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La vérité selon RORI

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Deep Purple

Les mathématiques énigmatiques de Deep Purple…

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Deep Purple est un groupe britannique de rock, originaire de Hertford, Hertfordshire, en Angleterre. Formé en 1968, il compte parmi les pionniers du hard rock. Depuis le départ de Jon Lord en 2002, Ian Paice est le seul membre originel encore présent au sein de la formation et le seul à avoir milité au sein de tous le line up. Deux membres sont morts : Tommy Bolin en 1976 (surdose d'héroïne) et Jon Lord en 2012 (embolie pulmonaire, à la suite d’un cancer du pancréas). Le band a toujours la pêche et est encore capable d’envoyer du très lourd. Enigmatique, le titre de l’opus, "=1", résume la philosophie du groupe, à savoir l'unité au milieu de la complexité, et promet un LP qui résonne profondément au cœur de l'héritage du hard rock des cinq dernières décennies. Produit une fois de plus par l'emblématique Bob Ezrin, « '=1' » capture le son classique le plus pur de Deep Purple, sans s'appuyer sur la nostalgie.

Pour célébrer ce long playing, Deep Purple accordera plus de 60 concerts dans le monde entier cette année au cours de la tournée ‘=1 MORE TIME’.

Il se produira au Graspop de Dessel le 23 juin 2024 et à Forest National le 28 octobre 2024.

En attendant, il nous propose un premier single, sous forme de clip, « Portable Door », et il est disponible .

Produite par l'agence berlinoise Mutter & Vater et réalisée par Leo Feimer, la vidéo met en scène Deep Purple avec pour toile de fond la pochette du nouvel album, capturant le combo dans son essence alors qu'il partage une scène et se produit ensemble.

Roots And Roses 2024 : mercredi 1er mai

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Le 1er mai, c’est la fête du Travail, mais aussi le jour où l’on offre un brin de muguet à un proche. Mais, à Lessines, c’est surtout la date du festival Roots & Roses. En 2024, il célèbre sa 13ème édition. L’an dernier, elle s’était déroulée, exceptionnellement, sur deux jours. Elle se limitera, donc, cette fois-ci, à une seule journée

Ce festival à taille humaine permet la rencontre entre public et artistes avant ou après les prestations. Qu’ils soient belges ou internationaux.

Grâce à ses deux scènes plantées sous autant de chapiteaux, la programmation explore tant les tendances rock actuelles et innovantes (scène ‘Roses’) ainsi que des types de musiques plus conventionnelle tels que le blues, le folk, l’americana ou la soul (scène ‘Roots’).

Parmi les groupes noir-jaune-rouge, on épinglera la présence de Soror, Eosine (NDR : le gagnant du Concours Circuit 2023) et The Seatsniffers, de retour après une pause de 12 ans.

Assurer l’ouverture d’un festival n’est pas toujours facile. Surtout quand elle est programmée à 11h45, moment qui, en général, ne draine pas la grande foule. Il revient donc à The Golden Glows de lancer les hostilités.

Ce trio anversois est cependant réduit, aujourd’hui, à un duo. La chanteuse principale a perdu la voix. Ou c’est l’inverse. Et pourtant, les parties vocales sont soignées. Parfois on pense à Simon & Garfunkel. Elles sont assurées par le guitariste, armé d’une semi-acoustique, stetson enfoncé sur le crâne, et une chanteuse, vêtue de noir, qui se charge du tambourin, des cymbalettes ou des maracas. D’une durée de 30 minutes, le set est cosy et intimiste. Le tandem nous réserve des extraits de ses deux elpees, « Sunrise » (2023) et « The Songbook Of Harry Smith » (2019), dont on épinglera « Sunrise », « Stardust » et « California (The Golden States) », tirées du dernier.

Sr la scène Roses, se produit Soror, un quatuor basé à Bruxelles né de la rencontre entre Sophie Chiaramonte, bassiste passionnée de rock, et Alice Ably, bercée au trip-hop des années 90. Cette osmose entre lignes de basses envoûtantes et voix infusée à la Beth Gibbons est soutenue par les grooves tranchants de batterie imprimés par Théo Lanau et traversée par les lignes de guitare subtiles de Thibaut Lambrechts. A son actif, un Ep éponyme paru en 2019 et un album (« New Born »), en 2023. Un disque produit par Koen Gisen (NDR : c’est le mari d’Ann Pierlé).

L’auditoire est déjà plus conséquent. « Shadow Of A Doubt » ne laisse planer aucun doute sur la qualité des musicien(ne)s. « Bohemian Paradise » émarge davantage à l’indie rock. Une compo psyché qui libère un groove hypnotique. C’est d’ailleurs le premier single extrait de « New Born ». Et la formation n’oublie pas de réaliser une « Copy Of You ». Le public semble ravi de la prestation.

Côté ‘Roots’, un Australien s’apprête à grimper sur l’estrade : Jesse Redwing. Il a été demi-finalistes de l'International Blues Challenge sur l'emblématique Beale Street de Memphis, cette année. Il y a plus de 20 ans qu’il roule sa bosse dans les lieux enfumés. En compagnie de son groupe, il a accompli plusieurs tournées en Europe et aux États-Unis. Il a assuré les supporting acts pour Cédric Burnside, Jon Cleary, Cold Chisel, The Teskey Brothers et Ana Popovic. Un titre de son premier opus, « Crawlin’ Up the Walls », a été repris dans la série à succès de Netflix : « Shooter ». Il compte deux elpees studio et deux ‘live’ à son actif. Il joue dans la pure tradition du Chicago Blues et puise ses influences majeures chez des légendes comme Howlin' Wolf et Muddy Waters.

Sur les planches, il est soutenu par un drummer et le bassiste Carlo Van Belleghem.

