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Julien Doré

Doré… et croustillant à souhait !

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Quand j’ai entendu sur les ondes et vu à la TV, Julien Doré dans son premier clip « Les limites », je me suis intéressé à lui. Sachant que le garçon avait participé et remporté une émission qui fabrique (soi-disant) les futures stars du paysage musical, j’avais quelques doutes… Mais il faut avouer que le gaillard ne laisse pas de marbre. J’ai donc entamé des recherches sur le net et jeté un œil sur son parcours dans ladite émission. Et là, surprise, le mec a non seulement un talent certain pour l’adaptation mais une forte personnalité. Elle est même hors du commun. Les morceaux ‘pourris’ qu’on lui demandait d’interpréter, il les réarrangeait à sa sauce et à tous les coups, c’était bingo ! Allez donc voir sur Youtube comment il est parvenu à transformer ces titres minables, c’est complètement ahurissant.

Quatre ou cinq ans plus tard, ce Méditerranéen compte déjà deux albums à son actif, « Ersatz » publié en 2009 et « Bichon » sorti deux ans plus tard.

Si son premier ouvrage suscitait la curiosité, il laissait l’auditeur quelque peu sur sa faim. Par contre son second et génial elpee ressuscite la sève d’une variété française seventies. Ce disque est d’excellente facture, très recherché, et hyper varié ; Julien y laisse déborder son imagination.

C’est pour « Bichon » et surtout pour voir ce gars sur les planches, et bien sûr ce qu’il a dans le ventre, que je me suis déplacé ce soir, à Bruxelles.

Quelques 1500 fans et/ou curieux étaient présents pour découvrir ce ‘prodige’ de la reprise décalée.

En attendant ‘la nouvelle star’, c’est à Waterllillies qu’incombait la tâche de faire patienter les francophones venus des 4 (?) coins de notre pays. Avouons in petto qu’ils se sont réellement très bien débrouillés, ces petits Français. Au sein de leur répertoire orienté pop/rock du meilleur acabit, ils chauffent la salle, à température idéale, pour la suite des événements.

Bien soutenus par l’équipe de Julien Doré, ils ont pu compter sur l’appui des pupitreurs et de la sonorisation prévus pour la vedette du soir. Rarement on voit une telle collaboration, voire complicité entre la ‘tête de série’ et les non-classés. Et ce ne sera pas tout…

Vingt et une heures, tout est prêt. Le décor est à l’image du personnage, trois lampadaires ringards sortis d’un grenier, un écran de télévision ne diffusant qu’un fond blanc et un panneau sur lequel est écrit ‘Julien Doré Orchestra’. Le second degré et le ridicule sont poussés à outrance. C’est du meilleur effet et vraiment marrant ! Les musiciens prennent possession de l’espace scénique pour une introduction d’une petite minute qui s’achève par de puissants coups de gong. Au dernier coup, apparaît le ‘papa du bichon’ dans une tenue complètement noire, parsemée de paillettes qui scintillent sur une veste recouvrant son marcel (noir aussi).

Julien présente d’emblée sa face cachée dès « Baie des anges », une splendide ballade sensuelle plus parlée que chantée, dans un style fort proche de Biolay. Pas rigolo, rigolo, mais tout en jeux de mots et musicalement très forte, cette compo démontre le talent d’écriture et la diversité musicale dont il est capable. Ensuite c’est armé de deux cymbales qu’il entame « Piano lys » où il assure le rythme avant de s’écrouler 4 minutes plus tard, visiblement au bord de l’épuisement. « Golf Bon Jovi » marque un retour à la case départ ; mais à la différence de Biolay, quand celui-ci nous semble parfois dans sa bulle, Doré est d’un comportement diamétralement opposé, sa gestuelle exubérante donnant une impression de ‘rigolade’ tout en énonçant des propos qui ne le sont pas vraiment.

C’est le début du show Julien Doré !

Le ton est donné et le véritable spectacle peut commencer. « Laisse avril », dernier hit en date, débute par un lancer de confettis géants. Cette superbe plage pop 5 étoiles est efficacement soutenue par des guitares omniprésentes et une voix excellente et puissante. La première partie du concert s’achève par « L’été summer » et le magnifique « First Lady » qu’il termine au balcon du premier étage avant de descendre parmi ses fans au risque de se casser le cou et il regagne son domaine de prédilection pour terminer cette chanson d’amour à l’humour décapant. Un moment fort !

Changement de décor pour la seconde partie du spectacle. Coiffé d’une couronne de fleurs du meilleur effet, Julien revient armé de sa mandoline pour entamer, en acoustique, la suite et la fin de son set. Contrebasse, guitare sèche, petite batterie portable et autre flûte à bec donnent le change. Les morceaux interprétés en anglais en toute simplicité, sans artifice mais avec l’aimable collaboration vocale de ses acolytes font mouche. On reste dans un registre amusant où la bonne humeur devient terriblement contagieuse.

