Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Within Temptation

La parade des fous de Within Temptation…

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Le 5 avril 2024, Within Temptation sortira son nouveau single, « A Fool's Parade », le fruit d’une collaboration impressionnante avec le talentueux producteur ukrainien Alex Yarmak.

Considérée comme précurseur du très attendu 'Bleed Out 2024 Tour', cette chanson est une expression puissante de l'engagement du groupe à continuer de faire la lumière sur la bataille existentielle en cours en Ukraine contre l'invasion brutale de la Russie. « A Fool's Parade » (Trad : La parade des fous) met en lumière des thèmes tels que la condamnation des mensonges, l'imposture de la Russie concernant la guerre, ses crimes et ses intentions.

Sharon Den Adel, la chanteuse de Within Temptation, est actuellement à Kiev (Ukraine), pour l'enregistrement du clip qui accompagnera « A Fool's Parade ». Là, elle a tourné la vidéo en collaboration avec le célèbre réalisateur ukrainien Indy Hait. En s'impliquant dans des initiatives telles que la fondation Ukraine Aid OPS, Within Temptation souhaite continuer à attirer l'attention sur le soutien indispensable de l'Europe à la lutte de l'Ukraine.

En octobre, Within Temptation a annoncé une tournée européenne pour promouvoir son nouvel album. Le 'Bleed Out 2024 Tour' débutera en septembre 2024 et emmènera le groupe dans des lieux légendaires tels que la Wembley Arena de Londres (UK), le Palau Sant Jordi de Barcelone (ES) et notamment la Lotto Arena d'Anvers (BE). Le band y sera les 4 et 5/10/2024 (infos ici)

La vidéo du featuring de « A Fool's Parade » est, elle, disponible

 

 

Goudi

Goudi, pieds nus, dans le sable, à Ostende…

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L’Ostendais Pierre Goudesone vient de sortir un nouveau single, « Blootvoets ». Jean Pierre Marie Nicolaas (Pierre) Goudesone est un musicien, chanteur, bassiste et producteur belge qui vit et travaille à Bruxelles depuis 1984. Goudesone a étudié l'architecture à l'Ecole Sint-Lucas de Gand. A Ostende, il joue comme bassiste au sein de son premier groupe, The View, dans de petits clubs et environs. Il y rencontre Marvin Gaye et Odell Brown et ceux-ci l'emmènent au studio d'Ohain où ils travaillent sur l'album « Midnight Love ». C’est un pote à notre défunt Arno, Stikstof et de Zwangere Guy. Installé à Bruxelles, il fonde le groupe new wave Flesh&Fell avec la chanteuse Cathérine Vanhoucke. Goudesone possède désormais son propre studio et commence à produire. En 1996, il fonde un nouveau groupe, Speaking T, en compagnie du chanteur américain Markest Tate. En 1998, il publier l’elpee « Gravity Killed The. En 2004 paraît « Poised And Ready », un opus sur lequel figure la reprise de David Bowie, « Sound and Vision », produite à Londres par Dave Harrow alias James Hardway (Anne Clark).

« Blootvoets » est une ballade mélancolique qui vise à donner du cœur à tous ceux qui font face à l'adversité avec à l'esprit le doute, l'incertitude, le courage, l'espoir, la combativité et la résilience pour pouvoir regarder à nouveau vers l'avenir avec insouciance.

La vidéo, est à voir et écouter

 

Marquis (de Sade)

Décès de Frank Darcel, cofondateur de Marquis de Sade

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Frank Darcel, guitariste, écrivain et militant breton, a été retrouvé mort sur une plage de Galice, en Espagne, le 15 mars 2024. Il avait 65 ans et était le cofondateur du groupe de rock rennais Marquis de Sade, qui avait marqué la scène post-punk française dans les années 80.

Créé en 1977, Marquis de Sade n'a sorti que deux albums, "Dantzig Twist" et "Rue de Siam", mais il est considéré comme un des pionniers du post punk. Le groupe se caractérisait par un style sombre et élégant, inspiré par le Velvet Underground, Joy Division et Talking Heads, et par la voix et la gestuelle expressionniste de son chanteur Philippe Pascal.

A l'occasion du quarantième anniversaire du groupe, en 2017, Marquis de Sade s'était reformé pour accorder quelques concerts exceptionnels, qui ont connu un grand succès. La formation avait sorti un nouvel elpee, "Aurora", en 2021, sous le patronyme de Marquis, en hommage à Philippe Pascal, puis un second, "Konstanz", en 2023.

Frank Darcel était également connu pour son engagement politique en faveur de l'autonomie de la Bretagne dans une France et une Europe fédérale. Il avait adhéré au parti breton en 2002 et avait fondé Breizh Europa en 2013. Il s'était présenté aux élections municipales de Rennes en 2020, sans succès. Il était aussi l'auteur de plusieurs romans, dont "Vilaine Blessure", "L'armée des hommes libres" et "Le dériveur". C’était aussi un ami de Pascal Obispo et d’Etienne Daho, en compagnie duquel il avait d’ailleurs encore enregistré, récemment.

Il est parti rejoindre le chanteur Philippe Pascal Philippe Pascal, le chanteur charismatique, qui s’était donné la mort le 12 septembre 2019.

