc naturellement considéré comme un lieu emblématique de la culture, au sein de la capitale de l’Europe…

Ce jeudi 15 février 2024, il accueillait Orchestral Manœuvres In The Dark, dont c’était le premier concert au sein de cet hémicycle, pour la première fois de sa longue carrière.

La pop et le rock, en général, ont connu un nouvel essor, dès le début des 80’s, et notamment sous une forme plus électronique. Les synthés et les boîtes à rythmes se sont donc intégrés à la solution sonore, quand ils ne se sont pas substitués à l’instrumentation organique. Un choix qu’a donc fait, le duo anglais OMD.

Originaire de Glasgow, Walt Disco, assure le supporting act.

Les membres s’étaient rencontrés en 2016 à l’université. A son actif, plusieurs Eps, dont le premier, « Young Hard And Handsome », est inspiré d’une cassette porno gay, pour son titre, et un elpee, « Unlearning », paru en 2022. L’envie est d’explorer les questions de genres et d’identités est immédiate. Ils se revendiquent donc ‘queer’ ; c’est-à-dire qu’ils ne se reconnaissent pas dans la sexualité hétérosexuelle ou ne pensent pas appartenir à un genre défini…

Et ce n’est pas sans conséquence sur le look, puisque les musicos sont vêtus élégamment de fringues féminines et chaussés de souliers à talons. Et ils assument complètement ce travestissement.

De quoi perturber le public qui semble plutôt vieille école. Question de génération !

Jack Martin, Finlay McCarthy, Lewis Carmichael, Charlie Lock et Dave Morgan accompagnent le chanteur et leader James Potter. Probablement davantage androgyne que ses comparses, Mister Potter, possède une grande maîtrise de la scène. Ado, il avait suivi des cours de chant auprès d’un prof, fan d'opéra. Ce qui explique aussi pourquoi il possède un spectre vocal capable de grandes envolées lyriques comme Freddie Mercury sur « Bohemian Rhapsody ».

Pourtant, en parvenant à mêler judicieusement post-punk et rock expérimental eighties, la musique de ce band suscite l’adhésion de l’auditoire ; et de titre en titre, elle déclenche même son enthousiasme.

Dès les premières lignes mélodiques, on ressent, chez Walt Disco, une détermination totalement libre et assumée, melting pot futuriste, audacieux, aéré et très libertin dans l’âme. Un laboratoire d’essais de sons et de genres qui fait vraiment beaucoup de bien dans un monde où les stéréotypes radiophoniques sont nombreux.

Les compos sont joyeuses, pétillantes et délurées, portées par le temps, à l’image de « How Cool Are You ? ». 

Bien que dessinant ci et là des contours plus contemporains, la formation écossaise se sert de lignes de synthés, parfois un tantinet ‘new age’, et explore, à travers ses chansons, le genre humain, à l’image d’un journal intime.

Les guitares sont cinglantes, alimentées par une série de pédales à effets. Quant à la batterie, elle est percutante. Celui (celle) qui se cache derrière les fûts exécute des gestes amples pour accentuer encore un peu plus librement ses allures fantasques.

Naturellement, le set se termine par un « Weightless », signe de l’acceptation de qui l’on est, avec toute la difficulté inhérente à ce processus.

Entre dramaturgie et glamour, Walt Disco en concert, c’est un show théâtralisé. Et neuf chansons ont suffi à convaincre un public quelque peu réfractaire au début, mais qui très rapidement, a balayé ses a priori. Et c’est tant mieux !

Une quinzaine de minutes plus tard, les lumières s’éclipsent progressivement, alors qu’on entend les premières notes de « Evolution of Species ». Un morceau au son très contemporain, parcouru par une voix féminine en off, qui constitue à lui seul la parfaite synthèse de la carrière du groupe. De l’électronique, de l’intelligence dans la composition, de la simplicité et cette dose d’on ne sait quoi qui fait la différence !

La fan base est constituée de quinquas, arborant fièrement cheveux gris, ventre bedonnant et peaux craquelées par les années.

Faut dire que le groupe fondé par Andy McCluskey (chant, basse, guitare) et Paul Humphreys (chant, claviers) a enregistré son premier single, « Electricity », en 1979, et son premier album, début 1980. Un éponyme.

Et de leur propre aveu, la tournée –sa 14ème, baptisée ‘Bauhaus Staircase’ sera la dernière de leur carrière. Ce qui explique l’engouement manifesté par les centaines de personnes présentes ce soir.

Les deux amis semblent impressionnés par l’accueil très chaleureux que leur livre le public noir/jaune/rouge.

Le décor est minimaliste. Un écran géant est dressé en toile de fond. Paul Humphreys est planté à droite devant son synthé. Un autre préposé au clavier est posté à gauche du podium. Le drummer s’installe légèrement en retrait. Son kit recèle des tas de fûts en tout genre. Vêtus de noir, ils ont tous la soixantaine bien sonnée. Ils sont perchés sur des estrades ; ce qui permet de les distinguer très distinctement.