Second grand moment de communion totale avec le public, « Winnipeg » fait danser et chanter tout le monde lors du refrain. Durant près de 10 minutes, on se régale de ce chassé croisé entre musiciens, public et chanteur.

L’heure du tube a sonné et c’est paradoxalement le moment le moins amusant de la soirée. Heureusement que « Kiss me forever » et ses deux danseurs délicieusement ridicules ont vite succédé aux « Limites » devenues un peu fades sans Yvette Horner, Remy Bricka, le danseur barbu ou la grosse dame blonde au petit chien.

« Campari », « Bleu canard » et « Glenn Close » rappellent ensuite que Julien Doré est un excellent parolier et non moins bon arrangeur avant d’être l’amuseur public qu’il donne l’impression d’incarner en permanence.

Mission accomplie pour ce fou chantant du 21ème siècle. Le public est dans sa poche, conquis par ces deux facettes d’une des personnalités les plus improbables de la chanson française.

Cerise sur le gâteau pour terminer cette soirée d’anthologie, Julien Doré débute « I need someone » le titre final, seul à la guitare. Mais rapidement, c’est la voix de David Bartholomé du haut de son balcon qui surgit pour épauler son ami avant d’être soutenu pour les chœurs par les musicos montés au balcon d’en face. Bel hommage de ce bougre de clown à un chanteur belge qui ne l’est pas moins…

Quand je vous disais que ce type avait un je ne sais pas quoi de spécial…

Ah oui, j’allais oublier de reparler des Waterllillies !

Et bien sachez que Julien Doré n’est pas un ingrat et qu’il sait très bien d’où il vient et comment il y est arrivé. C’est sans doute pour cette raison qu’il a convié ceux qui avaient pour tâche de ‘préparer’ son public à venir le rejoindre sur l’estrade pour interpréter ensemble (ils étaient une dizaine sur les planches) « Murder on a range rover ».

Quand j’vous l’disais qu’il avait un p’tit quelque chose de spécial…

Si vous l’avez raté, il ne vous restera plus qu’à courir la France, car sa dernière date prévue pour la Belgique, c’était ce 15 mars à Liège !

(Organisation Nada Booking)

 

Beach House en fleur…

Écrit par

Beach House publiera son 4ème album le 14 mai prochain chez Bella Union. Le duo américain présentera « Bloom », le 25 mai, lors du concert qu’il accordera en la salle De Kreun à Courtrai.

Tracklisting:

Myth
Wild
Lazuli
Other People
The Hours
Troublemaker
New Year
Wishes

On The Sea
Irene

 

Tiësto à Miami !

Écrit par

Le DJ et producteur Tiësto publiera un nouvel album ce 24 avril. Il s’intitulera « Club Life – Volume Two Miami ».

Selon l’artiste, ce nouveau mix est influencé par la vie nocturne de la ville floridienne. 

http://www.clublifemiami.com
http://www.tiesto.com

http://www.facebook.com/tiesto
http://www.twitter.com/tiesto
http://www.youtube.com/tiesto

 

 

Les Dandy Warhols ont remis la machine en route…

Écrit par

Fondé déjà il y a 18 ans, les Dandy Warhols publieront bientôt leur 18ème opus. Il s’intitulera « This Machine ». Il a été enregistré à l’Odditorium, leur studio, sous la houlette de Jeremy Sherrer, leur ingénieur du son et producteur de longue date.

Selon Taylor-Taylor, ce disque est  ‘dépouillé, boisé et extrêmement centré sur la guitare’.

L’album a été mixé par Tchad Blake, célèbre pour avoir récemment collaboré avec les Black Keys, Blitzen Trapper et Pearl Jam. Il avait, en outre, déjà assuré le mixing des albums « Odditorium or Warlords of Mars » ainsi que de « The Dandy Warhols Come Down ».

Premier extrait de cet elpee, « Well They’re Gone » est attendu pour le 24 avril

La formation étatsunienne se produira en concert à l’Ancienne Belgique de Bruxelles, ce 27 avril.

Tracklisting

1. Sad Vacation
2. The Autumn Carnival
3. Enjoy Yourself
4. Alternative Power To The People
5. Well They're Gone
6. Rest Your Head
7. 16 Tons
8. I Am Free
9. SETI vs Wow! Signal
10. Don’t Shoot She Cried
11. Slide

http://www.dandywarhols.com
http://www.facebook.com/TheDandyWarhols

 

Dave Gahan au service des Soulsavers

Écrit par

Le nouvel opus des Soulsavers, « The Light the Dead See » paraîtra ce 21 mai. Un invité de marque a participé aux sessions d’enregistrement, Dave Gahan, le chanteur de Depeche Mode…

Track listing:

1. La Ribera                                                     
2. In The Morning                                          
3. Longest Day                                              
4. Presence of God                                        
5. Just Try                                                       
6. Gone Too Far                                             
7. Point Sur Pt.1
8. Take Me Back Home

9. Bitterman
10. I Can’t Stay
11. Take
12. Tonight

John Mc Entire produit le nouvel album de V.O !

