New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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All The Saints

Intro To Fractions

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Cet album était tombé dans d’obscurs limbes et voit enfin le jour.

Il s’ouvre par le génial « Half red, Half Way », de quoi permettre à All The Saints d’afficher d’emblée ses intentions. Plus de bruit, moins de confort. Pour le plus grand plaisir de nos pavillons auditifs tout acquis à la cause bruitiste.

Suite tardive de « Fire In Corridor X », cet album explore des terrains plus abrupts ; et pourtant, l’audace est payante.

Expérimental et sans concession (se référer à « 4H Trip »), ATS est une sorte de pendant lumineux d’A Place To Bury Strangers.

Ne dénigrant pas leur affection pour les mélodies, ces résidents d’Atlanta distillent leurs chansons sous un vernis craquelé.

L’opus a été enregistré au sein de différents studios ; et pourtant ces inconvénients matériels ne nuisent ni n’affectent l’homogénéité de l’ensemble…

Cet album regorge de trouvailles et des titres comme « EIO » ou le brumeux « Intro To Fraction » semblent simplement imparables, tandis qu’un O.V.N.I. tel « Dangerflowers » propulse l’auditeur dans un univers inquiétant et quelque peu malsain.

Rempli de (bonnes) surprises, cet elpee est source de grands plaisirs auxquels beaucoup risquent de succomber.

Ce qui aurait pu être un des albums de 2011, devrait figurer au sein de mon top, en 2012…

 

Florence Coste & Julien Dassin

Monsieur Montand

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La mode serait-elle aux hommages ?

Il y a quelques semaines à peine, une flopée d’artistes saluaient la mémoire de Monsieur 100 000 volts (Gilbert Bécaud pour les ignorants). Aujourd’hui, un duo réunissant Florence Coste (inconnue au bataillon, en tout cas au mien) et Julien Dassin (fils de l’autre) choisit de reprendre à son compte les plus grands succès d’Yves Montand.

A l’inverse de la compile concernant Bécaud où chacun y allait de sa petite touche personnelle pour tenter de donner une nouvelle vie ou une autre dimension au morceau interprété, sur ce CD consacré à « Monsieur Montand », on a droit à des reprises fades, insipides, incolores car bien que recherchant le style ‘Yves Montand’ on n’en n’a qu’une très pâle imitation. Le hic dans ce cas-ci, c’est qu’en voulant rester trop fidèle au modèle, soit on casse la baraque ou on se casse la gueule. Et bardaf, c’est l’embardée (ça vous rappelle rien ?)

Car n’est pas Montand qui veut !

L’esprit ‘guinguette’ cher au grand Yves est bien conservé car l’instrumentation n’a pas changé d’un iota et elle est même excellente ; mais les voix sont loin, très loin d’avoir le charme, la force, la personnalité du célèbre Interprète…

En un mot comme en cent, même si la qualité d’enregistrement d’antan est sans aucun doute certainement moins bonne que celle-ci, rien ne vaut l’original. En effet sur ce disque, l’ennui transpire de la première à la dernière mesure et on serait bien tenté de reprendre les vinyles du ‘Papet’ même s’ils crachouillent du début à la fin…

Du vent, que du vent…

 

Daan

Concert (Cd+Dvd)

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Parti de Berchem en 1998, Daan Stuyven a parcouru depuis pas mal de chemin. A la lisière des confluents de notre beau pays, et au-delà. Une route sertie de joyaux, comme un soleil perçant la brume en hiver. Car la musique de DAAN est faite d’images, autant que de sons.

Retraçant la tournée accomplie en formule trio l’an dernier (et reconduite encore depuis, notamment lors des PIAS Nites) cette double galette nous offre donc la possibilité de (re)voir et entendre les chansons de cet artiste humble mais terriblement talentueux.

Au passage, on appréciera l’esthétique soignée de la vidéo, du packaging, et on se délectera de ces versions déshabillées, mises en lumière par Isolde Lasoen et Jean François Assy.

Parmi les perles de cet opus, on épinglera « Ashtray », le sombre « Neverland » (qui pourrait être la Belgique), l’incontournable « Simple » repris en chœur par le public (un des moments forts de ses concerts), la chevauchée accomplie tout au long d’« Icon » et le conquérant « Victory ». Et au sein de cette discographie irréprochable, elles sont précieuses…

Quand la musique populaire revêt ses atours de grands soirs et s’élève au rang de beauté céleste.