Particulièrement en forme, Andy McCluskey entame son tour de chant par « Anthropocene », issu du dernier opus, alors que les lettres OMD apparaissent sur le mur LED.

La communion s’opère rapidement entre les musiciens et la foule. Andy devient complètement hystérique dès le début du concert. Sans doute peu doué pour la danse, son corps est tout à coup pris de saccades violentes. Ses bras ne cessent de faire des roulis, tout en faisant les cent pas. Attitude qui va perdurer l’intégralité du set. Son visage dégouline de sueur.

Parfaitement à l’aise tant à la guitare qu’à la basse, il est aussi proche de son public. Il vient très souvent taper ses paluches dans celles de ceux qui ont la chance d’assister au show près des crash barrières, ces éléments qui permettent de délimiter les zones, restreindre l'accès, retenir la foule et faciliter les déplacements du service d'ordre.

Très vite, OMD nous réserve des compos incontournables comme « Messages » ou « Tesla Girl ». De quoi rappeler de bons vieux souvenirs de jeunesse. Une période que les jeunes de moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, comme dirait l’autre.

À 64 ans, la voix d’Andy McCluskey est quasiment intacte, un exploit par rapport à d’autres artistes. C’est vraiment impressionnant.

Fervent défenseur de la démocratie, le tandem dénonce la corruption passive menée par Poutine, Trump et Boris Johnson, mais aussi le rôle trouble de l’argent saoudien à travers « Kleptocracy », une chanson politiquement engagée, écrite il y a seulement trois ans.

Pour « (Forever) Live and Die » Andy se consacre au clavier, tandis que Paul, se charge des vocaux. Contrairement à son comparse, sa voix souffre, épisodiquement, de quelques petites faiblesses.

Le temps que Paul replace ses lunettes (il se dit vieux), « Bauhaus Staircase » permet à McCluskey de rendre un vibrant hommage à Kraftwerk, véritable légende de la musique électronique, groupe expérimental et novateur dont les sonorités ‘vintage’ ont influencé ont influencé bon nombre de groupes new wave des eighties…

« Maid Of Orleans » constitue le point d’orgue. La jouissance onirique est alors à son comble. Le public est au bord du malaise, l’ambiance à son paroxysme…

Andy invite l’auditoire à frapaper dans les mains, afin d’accompagner cette fameuse rythmique syncopée dont le groupe a le secret.

Le duo aime la Belgique. Pour le lui rappeler, il se livre dans un « Locomotion » qui n’a pas pris une ride. Les puristes se souviendront d’ailleurs que le clip a été tourné sur le célèbre ‘Mercator’, en 1984.

Caractérisé par ses beats froids et synthétiques, « Enola Gay » signe le clap de fin d’un concert qui restera ancré dans les mémoires.

Une chanson aux relents particuliers puisqu’elle narre l’histoire de l’avion qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima. Une tragédie dans l’histoire de l’humanité, mais qui prend ici un sens ici tout particulier, la musique ayant le pouvoir de la transformer et de l’embellir…

Alors que la chanson prend fin, cette rythmique entêtante continue de résonner encore et encore dans les énormes haut-parleurs dressés de part et d’autre de la scène. Et pourtant, les musicos ont quitté l’estrade…

Sous l’effet de l’émotion, ils viennent saluer chaleureusement un public décidément très réceptif à cette musique d’une époque révolue, il faut bien l’avouer.

Puis, tandis alors que les lumières s’éteignent et que les techniciens viennent couper les machines, calmement, les spectateurs se dirigent vers la sortie.

Mais cette mise en scène est de courte durée puisque la troupe revient sur les planches et enchaîne successivement « Look at You Now », « Pandora’s Box » et le classique « Electricity », un morceau qui aborde le problème du gaspillage des sources d'énergie de la société, une composition d’ailleurs inspirée du « Radioactivity » de Kraftwerk. Et si Paul et Andy étaient aussi devenus de véritables visionnaires, conscients de l’empreinte écologique laissée par l’être humain, sur cette terre ?

La musique d’Orchestral Manœuvres In The Dark s’étend bien au-delà du champ d’algorithmes purement mathématiques, sinon elle n’aurait pas survécu au temps et aux modes.

L’œuvre de OMD est humaine et sensible et c’est sans doute pour cette raison que le duo est parvenu à résister au temps et aux modes…

Ne leur faites pas l’injure de les traiter de vieux ringards. Non ! Durant plus d’une heure trente, ils ont accompli un travail éblouissant, extraordinaire, bien loin des archétypes du genre.

Bref, Andy et Paul sont peut-être des papys, mais des papys qui font de la résistance.