Le trio entame le concert par le très funky, « I Don't Wanna End Up Like That ». Il rend hommage à ses dieux du blues à traves « Turn Away », un morceau qui s’enfonce dans les marais du Delta infesté d’alligators. Dès qu’il en a l’opportunité, entre ses riffs bluesy, Redwing boit sa bouteille de Tequila au goulot. Et il achève son set par le boogie crade et fangeux « Run DB ». Votre serviteur apprécie…

Retour vers la scène « Roses » pour assister au set du gagnant de l’édition 2023 du Concours Circuit, Eosine. Et le band a été sélectionné pour la cuvée 2024 du Humo’s Rock Rally. Un quatuor emmené par Elena Lacroix. Elle est tout de blanc vêtue : pantalon et tee-shirt. Mais, contraste détonnant : les extrémités de sa longue chevelure sont teintées de vert. Elle se consacre au chant et à la guitare rythmique et est épaulée par un autre sixcordiste (soliste), un drummer et un bassiste. 

Inspirés par les paysages sonores enivrants et éthérés du ‘shoegaze’, les compositions d'Eosine évoluent vers des structures plus progressives. A cause des jolies mélodies, des harmonies vocales atmosphériques et des variations psychédéliques. « Limewood » et « Plant Healing » libèrent une fameuse dose d’intensité. Les riffs dispensés par Dima illuminent « No Horses » et « Above ». Tout serait parfait dans le meilleur des mondes, si les balances avaient été correctement réglées. Mais malheureusement, ce n’était pas le cas.

Willy Mason et programmé sur le podium ‘Roots’. Fils de Jemima James et Michael Mason, tous deux auteurs-compositeurs, il est né à White Plains, dans l'État de New York, et sa jeunesse a baigné dans le folk.

S’il puise ses influences majeures dans le grunge (Nirvana et Pearl Jam, en tête), punk et indie rock, son concert est plutôt varié et oscille du Delta blues (« Reservation ») à la ballade country (« Sharon »), en passant par le magnétique, le rock frénétique (« Riptide ») et le blues/rock (« Take It Off »).

Il est temps d’aller se restaurer. Mais il faut reconnaître que par rapport aux éditions précédentes, non seulement les prix ont grimpé, mais la qualité de la nourriture laisse à désirer. Autre problème, le système de rechargement du ‘bracelet scan’, par bornes électroniques, à l’aide de sa carte bancaire, n’est pas au point. Il tombe régulièrement en panne…

Retour vers la scène ‘Roses’ pour accueillir le power trio hexagonal, Dirty Deep. Soit le chanteur/harmoniciste/guitariste Victor Sbrovazzo, le drummer Geoffroy Sourp et enfin le bassiste Adam Lanfrey. Le combo se nourrit de références empruntées au Delta blues (Little Walter, Son House, Sonny Boy Williamson II, John Lee Hooker et Robert Johnson), mais en y injectant des nuances de grunge et de garage.

Les musicos affichent une technique irréprochable. Pour la seconde fois de la journée, on s’enfonce dans les marais de la Louisiane. A mi-parcours, Victor se met à souffler dans son harmonica. Et ses interventions déclenchent un bel enthousiasme au sein de la foule, qui applaudit régulièrement le virtuose…

Sur la scène ‘Roots’, Erikson-Delcroix & The Leftbank Ramblers se prépare à grimper sur le podium. Il s’agit d’une formation belge responsable d’une forme de country baptisée americana. Nathalie Delcroix a beaucoup écouté de c&w au cours de sa jeunesse : celle appréciée par ses parents. Bjorn Eriksson a milité chez Zita Swoon, Maxon Blewitt et Admiral Freebee. Comme guitariste. Le couple est épaulé par The Leftbank Ramblers », un band impliquant d’excellent musiciens ; en l’occurrence Elko Blijweert (guitare), Tomas De Smet (contrebasse), Peter Pask (guitare/claviers) et Alain Rylant (drums).

Au cours du set, le collectif va rendre hommage aux pionniers de la country. Stetson vissé sur le crâne, Bjon se sert régulièrement d’une pedal steel.  Et on est parti pour un long périple à travers les plaines de l’Ouest américain. A l’écoute de l’adaptation du « I Scare Muself » de Thomas Dolby on imagine une B.O. pour western. « You're Gonna Change » et « Lovesick Blues » rendent hommage à Hank Williams. Et la prestation de s’achever par « If I Were A Carpenter », une composition écrite, à l'origine, par Tim Hardin. La version proposée est de toute beauté. A vous flanquer la chair de poule !

The Cold Stares a parcouru le monde en duo pendant près d'une décennie. En 2023, le groupe d’Evansville (NDR : c’est dans l'Indiana) s’est adapté à un nouveau style et a entamé sa progression en incorporant un troisième membre, devenant ainsi un power trio composé du guitariste/chanteur Chris Tapp, du batteur Brian Mullins et du bassiste Bryce Klueh. Sous ce line up, il a alors gravé un opus aussi explosif qu’excellent, « Voices ».

Energique, le show évoque tour à tour Joe Bonamassa, Larkin Poe, Rival Sons, Reignwolf, Spoon, Grand Funk Railroad ou Thievery Corp.

Le rock sudiste « Horse To Water » entame le set. Plus rock/garage, « Fool's Gold » est plutôt hanté par les Pixies, un morceau qui contraste agréablement avec les sons blues profonds de « Nothing But The Blues » et « Prosecution Blues ». Quoique de bonne facture, les titres peinent parfois à accrocher…

Les Américano-hollandais Michelle David et The True Tones investissent ensuite l’estrade ‘Roots’. Ils roulent leur bosse, à travers le monde, depuis 4 ans. Originaire de Caroline du Nord, Michelle David a grandi à New York et, comme beaucoup de ses compagnons d'âme, a chanté très jeune a sein d’un chœur. Pour la circonstance, il s’agissait de The Mission Of Love. Et il faut reconnaître que cet épisode a marqué la vocaliste. Ainsi, elle proclame ses convictions dans des chansons gospel comme « Peace », et nous ramène au culte de à son Eglise de New York tout au long de « More Grace » et « You Are Rocking My Soul ». Elle lève constamment les mains, et demande à la foule de faire de même et de les remuer, comme dans la tradition gospel. Enfin, tout au long de morceaux soul tels que « Brothers and Sisters », « That Is You » et « If You Don't Try », la diva tente de nous convertir… Heureusement, grâce aux True Tones, la musique élargit cependant son horizon et embrasse des grooves entraînants et des mélodies serrées

Direction scène Roses, pour assister au concert de Frankie and The Witch Fingers. Le groupe s'est formé et a mûri à Bloomington, en Indiana, avant de se diriger vers l'Ouest. A Los Angeles, il a été contaminé par le rock garage. Et puis progressivement, par le post-punk.