Il avait accordé une longue et très intéressante interview en 2021 (à lire ou relire ici) à Musiczine.

 

 

 

The Third Sound

La solitude la plus parfaite de The Third Sound

Le groupe psych/post-punk berlinois The Third Sound vient d’annoncer la sortie de son sixième album studio, "Most Perfect Solitude", et partage le premier single "Another Time, Another Place". La sortie de l’album est prévue pour le 26 avril prochain. Il fait suite à "First Light",paru sorti en 2022.

Le guitariste/chanteur Hakon Adalsteinsson déclare à propos de l'album : ‘ Après avoir beaucoup tourné sur 'First Light' et sorti notre album Fuzz Club Session l'année dernière - un document rétrospectif sur l'ensemble de la carrière, en quelque sorte - cet album donne l'impression de repartir sur de nouvelles bases. Il y a une certaine chaleur dans certaines chansons, ce qui n'existait pas auparavant. Nos chansons, elles vacillent toujours entre ombre et lumière, un peu comme une version audio au ralenti de la Dreamachine de Brion Gysin’.

"Another Time, Another Place" en est un parfait exemple. Bien que la nostalgie semble imprégner les paroles de ce morceau, c'est peut-être là que The Third Sound est le plus radieux, avec des guitares jangle-pop chatoyantes et une mélodie enjouée.

"Most Perfect Solitude" marque un nouveau chapitre, non seulement au niveau du son mais aussi des membres du groupe berlinois dirigé par le musicien et auteur islandais Hakon Adalsteinsson - qui, en dehors de The Third Sound, a été le premier à se lancer dans l'aventure de la musique. Ainsi, le nouvel album présente une nouvelle formation, dans laquelle Adalsteinsson (guitare/voix) et Robin Hughes (orgue/guitare), collaborateur de longue date, sont rejoints par de nouvelles recrues, à savoir Frankie Broek (batterie) et Wim Janssens (basse), membres du groupe Golden Hours.

Une fois le nouveau groupe constitué, les premières démos de Hakon ont été développées pendant une semaine de répétitions intenses, lors d'une rare pause dans son calendrier de tournée chargé avec BJM et Golden Hours à l'époque. Une fois les chansons achevées, le groupe est entré en studio sous la houlette de Torben Utecht et a enregistré en quatre jours, avant d'être masterisé par Ryan Van Kriedt : ‘Nous avons fait cet album relativement vite, car nous avions un délai serré pour le réaliser. C'est aussi un grand soulagement de se rendre compte qu'on a réussi. C'est un album dont nous sommes extrêmement fiers, qui fait avancer le groupe sur le plan artistique.’

Le clip consacré à "Another Time, Another Place" est disponible

 

 

Palace

La découverte de soi à travers la musique…

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Survolé par la voix angélique de Leo Wyndham, Palace, trio de blues-rock londonien, signe « Ultrasound », un opus éthéré et habité de musique des limbes, celles où erre l'enfant que portait la compagne de Léo, victime d'une fausse couche. Cet accident a chamboulé la vie de couple. D’autant plus que doté d'une sensibilité à fleur de peau, il avait déjà été marqué par les drames personnels, dont la séparation de ses parents et la mort d'un proche. Ce long playing à la beauté émouvante voire poignante, au spleen mélancolique, à la splendide ambivalence entre perte et espoir, se veut avant tout un hommage au courage de sa compagne et à la puissance des femmes en général.

En compagnie de Rupert Turner, guitariste du groupe, il évoque ce quatrième elpee et sa... conception.

Vous avez ‘accouché’ de quatre elpees en huit ans. C'est peu ou c'est beaucoup ?

(rires)

Rupert : Ce n'est pas excessif. Nous avions besoin de temps afin de vivre des expériences et ensuite pouvoir les traduire en chansons.

Mais pourquoi dès lors avoir publié deux Eps l'an dernier, plutôt qu'un album entier ?

Leo : Il est préférable que les idées très soient claires quand on souhaite enregistrer un album, à la fois unique et original. Les Eps sont destinés à combler les intermèdes et permettre à la musique d'éclore entre-temps. De plus, c'est amusant à réaliser.

Pour vous, Leo, la formation représente-t-elle une famille, et notamment à la suite des épisodes douloureux que vous avez personnellement traversés ?

Leo : Certes, mais tout le monde en connaît dans sa vie. Pour nous tous, Palace est comme une famille élargie, un endroit où nous pouvons nous sentir en sécurité et partager ce que nous ressentons.

Avez-vous été touché par la réaction des autres membres à ce qui vous est arrivé ?

Léo : Absolument. Lorsqu'on passe dix ans dans un groupe, chacun de ses membres, un jour ou l’autre, est confronté à ce type d'événement. Chaque fois qu'un drame est survenu dans mon existence, le soutien reçu de la part de mes deux comparses a été remarquable, et plus qu'essentiel. La compréhension est immédiate, notre amitié très forte et le soutien profondément enraciné. Ce qui en dit long sur notre entente…

Quel est l'origine et le sens du morceau « Cocoon » ?