Comme quoi, on peut prendre de l’âge, mais encore avoir de l’énergie à revendre…

Setlist Walt Disco

Sed - Gnomes - Cut Youri Hair - Come Undo ne - How Cool Are You ? - Pearl - Black Chocolaté - Macilent - Eighties

Setlist OMD

Anthropocène - Messages - Tesla Girls - Kleptocracy - History of Modern (Part I) - If You Leave - (Forever) Live and Die - Bauhaus Staircase - Souvenir - Joan of Arc - Joan of Arc (Maid of Orleans) - The Rock Drill - Veruschka - Healing - Don’t Go - So in Love - Dreaming - Locomotion - Sailing on the Seven Seas - Enola Gay - Look at You Now - Pandora’s Box - Electricity.

(Organisation : Live Nation)

Ada Oda

Des tas d’invités en fin de concert…

Écrit par

En réinventant le romantisme transalpin sur fond de guitares sautillantes, Ada Oda s’est imposé comme l’un des meilleurs groupes de scène, en Belgique. Au point de la représenter la Belgique à Euro Sonic, le supermarché de l’industrie musicale qui s’est déroulé à Groningen la semaine dernière.

Le groupe pratique un rock binaire et up-tempo qui combine l'aplomb post-punk des eighties et les grandes envolées mélodiques typiques de la variété italienne (sicilienne ?). Initié en 2020, pendant le premier confinement, par César Laloux (The Tellers, BRNS, Italian Boyfriend), le projet est rapidement rejoint par Victoria Barracato, la fille de Frédéric François… Au crédit del Gruppo, un long playing, « Un Amore Debole », un condensé de chansons émouvantes, interprétées dans la langue de Verdi, balancées avec joie et exaltation. Bref, un excellent remède contre la morosité.

Programmé à l’AB Box, le concert est archicomble.

Le supporting act est assuré par Plush Baby, un duo art pop anversois réunissant Caitlin Talbut (BLUAI, BLOND) et Nicolas Anné (Saving Nico).

Caitlin est vêtue tout de blanc : robe, tee-shirt, chapeau stetson et genouillères de type ‘Convert’. Elle se charge du micro, des machines et synthés. Nicolas a enfilé un costume de teinte verte et est coiffé d’un chapeau de couleur rouge. Il se consacre à la basse, les synthés et le MPD ; parfois, il donne de la voix, à travers un vocoder. Celle de la fille est plutôt sucrée mais énergique ; et c’est particulièrement évident tout au long du single, « Run Run » (le clip, enrichi d’un jeu vidéo, est à voir et à écouter ici

L’indie pop de Plush Baby est à la fois fraîche, cinématographique, contagieuse et empreinte de nostalgie. Mais elle véhicule des textes un peu détraqués qui finalement, forment une sorte de comédie musicale. Très interactif, le tandem va nous réserver deux nouveaux morceaux : « Green Light » et « You And Me ». Le meilleur moment du set ? « Electricity ». Les aficionados des synthétiseurs eighties, de guitares colorées et de punchlines incisives, ont certainement dû apprécier… 

Setlist : « Green Light », « Taxi Driver », « Run Run », « More », « You And Me », « Electricity », « Plush Baby Anthem »

Place ensuite à Ada Oda.

Victoria, la vocaliste, a enfilé un short et une tunique de couleur verte. Elle est tout comme Caitlin, chaussée de genouillères, mais de teinte noire. Coupe mulet, Aurélien Gainetdinoff (Almost Lovers, Yolande Bashing) porte des lunettes orange ! Tout comme César Laloux, il se charge des parties de guitare. Longs cheveux qui lui cachent régulièrement les yeux, Alexandre De Bueger (Alaska Gold Rush, Gros Cœur) se consacre aux drums. Et Clément Marion se charge de la basse.

La formation est venue défendre, mais aussi rôder son premier elpee, « A Amore Dabole » paru en 2022. Car dans un mois, elle débarque aux States pour participer au célèbre festival ‘SXSW’ d’Austin.

Le concert s’ouvre par « Stanca Di Te ». La foule, qui connaît le refrain par chœur, le reprend à l’unisson. Trépidante, Victoria va au contact du public et descend de temps à autre dans la fosse. Sa voix est puissante. « Mi Guarda » est dans la même veine. Tout au long de sur « Si Fermerà », les trois guitares se révèlent addictives et entêtantes, et parfois, les sonorités bifurquent vers le surf.

Sauvage, « Mai Mai Mai » oscille entre post punk et le rock garage. Puis, surprise, le père de Frédéric, le bas en écharpe, monte sur les planches, pour interpréter « La Maschera », en compagnie de sa fille, Victoria. Un beau moment rempli d‘émotion. Une partie du public devient même hystérique. Sur « Figlia », un titre, pour le moins festif, César mène la barque et chante, dans la langue de Verdi…

La banane aux lèvres, les musicos semblent prendre du plaisir sur les planches.  