Dylan Sizemore (chant/guitare), Josh Menashe (guitare solo/synthé/sax/ flûte), Nicole ‘Nikki Pickle’ Smith (basse) et Nick Aguilar (drums) se servent d’une imagerie lyrique absurde, imprégnée d’hallucinations, de paranoïa et de luxure. Sa musique est paradoxalement, à la fois sombre et ludique. Un paradoxe qu’on retrouve dans son concert à la fois surpuissant, explosif, festif et hanté et qui libère un groove primordial…

Cette dualité s’exprime à tous niveaux : dans des harmonies vocales aériennes sur des riffs lourdement dentelés, et incendiaires ; dans des racines chamaniques cachées sous une étrangeté éclatante ; des étendues ronflantes et des coups toniques.

Pour votre serviteur, le dernier concert de la soirée se déroulera du côté de la scène Roots ». Après presque 12 ans de silence, il est de retour ! The Seatsniffers est sans aucun doute le plus populaire, le plus ancien, le plus international et, en un mot, le meilleur groupe de roots-rock belge de tous les temps. Sa musique est le fruit d’un cocktail de rock’n’roll, r&b, rockabilly, soul, blues et ska, mais dispensé avec une énergie et une attitude punk-rock. Walter Broes (chant, guitare), Bop De Houwer (contrebasse), Piet De Houwer (batterie) et Roel Jacobs (saxophone) nous réservent un set percutant, dont on épinglera les rockabilly fumants « Loudmouth », « Git's Done », « Crush On You » et « Arabian Love Call » ainsi que « Baby Come To Papa », un morceau enrichi par une superbe intervention de Roel au saxophone et cours duquel Walter se mue en crooner…

La journée a été longue et fructueuses, votre serviteur fait l’impasse sur Dewolff, et retourne dans ses pénates. A l’année prochaine et comme dirait Michelle David : ‘Si Dieu le veut’…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Centre Culturel René Magritte de Lessines)

Les Nuits Botanique 2024 : mardi 30 avril

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Ce concert des Cranes figurait parmi les têtes d’affiches de cette 31ème édition des Nuits Botanique, qui se déroule, cette année, du 24 avril au 5 mai. D’une part il était rapidement sold out, et d’autre part il dénotait par rapport aux nombreuses découvertes programmées lors de cette l’affiche. Car il faut remonter à 2008 et au VK (une salle bruxelloise où la formation s’est produite à 6 reprises, depuis 1992), aux Lokerse feesten en 2005 ou encore dans le cadre de ces même Nuits du Bota, en 2001, pour retrouver une trace de leur passage en Belgique

La formation gantoise TAKH ouvre le bal. Son origine remonte à 2015, lorsque les membres de The Black Heart Rebellion avaient invité Annelies Van Dinter (Echo Beatty), pour participer aux sessions d’enregistrement de l’elpee « People when you see the smoke », comme seconde chanteuse et drummeuse.

Les lumières sombres et tamisées confèrent une ambiance darkwave au concert. On pense indéniablement à Dead Can Dance voire à Swans. A cause des parties vocales qui alternent entre la voix lyrique de la préposée aux fûts à celle, plus caverneuse, du claviériste. Parfois, l’expression sonore vire vers l’indus. Et n’est pas des plus réjouissantes en début de set. Mais progressivement, et surtout lors du final, « Hair Of A Horsetail », un crescendo bien orchestré prend forme. Pour se terminer par une déferlante de riffs et de sons, et une voix plus enragée. Un set apprécié à sa juste valeur dans une Orangerie déjà bien remplie (NDR : ce qui n’est pas toujours le cas pour une première partie).

C’est en manifestant une grande attente que les fans des Cranes continuent de se presser à l’Orangerie, qui finira par devenir moite et noire de monde. Autant l’écrire tout de suite, après une absence de 12 longues années sur les planches (NDR : il y a bien eu deux petites dates précédentes britanniques calées en octobre dernier), le show va connaître de nombreux ‘leaks’ ! SI la voix douce, fluette, voire infantile, d’Alison Shaw est restée intacte, elle peine à la maintenir tout au long des titres. Les hésitations de ses musiciens (dont son frère Jim à la batterie qui manifeste souvent des signes d’agacement), et tout particulièrement de son bassiste/claviériste absorbé par ses réglages, donnent l’impression d’assister à un soundcheck voire une répétition. Indulgent et patient, le public sera finalement récompensé par les tubes « Pale Blue sky » et Everywhere » qui s’enchaînent. L’auditoire se réveille et applaudit chaleureusement. Mais l’enthousiasme va vite retomber, à cause de nouveaux soucis de balances. Les musiciens s’y attèlent à trois (NDR : mais où étaient les ingénieurs du son du Botanique ce soir-là ?) pendant qu’Alison éprouve un grand moment de solitude, et finit par tourner le dos à la foule, pendant quelques minutes. Lors des titres suivants, elle s’excusera à plusieurs reprises, et proposera même d’interrompre et de recommencer un des morceaux. Pendant « Loved », le batteur commence à s’énerver et perd même le fil de la chanson. Heureusement, après « Jewel », « Far away » et « Adrift » réveillent de bons souvenirs exhumés des ténèbres, que savoure une audience qui applaudit de plus en plus fort.

Interruptions comprises, le set n’a duré que 50 minutes. Il paraît donc normal que le band revienne accorder un rappel qui ne s’est pas fait attendre.