Rupert : Une idée émanant de « Love Is The Precious Thing », la chanson qui la précède sur l'album. Cet instrumental s'est développé à partir de ce titre dont nous avons en quelque sorte utilisé des éléments pour ensuite les inverser, les manipuler, les démembrer afin que la trame s'effondre dans une sorte de désordre intense.
Leo : Oui, c'est un beau bordel (il rit) ! L'album traite, en profondeur, des idées de la création, de la vie et de la mort ; le son de ce magnifique morceau permet d'imaginer ce qu’on éprouve quand on est dans le ventre de sa mère : un cocon sécurisant, enveloppant, fait d'énergie et de chaleur. Le titre s'imposait de lui-même. Nous l'avons placé au milieu de l'album pour obtenir cet effet de pause, de calme... sans voix ; une sorte de sanctuaire au milieu du disque.

Sur « Goodnight Farewell », dernier titre de l'elpee, on a l'impression d'entendre un cœur battre.

Leo : Exactement ! La grosse caisse constitue le cœur qui bat tout au long de la plage. Il y a, en quelque sorte, l'idée de donner vie dans cette chanson. Ce qui semblait la meilleure façon de terminer l'album…

Ce disque rendrait-il un hommage à la femme et à l'amour ?

Leo : Oui, à bien des égards, et à ma partenaire en particulier. J'ai été témoin de son incroyable force et de sa résilience. Je n'aurai pu faire preuve d'une telle force. Nous souhaitions célébrer la puissance des femmes.

Vous avez accordé un premier concert, il y a un mois. Était-ce compliqué d'interpréter des chansons aussi intimes en public ?

Léo : Elles peuvent l'être lorsque les évènements sont récents, dans votre esprit et votre chair. Lorsque je les ai interprétées pour la première fois, en direct, je l'ai ressenti de manière très intense et émouvante. Je revivais les événements, mais, par ailleurs, chanter ses chansons devant une foule, m'a obligé à lâcher prise. C'est un processus très cathartique qui participe à ma convalescence.

« Say The Words » exprime le sentiment d'inutilité d'un homme dans ces circonstances…

Leo : Un sentiment de désespoir et une perte de soi. Mais il témoigne également que je suis devenu conscient de la pression exercée sur les femmes pour qu'elles aient des enfants, de faire passer au second plan leur indépendance et leur carrière, pour rendre un homme heureux, notamment.
Par ailleurs, lors d'une fausse couche, nous pouvons ressentir en tant qu'homme un sentiment de perte et de désespoir ; il est très perturbant, et troublant de ne pas savoir où se situer et quel rôle tenir au cours de ce drame.

Cet opus incarnerait-il, dès lors, l'enfant que vous n'avez pas eu ?

Leo : Je ne crois pas. L'album est plutôt un moyen, comme la musique l'est souvent pour beaucoup, de découvrir et de comprendre une situation incroyablement difficile, de créer des liens, un moyen de trouver une sorte de carte intérieure pour donner du sens à un événement traumatisant. La musique est une manière de se connecter à soi-même et à ses expériences, de s'adapter au monde qui vous entoure et de donner un sens aux événements, à un traumatisme, à la perte, à l'amour et à toutes ces choses. C'est une découverte de soi.

Palace : « Ultrasound » (Virgin) sortie le 5 avril 2024

En concert à l'AB le 30 octobre prochain

Les Nuits Botanique 2024: évolution plutôt que révolution...

La 31e édition du festival “Les Nuits Botanique” se déroulera du 24 avril au 5 mai prochains à Bruxelles. Le nouveau directeur du centre culturel, Frédéric Maréchal, qui a succédé il y a peu à Paul-Henri Wauters, a souligné lors de la conférence de presse, qu'il souhaitait capitaliser sur les acquis, importants, du festival. “Nous voulons le faire évoluer, mais sans opérer de révolution”.

Les fondamentaux du festival resteront donc bien présents cette année: un focus clair sur les artistes émergents, une place importante accordée aux créations exclusives et aux avant-premières (“releases”), un intérêt croissant pour les arts plastiques et une formule tarifaire toujours ciblée (un ticket pour une salle).

Exception à cette dernière règle et grande nouveauté: le 4 mai sera une journée “All Access”, comme dans les festivals dits 'classiques'. Pour un prix de 38,5 EUR, le visiteur aura accès aux 4 salles du Bota et ce, de midi à minuit. Au programme de cette journée: Actress · Beak> · bar italia · Big|Brave · Deena Abdelwahed · Drahla · Famous · Hotline TNT · Fievel is Glauque · Tapir! · Lucidvox · La Sécurité · Voice Actor · Charlène Darling Groupe · Florence Sinclair · Mayssa Jallad · Kee Avil · keiyaA · Lambrini Girls · Lou K et Voice Actor.

Autre grande nouveauté: le partenariat avec les Halles de Schaerbeek, qui se trouvent à un jet de pierre du Bota. Le nouveau directeur des Halles, Matthieu Goeury, connaît justement très bien Frédéric Maréchal, ainsi qu'Olivier Vanhalst, le programmateur du Bota. “Les planètes se sont parfaitement alignées pour favoriser cette collaboration”, note F. Maréchal, “vu que les Halles ont décidé d'intégrer la musique dans leur spectre artistique.” Les Nuits feront donc escale aux Halles à 5 reprises: à l'occasion de l'ouverture de festival (Alto Fuero), en soirée électronique (Rainbowarrior avec Rebeka Warrior x Radio Vacarme) et pour les concerts, entre autres, de Lala &ce, Mount Kimbie et Karpe.