En fin de show, Marc Pirard, le premier bassiste du combo, rejoint le team, pour attaquer « Domani », alors que Clément a empoigné une six cordes. A cet instant, il y a quatre guitaristes sur le podium ! De quoi nous permettre de savourer une version speedée « Niente Da Offrire » et de l’hypnotique « In Piazza ». Au terme d’un « Avevo Torto » de feu, de nouveaux invités se joignent au groupe pour boucler le set principal. Dont Caitlin, qui a enfilé un jeans et s’est enfoncé in bonnet sur le crâne, pour partager le vocaux sur « Il Caos », mais également Romain Benard (Ropoporose, Primevère) qui s’installe derrière les fûts, réduisant Alexandre à jouer du triangle.

Un set bien réglé de 60 minutes. On attend impatiemment le second opus !

Setlist : « Stanca Di Te », « Mi Guarda », « Bobbio », « Un Amore Debole », « Si Fermerà », « Mai Mai Mai », « La Maschera », « Figlia », « Vino Naturale », « Niente Da Offrire », « In Piazza », « Domani », « Avevo Torto », « Il Caos ».

Rappel : « Gioventù », « Non So Che Cosa Ne Sarà Di Me »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Sprints

Letter to self

Écrit par

Pour enregistrer son premier elpee, Sprints a reçu le concours de Daniel Fox (Gilla Band), à la mise en forme. Pas étonnant, puisque le quatuor est issu de Dublin. Encore que la chanteuse, guitariste et compositrice, Karla Chubb, a passé une partie de sa petite enfance en Allemagne. Certaines paroles du titre qui ouvre l’elpee, « Ticking », sont d’ailleurs interprétées dans la langue de Goethe. Et cette langue gutturale colle parfaitement au morceau. En outre, au cours de cet opus, on parfois l’impression qu’elle emprunte certaines intonations à Nena. Musicalement, Sprints évolue dans un tout autre registre. Quelque part entre post/punk et rock garage, l’expression sonore se révèle abrasive, viscérale, percutante et bien électrique, notamment dans l’esprit du « Surfer Rosa » des Pixies, alors que Karla se sert de sa voix comme exutoire pour libérer ses émotions. Des émotions qui traduisent une certaine forme de vulnérabilité et oscillent de la colère à la tristesse, en passant par la passion et la douleur. Ses griefs ? Sa vindicte ? La religion et la sexualité. Sur son tout premier single, « The cheek », elle avait ainsi dénoncé les réactions misogynes dont elle a été victime face à sa bissexualité. Et « Cathedral », qui figure sur ce long playing, évoque la culpabilisation inhérente à son éducation catholique.

Si certains morceaux montent progressivement en intensité, d’autres alternent moments calmes et explosions frénétiques. A l’instar du sombre « Shadow of a doubt », qui se distingue également par des interventions de guitare tintinnabulantes. Ou encore de « Up and comer », au cours duquel la langueur est quand même chargée de rage… Quant à « A Wreck (A mess) » il est modulé suivant le flux et le reflux du rythme. 

Plus élaboré, « Shaking their hands » se signale par un bel équilibre entre voix et contre-voix. Incantatoire, « Can’t get enough of it » nous replonge dans l’univers du « Dry » de PJ Harvey. L’opus recèle une version plus calme du single « Literary mind ». Enfin, le long playing s’achève par le très vindicatif titre maître.

Un bien bel album, mais à ne pas mettre entre toutes les oreilles.

Abstract Concrete

Abstract Concrete

Écrit par

Abstract Concrete, c’est le nouveau projet de Charles Hayward, un vétéran (NDR : il est né en 1951 !) de la scène expérimentale britannique. C’est un des membres fondateurs de This Heat et Camberwell Now. Il a joué en compagnie de Phil Manzanera, chez Quiet Sun Project, a transité brièvement par Gong et collaboré avec Bill Laswell et Fred Frith. Notamment.

Le line up de la formation implique également la violoniste française Agathe Max, le guitariste italien Roberto Sassi et enfin Otto Wilberg qui se consacre à la basse et à la double basse et Yoni Silver, qui a troqué sa clarinette contre des claviers. Tous des musicos dont le cv est long comme un bras.

Découpé en 6 plages, le nouvel opus d’Abstract Concrete est éponyme. Mais une des plages, « The day the earth stood still » s’étale sur 15 minutes. Une compo, vous vous en doutez, élaborée, mais aussi épique, construite comme dans la prog, entre périodes élégiaques, progressions en intensité et explosions furieuses, paradoxalement plus proches du punk que de la fibre progressive.

Autre titre aussi complexe, « Ventriloquist/Dummy » mêle jazz métropolitain, prog/rock hypnotique, folk et disco.