Alison rencontre toujours cette difficulté à se concentrer à la fois sur sa guitare et ses textes. Les morceaux ont aussi du mal à s’enchaîner, mais qu’importe, ce ne sont pas moins de cinq titres dont le fameux « Fuse » (NDR : il figure sur le premier elpee, difficile à se procurer, mais réédité en 2023) qui seront interprétés. Sous l’insistance du public, et alors qu’on supposait le concert terminé, le band nous gratifie d’un deuxième encore qu’il clôture par un « E.G. shining », nous replongeant au cœur d’une ambiance féérique susceptible, presque, de nous faire oublier les imperfections de la soirée.

Car oui la prestation de ce soir était plutôt brouillonne. On est bien loin de la tournée des stades de 1992 accomplie en compagnie de Cure. Et plus particulièrement de cette date au stade de Lievin, où Robert Smith lui-même était venu prêter main forte au band ! Elle se situe à mille lieues de cette brillante performance dispensée dans le cadre du festival de Dour, dans le haut de l’affiche, lors d’une édition pourtant déjà bien fournie et au cours de laquelle de grosses pointures comme Pulp et Blur étaient programmées.

Mais qu’importe, puisque les aficionados semblent pardonner les approximations de ce soir ; d’autant plus qu’ils peuvent longuement côtoyer les membres du groupe au stand merchandising ou au bar, après le concert.

Mais également savourer le cadre et l’ambiance de ces Nuits du Bota. Et le mélange des spectateurs des différents salles. Le vendredi par exemple, un public de métalleux (à la Rotonde) se mêlera à celui branché du Museum, et des ados de l’Orangerie. Et l’on soulignera aussi l’innovation d’un ‘all access’, le samedi 4 mai, au cours duquel un seul ticket permettra l’entrée à toutes les salles et au chapiteau, pour 27 concerts différents.

Pour les photos des Nuits, c’est ici

(Organisation : Botanique)

Akua Naru

Un flow captivant, à la limite du mysticisme…

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Le 5ème elpee d’Akua Naru, « All About Love : New Visions », est paru ce 5 avril 2024. Particulièrement inspirée par l'icône afroféministe Bell Hooks, elle y propose une nouvelle vision des chansons d'amour, le long d'un spectre sonore oscillant du jazz avant-gardiste à la soul en passant par la trap et le hip-hop, tout en libérant un lyrisme poétique, puissant et politique. Un long playing qui a bénéficié du concours de l’ensemble de cordes Resonanz, mais également de featurings, et notamment de Tony Allen, Eric Benêt, Questlove, Christian Scott et Mulatu Astatke.

Parfois décrite comme une artiste hip-hop qui a le flow et la technique de Rakim, l’éclat poétique de Lauryn Hill et la capacité d’invoquer, à travers son art, elle porte tout le poids de l’histoire des femmes noires, à la manière de Nina Simone…

Le concert est complet.

Le supporting act est assuré par un des finalistes du Concours Circuit 2023, FOKOP.EЯA, un crew issu de Bruxelles, qui selon sa définition, pratiquerait un hip hop expérimental. Plus précisément du rap west coast.

FOKKOP.ERA (comprenez ‘Fucked up era’) réunit Herb Cells, aka Johnny LievelingsDeere (WILD BOAR & BULL bb, Frown-I-Brown, ...), Martin Daniel au synthé et Fabio Zamagni, alias Fabio Z, aux drums.

Dès le début du show, les vibes sont bonnes. Herb possède une fameuse voix. Soutenu et rapide, son flow est impressionnant. Et il ne déparerait pas sur la scène américaine. Il bouge constamment sur les planches. La performance allie maîtrise, maturité et technique. Les accélérations de la batterie et l’utilisation intense des cymbales font merveille.

Les trois premiers morceaux du set sont issus de l’Ep « Spitcoins », paru en 2023. Le synthé supplée la basse tout au long de l’indolent « Moby Dick.tator ». Parfois, le band me fait penser à Puppetmastaz, mais sans les marionnettes. Un excellent entertainer !

Setlist : « Moby Dick.tator », « God Auction », « Straight Outta Swampton », « Tinder Struck », « Title Trap »

En intro, l’instrumental jazzy/lounge « Urgency » permet aux musicos d’afficher l’éventail coloré de leurs palettes musicales respectives. Sur disque, cette plage bénéficie du concours d’un quatuor à cordes et de cuivres. En ‘live’, ces sonorités sont remplacées par des synthés.

Akua Naru débarque. Toute vêtue de cuir noir, ses cheveux coiffés en dreads sont remontés en chignon tombant au-dessus de la tête.

Elle est donc épaulée par un drummer, un bassiste dont la technique est irréprochable et qui pratique généreusement du slap/tap ainsi que d’un préposé aux ivoires. Non seulement il est brillant derrière son instrument, mais il possède une voix très susceptible de rappeler Marvin Gaye voire Stevie Wonder

Sablée, grave et rocailleuse, mais soul d’Akua est finalement très proche de Selah Sue. Mais quand elle la conjugue avec celle, haut perchée et claire du pianiste, le résultat est magique. A l’instar de « (Love) Right Now ».

Elle présente chaque morceau et bavarde beaucoup entre les chansons. Hormis quelques emballements circonstanciels, son flow est très lent. Elle possède un sens aigu de la rime. D’ailleurs, le single « Somebody Mama » et « Mr Brownskin » émargent davantage au slam.

Dans ses lyrics, elle met en exergue différentes formes d'amour comme l'amour physique et romantique, mais également l'amitié et la maternité. Pendant « Poetry : How Does It Feel ??? », elle se lâche, descend au milieu de la fosse et y reste pendant 10 bonnes minutes. Bouleversant !

Chaque musicien se réserve un solo plus ou moins conséquent. Talentueux, ils relient parfaitement l'histoire de la musique noire, de l'afrobeat au R&B, en passant par le blues et le jazz.

Une prestation scénique unique où le flow captivant, limite mystique de cette rappeuse manifestement douée, prend toute sa dimension.