Écrit par

Les membres de V.O. n’ont cessé de faire évoluer la scène belge contemporaine, tant sur disque que lors de spectacles de danse, de théâtre ainsi qu’à travers le cinéma. A la tête de ce sextet, on trouve l’homme-orchestre Boris Gronemberger (ex-Françoiz Breut, ex-Raymondo) entouré de ses lieutenants Cédric Castus (e.a. Castus, ex-Raymondo), Frédéric Renaux (e.a. Castus, ex-Raymondo), Aurélie Muller (e.a. The Tellers, ex-Melon Galia, ex-Soy un Caballo), Ludovic Bouteligier (e.a.Le Yéti, ex-Major Deluxe) et Frank Baya (ex-Françoiz Breut).

« On Rapids » constitue le troisième album du groupe et fait suite à « Pictures » et « Obstacles ». Il s’agira du premier elpee à incorporer la langue française dans les lyrics.

John McEntire (Tortoise) a assuré l’enregistrement et le mix de l’album dans son propre studio Soma de Chicago.

http://wearevo.com/
https://www.facebook.com/wearevo

Concerts:

13.03 Bruxelles - Maison des Musiques / Showcase privé
16.03 Li7ge - L’An Vert
10.05 Gand - Vooruit Café

17.05 Bruxelles - Cirque Royal /  Nuits Botanique - Support Woodkid

 

Miike Snow en Mars ?

Écrit par

Miike Snow, c'est le projet de trois producteurs originaires de Stockholm : Andrew Wyatt, Christian Karlsson et Pontus Winnberg.

Après avoir publié un premier album éponyme en 2009, ils nous reviennent avec un nouvel opus, intitulé "Happy To You". Il sortira ce 19 Mars 2012 et devrait confirmer tout le potentiel affiché lors de leur premier essai. Réputés pour leur pop autant hypnotique que mélodique, ils sont à l’origine de l'énorme tube de Britney Spears, "Toxic", et ont bossé pour les plus grands, opérant même des remixes pour Depeche Mode, Peter Bjorn ou encore Kings of Leon, sans oublier la collaboration apportée à Mark Ronson.

Tracklisting

1. Enter The Jokers Lair
2. The Wave
3. The Devil's Work
4. Vase
5. God Help This Divorce
6. Bavarian #1 (Say You Will)
7. Pretender
8. Archipelago
9. Black Tin Box
10. Paddling Out

Deluxe Additional Tracks

11. Garden
12. No Starry World
13. The Devil's Work (Alex Metric Remix)
14. The Devil's Work (Ruben Haze remix)
15. Paddling Out (Wolfgang Gartner Remix)
16. Paddling Out (Miguel Campbell Remix)

17. Paddling Out (Jacques Le Cont Remix)

 

Le Jukebox Festival prend de l’envergure !

Écrit par

Après une première édition confidentielle, qui s’était déroulée à la maison de jeunes ‘Masure 14’, le Jukebox festival déménagera sur l’Esplanade de l’Europe en 2012, Avenue des Frères Rimbaut à 7500 Tournai. Outre l’affiche musicale, on pourra faire ses emplettes au sein d’un véritable petit ‘marché vert’ », mais également y découvrir des break-dancers, grapheurs et autres adeptes de l’impro.

Pour plus d’infos : http://www.jukeboxfestival.com

Cass McCombs

Haute fidélité, basse énergie…

Écrit par

Ce samedi soir au Botanique, il fallait opérer un choix. Difficile. Soit se laisser emporter par les vagues de la dream-pop éthérée de School of Seven Bells, à la Rotonde, ou se soumettre à un exercice de relaxation, en compagnie de l’Américain Cass McCombs, à l’Orangerie. C’est la seconde alternative que votre serviteur a prise. Les organisateurs ont tout prévu, puisque les sièges sont sortis. La soirée s’annonce donc paisible…

Le concert débute vers 20h00. Pas de supporting act. On ne s’en plaindra pas. Cass McCombs monte sur l’estrade flanqué de ses quatre musiciens. Mais une jeune femme suit la troupe et s’installe au centre de la scène. Les lumières se braquent sur elle. Et lorsque les premières notes retentissent, elle commence à caresser les ondes. Original, pour ne pas dire insolite. Elle quitte alors les lieux pour céder les rênes au band yankee. L’éclairage s’est enfin déplacé vers le Californien. Pas évident de coller le physique de ‘bûcheron grunge’ à McCombs à l’écoute de sa musique mélancolique. Néanmoins, il aligne quelques titres plus rock, bien différents de ce qu’il nous avait proposé lors de la sortie de « Catacomb », en 2009. Mais au fil du set, le ton et le tempo baissent d’un cran, voire de deux. Et franchement, il faut alors s’accrocher pour ne pas somnoler. Pourtant, on assiste à un ballet incessant d’allers-retours des musicos entre le podium et les coulisses. But non avoué : se désaltérer (NDR : les boissons sont interdites dans la salle). Si bien que ma concertation est constamment perturbée par cet étrange manège. Pendant ce temps, Cass McCombs joue imperturbablement son répertoire, une setlist réunissant une majorité de titres issus des trois derniers opus. Le claviériste passe des synthés aux ivoires (NDR : un superbe piano à queue) tandis que le gratteur alterne entre six cordes et lap steel. La voix de Cass est parfaite et ses musicos impeccables. Reproduisant les compos aussi fidèlement que sur disque. C’est sans doute le principal reproche que l’on peut adresser à ce concert. Trop parfait et sans le moindre grain de folie. De fougue et d’énergie, il n’en a jamais été question…