Si « Sad bogbrush » emprunte le rythme de la bossa nova, ce morceau s’achève dans la distorsion.

Les deux premières plages sont probablement les plus intéressantes. A cause du mariage de la voix de Charles et du violon d’Agathe qui rappellent Blaine L. Reininger. Tant le chant que les intervenions à l‘archet. Parfois, on même l’impression de replonger dans le climat du Tuxedomoon de « Desire ».

Enfin, l’elpee s’achève par le filmique « Tomorrow’s world ».

TORRES

What an enormous room

Écrit par

TORRES, c’est le pseudo de la chanteuse/guitariste/compositrice Mackenzie Scott. Pour enregistrer son sixième elpee, elle a reçu le concours (entre autres) de son amie, Sarah Jaffe, une auteure-compositrice-interprète texane qui a notamment bossé en compagnie d’Eminem. Elle s’est surtout chargée des parties de basse et de batterie. Mais aussi de la coproduction qu’elle partage avec Mackenzie. Et c’est probablement ici que le bât blesse, car si la plupart des compos tiennent la route, elles sont peut-être un peu trop sophistiquées. Ce qui nuit à l’abrasivité et au mordant des riffs de guitare.

Parmi les titres les plus percutants, on épinglera, quand même, « Life as we don’t know it » et ses accords de gratte dentelés, l’excellent « Wake to flowers » et sa ligne de basse menaçante, le sombre « Artificial limts » et sa sixcordes grondante.

En ouverture de l’elpee, « Happy man’s shoes » est caressé par une intervention d’orgue ouaté (Argent ?). Et en finale, riche en synthés, « Songbird forever » est tapissé de chants d’oiseaux. Si en ouverture de « Jerk into joy », l’artiste a recours au spoken word, sa voix est particulièrement proche de celle de St Vincent sur « Forever home ».

Green Day

Saviors

Écrit par

Pour enregistre « Saviors », son quatorzième elpee, Green Day a enregistré le retour de Rob Cavallo, à la production. Et hormis sur deux morceaux plus pop (« Corvette summer » et « Susie Chapstick »), Green Day a fait du Green Day, ce qui n’est, sans doute, pas pour déplaire aux nombreux aficionados du groupe.

Des chansons hymniques de 3 minutes (NDR : seul le titre final, « Fancy Sauce » dépasse d’un fifrelin les 4’), découpées dans des riffs de guitare cinglants et imprimées sur un tempo enlevé que chante Joe Armstrong de sa voix si caractéristique. Il y déverse des textes sociaux caustiques qui ciblent notamment, Donald Trump, les partisans de la conspiration électorale aux Etats-Unis, les fusillades de masse, la brutalité policière, la toxicomanie, Elon Musk, les influenceurs, etc.

Un hit potentiel : « Bobby sox », une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Weezer…

Grapes

Slow Motions

Écrit par

« Slow motions » constitue le second elpee de Grapes. A son actif, également, deux Eps. Fondé au Havre, en 2009, ce groupe marche sur les traces de Midlake, Fleet Foxes voire de la formation belge, Girls in Hawaii. En tout cas, il semble s’en inspirer. A cause de ce sens très aiguisé de la mélodie et du soin apporté aux harmonies vocales. Bénéficiant d’une production irréprochable, cet opus recèle huit plages efficaces, langoureuses, bucoliques, transpirant de mélancolie. Le pop-folk de ce quatuor nous entraîne à travers les grands espaces normands, et suscite même l’envie de prendre un grand bol d’air frais.

Malgré la durée plutôt courte de l’album, la diversité de l’instrumentation et des tempos nous tient en haleine du début à la fin. Sans révolutionner le genre, ce long playing s’avère de toute bonne facture…

Malummí

The universe is black

Écrit par

« The universe is black » constitue le second LP de ce duo bâlois réunissant la chanteuse/violoncelliste/compositrice Larissa Rapold et le guitariste/producteur Giovanni Vicari. Il fait suite à « Blood », paru en octobre 2021, un essai davantage électronique, mais sous une forme trip hop.

S’il a conservé des accents trip hop (« Something »), ce nouvel elpee navigue plutôt à la croisée des chemins du pop/folk, du shoegaze et du post punk. Même si le tourmenté et atmosphérique « Mother » nous entraîne aux confins de l’univers d’une Björk. Ou encore « Dreams », subtilement coloré de tonalités sud-américaines. Ce qui peut aisément se comprendre, quand on sait que Larissa est d’origine brésilienne. De cet album, on épinglera encore l’acoustique et expérimental « In a gentle way », mais surtout l’excellent « There is no thing ». A cause de ses changements fréquents de tempo, et puis de son aisance à traverser les frontières entre shoegaze, noisy et post punk.

Quant aux textes, ils explorent les différentes relations qui existent avec soi-même, les autres et la société. 