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Urgency », « (Love) Right Now - All About Love Version », « Joy - All About Love Version », « Sugar (Honeyicetea) - All About Love Version », « Run Away - All About Love Version », « Serena », « Somebody Mama », « Mr Brownskin - All About Love Version » (Instrumental), « Surrender (Masi's Joint) », « The Question », « Falling - All About Love Version », « Seraphim - All About Love Version », « Poetry : How Does It Feel ??? - All About Love Version », « Made It ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Lone Assembly

All around me

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Lone Assembly nous vient de Genève, en Suisse. Son second single, "All Around Me", est sorti ce 5 mars 2024. Il figure sur l’Ep "That Never Happened" qui est paru ce 19 avril 2024.

Mélangeant les reflets romantiques et décadents de la new wave / synthpop des années 80 avec les ombres froides du post-punk lugubre, le quatuor nous propose une musique atmosphérique, vibrante et hypnotique, soutenue par des vocaux plaintifs et séduisants.

"All Around Me" est une chanson qui traite de la lutte contre les démons, la chute dans les ténèbres et la peur de l'amour.

Appuyés par des battements de drums réguliers et une ligne de basse brodée, les barytons émotionnels et profonds dégagent une sensation épique et mélancolique.

Et le tout est surmonté par des éclats de guitare, des touches de piano poignantes et résonnantes, et des tourbillons de gémissements étincelants, pour évoquer la tristesse et la douleur de la souffrance humaine.

Le clip consacré à "All Around" est à voir et écouter ici

Podcast # 30 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Francis Of Delirium

Lighthouse

Écrit par

Francis of Delirium est un groupe de rock alternatif basé au Luxembourg et dirigé par la talentueuse chanteuse et guitariste Jana Bahrich, native de Vancouver, et du guitariste Chris Hewett, originaire de Seattle.

Son premier elpee, "Lighthouse", est paru ce 22 mars 2024, une œuvre captivante et dynamique qui explore des thèmes de croissance personnelle, de lutte intérieure et de transformation.

« Lighthouse » un album qui offre une expérience musicale immersive et émotionnelle.

Issu de cet opus, "Something’s Changed", chanson puissante et énergique, met en valeur la voix crue et émotive de Jana. Elle est en écoute

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Underlay

Sick Like A Kid (Ep)

Écrit par

Underlay est une formation australienne, issue de Melbourne, très exactement.

Son nouvel Ep, "Sick Like A Kid », est un concentré d'énergie et de fureur punk-rock

Caractérisé par ses riffs agressifs et une batterie frénétique, le morceau "Haircut" (Lien d’écoute ici) en est l'un des temps forts.

Le chanteur délivre ses paroles avec une passion dévorante, surfant sur une mélodie percutante et entraînante.

Les guitares hurlent et rugissent, créant une ambiance électrique et survoltée.

"Haircut" est un hymne à la rébellion et à la décadence, porté par une énergie brute et une rage palpable.

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Svalblue

Blue (Ep)

Écrit par

Svalblue est un quatuor originaire de Bangkok en Thailande

La formation a regroupé trois Eps en un seul, qu’elle a baptisé « Blue ». Il est sorti ce 27 mars 2024

Un mélange thaïlandais de shoegaze, de noise rock et de dream pop, en quelque sorte du thaigaze

« Wasted of time » extrait de « Blue » est disponible sous forme de clip ici

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Split System

Vol II

Écrit par

Split System est une autre formation australienne issue de Melbourne son le premier single –un éponyme– était paru en 2022. So premier LP s’intitule tout simplement "Vol. I".

Split system propose un punk qui revient aux sources, un peu à la manière des Undertones (beaucoup) mais aussi de Chris Bailey (un peu).

Energique, son punk intègre de nombreux éléments de street punk et de hardcore punk.

Le son est brut, musclé et implacable, porté par la voix usée de Briggs, et alimenté par des riffs de guitare accrocheurs, une ligne de basse rugissantes et une batterie dynamique.

"The Drain" extrait de "Vol II" est disponible sous forme de clip ici

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Modecenter

Dreck (single)

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Modecenter est une formation autrichienne dont le second elpee, « Altes Glück », paraîtra ce 10 mai. Depuis sa naissance, le groupe a connu plusieurs changements de line up, mais le style musical continue de baigner dans un cocktail de post punk, de noisy et de post hardcore. Une expression sonore qui peut se révéler, tour à tour, percutante ou bouleversante.

« Dreck » (en écoute ), son second single extrait de cet opus est une petite viennoiserie. Il fait suite à « Endurance Eurodance » (clip ici), sorti ce 1er mars 2024.

Podcast # 30 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Joyer

Night songs

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Après avoir gravé l’Ep "Drive All Night", Joyer nous propose son nouvel opus, "Night Songs".

Issu de Brooklyn et de Boston, le groupe est drivé par les frères multi instrumentistes Nick et Shane Sullivan, tous deux diplômés de l’école de cinéma.

Issu de cet elpee et paru en single "Drive All Night" nous plonge dans une atmosphère sombre et envoûtante.

Les paroles sont introspectives et mélancoliques.

Enchanteresse, la voix nous guide à travers des paysages sonores riches et complexes, nous transportant au sein d’un univers onirique et captivant.

Shane explique : ‘En écrivant, nous avons remarqué une sorte de fil conducteur inconscient des différentes activités et comportements qui se produisent la nuit. La nuit est le moment où les comportements les plus destructeurs ou les plus indulgents semblent se manifester, des comportements dont on n'est parfois pas fier.’

Le clip consacré à "Drive all night" est disponible

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L'Ambulancier

L'Ambulancier fonce à tombeau ouvert…

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Le premier long playing de L'Ambulancier, « French Manhattan » paraîtra en octobre 2024.

Au fil des dix-titres, l'ambulance vous entraîne à la découverte des ruelles sombres d'un New York à la française, sur fond de rock synthétique électrisant !