(Organisation Botanique)

Bénabar

Raconte-moi une histoire, mon histoire…

Écrit par

La nouvelle tournée de Bénabar qui comporte une vingtaine de dates (dont le 20 mars à Bruxelles) est passée par Lille. Sur des mélodies rythmées, enlevées, dansantes, il nous raconte les petits soucis et les émois que l’on a tous vécus ou que l’on vit encore. Le chanteur bondissant offre un spectacle joyeux et l’on ressort de la salle avec le sentiment que tous ces petits malheurs ne sont pas si graves, qu’ils font partie de la vie et qu’il vaut mieux en sourire. Vous avez dit thérapie ? Musicalement, Bénabar s’est trouvé son style et n’y déroge pas. Pas de prise de risque : l’artiste se plait dans son registre country-folk et son public le suit dans ce choix.

Archimède, heureux cas !

Les frères Nicolas et Frederic Boisnard assurent donc la première partie des concerts de Bénabar. Ce jeune groupe qui compte déjà à son actif deux albums d’une rock-pop anglaise mais à la gouaille bien française, devrait encore faire parler de lui. Nicolas a une réelle présence sur scène, il est très à l’aise, très complice avec son frère et il a aussi beaucoup regardé Liam Gallagher (Oasis) que l’on croirait reconnaître s’il ne chantait dans la langue de Molière et portait une casquette. Archimède est bridé dans son expression artistique. Parce qu’en accompagnant ses chansons uniquement d’une basse et d’une guitare acoustique pour six titres, c’est peu, trop peu pour être honnête. D’habitude ils sont cinq précise le chanteur. Malgré tout, les spectateurs les plus jeunes sont manifestement emballés ! Bruno Nicolini aurait-il peur qu’on lui fasse de l’ombre ?

Bénabar, Y a d’la joie !

Après Le Man et Rennes, Bénabar revient à Lille, où l’attend impatiemment un public fidèle et conquis d’avance dans une salle pas tout-à-fait comble. Mais un concert de Bénabar, c’est plus qu’un concert : c’est un véritable spectacle au cours duquel on a droit à des intermèdes humoristiques, mises en scène et enchaînements préparés au prompteur. Les atmosphères vont du plus intimiste au plus ‘broadwaysien’. Et c’est plus souvent le grand show : lumières criardes pour un décor très 70’s. Sans oublier les deux choristes au look très kitch : l’une verte et l’autre rouge.

Chaque chanson de Bruno Nicolini est un petit tableau expressif de la vie quotidienne, de celle du jeune trentenaire jusqu’au jeune quadra. Dans la tradition des chansonniers à la Trenet, Bénabar est un auteur de talent qu’on écoute parce qu’il nous touche à l’aide de mots simples de tous les jours. Ses petites histoires, véritables comptines pour adultes, nous racontent et on s’y reconnaît à un moment ou l’autre de la vie. A la longue, elles pourraient devenir vite banales et répétitives. Un peu plus de profondeur serait bienvenu mais nuirait sans doute au caractère festif que souhaite donner l’artiste à sa performance.

Le spectacle déborde d’enthousiasme, d’énergie. Bénabar s’agite, bondit, virevolte, court d’un côté de la scène à l’autre. Moins vite peut-être que lors de ses premiers concerts… Mais comme il le rappelle en clin d’œil : il a connu l’époque du téléphone à fil et des cassettes VHS ! Les musiciens (jusqu’à 9 à un moment du show) sont en complète harmonie avec Bruno : une section de cuivres débridée fait la fête sur l’estrade. L’humour et l’autodérision sont d’ailleurs omniprésents tout au long du set. On aura également droit à une ambiance jazz, à une valse à l’accordéon (plus franchouillard tu meurs !), au cabaret, au grand music-hall.