Her Wild Love

Wake up before the night is over (Ep)

Écrit par

Her Wild Love est un duo bruxellois, en couple depuis 2006, réunissant la chanteuse Sarah de Saint-Hubert et le multi-instrumentiste Rafael Van Mulders. Elle est créatrice de mode, et lui, luthier.

« Wake up before the night is over » constitue le premier Ep de leur projet lo-fi et intimiste. Un disque qui s’ouvre par une valse tramée sur des accords de piano, même si, en filigrane, on perçoit un certain feeling blues. Psyché/folk, « Feu sacré » (NDR : les chansons sont interprétées en anglais ou en français) nous replonge au cœur de la ‘flower power’ de la fin des sixties. Détachée, la voix de Sarah épouse même régulièrement les inflexions de Kendra Smith (Mazzy Star). Elle se mue en chuchotement sensuel sur « Lightly ». Et en prière sur « Short pain, long run », une piste dont le tempo subtilement tribal et les accords de guitare tour à tour surf ou grésillants nous entraînent dans un univers étrange et inquiétant.

Et si « Keep chins up » trahit des accents disco, l’Ep s’achève par la ballade plus acoustique « Nothing’s missing » …

TaughtMe

Laugh on Me

Écrit par

TaughtMe est le projet de l’américain Blake Aaron Henderson, un musicien de talent élevé dans la pure tradition mormone et conservatrice chère à son état natif de l’Utah. « Laugh on Me » constitue son 5ème opus et le premier depuis… plus de 10 ans ! Enregistré en Islande, il a bénéficié du concours de quelques invités, dont Ulfur Hansson (Swords of Chaos, Minnigar), le batteur finlandais Samuli Kosminen, la violoniste locale Gyoa Valtysdottir (Mum) et encore du saxophoniste Alabaster DePlume.

L’album baigne au sein d’une ambiance électro acoustique particulièrement ouatée rappelant les maîtres du genre tels que James Blake ou Washed Out. Tout est magnifiquement arrangé et interprété, mais il manque ce brin de folie ou des mélodies fortes auxquelles se raccrocher pour susciter l’envie de le réécouter…

Liam Gallagher & John Squire

Une collaboration inattendue entre Liam Gallagher et John Squire…

Écrit par

Liam Gallagher (Oasis, Beady Eye, solo, etc.) et John Squire (The Stone Roses, The Seahorses, The John Squire Experience, solo, etc.) ont décidé de se lancer dans une collaboration. Et ils publieront un premier elpee ce 1er mars 2024. Il sera éponyme. Un premier single, « Just another rainbow » (le clip est à découvrir ici), est paru ce 5 janvier et le second, « Mars to Liverpool » (en écoute ) le 26 du même mois.

Longtemps amis et admirateurs mutuels de leur travail, l'idée d'une collaboration est née lorsque John a rejoint Liam sur scène lors de ses concerts mythiques à Knebworth. Les idées de chansons ont rapidement afflué, et l'album a pris forme à Los Angeles sous la houlette du producteur notoire Greg Kurstin (Harry Styles, Sia, Paul McCartney). Ce dernier a joué de la basse sur tout l'album, tandis que Joey Waronker (Beck, R.E.M., Atoms For Peace) s’est consacré à la batterie.

The Reds Pinks & Purples

Pour Glenn Donaldson, la pire chanson peut devenir le plus gros hit…

The Reds, Pinks & Purples, groupe underground prolifique de San Francisco et alias du musicien aux multiples talents Glenn Donaldson, a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "Unwishing Well", le 12 avril 2024. Il a également partagé la vidéo de "Your Worst Song Is Your Greatest Hit", le premier titre extrait de l'album.

Donaldson canalise toute la sagesse gagnée par le voyageur qu’il est pour proposer des opéras rock de l'ère contemporaine qui font l'éloge de récits d'ascensions et de chutes extrêmement influentes.

Depuis son émergence à la fin des années 2010, The Reds, Pinks & Purples est devenu l'incarnation absolue du prestige de Donaldson. À partir d'un héritage musical qui retrace une longue liste de succès mineurs et de tragédies majeures, Glenn distille une frise chronologique en un phénomène musical qui incarne quelque chose de plus que toutes ses inspirations analogues.

Donaldson vous emmène dans une visite guidée des mouvements underground de San Francisco qui auraient existé, qui auraient pu exister ou qui n'ont peut-être jamais existé dès le départ. Le catalogue convoité de Reds, Pinks & Purples offre une histoire autorisée et anonyme de débutants imparfaits et ambitieux, de dilettantes, d'auteurs, etc.

"Unwishing Well" veut faire l’éloge des groupes à la mode qui se sont effondrés, des magiciens du succès et des éternels esthètes omniprésents et souvent peu inspirés qui travaillent sur les marchés médiatiques lucratifs.