 

Dry The River

Shallow Bed

Écrit par

Les Londoniens de Dry the River, sorte de Mumford & Sons 2012, publient leur premier LP, « Shallow Bed » et tout le monde s’emballe. Ou presque. Il y a certes de l’ambition dans cette première œuvre acclamée de toutes parts, mais il y a du bon comme du tout pourri là-dedans. Pour apprécier pleinement les capsules pop-rock du quintet, il est clairement indispensable d’adhérer aux vocalises de Peter Liddle. La voix du chanteur est de celles qu’il est assez facile de détester. Surtout lorsque celle-ci devient larmoyante ou s’essaie à des envolées lyriques appuyées, comme sur le single « No Rest » ou « New Ceremony », un morceau qui aurait aussi bien pu être gravé sur un disque de The Killers.

« Shallow Bed » n’est en fait jamais aussi bon que lorsque les cinq Londoniens proposent des compos tout en retenue. A ce titre, le trio final « Shaker Hymn », « Weights & Measures » et « Lion’s Den » font la nique à tous les morceaux précédents. Et largement. La première œuvre de Dry The River réussit à parfaitement amalgamer finesse et polissage. Si bien que la formation finira quoi qu’il en soit sur les plus grands podiums, tôt ou tard. D’autant que les petits gars peuvent se targuer d’avoir été nominés dans l’infaillible liste ‘Sound Of 2012’ de la BBC. A suivre, peut-être…

 

Hooded Fang

Tosta Mista

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Vous n’avez jamais entendu parler de cette formation canadienne ? Pas grave, leur notoriété ne saurait tarder. Et pour cause, ce deuxième album est une véritable bouffée d’air frais qui balaie la sphère rock contemporaine. Un peu comme les Strokes avait fait, il y a quelques années. Hooded Fang remet au goût du jour le rock garage des 60’s. Les morceaux sont accrocheurs. Opérée par le groupe, la mise en forme semble bâclée. Pourtant, il n’en est rien. En fait, elle est destinée à entretenir un climat vintage. Cristallins, les riffs de guitares se glissent entre les nappes d’orgue. La ligne de basse est caoutchouteuse. Entraînante, la voix de Daniel Lee est régulièrement soutenue de chœurs.

Même s’il ne dure à peine que 23 minutes, ce disque aurait dû sortir en vinyle, un matériau qui correspond parfaitement à ce type de musique, qui doit encore susciter chez vos parents, une certaine nostalgie. Une belle excuse pour autoriser les enfants à aller fouiller dans la vinylothèque de leurs ascendants, afin d’y découvrir des trésors cachés et avant-gardistes…

 

Jester At Work

Magellano

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A peine un an après la sortie de « Lo-Fi, Back to Tape », l’Italien Antonio Vitale –alias Jester at Work– s’est déjà remis au travail et prouve par la même occasion qu’il a opté pour le bon patronyme… « Magellano » a été composé à proximité d’un port, et les bateaux avaient  probablement pour destination l’Amérique, car tout chez Jester respire les States, de sa voix goudronnée à ses divagations blues acoustiques. L’homme fait imparablement penser à un Admiral Freebee italien ou à un Johnny Cash qui serait né et aurait vécu à Pescara ! « Magellano » regorge de pépites, élaborées dans l’esprit proche de l’illustre explorateur. Les plus belles ? Le très court « Little Sad Song » et le féroce « Estacion 14 ». A découvrir absolument !

 

Lonely Drifter Karen

Poles

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Le plus Européen des trios s’est donc fixé à Bruxelles pour écrire ses deux derniers albums. Quoi de plus normal, puisqu’il s’agit de la capitale du Vieux Continent. L’Autrichienne Tanja Frinta, l’Espagnol Marc Melia et le Français Clément Marion (qui a remplacé l’Italien Georgio Menosi) ont en effet décidé de donner une suite à leur aventure entamée en 2008, sous le patronyme de Lonely Drifter Karen, un nom inspiré du film ‘Les Idiots’ du fantasque réalisateur danois Lars Von Trier, en publiant un troisième opus, intitulé « Poles »

A l’instar de ses deux précédents elpees, l’expression sonore de L.D.K. est issue de la rencontre entre pop et folk, mais un folk au sens large du terme, s’ouvrant également et surtout aux musiques de l’Est. La voix de Tanja est toujours aussi puissante. Le ton constamment allègre. Les synthés et les percussions électroniques sont judicieusement dispensés. Mais dans l’ensemble, les compos de cette œuvre, quoique jamais désagréables à écouter, manquent de mélodies imparables. Si bien qu’il est parfois bien difficile de nous extraire d’un certain ennui. D’autant plus que la mise en forme est un peu trop polie pour ne pas dire trop propre. Heureusement, l’une ou l’autre compo nous rappelle quand même que l’Euro-trio ne manque pas de talent. A l’instar du plus pop, rafraîchissant et entraînant, « Comet », qui aurait pu figurer dans le répertoire d’une Cindy Lauper indie !