Au chapitre des créations exclusives, épinglons Alto Fuero, un duo formé spécialement pour Les Nuits par Victoria Palacios et Loto Retina, deux artistes français résidant à Bruxelles. Lors de la conférence de presse, le duo a accordé un showcase, révélant une musique inclassable, basée sur des chants multilingues, des sons de flûtes trafiquées et des rythmes désarticulés, le tout créant un univers onirique, psychotrope, voire chamanique. A découvrir!

L'autre showcase a permis de découvrir Shoko Igarashi, une saxophoniste originaire du Japon et basée dans notre capitale. Au programme, un croisement entre le jazz-rock des années 70, évoquant par moments Wayne Shorter, la chanson pop japonaise et les musiques de films d'animation. Etonnant!

En clôture du festival, le 10 juin, une autre création aura lieu dans la salle du Musée Bota: l'interprétation par le pianiste Stéphane Ginsburgh d'une dixième sonate de Prokofiev, imaginée par Jean-Luc Fafchamps d'après les esquisses de l'artiste russe.

Pour compléter le programme, la désormais traditionnelle nuit “Bota By Night” ouvrira ses portes le 27 avril, dans le Chapiteau, pour un florilège de découvertes électroniques, pour la plupart avant-gardistes. Au programme: Safety Trance • Taahliah • SoFTT • Waltur • Nídia • Lamin Fofana • 33EMYBW & Joey Holder • Anina • Shoko Igarashi • Ziúr w/ Elvin Brandhi & Sander Houtkruijer • Gaiko x Baum et Astrid Sonne.

Notons, par ailleurs, que le Botanique a conclu un accord avec la SNCB, qui permettra aux détenteurs d'un ticket pour un concert de recevoir une réduction de 50% sur le transport en train. Une bonne nouvelle!

Enfin, on a également appris qu'un mini-festival “Les Nuits Weekender” se tiendra du 1er au 3 novembre. Il occupera 3 salles du Bota et accueillera une vingtaine d'artistes par jour pour un prix démocratique se situant autour de 45 euros la journée.

On l'aura compris, le Bota ouvrira en force la saison des festivals et prouvera, plus que jamais, que Les Nuits ne riment pas avec “ennui”...

Pour consulter le programme complet du festival, c'est ici

Pour écouter la playlist du festival, c'est .

Thot

THOT annonce son nouvel album “Delta” et une collaboration avec Le Mystère des Voix Bulgares

THOT, le projet bruxellois de Grégoire Fray, sortira son 4e album, “Delta”, le 10 mai prochain, sur le label allemand Pelagic Records (Mono, The Ocean, BRIQUEVILLE, Psychonaut, etc..).

Après avoir évolué au gré de nombreuses collaborations (Magnus Lindberg de Cult of Luna, Ben Chisholm de Chelsea Wolfe, T. Raumschmiere, Catherine Graindorge), G. Fray franchit une nouvelle étape de sa carrière en invitant les chanteuses du chœur polyphonique “Le Mystère des Voix Bulgares” à participer à son projet. Autre nouveauté: il a ressenti la nécessité d'écrire dans sa langue maternelle, le français, ce qui donne une nouvelle dimension à sa musique.

Musiczine a pu découvrir les titres de “Delta” en avant-première et l'impression qui s'en dégage est, en tous points, grandiose. Le style musical s'est encore enrichi par rapport aux productions précédentes. C'est toujours de l'indie-rock, bien sûr, mais rehaussé par des éléments post-rock, industrial, prog-rock, pagan, post-metal et power-electro.

Forgé entre la Belgique, la Bulgarie et la République tchèque, "Delta" est un opus foncièrement organique. Les 10 titres gravitent autour de l’insaisissable question de la place de l’art et de l’amour dans notre existence.

Dans le lineup du groupe, on retrouve le noyau des musiciens actifs depuis plusieurs années aux côtés de Grégoire Fray (guitare, voix, claviers, composition). Ce sont Juliette Mauduit au chant, Lukas Melville à la batterie, Stéphane Fedele à la basse et Gil Chevigné à la co-composition. Deux nouveaux membres sont venus renforcer ce noyau: Anaïs Elba (Sïan Able) aux claviers & voix, et Michael Thiel aux percussions, pour muscler et styliser l’ensemble sur scène. A noter, au passage, que ce dernier n'est pas un inconnu vu qu'il dirige le label Weyrd Son Records et est le fils du regretté Marcel Thiel, alias Snowy Red, un des artistes légendaires de la new-wave en Belgique. Sur “Delta”, on remarquera également la présence de la chanteuse tchèque Lenka Dusilova.

Le premier single issu de l'album, "Supercluster", et sa vidéo, viennent d'être dévoilés aujourd'hui. Pour regarder, c'est ici. Il sera suivi par "Hüzün" le 9 avril et "Céphéide" le 10 mai. Le release show aura lieu le 13 juin à l'Orangerie du Botanique (Bruxelles).