Et tandis que Glenn raconte de nombreuses histoires sur les secrets méconnus du do-it-yourself, "Unwishing Well" offre des hymnes cathartiques sur le malaise moderne.

Le morceau central de "Unwishing Well" tourne autour de la chanson-titre qui traite du bien-être et des souhaits tempérés par la ‘réalité dégrisante d'un scepticisme ultra-pragmatique’. Donaldson montre au public où le rêve n'aboutit pas. C'est le groupe qui ne réussit jamais, l'idée qui ne décolle jamais, la reconnaissance qui n'arrive jamais ou la promotion à l'échelon suivant qui reste risiblement inaccessible.

"Your Worst Song Is Your Greatest Hit" est en écoute

 

Mr Bison

Les échos intergalactiques de Mr. Bison…

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Le cinquième opus de Mr. Bison paraîtra ce 16 février. Il s’agit d’un groupe italien dont la musique vous entraîne au cœur d’un voyage prismatique qui explore les notions de liberté et de destin à travers la mythologie nordique et tisse une tapisserie sonore vivante et majestueuse débordant de riffs liquides, de psychédélisme gracieux, de grandeur progressive et de voix vibrantes.

À propos de l'album, le groupe a déclaré: ‘Le thème de « Echoes from the Universe » est la tentative, en tant qu'êtres humains et temporels, d'échapper à l'idée d'une prétendue prédétermination du destin en parvenant à construire le chemin de sa vie par la volonté. Son concept est basé sur le mythe des Nornes, qui tissent les fils du destin universel sur une tapisserie, dans laquelle toutes les existences, dans un mélange continu de passé, de présent et de futur, se croisent et s'influencent mutuellement, générant ainsi un vortex kaléidoscopique de possibilités infinies et imprévisibles. C'est pourquoi nous les avons utilisés comme symbole de la liberté de choix, qui n'exclut jamais l'élément de hasard, mais l'implique au contraire’.

Issu de cet elpee, le single consacré à « Collision » est disponible sous forme de clip ici

 

 

 

Corridor

Une petite souris dans le Corridor…

Corridor sortira son nouvel elpee, « Mimi », le 26 avril 2024. Réunissant 8 plages, il recèlera des pièces maîtresses telles que "Jump Cut", "Mon Argent" et "Mourir Demain". Il a été masterisé par Heba Kadry Mastering, à Brooklyn. Toutes les chansons de « Mimi » ont été composées par Corridor. Quant aux paroles, elles sont signées par le guitariste/chanteur Jonathan Robert.

« Mimi » –fait amusant, il porte aussi le nom du chat de Jonathan– est un opus qui traite d’avancer dans l’âge et de découvrir de nouvelles parties de la vie. C’est également un LP débordant d'énergie et de vie. Le groupe montréalais livre un opus avec une pulsation rythmique bien définie qui rappelle l'époque classique du post-punk, où l'on fusionnait les textures de la dance et du rock.

C’est est évident sur "Mourir Demain", où sur des guitares lumineuses et sonnantes et des synthés ascendants, Robert parle de sa mortalité imminente : ‘J'ai écrit cette chanson alors que ma petite amie et moi cherchions à souscrire une assurance-vie’, dit-il en riant. ‘Notre petite fille grandissant, nous avons également envisagé de rédiger notre testament. Je me suis alors dit, oh merde, à partir de maintenant, je vais commencer à planifier ma mort… On vieillit, on a une famille et on commence à ralentir ; c'est comme ça que les choses sont censées se passer, non ?’

Pas pour la formation canadienne, dont le quatrième album est caractérisé par un son et un style plus large et expansif que tout ce qui l'a précédé.

La suite de "Junior", sorti en 2019, est un énorme pas en avant, car les membres eux-mêmes ont vécu des changements personnels ; en résulte un disque qui donne l'impression d'une nouvelle rupture quand on s'est déjà imposé comme visionnaire.

‘L'objectif était de travailler différemment, ce qui est le cas à chaque fois que nous bossons sur un nouvel album’, explique Robert. ‘Cette fois, nous avons pris notre temps. C'est ainsi qu'à l'été 2020, les musicos se sont retirés dans un chalet pour expérimenter ; ce qui a conduit à la création de "Mimi".

‘Pendant longtemps, nous nous sommes identifiés comme un groupe axé sur la guitare, et le but de cet album était de s'éloigner de cela’, déclare Berthiaume, tout en admettant que le band a rencontré ses propres défis en conséquence : ‘Nous avons dû réfléchir à la manière de créer de nouvelles chansons sans avoir l'occasion de jouer ensemble. C'était parfois compliqué. Nous nous sommes simplement attachés à faire un disque qui sonnait comme nous le voulions’, s'exclame Gougoux en évoquant les objectifs du groupe : ‘Il n'y avait pas de limites à ce qui était possible…’

Le clip consacré à “Mourir Demain” est disponible

 

 

Palace

Dévastation et délivrance pour le leader de Palace, Leo Wyndham…

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Le quatrième long playing de Palace, "Ultrasound", paraîtra ce 5 avril 2024.