Mention spéciale pour l’interprétation de « Love me tender » (oui, du King himself) mais traduite et commentée avec beaucoup d’humour. Et puis celle a cappella de « L’itinéraire » qui clôture un spectacle d’une heure quarante, beaucoup trop peu pour le public qui en demande encore, mais en vain. Il restait encore tant d’histoires qu’on aurait voulu se faire raconter…

Setlist

1.         Quelle histoire
2.         Infréquentable
3.         Où t’étais passée ?
4.         L’adolescente
5.         Pas du tout
6.         L’agneau
7.         Politiquement correct
8.         Y a une fille qui habite chez nous
9.         Moins vite
10.       Quatre maisons et un toit
11.       Majorette
12.       Maritie et Gilbert Carpentier
13.       Dis-lui oui
14.       A poings fermés
15.       La berceuse
16.       A notre santé
17.       Les râteaux
18.       Le dîner
19.       Je suis de celles
20.       L’effet papillon
21.       Love me tender (traduite et commentée)
22.       Les épices du souk du Caire
23.       L’itinéraire

(Organisation Alias Production)

Tigers of the Temple

Death Light Fire & Darkness (Ep)

Écrit par

On ne peut pas dire que la toile regorge d’infos au sujet de Tigers of the Temple. Et en tapant ce patronyme sur un moteur de recherche, on atterrit rapidement dans l’univers des tigres de Thaïlande. En fait, cette formation est suédoise. Elle nous vient même très exactement de Göteborg. Et pas la peine de le répéter 100 fois, les Suédois sont particulièrement branchés sur la musique folk. D’ailleurs le premier Ep de ce sextet scandinave en est une nouvelle démonstration.

« Death Light Fire & Darkness » est découpé en quatre plages sculptées dans un folk mélancolique et touchant, alimenté par un violon, un banjo et des chœurs. Des chœurs auxquels participe une vielle connaissance, Kristofer Åström sur les deux premiers titres, « Mental Walks » et « Lions Cape ». 

Bref, dans le style, ce Tigers of the Temple se débrouille plutôt bien ; et j’ajouterai même que cet Ep m’a mis l’eau à la bouche. J’attends ainsi impatiemment la sortie de leur premier opus… 

 

Glasgow

Le sexe des anges

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Glasgow… La question n’est pas où? La question serait plutôt qui ?

En effet, Glasgow, c’est la ville la plus peuplée d’Ecosse, mais également le patronyme d’un groupe rock français. Mais quelle drôle d’idée ! Pourquoi Glasgow ?

Petite explication : Cris, originaire de Lyon, est à la recherche d’un(e) guitariste lorsqu’il rencontre Sofi durant l’été 2006. Celle-ci rentre justement des îles, la guitare dans ses bagages. Aussitôt rentrée au pays, après avoir quitté Glasgow, elle intègre… Glasgow, le groupe au sein duquel milite  Cris comme chanteur. Simple, non ? Suffisait de creuser un peu…

A ses débuts, le duo enregistre quelques démos et deux/trois morceaux pour diverses B.O. mais pas vraiment satisfait du résultat, le binôme décide de s’expatrier à… Glasgow afin d’aller s’abreuver à la source de la britpop. La boucle est bouclée !

L’exil a visiblement boosté les deux compères et « Le sexe des anges », première réalisation de la formation est le fruit de leur émigration au pays du whisky.

Etonnement c’est en français que Cris chante. L’objectif visé n’était donc que purement musical.

Treize titres peuplent ce premier album, tous composés par Sofi, hormis les lyrics, signés Cris. La plume de ce dernier a visiblement trempé dans le cynisme et l’autodérision. Les influences sont de sources diverses et les mots sont réellement un enrichissement. On est bien loin des textes simplistes des ‘grands artistes’ de la chanson française. Riches, profonds, cruels, amusants, graves ou légers, tout est dit avec intelligence et talent. Le choix des mots, le choc des compos ! Car non content de se satisfaire de belles paroles, Glasgow soigne également sa musique.

Les rythmes résolument rock concoctés par l’autre moitié du band apportent un relief certain qui permet d’exprimer au mieux les idées développées. Reposant sur une structure classique guitare-basse-batterie, Sofi enrichit le répertoire de son comparse. Il suffit de se pencher sur « Petit soldat » pour s’en faire une (excellente) idée.

Du bien bel ouvrage assurément qui mérite que l’on suive leur parcours de très près. Car ce cd ne souffre d’aucune faiblesse. Tout est de bonne facture, rien n’est à jeter.

Et si le meilleur groupe de rock français nous venait d’Ecosse ?

 

Grimoon

Le Déserteur

Écrit par

Vu l’affreuse illustration proposée en cover (NDR : probablement inspirée par ‘Le Seigneur des Anneaux’), on aurait pu imaginer devoir se farcir une musique ésotérique et pompeuse. Mais si ténèbres il y a, c’est plutôt du côté de Black Heart Procession qu’il faut lorgner. Pas étonnant, lorsqu’on sait que l’elpee a été produit par son chanteur, le Californien Pall Jenkins.

« Le Déserteur » constitue le troisième opus de Grimoon, un trio italien impliquant également Solenn Le Marchand et d’Alberto Stevanato. Encore que Solemn soit française. Elle se charge des vocaux. Dans la langue de Voltaire. Ce qui crée une distorsion entre le mode d’expression du chant et la musique. Indolente, sombre, mélancolique, elle se veut pourtant sans frontières. Empreinte de lyrisme, caractérisée par son instrumentation riche (violons, clarinettes, saxo, accordéon, trompettes, piano et guitares torturées), elle évoque très souvent Arcade Fire.