Tracklist de “Delta”:
Euphrate
Céphéide
Sleep Oddity (ft. Lenka Dusilova)
Bateleur
The Last Solstice
Hüzün
Blind Streets
Supercluster
Morning Waltz
Estuaire

Photo: par Michael Thiel

Pissed Jeans

Pissed Jeans à moitié divorcé ?

Le 1er mars 2024, Pissed Jeans a sorti « Half Divorced », son 6ème album. Par ailleurs, le groupe a partagé la vidéo officielle du lead single « Moving On » du réalisateur et collaborateur Joe Stakun.

« Half Divorced » n’est autre que la suite de « Why Love Now « de 2017, un elpee qui s'attaquait aux inconforts mondains de la vie moderne.

Les douze chansons de « Half Divorced » évoquent la tension entre l'optimisme de la jeunesse et les réalités dégrisantes de l'âge adulte. Le célèbre sens de l'humour acerbe de Pissed Jeans - Matt Korvette (chant), Bradley Fry (guitare), Randy Huth (basse) et Sean McGuinness (batterie) - reste plus aiguisé que jamais alors que les compos dissèquent certaines joies que la vie adulte contemporaine peut offrir.

« Half Divorced » a été produit et mixé par Pissed Jeans et Don Godwin. En fait, Pissed Jeans n'a jamais été un groupe qui fait les choses à moitié – il est connu pour ses voix sauvages, ses paroles mordantes, ses guitares à couper le souffle et ses concerts déjantés ; et ce sixième opus ne fait pas exception à la règle. Alors, où va un groupe comme Pissed Jeans après presque vingt ans de musique, après être devenu père, après des mariages et des divorces ?

L'existence s'est envenimée jusqu'à atteindre un point d'ébullition. Korvette déclare d’ailleurs : ‘« Half Divorced » contient une certaine agressivité en ce sens qu’il ne veut pas de cette réalité-là. Il y a une force dans le fait de pouvoir dire : Je sais que vous voulez que je fasse attention à ces choses, mais je vous dis qu'elles n'ont pas d'importance. Je regarde déjà ailleurs’.

L'écoute de ce long playing donnera au plus blasé des travailleurs le sentiment qu'une liberté débridée est encore possible.

‘Nous ne sommes pas le genre de groupe qui sort un nouvel album tous les deux ans’, explique Korvette. ‘Pour nous, Pissed Jeans est vraiment un projet artistique et c'est ce qui le rend si amusant. Ce manque de retenue fait rage dans les chansons qui dévient de manière inattendue vers le territoire classique du punk hardcore.’

Cette énergie distillée donne à Half Divorced un air menaçant et dangereux. Korvette reconnaît : ‘On s'est rendu compte qu'on n'avait jamais vraiment fait de pop punk, et on s'est dit que c'était quelque chose qui n'allait pas être immédiatement reconnu comme étant cool. Alors mettons-nous au défi de faire en sorte que ce soit cool pour nous…’

Le clip consacré à « Cling to a poisoned dream » est disponible ici et celui à « Moving On »,

 

 

Cigarettes After Sex

Cigarettes After Sex signe de plusieurs croix…

Cigarettes After Sex vient d’annoncer la sortie de son nouvel album. Intitulé « X's », il devrait paraître ce 12 juillet sur Partisan Records. Et sa prochaine tournée mondiale comprendra des concerts dans certaines des salles les plus emblématiques du monde, comme le Madison Square Garden et l'O2 Arena de Londres.

Avec un album rempli d’anecdotes crues, imagées, parfois obscènes, accompagnées de chansons pop envoûtantes, le chef d'orchestre Greg Gonzalez capture toutes les émotions qu'un arc-en-ciel romantique peut inspirer. Mais, alors que les albums précédents s'inspiraient d'un mélange de relations, « X's » se concentre en grande partie sur une seule relation qui s'est étalée sur quatre ans.

‘L'album est brutal’, admet Gonzalez. ‘Je pourrais m'asseoir et parler de cette perte à quelqu'un, mais cela ne suffirait pas. Je dois vraiment écrire à ce sujet, chanter à ce sujet, trouver la mélodie, et ensuite je peux commencer à l'analyser et à en tirer des leçons.’

Tout en continuant à observer les structures classiques des chansons pop, Gonzalez s'est éloigné des anciens éléments sonores des années 50 et 60, se sentant désormais attiré par les slows des années 70 et 80. Bien que (dans le style typique des Cigarettes) ces changements soient subtils, l'énergie globale qui en résulte s'apparente à des larmes reflétées par des boules à facettes sur la piste de danse.

Issu de ce futur elpee, « Tejano Blue » est en écoute .

 

 

 

J.J. Milteau

En hommage à Charlie Segar ?

Écrit par

J.J. Milteau est un grand voyageur musical devant l’Eternel : l’harmonica se prête au voyage et le blues raffole des croisements.

Du Paris populaire où il est né aux dorures de l’opéra Garnier, du cercle arctique à l’Afrique du Sud, de Shanghai à La Havane en passant par le Nice Jazz Festival avec B.B. King, du blues à la country et des mélodies celtiques à la soul de Memphis, Jean-Jacques Milteau a toujours montré que les frontières célèbrent des différences qui dessinent l’humanité. Ce périple, il le doit à l’harmonica qui lui a permis d’enchaîner les rencontres : Gil Scott-Heron, Eddy Mitchell, Terry Callier, Barbara, Little Milton, etc.