Le groupe a retrouvé Adam Jaffrey pour la production de l'album, huit ans après avoir travaillé ensemble sur son premier essai ("So Long Forever", 2016). Ce nouvel opus rassemble les deux Eps sortis en 2023 ("Part I - When Everything Was Lost" et "Part II - Nightmares & Ice Cream"), ainsi que sept toutes nouvelles compos.

Alors qu'il écrivait les premières chansons de l'elpee, la compagne du frontman Leo Wyndham a fait une fausse couche tardive. "Ultrasound" est naturellement devenu le journal ouvert d'une année de lutte entre la dévastation et la délivrance. ‘Il était incroyablement difficile de comprendre ce qui s'était passé, d'y faire face et d'aller de l'avant’, explique Leo. ‘L'album est le voyage de cette expérience - commençant par une perte, puis une période de traitement, et enfin l'acceptation, la libération et la croissance. Et je suis en admiration devant les femmes qui en font partie. Leur dignité, leur force et leur courage leur permettent de faire face à ces choses qui dépassent l'homme…’

La vidéo de Bleach est disponible ici

 

 

Malice K

Malice K sur les ondes…

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Malice K est un artiste né à Olympia, WA, et basé à Brooklyn, dont la palette sonore est composée d'alt 90s et de lyrisme effronté, créant une rare fusion de pop rock indie décalé. Ancien membre du collectif d'artistes Deathproof Inc, il s'est forgé une notoriété comme artiste atypique à la nature capricieuse, passant d'un punk-thrash-rock provocateur à des textes mélodiques et acoustiques. Ce musicien visionnaire tisse de manière complexe des récits empreints d’émotion à travers sa musique. Grâce à un engagement pour l'authenticité et une éthique de la vieille école, son art illumine le paysage moderne. Il vient de publier un nouveau single. Intitulé « Radio », il y met en avant sa vulnérabilité brute et son lyrisme introspectif, et il est disponible sous forme de clip .

 

Judith Hill

Le venin de Judith Hill...

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Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, Juidith Hill, sortira son nouvel opus, « Letters From A Black Widow » le 12 avril 2024. Un album taillé en 12 pièces qui présente une histoire fascinante oscillant de la douleur privée à la transcendance communautaire et constitue son travail le plus profond à ce jour.

Le premier extrait, « Flame » est sorti ce 23 janvier.

« Flame » met en valeur une voix puissante et un arrangement musical incendiaire, tandis que les paroles de la chanson fixent l'obscurité et la douleur avec une révélation révélatrice sur les réserves intérieures de Hill : ‘Donnez-moi le chaos et donnez-la-moi douleur/mais vous ne pourrez jamais tuer ma flamme’.

La Californienne se découvre une force intérieure qui émerge plus forte et plus provocante que jamais. Elle déclare ‘Comme le fer et l'acier, mon cœur est devenu impénétrable’. Dans les jours les plus sombres, elle se branche sur l'ampli et entend la pulsation lancinante de la guitare comme une vague d'énergie qui ravive son esprit.

Bien qu'elle joue elle-même de nombreux instruments, ce nouvel LP n'est pas un projet strictement solo. S'appuyant sur une base musicale inébranlable dont elle a bénéficié pendant la majeure partie de sa vie, le groupe de Hill implique ses deux parents, le bassiste Robert ‘Peewee’ Hill et la claviériste Michiko Hill, tandis que le drummer John Staten et, Daniel Chae (6 cordes) et un groupe d'amis se joignent à elle pour les chœurs.

Le clip consacré à « Flame », extrait du nouvel elpee, « Letters From A Black Widow », est disponible

En concert le 29 mai 2024, salle De casino à Sint-Niklaas

 

Hoboken Division

Un Pycholove pour soigner Hoboken Division…

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Issu de Nancy, Hoboken publiera son troisième long playing, « Psycholove », ce 14 février 2024. Cette formation est parvenue à teinté son garage/blues/rock râpeux, glacial, furieux et authentique de psychédélisme.

En attendant, cette sortie, le groupe a partagé deux singles, tout d’abord, « Legion » (la vidéo est disponible ici), une ballade planante, presque solennelle, qui parle des choix de vie, des rêves à réaliser... ou non et ainsi, des potentiels regrets face à ceux qui ont osé franchir le pas malgré les obstacles.

Puis « Fool Moon » (clip à voir et écouter ), une compo axée sur une phrase répétitive blues à la sauce techno qui prend aux tripes car elle sonne la colère qui gronde au fond de nous, et les obsessions qui nous exaltent jusqu'à la folie. Telle une maraude en terre nocturne où l'obsession confine à la transe.

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