Intitulé « Iowa », le premier single clippé devrait vous donner une petite idée du style proposé par la formation issue de Bagnolet. Et il est à découvrir ici

La vidéo est signée Sébastien Antoine. Ce dernier et Palem Candillier ont imaginé une histoire à la Black Mirror où le quotidien d’un protagoniste moyen est orchestré par une application qui prend soudain conscience d’elle-même.

Premier single officiel de l’album, « Iowa » prolonge les interrogations de Patinage sur un autre rythme effréné, proche des Queens Of The Stone Age et du robot rock américain.

Que devient-on quand on court après le temps et quand on remplit son agenda à ras-bord ?

L’Ambulancier raconte la spirale des semaines qui s’enchaînent, à peine suspendue par un pont éthéré à Tangerine Dream.

Un hymne aux hyperactifs et aux âmes pressurisées par le FOMO (la ‘peur de rater quelque chose’) : ‘Je suis pas le quart de moi / Si je fais pas le quart de ça’.

MC Solaar

Chacun y a trouvé son bonheur…

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Sept ans après son retour gagnant, MC Solaar devrait publier, cette année, trois opus. Le premier, « Lueurs célestes », est sorti ce 15 mars, 11 pistes au fort potentiel dansant. Depuis « Sonotone », son tube paru en 2017, celui qui aime nous faire penser n’a plus peur de nous faire danser. D’ailleurs, quatre plages de ce long playing sont très susceptibles de vous flanquer des fourmis dans les jambes, et notamment le très ‘Dj Snake’ aux vibrations brésiliennes « Pierre-Feuille », le latino up tempo « Modernidad » ainsi qu’entre guitare et violon, le vitaminé « On Court » ...

MC Solaar est un des piliers et un des fondateurs du rap français. Un poète aussi. Chez Claude MC, rien ne se perd, surtout pas ses classiques (pensez à son méga hit « Qui sème le vent récolte le tempo »), et tout se transforme. Le concert est, bien entendu, sold out.

Lo Bailly assure le supporting act. Un Bruxellois qui a gravé son premier elpee, « Prosaïque », en 2023. Un disque produit par Lo Bailly et mixé par Staf Verbeeck (Selah Sue, BRNS, Hooverphonic).

Formé au journalisme et à la communication politique, il a rapidement consacré ses prédispositions rédactionnelles au service de la musique. Plume affutée, écriture acérée, l’artiste pose des mots sur ses émotions, en offrant une alternative à la chanson française. Digne héritier des poètes de la Beat Generation, cet adepte du ‘spoken word’ marche d’abord sur les traces de valeurs sûres comme Veence Hanao ou Scylla en remportant, comme eux, le concours ‘Du F. dans le Texte’, en 2021. Il a été autant influencé par le hip-hop et le rap français (MC Solaar, Fonky Family, IAM, 113, Oxmo Puccino) que le rock (The Doors, Pink Floyd, The Black Keys).

Pianiste autodidacte, il grimpe sur les planches en solitaire. Son ordinateur, ses ivoires et sa voix. C’est tout ! Son drummer (Toine Cnockaert) et son guitariste (Straz) sont absents. Outre les nouvelles compos, « N’aiment plus » et « Porcelaine », l’artiste va nous réserver des extraits de son album. Dont « Coléoptères », au cours duquel son récit d'anticipation est magnifié en piano-voix. Il demande d’allumer les lumières de la salle. Et en profite pour remercier l’auditoire et MC Solaar. En fin de parcours, son guitariste, présent dans la loge, le rejoint sur le podium, et ils achèvent le concert par « Ambulance » et « Porcelaine ». Une prestation à la fois singulière et intéressante. A suivre de près. (voir sa page ‘Artistes’ ici)

Setlist : « Prosaïque », « Amsterdam », N’Aimes Plus » « Maryline », « Coléoptères », « Ambulance », « Porcelaine ».

A 20h45 précises, toute la troupe débarque : un scratcheur/multi-instrumentiste qui s’installe derrière ses platines, un drummer perché sur une estrade, une jolie bassiste (dont les quelques interventions en ‘slap & tapping’ sont plutôt réussies), deux choristes particulièrement interactives et bien sûr, MC Solaar. En arrière-plan, une toile noire a été tendue, sur laquelle on distingue parfaitement le sigle du dernier album, en l’occurrence une énorme étoile lumineuse à 5 branches cerclée de blanc.

De « A Dix De Mes Disciples » à « Hasta la Vista », Solaar va enchaîner ses classiques comme « Les Temps changent », « Bouge De Là », « Caroline », mais également ses nouveaux morceaux très dansants, « Modernidad », « Ils Dansent » et « Pierre-Feuille ». Son flow est toujours aussi fluide, à l’instar de « Solaar pleure », qui en ‘live’, vous flanque des frissons partout.

Ses musicos nous réservent un interlude de 4 titres trempés dans le jazz. Ils se postent à l’avant du podium et assurent le show. Le batteur est impérial face à sa caisse claire et sa cymbale et caresse les peaux de ses sticks à balais. Le scratcher est passé à contrebasse et les choristes aux percus.

Pendant ce temps-là, MC Solaar est assis au milieu sur un siège et déclame sa prose. Très réceptif, le public, qui connaît les paroles, les reprend en chœur. Le drummer et le contrebassiste parviennent cependant à nous réserver de longs solos.

Mais le point d’orgue du concert est atteint lors de « Nouveau Western ». Pendant le second medley de quatre morceaux, se glisse la seule reprise de la soirée, le « All N My Grill » de Miss Elliot. Et « Solaar Pleure » couronne un set particulièrement endiablé…

26 titres, rappel y compris, il est incontestable qu’au cours de ce spectacle, au cours duquel un light show impressionnant privilégiait la couleur rouge, chacun y a trouvé son bonheur.  

MC Solaar revient dans le cadre du Festival des Libertés, 18 octobre au Théâtre National.