En une vingtaine d’albums et deux Victoires de la Musique, Milteau a su traduire le monde en mettant sa virtuosité au service de l’émotion pure. Son nouveau recueil, « Key To The Highway », ne fait pas exception à la règle. L’art de Milteau, intemporel et universel, nous entraîne le long d’une route lumineuse dont l’harmonica est la clé.

Un demi-siècle sépare ce nouvel album de ses premiers enregistrements, Jean-Jacques Milteau s’interroge sur les facéties du destin. Comme notre Toots Tilemans national, un petit instrument, presque anodin, d’à peine dix centimètres lui a permis de visiter tous les continents et d’enchaîner les rencontres improbables, dans la sphère musicale comme dans sa vie personnelle. On ne s’étonnera donc pas que ce recueil le voie poser un regard songeur sur ce parcours imprévisible. On trouvera ici toutes les musiques qui l’ont poussé à s’improviser musicien : la poésie de Bob Dylan, le blues qui a construit sa science de l’harmonica, la country venue nourrir son imaginaire, la soul qui lui laisse en héritage ses inspirations harmoniques. Cet éclectisme trouve son unité dans la proximité du souffle et les sonorités brutes de cet enregistrement. Mais n’allez pas croire que ce disque soit une ode à la nostalgie. C’est tout l’inverse. En privilégiant une alchimie originale qui allie la grâce du Wurlitzer (c’est une entreprise américaine qui fabrique et commercialise des instruments de musique notamment des pianos, des orgues et même des juke-box), une basse fondatrice et des percussions, il nous offre un son intemporel. Sans oublier les voix de Mike Andersen, Harrison Kennedy, Carlton Moody et Michael Robinson, avec lesquelles il poursuit un dialogue passionné. Pour ce périple musical, il est accompagné de musicos chevronnés : Johan Dalgaard : Wurlitzer, B3, Clavinet, Laurent Vernerey à la contrebasse, David Donatien aux perçus, le drummer Raphaël Chassinrie et d’un second drummer Toma Milteau.

« Key To The Highway » sortira ce 29 mars 2024.

Pour en savoir davantage sur cet artiste, cliquez sur son nom, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous, vous y retrouverez ainsi les liens vers ses réseaux sociaux.

Acte VIII du In Theatrum Denonium : les images

Écrit par

Le théâtre municipal de Denain, petit bijou d'architecture niché dans le nord de la France, a encore accueilli quelques représentants du black et du thrash metal sur ses planches, le temps d'une soirée.

Cette édition marque quelques améliorations très attendues par le public.

Et tout d’abord, l'ajout d'une petite estrade dans le fumoir ; ce qui a rendu les sets acoustiques beaucoup plus agréables.

Ensuite, l'élargissement de l'offre de nourriture. Plus besoin de se contenter des habituels sandwiches ou hot-dogs, les festivaliers peuvent dorénavant opter pour des Buddha Bowl, une pasta box ou des crêpes.

Tout en affichant sold out, l’édition 2024 a de nouveau été une réussite. Un forfait, cependant à déplorer ; celui de Schizophrenia. Mais la formation a été remplacée en dernière minute par Cryptosis, groupe de thrash metal hollandais.

Le point fort de cette édition restera la prestation atmosphérique et envoûtante de Inferno, groupe de black metal venu tout droit de République Tchèque.

La soirée s’est clôturée par le set de Dodsheimsgard, qui a offert une prestation solide et haute en couleur, particulièrement pour les premiers rangs qui ont pu profiter des  lancers pigments verts du chanteur.

Rendez-vous l'année prochaine pour l'acte IX !

Les photos du festival sont ici

 

 

 

 

Topsy Turvy

Topsy Turvy trop calme ?

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Topsy Turvy est une formation viennoise qui sortira son 1er elpee, en juin prochain.

Son tout premier single, "Oh So Calm !", est empreint de la froideur de Kim Gordon et de l'espièglerie mélodieuse des Young Marble Giants. Le trio parvient à projeter de manière dynamique une angoisse adolescente dans la chanson, qui se construit et se construit, pour ensuite s'en échapper à nouveau vocalement dans le style de Lou Reed, voulant ne faire qu'un avec les mélodies merveilleusement asynchrones. Pour son premier album, ce trio féminin, qui implique deux membres de The Laundromat Chicks, réussit à combiner un post-punk énergique à la The Slits avec de la pop indie…

"Oh So Calm !" est en écoute

 

Léo Courbot

La passion réservée de Léo Courbot…

Écrit par

Comparé aussi bien à Prince que Jimi Hendrix, aussi bien pour l’univers musical que dans la presse spécialisée, Léon Courbot avait publié son premier elpee, « Vatic Vintage » (révélation Jazz Magazine 2021), en 2021. Il livrera son second, « Passion At A Distance », ce 22 mars 2024.

Lors des sessions, il a reçu le concours d’une flopée de batteurs : Michael Bland (Prince, Vulfpeck), Gene Lake (Meshell Ndegeocello, D’Angelo), Stéphane Galland (Joe Zawinul, Aka Moon) et Pat Dorcean (Ida Nielsen, Jef Lee Johnson).