Mais, venons-en aux textes qui abordent des sujets aussi divers que les conflits mondiaux (le magnifique « Monument aux Déserteurs » et le crépusculaire « Tango de Guerre), l’art (« Les Couleurs de la Vie ») et même le GPS (le moins réussi « Directions »).

Et finalement ce cocktail paradoxal ne manque pas d’allure. Il y a bien quelques moments plus faibles, mais en général, leurs longues litanies cinématographiques (NDR : un Dvd réalisé par Solemn, intitulé « Cinematic Pop », est joint au cd audio) et fantastiques finissent par flatter l’oreille, grâce à leur étrange subtilité. Inégal, puissant mais surtout original !

 

Hazel-Rah

The Africantape (Ep)

Écrit par

Hazel-Rah est avant tout le projet personnel de Tim Byrnes, un compositeur/chanteur/trompettiste/claviériste également actif chez PAK, Kayo Dot ou encore Tartar Lamb. Il a entamé cette aventure en solitaire dès 2006. Sous différents line up. Pour concocter ce nouvel Ep, « The Africantape », il a bénéficié de la participation de musicos issus de cette écurie (NDR : vu le tire du disque, fallait s’en douter). Et tout particulièrement Adam Minkoff, David Andrew Moore ainsi que Charlie Looker (Extra Life).

Partagé en deux pistes, cet elpee s’inscrit dans la lignée du travail opéré par Tim Byrnes, c’est-à-dire le fruit d’un mélange de prog-rock et de free-jazz. Vous l’imaginez aisément, la musique de Hazel-Rah n’est pas facile d’accès. Et pourtant, la presse spécialisée est élogieuse à l’égard de cette plaque. Faut dire aussi que finalement, malgré sa richesse, « The Africantape » demeure agréable à l’écoute. La présence d’une voix explique sans doute ce phénomène, car l’instrumentation est toujours aussi complexe. Sur une rythmique élaborée et syncopée, des tas d’instruments (parfois non identifiés) viennent prendre leur tour de rôle. Une indication ? Pensez à Mr Bungle voire Mike Patto, mais sans l’aspect free-jazz.

Bref, même si Hazel-Rah ne s’enfonce pas trop loin dans l’expérimentation, et se révèle finalement plus abordable que d’ordinaire, « The Africantape » s’adresse essentiellement aux inconditionnels du genre. A vous de juger !

 

Steve Hogarth & Richard Barbieri

Not The Weapon But The Hand

Écrit par

Steve Hogarth (NDR : chanteur des Europeans et, depuis 1989, de Marillion) s'est associé à Richard Barbieri (NDR : claviériste de Japan et, depuis 1993, de Porcupine Tree) pour nous offrir une œuvre tout en douceur et en retenue. Les atmosphères sont paisibles. Elles baignent même au sein d’une sérénité quasi-tibétaine réminiscente du "Tin Drum" de Japan voire du "Brilliant Trees" de David Sylvian. On oscille entre ambient, progressif et trip-hop, particulièrement sur "Red Kite", "A Cat With Seven Souls", "Naked" et "Your Beautiful Face".

"Crack", par contre, est un OVNI sur cette plaque. Caractérisé par une rythmique déjantée et des voix en 'overdrive', cette plage est expérimentale dans l’esprit de Radiohead.

Piste la plus ambitieuse de l’elpee, "Only Love Will Make You Free" est également la plus ‘classique’, tant dans sa structure que ses mélodies. On passe d'une ambiance tribale à la Peter Gabriel pendant la partie "Only Love…" à un climat terrifiant lors du break "Only fear…", opéré en sol mineur. Steve Hogarth signe le refrain, de sa voix puissante et incantatoire.

En un mot: un bien bel album, dessinant des paysages musicaux beaux, paisibles et envoûtants, même si on aurait aimé davantage d’urgence, d’énergie même. Et pour que votre info soit complète, sachez que plusieurs collaborateurs ont participé aux sessions d’enregistrement. Et notamment, Danny Thompson à la contrebasse, Arran Ahmun (John Martyn) et Chris Maitland (ex Porcupine Tree) à la batterie et Dave Gregory (XTC) à la guitare, basse ainsi qu’aux arrangements de cordes.

 

Kronos Quartet

Music of Vladimir Martynov

Écrit par

Affichant un parcours de plus de 45 enregistrements, de nombreux prix et 750 œuvres commissionnées, les membres du Kronos Quartet explorent depuis près de 40 ans les méandres de la musique pour quatuor à cordes sous toutes ses formes. Vladimir Martynov est considéré comme le chef de file de la génération de compositeurs issus de l’Union soviétique nés après la Deuxième Guerre. On retrouve dans l’écriture de cet artiste russe différentes influences. Et notamment de la musique sérielle, médiévale et de la Renaissance ainsi que celle des chants religieux russes. Outre Kronos Quartet, des interprètes tels que Guidon Kremer et le London Philharmonicon ont joué les œuvres du maître.