Setlist : « Intronisation », « À Dix De Mes Disciples », « Qui Sème Le Vent Récolte Le Tempo », « Séquelles », « Victime De La Mode », « Arkansas », « Bouge De Là, Part 1 », « Bouge De Là, Part 2 », « Caroline », « Clic Clic », « Da Vinci Claude », « In God We Trust », « Obsolète », »J.A.Z.Z, J'Connais Mon Rôle, Un Ange En danger, Lève-toi et rap », «  Dégâts Collatéraux », « Les Temps Changent », « Aiwa, Le bien, le mal, Paradisiaque, All N My Grill (Missy Elliott song) », « Modernidad », « Nouveau Western », « Sonotone », « Les Colonies », « Ils Dansent », « Inch'Allah », « Solaar Pleure ».

Rappel : « Pierre-Feuille », « Hasta La Vista »

Pour les photos, c’est

(Organisation : Backinthedayz + Ancienne Belgique)

Tramhaus

La première sortie de Tramhaus…

Le groupe post punk rotterdamois Tramhaus vient d’annoncer la sortie d’un premier elpee. Intitulé « The First Exit », il paraitra ce 20 septembre 2024. Caractérisé par son refrain qui tue, « Beech » célèbre l'énergie explosive et la dynamique du groupe sur scène et constitue le premier single qui en est extrait.

« The First Exit » a été enregistré au sein de l'illustre studio Katzwijm, dans la région néerlandaise des bulbes à fleurs, sous la houlette de l'ingénieur du son, Floyd Atema. Ainsi, le disque marquera une nouvelle étape dans la remarquable carrière du quintet batave.

Après la sortie de l'album, le groupe entamera une tournée européenne qui débutera le mercredi 2 octobre dans la grande salle du Paradiso à Amsterdam.

Tramhaus, c’est la sensation post/punk audacieuse de la ville agitée et toujours innovante de Rotterdam. En l'espace d'une existence relativement courte, Tramhaus a réussi à se faire un nom bien au-delà des frontières de sa ville natale. Marqué par son expérience énergique, la formation a prouvé qu'elle était capable de transmettre ce message à la fois sur scène et sur disque. La musique de Tramhaus ressemble à la bande-son d'une histoire vivante, mystérieuse voire dangereuse. Il n'y a pas de place pour se reposer, le groupe vous emporte avec lui dans une course de vitesse pleine d'émotions et d'euphorie, menée par des chansons épurées et enflammées, mélangées à des tonalités fragiles et abstraites.

« Beech » est en écoute ici.

 

 

 

Bonny Light Horseman

L’esprit libre de Bonny Light Horseman…

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Bonny Light Horseman, le trio composé d'Anaïs Mitchell, d’Eric D. Johnson et de Josh Kaufman, annonce aujourd’hui la sortie de son troisième elpee – un double ! – « Keep Me on Your Mind/See You Free », prévu ce 7 juin 2024. Ils partagent pour l’occasion le single « I Know You Know » accompagné de la toute première vidéo du groupe. Ancrée par les harmonies toujours pénétrantes de Mitchell et Johnson, la chanson démontre la faculté du groupe à pouvoir associer la dévastation émotionnelle à une sensibilité pop, car ses doux arrangements et son refrain digne d’un hymne démentent son refrain dévastateur.

Ce clip est à découvrir ici

« I Know You Know » fait suite au cathartique » When I Was Younger », single sorti en février, autre titre de ce prochain opus, qui avait alors attiré l'attention de nombreux médias. Le groupe entamera en juin une tournée américaine.

« Keep Me on Your Mind/See You Free » constitue une ode au désordre béni de notre humanité. Serein et généreux, il s'agit d'une offrande sans fard qui met chaque sentiment et chacun de nos défauts supposés au grand jour. Les thèmes abordés y sont très nombreux et encore plus importants. L'amour et la perte, l'espoir et le chagrin, la communauté et la famille, le changement et le temps imprègnent l'œuvre la plus vulnérable et la plus généreuse de Bonny Light Horseman commise à ce jour. Pourtant, malgré tous ses aspects humanistes, « Keep Me on Your Mind/See You Free » a été forgé à partir d'une sorte de magie inexplicable.

Tout au long de ce long playing, Bonny Light Horseman nous présente un sens distinct de la grâce, et nous rappelle que la vie est mieux vécue

Gwizdek

Gwizdek et l’intelligence artificielle…

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Depuis 2020, Gwizdek écrit sa chanson française, moderne et personnelle, aux basses lourdes empruntées au hip hop, au tempo et aux textures lo-fi/bedroom-pop, mais aussi à la rage et à la poésie rock, le tout empreint d’une voix grave et pleine de mélancolie. Son nouvel opus paraîtra cet automne. 

Bien que les intelligences artificielles soient des outils fantastiques qui s'immiscent déjà partout dans notre quotidien, il est parfois urgent de se déconnecter un temps, pour réimaginer le monde au travers nos propres processus et émotions.

Gwizdek continue son exploration thématique de l'Humain, des technologies, et de leur rapport à la nature sous la forme d’un morceau lent, puissant, pop et sombre à la fois.

Pour la réalisation du clip, le groupe a de nouveau appel fait au talentueux, 100% humain et artiste 3D, Alexandre Albisser, afin d’imaginer un jardin virtuel grandissant au cœur du musée de Grenoble.

Extrait de ce futur elpee, « IA » est disponible sous forme de clip

 

Mihlo

Mihlo dans une cage de verre…

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Artiste émergente de la scène francophone, Mihlo est une autrice-compositrice interprète touche-à-tout.

Arrangeuse et multi-instrumentiste, elle dévoile des chansons poétiques, mélancoliques et électriques.

Des envolées vocales à la Joan Baez teintées d’électro, une ambiance rappelant les chansons feutrées de Keren Ann, les titres de Mihlo invitent à l’évasion et à l’introspection.

La voix est aérienne, mélodieuse, mais laisse entrevoir aussi une énergie plus sombre, forgée par un vécu d’où Mihlo puise son inspiration et son sens critique. Apparaît ainsi en transparence un timbre brut, plus grave, portant avec sobriété des mots comme trop longtemps tus.