A l'image de la pochette du disque dessinée par un pionnier de la science-fiction des 70s, Philippe Caza, l'album « Passion At A Distance » parcourt l'espace à la recherche de nouvelles planètes où porter son groove torride et ses riffs de guitares à la distorsion captivante.

Après avoir extrait un premier titre, « Cantique Des Quantiques », sous forme de clip (voir ici), il nous en propose un deuxième, enregistré avec Stéphane Galland, « The Quantum Quake » (la vidéo est à voir et écouter ) et qui a bénéficié du concours du drummer Pat Dorcean, une compos qui  devrait séduire les fans de Prince et de  Funkadelic

En neuf titres funk-rock originaux, cet LP met en scène la quête interstellaire d'un amour authentique. D'une chanson à l'autre, les textes s'appuient sur les vocabulaires cosmique et quantique pour poser le décor : ‘nuages d'électrons’, ‘corps célestes’ et ‘trous de vers’ y décrivent les distances infimes et infinies où se jouent le désir, les plaisirs et les peines amoureuses.

Then Comes Silence

La supercherie de Then Comes Silence…

Écrit par

Le groupe suédois Then Comes Silence sortira un nouvel opus ce 5 avril 2024. Réduit à un trio, il ne compte plus que le chanteur et bassiste Svenson, comme seul membre fondateur depuis la sortie du premier elpee, en 2012.

« Trickery » a été enregistré en seulement trois jours, au Kapsylen Studio de Stockholm.

Un single en a été extrait, « Ride Or Die » ; et il est à voir et écouter ici

Sur « Trickery », Jonas Fransson (membre du groupe depuis 2015) assure un rythme punk énergique et Hugo Zombie (recrue de 2018), fan de sleaze punk, fournit des lignes de guitare inventives et rythmiques, alors que le chant velouté et les solides lignes de basse de Svenson sont rehaussés par des sons de synthé rétro qui rappellent son récent projet solo de wave futuriste, Neonpocalypse.

Vampire Weekend

Le crédo de Vampire Weekend…

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Le nouvel elpee de Vampire Weekend, « Only God Was Above Us », sortira ce 5 avril 2024. Ce sera son cinquième. En attendant, il nous propose son single, « Capricorn », sous forme de clip. Et il est à voir et écouter

 Inspiré et hanté par le New York du XXe siècle, l'album a été enregistré à travers le monde, de Manhattan à Los Angeles en passant par Londres et Tokyo.

Le titre du long playing est directement tiré de la pochette de l'opus, composée de photos prises par Steven Siegel dans un cimetière de métro du New Jersey en 1988. Sur cette pochette, un homme dans un wagon de métro renversé lit l'édition du 1er mai 1988 du New York Daily News - l'article de couverture détaillant l'horrible explosion qui a arraché le toit du vol 243 d'Aloha Airlines. Le titre de l'article cite un survivant : ‘Seul dieu est au-dessus de nous’.

Eels

Il était temps pour Eels…

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Le 15ème elpee studio d’Eels, « Eels Time ! » sortira ce 7 juin 2024.

Enregistré entre Los Feliz, en Californie, et Dublin, en Irlande, « Eels Time ! » a bénéficié du concours de quelques invités, dont Koool G Murder, The Chet, Tyson Ritter, Sean Coleman et bien d'autres.

Projet en constante évolution du chanteur/compositeur principal E (Mark Oliver Everett), Eels a sorti 14 albums studio depuis son premier paru en 1996, « Beautiful Freak ». En 2008, E a publié son livre très remarqué ‘Things theGrandchildren Should Know’ et a joué dans le documentaire primé ‘Parallel Worlds, Parallel Lives’ sur la recherche de la compréhension de son père, Hugh Everett III, physicien quantique.

Eels a partagé le titre d'ouverture acoustique « Time », résultat de sa première session d'enregistrement en solo, depuis le début de la pandémie. Et il est en écoute,

 

Texas & Spooner Oldham

Une collaboration étonnante entre Texas et Spooner Oldham…

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Texas et le pianiste américain Spooner Oldham se sont associés pour revisiter les plus grands classiques du groupe écossais dans un album réimaginé et mis à nu en piano-voix. Intitulé « The Muscle Shoals Sessions », il paraîtra ce 29 mars 2024.

Enregistré au célèbre ‘Fame Recording Studio’ de Muscle Shoals en Alabama, au cours de l'été 2022, l'album recèlera douze des plus grands succès de Texas, ainsi que deux reprises ("Would I Lie To You" de Charles and Eddie et "Save The Last Dance" des Drifters). Réduites à l'essentiel, guidées par la voix pleine d'âme de Sharleen Spiteri, accompagnées par les délicates lignes de piano de Spooner Oldham, les chansons brillent tout simplement dans ce format et prouvent leur valeur en tant que classiques intemporels à part entière.