Le morceau « Schubert Quintet (Unfinished) » inspiré du Quatuor en do majeur de Schubert est un bel exemple du pouvoir expressif de la musique minimaliste répétitive. On se laisse facilement aller à la réflexion en écoutant cette marche scandée. Agréable, elle rappelle le caractère profondément humain des œuvres de l’Autrichien. « Der Abschied », quant à elle, végète dans une atmosphère assez glauque. Mais la lumière livide et mécanique qui semble être réitérée à l’infini est réchauffée de temps à autre par de superbes élans très expressifs. La musique de Martynov est une belle découverte. Inspirée de la tradition américaine de la musique minimaliste et du chant répétitif orthodoxe russe, elle est communicative et touchante. L’interprétation par le Kronos Quartet est impeccable.

 

Le Peuple de l’Herbe

A Matter of Time

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Il y a déjà quelque temps que les beats, les samples et autres breaks chers au Peuple de l’Herbe nous manquent. Depuis 2009, très exactement. Mais, en ce début d’année, les Français nous proposent enfin leur sixième livraison : « A Matter of Time ». De quoi mettre une nouvelle fois nos tympans en péril sur scène, là où le collectif excelle. Davantage chargés de groove que d’habitude, les 13 titres mélangent allègrement les genres tout en restant résolument scotchés aux musiques urbaines. L’énergie du crew lyonnais se déploie à travers le hip-hop engagé et old school de « Parler le Fracas » interprété en compagnie de Marc Nammour (du groupe La Canaille), du funk imparable de « Mothership » et de « Let Us Play », une compo enrichie de drums, samples, cuivres et accès de basse ainsi que des inévitables scratches ; sans oublier des tubes potentiels « New Day » et « Jasmin in the Air ». Le team s’aventure dans l’électro 80’s (« Numbers »), le spoken-word (« Matter of Time ») et courtise même les sonorités orientales (« Wooden Jam »). Tout un éventail nous rappelant combien le groupe nous avait manqués…

Après 14 ans de bons et loyaux services enfumés, le Peuple les réclamera bien sûr en manifestant une même ferveur, malgré quelques baisses de régime rencontrées au cours de l’elpee Mais, comme toujours, ‘Le dernier mot appartient au Peuple…’

En concert, dans le cadre du Couleur Café, ce 30 juin 2012.

 

Luise Pop

Time is a habit

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Ce quatuor viennois nous propose son troisième opus. Hormis le drummer, il réunit des filles. Signé chez Siluh, Luise Pop n’a jamais vraiment dépassé les frontières des pays germaniques.

Luise Pop revendique des influences aussi diversifiées que New Order, The Drums, Le Tigre ou encore Patti Smith. De quoi légitimement se demander si l’elpee n’allait pas de nouveau nous plonger dans le revivalisme 80’s.  Heureusement, hormis « Conceptual Dance », ce n’est pas le cas. En fait, la formation autrichienne s’inspire du rock épicurien. Pensez à une rencontre hypothétique entre The Kills, les White Stripes et Los Campesinos. Et franchement, dans l’ensemble les morceaux de « Time is a habit » passent plutôt bien la rampe. Les guitares mènent la barque, pendant qu’une des demoiselles vient pousser la chansonnette. Rien de réellement neuf, mais un elpee plutôt agréable à écouter, dans son ensemble. Un bémol : « Blue lights », une piste sur laquelle une des vocalistes pousse sa voix au bord de la rupture. Et puis dommage qu’à mi-parcours le groupe continue de camper sur ses acquis et ne cherche plus jamais à innover.

A l’instar de Killed by 9V Batteries, Luise Pop est un autre sympathique groupe autrichien. Mais ce dernier n’est pas suffisamment original pour espérer une quelconque reconnaissance internationale…

 

Mouse On Mars

Parastrophics

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Ils sont marrants ces Allemands. On n’entend plus parler d’eux pendant six ans et ils reviennent, l’air de rien, en nous assénant une putain de claque electro-orgasmique. Le plus drôle dans cette affaire, c’est que l’on s’attendait à un album de cette trempe de la part de Modeselektor. Finalement ces derniers ont délivré, fin 2011, un 3ème LP qui, dans son ensemble, n’a pas convaincu grand monde. Drôle et ironique puisque c’est sous les tuiles de Monkeytown, le label de Modeselektor, que Jan St. Werner et Andi Tomas, alias Mouse On Mars ou Mom pour les plus intimes, se sont réfugiés.