Intitulé « Cage de verre », le premier Ep de Mihlo évoque ces prisons invisibles dont on peine à briser les murs, qu’ont les ait construites ou qu’elles nous soient imposées au gré des rencontres.

Entre ombre et lumière, Mihlo chante l’espoir autant que la mélancolie, au travers de voix aériennes et entremêlées, dans une interprétation sobre, que viennent habiller des guitares arpégées et des sons de clavier vintage, soutenues par des batteries électro aux couleurs plus modernes.

La vidéo de « Je plais à personne » est à découvrir

 


Ain’t No F**king Artist

Ain’t No F**king Artist sur les flots…

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Après la sortie de son premier Ep, en janvier dernier, le trio Ain’t No F**king Artist nous réserve une ‘live session’ sur Youtube, tournée en mer et sur le bateau de tourisme Le P’tit Natien.

Tourner dans la baie des Sables d’Olonne était un souhait pour les 3 membres et un défi technique : faire en sorte d’avoir un son qualitatif, malgré tout ce qui interfère en mer n’est pas chose facile, comme avoir assez d’électricité à bord ou éviter d’enregistrer les sons parasites. La partie technique c’est une chose, la météo en est une autre !

Heureusement pour toute l’équipe, les conditions étaient réunies afin de permettre au groupe d’enregistrer cette ‘live session’ de plus de 8 minutes, au cours desquelles la formation a interprété les morceaux « DeathMatch » et « WhatYouAreLookingFor », deux titres qui figurent sur l’Ep « Breathless ».

L’équipe du P’tit Natien a accepté de participer à ce beau projet. Une collaboration gagnant-gagnant qui leur permet de s’offrir des images culturelles et promotionnelles qualitatives.

À la réalisation, le collectif d’Uppercut est au rendez-vous ainsi que Pierre Tezenas à la prise de son, Trésor Mabounoa pour les images en drone et Jeremy Grollier au mix & mastering.

Le clip consacré à « Running Again » est disponible

 

Alcest

La flamme jumelle d’Alcest…

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En février dernier, le duo shoegaze Alcest annonçait la sortie de son nouvel album, « Les Chants de l'Aurore », prévue ce 21 juin 2024. Après « L'Envol », Alcest allume la « Flamme Jumelle" le temps d'un voyage toujours très spirituel et aborde la question du deuil et du devenir de l'âme.

Pour Neige, son frontman et principal compositeur, Alcest a toujours été une porte ouverte sur l'autre monde, un moyen d'explorer la spiritualité.

Complété par le batteur de longue date et confident créatif Winterhalter, Alcest semble se nourrir d'une multitude de genres musicaux sans ne jamais s'y conformer pleinement. ‘Alcest a toujours été trop étrange pour la scène metal, tout comme Alcest est trop étrange pour la scène indie ou post-rock. Nous n'avons jamais été à notre place dans l'une comme dans l'autre. C'est comme cela que je me sens dans la vie, comme un étranger. Ce n'est pas un problème, les choses sont simplement comme elles sont…

En dépit de son côté plus accessible, ce morceau est le plus personnel de l'album. "Flamme Jumelle" évoque la notion de perte et la difficulté de faire face à l'absence d'une personne que l'on aimait profondément. Qu'il s'agisse d'un membre de la famille, d'un ami ou d'un partenaire. D'un point de vue plus spirituel, le titre fait référence à la possibilité que certaines âmes soient connectées dans cette vie et dans l'au-delà, de sorte que la séparation soit temporaire et ne soit qu'un concept mortel’ - Neige

Le clip de « Flamme Jumelle » est à voir et écouter ici

 

Eddy de Pretto

Eddy de Pretto aux urgences…

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« Urgences 911 », c’est le troisième single issu du dernier elpee d’Eddy de Pretto, « Crash Cœur », paru fin 2023.

‘Lorsque je tombe sur la vidéo d’un homme qui démarre une dernière danse seul lors des funérailles de sa femme, je suis directement ému et me survient une question existentielle : danserons-nous toujours ensemble, même après la mort ? Est-ce que nos cœurs continuent toujours de danser ? Cette question sans réponse a été un véritable moteur pour l’écriture de ce morceau, pour tenter de poétiser une situation douloureuse. Tenter de mettre une touche d’espoir sur le pire.’ - Eddy de Pretto

Eddy de Pretto sera en tournée dans toute la France (tournée printemps + 2 Olympia complets) et se produira en Belgique, le 23 avril au Cirque Royal et le 5 décembre à Forest National.

« Urgence 911 » est disponible sous forme de vidéo

 

 

Aucklane

L’inaccessibilité d’Aucklane…

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Révélée en 2020 à travers son nouveau projet solo, Charlotte Maquet est définitivement l'une des nouvelles voix les plus intéressantes de la scène alternative et indépendante belge actuelle.

Dès la sortie de son premier single « Gamblers », autoproduit, Aucklane attire instantanément l’intérêt de la presse noir-jaune-rouge qui voit en elle la ‘relève du rock belge’ et la hisse au rang des artistes à suivre de très près.

Chacun des cinq titres de son premier Ep, « Nightfall » trouvera sa place en radio. Un 5/5 !

Ce qui lui vaudra de partager la scène avec des artistes de renom, comme Ozark Henry en télé ou Charles et Typh Barrow en radio.

Autrice-compositrice, arrangeuse et interprète, Aucklane est saluée pour ses multiples talents : sa voix éthérée et écorchée, son songwriting intelligent, ses mélodies accrocheuses... autant que pour son univers visuel soigné et mystérieux.

Mais c’est en live, entourée de ses musiciens - Sébastien Beaumont, Thibault Jungers et Gilles Vermeyen - que l’artiste déploie l’intégralité de ses capacités, se révélant frontwoman.

Son amour de la poésie anglaise, sa passion pour l’électricité sensuelle du rock’n’roll et ses influences diverses confèrent à Aucklane une identité artistique singulière qui la démarque sur la scène musicale belge.

« Hard to get », son dernier single, est disponible sous forme de vidéo

 

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