A propos de cette expérience unique, Sharleen a déclaré

‘Avoir la possibilité d'aller à Muscle Shoals pour enregistrer, c'était comme être enfant dans un magasin de bonbons. Travailler avec Spooner a été une source d'inspiration et d'amusement, et c'est tout simplement un être humain merveilleux. Le fait que la musique Northern Soul ait été une influence majeure pour Texas a rendu l'association avec Spooner tout à fait magique et logique…’

En attendant, la version de « Say What You Want » est disponible sous forme de clip ici

 

Library Card

En souvenir de Library Card…

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Formation batave, Library Card s'est formé à l'été 2021, inspiré par les post-punkers de Detroit Protomartyr, les art-rockers Life Without Buildings de Glasgow et la poésie d'Anne Clark - pour ne citer que trois de leurs influences éclectiques. Dirigé par le spoken word de Lot van Teylingen, Library Card est porté par les rythmes peu orthodoxes et distinctifs d'Emre Karayalçin, les lignes de basse entraînantes de Kat Kalkman et les parties de guitare menaçantes de Mitchell Quitz. La période d'incertitude dans laquelle ils se sont formés influence sans aucun doute la manière urgente dont ils ont enregistré.

Son premier elpee, "Nothing, Interesting", paraîtra ce 15 mars 2024 En attendant, il nous propose un extrait, "For The World Is Hollow", sous forme de clip, et il est disponible ici

A propose de ce titre, la bassiste Kat Kalkman, qui a réalisé la vidéo, a déclaré : ‘Notre chanson "For The World Is Hollow" reste ma préférée de notre prochain album "Nothing, Interesting". Elle résonne profondément en moi en raison de son instrumentation violente et cathartique, de ses paroles sombres et de sa magnifique outro - peut-être notre composition la plus mélancolique. Les magnifiques paroles de Lot, qui explorent les thèmes de la mort et du deuil, me touchent vraiment, car j'ai perdu mes deux parents il y a quelques années. Pour moi, l'art est un moyen de canaliser les émotions. Parfois, je préfère les exprimer de manière abstraite, alors que d'autres fois, je préfère être plus directe. Le concept de la vidéo d'accompagnement est né d'un rêve poignant dans lequel je me réveillais en pleurs en serrant ma mère dans mes bras…’

Rain Parade

Réédition du premier album de Rain Parade.

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Le premier album de Rain Parade, « Emergency Third Rail Power Trip » sera réédité ce 26 avril 2024. Mais il paraîtra sous la forme d’un double vinyle, le second étant consacré à des démos et enregistrements ‘live’.

Cet opus séminal a influencé de nombreux groupes britanniques des eighties et des nineties, dont The Stone Roses, The Charlatans et une grande partie de l'écurie Creation. Teenage Fanclub, My Bloody Valentine et Ride se sont tous déclarés de grands fans de Rain Parade.

« Emergency Third Rail Power Trip » était le son de la Californie, tant au nord (tous les groupes de Fillmore West et Haight-Ashbury) qu'au sud (The Doors, Buffalo Springfield, The Byrds et le Sunset Strip). Rain Parade a pris tout cela, l'a filtré à travers le psychédélisme anglais des Beatles et de Pink Floyd, puis l'a saupoudré de Television et d'autres influences punk/new wave.

Relevant du mouvement ‘Paisley underground’, à l’instar de The Three O’ Clock, The Dream Syndicate et True West, Rain Parade s’était reformé en 2012, mais n’a gravé qu’un nouvel album qu’en 2023, « Last Rays Of A Dying Sun » (avec Matt, Steven et John Thoman, qui a rejoint le groupe en 1984). Membre fondateur, David Roback, qui avait fondé Mazzy Star avec Hope Sandoval en 1988, est décédé en 2020.

Principe Valiente

Un Principe Valiente lumineux…

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La formation de dark pop, Principe Valiente, sortira son cinquième elpee, « In this light », durant ce mois de mai. Marquant une évolution audacieuse dans le parcours de plus de dix ans du groupe suédois, les dix chansons méticuleusement conçues de l'album dévoilent les paysages sonores éthérés et l'allure sombre et ambiante qui les ont propulsés sur la scène alternative sur son premier opus –un éponyme– paru en 2011.

« In This Light » est une symphonie de mellotrons, d'échantillonneurs et de synthétiseurs analogiques qui s'harmonisent avec la résonance céleste des guitares Rickenbacker 12 cordes et Gretsch jouées par Jimmy Ottosson, enrichies par un piano mélodique et une basse distordue caractéristique, le tout enveloppé par la voix énigmatique du chanteur Fernando Honorato.

Signe d'un changement de direction pour le duo actuel, le single qui en est extrait, « Something New » dure moins de trois minutes et adopte une approche dream-pop directe. Et il est disponible sous forme de clip

 

You Said Strange

La genèse suivant You Said Strange…

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You Said Strange vient de publier son nouveau single, « My own god », dans la tradition de l'indie rock, une compo simple mais très mélodique qui explore le rapport à la confiance. Le groupe y aborde le thème complexe de la trahison et de la désillusion, démystifiant les héros en qui nous avons placé notre confiance mais qui nous ont finalement déçus. Soyons notre propre Dieu !

You Said Strange utilise une métaphore spirituelle pour explorer l'idée que, si un créateur n'existe pas, nous l'avons inventé pour construire un cadre, une conduite et édifier une société. C'est une expérience musicale puissante et parfaite pour une réflexion profonde…

Le clip de « My own god » est disponible ici

 

 

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