Déjà considéré comme le meilleur labeur des deux hommes depuis leur « Idiology » de 2001, « Parastrophics » recèle un festival de killer-beats, de rythmes saccadés et de basses puissantes qui te prennent à deux mains et te secouent le bide et la cervelle frénétiquement tellement tu t’y attendais pas. Tout au long de ce disque, Mouse On Mars démontre à tous ses contemporains que le projet a évolué au fil du temps, sans tomber dans la caricature du vieux groupe des années ’90 qui s’accroche tant bien que mal à sa carrière en s’attaquant pathétiquement au genre dominant. Bien au contraire. Le duo originaire de Düsseldorf fait la nique aux petits jeunes, Modeselektor en tête (« They Know Your Name »). On pense même parfois à du Hudson Mohawke (« Gearknot Cherry », « iMatch ») ou du Rustie (« Polaroyced »), la sophistication des vieux loups en sus. Y'a même un arrière-goût d'Aphex Twin là-dedans. Après s’être pris tout ça dans les oreilles et la tronche, ne reste plus qu’à lever du poing et affirmer dur comme fer que « Parastrophics » est ZE album électro de ce début d’année.

A voir de plus près pendant les Nuits Botanique, le 15/05 (Orangerie)

 

Simi Nah

5

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Outre son projet personnel, pour lequel elle se réserve le chant, Simi Nah rejoint circonstanciellement Praga Kahn, pour se consacrer à la basse. Française, elle joue également de toute une série d’instruments. Pour enregistrer son nouvel opus en solitaire, elle a reçu le concours du coproducteur, Kenny Blomme.

La solution sonore continue de creuser dans la ‘french touch’, une forme électro très appréciée outre-Atlantique, il faut le rappeler. Le mixing est excellent. Et les mélodies inspirées. Mais la demoiselle adore les ambiances gothiques (NDR : son style vestimentaire en est également une illustration). Ce qui apporte davantage de caractère aux compos. Bien vu ! En outre, la Niçoise possède une jolie voix, ce qui n’est pas négligeable. 

"Coco chaRnel" ouvre l’elpee. Un titre sympathique, même si les lyrics me semblent un peu limite.  "R & B : Rubis et Bikini" est la pépite de cet opus : rythmes endiablés, interventions électro judicieuses et énergiques. Un tube en puissance que l’on écoutera en boucle. Une chanson qui déchire, rappelant étonnamment « Ca m’énerve » d’Helmut Fritz, au niveau des arrangements comme dans la frivolité des paroles. L’humour en moins toutefois.

Retour à la quiétude sur le titre maître et "Cabaret", deux plages plus ‘chantantes’. Trop fade, "Bride in Black" est totalement dispensable. "100 visages" réverbère des échos empruntés à Mylène Farmer. Pour la voix, bien sûr ! Mais au fil du disque, les bonnes compos se font de plus en plus rares, même si "Requiem pour un chiffon" tient bien la route. En fait, et c’est là que réside l’essentiel du problème, les textes des chansons rivalisent de banalités. Ils parlent de strass, de paillettes et de mode. De futilités, si vous préférez. Et même dans l’univers de l’électro, la qualité des lyrics a son importance, quoiqu’on en pense. Surtout dans la langue de Molière. Paradoxalement, "Die for Fashion" passe mieux la rampe. Les paroles sont en anglais. On y prête donc fatalement moins attention. Et à partir de "La machine", le syndrome refait son apparition. Un syndrome accentué par une perte progressive de peps, d’énergie. Comme si l’artiste était soudainement tombé en panne d’inspiration.

Bref, même s’il faut tirer un bilan en demi-teinte, rien que la présence de "R & B : Rubis et Bikini" est de nature à sauver un album qui aurait peut-être gagné à être plus court. En éliminant les titres sans grand intérêt, par exemple. Et puis surtout, il aurait certainement rencontré davantage mes faveurs, si les textes avaient été davantage soignés. A l’avenir, faudra peut-être qu’elle pense à engager un parolier…

 

Quakers & Mormons

Evolvotron

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Quel album étrange ! « Evolvotron » constitue la seconde œuvre de ces mystérieux activistes musicaux (et religieux ?) baptisés Quakers & Mormons… Tout ce qu’on sait de ce projet, c’est que ces prêcheurs inconnus militent en Italie et qu’en outre, cet elpee a été concocté dans la toute petite ville de Pontecurone (NDR : c’est dans le Piémont) ; même s’il aurait pu être réalisé au Canada, tellement l’univers de Quakers & Mormons lorgne du côté de celui de Buck 65 (« Background, Foreground », « Louder than Bombs »). Ces artistes (apparemment, ils sont deux et se prénomment Maolo et Mancho) livrent un hip-hop sombre (« Down is Up »), électronique et souvent –divinement ?– inspiré. Les instrumentaux sont originaux et n’hésitent pas à recourir aux cuivres (« Dancing in the Mud »), aux sonorités orientales (« Bog »), aux cordes (« Speechless Silence ») lorsqu’ils n’embrassent pas un certain esprit free-jazz (« Taste of Poland »).

Un bel album de hip-hop indie dans la lignée de ceux concoctés par 13&God, Subtle voire même Sage Francis ! Moralité : j’adhère sans hésiter à la secte des Quakers & Mormons…