Lonely Drifter Karen se produira ce 10 mai, au Dok Arena de Gand.

 

Connan Mockasin

Faking Jazz Together (Ep)

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Votre serviteur n’est, en général, pas très friand de remixes. Ces exercices de style n’apportent le plus souvent, pas grand-chose de plus, à la version originale. Il y a des exceptions, mais elles ne sont pas légion. En fait, plutôt que d’être remixés, certains albums mériteraient une totale remise en forme. La nuance est subtile, mais elle établit une différence fondamentale entre production et bidouillage. Le bidouillage n’a le plus souvent qu’un seul objectif : faire danser sur les nightfloors.

« Faking jazz Together » est incontestablement la meilleure plage issue du tour premier elpee de Connan Mockasin, « Forever Dolphin Love », un superbe opus publié par le Néo-Zélandais, l’an dernier. Cette piste fait aujourd’hui l’objet d’un Ep trois titres.

La première piste est une version ‘extended’ du morceau originel. Rien de révolutionnaire à l’horizon ! La seconde a été retravaillée par Michael Mayer. Et elle correspond parfaitement à ce qu’on attend d’une compo destinée à une piste de danse. Enfin pour la troisième, c’est Tom Furse, le bassiste de The Horrors, qui est derrière les manettes. L’adaptation est apparemment plus cool, mais l’apport de percus et de rythmiques confère au morceau un aspect plus tribal, presque hypnotique.

Connan Mockasin se produira ce lundi 26 octobre à l’Orangerie du Botanique, et reviendra le 19 mai au Cirque Royal, afin d’épauler Charlotte Gainsbourg, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Mother’s Army

The Complete Discography

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Le vocaliste italien Joe Lynn Turner est connu essentiellement pour son travail opéré chez Rainbow. Il y avait succédé à RJ Dio. Il s’est également forgé une belle notoriété en opérant diverses collaborations ; et notamment en compagnie de Yngwee Malmsteen.

Mothers’Army est un ce ses nombreux projets. Autour du chanteur, on ne retrouve que de vieilles connaissances. Bob Daysley, Carmine Appice, Ansley Dunbar, Jeff Watson. Les trois albums du combo de power rock metal ne sont pas simples à  dénicher. La sortie de ce coffret trois Cd’s, en forme d’intégrale ne pouvait donc mieux tomber. Un premier album a vu le jour en 1993 déjà, avec un son hard racé et toujours d’excellentes performances du Sieur Turner. Certains titres plus soft, caractérisés par la présence d’un harmonica, s’éloignent des stéréotypes du genre.

Il faudra attendre 97 avant que ne sorte « Planet Erath », une petite déception pour un combo qui s’oriente vers un rock nettement moins inspiré. Heureusement, « Fire on The Moon » rectifie le tir un an plus tard et nous offre une succession de compos cinq étoiles, formidablement habillée d’un son puissant mais toujours clair. Ce n’est pas ce que Turner a pu enregistrer de meilleur, mais je recommanderai ce coffret aux adeptes de Whitesnake, Rainbow et Deep Purple.

 

Playboy’s Bend

Needs (single)

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Monde enfantin sous ecstasy électronique, l’univers du Liégeois Xavier Gazon se traduit par un voyage entre candeur et New Wave synthétique.

Au-delà d’un second degré plus qu’évident, la qualité reste le principal atout de ses compositions, au travers de ses différents projets.

« Needs » et son gimmick dansant, irrésistible appel au dancefloor, et « Caroline » intrigante plongée dans les fantasmes d’une poupée, composent donc cette sortie annonçant l’album à venir.

Deux orientations mais une homogénéité bien présente, qui ouvrent les portes d’un monde bien personnel qu’on a hâte de visiter plus en profondeur.

Triturant les puces de différents jouets, ce génie touche-à-tout réussit l’exploit de créer une musique éminemment ludique et addictive à la fois.

On en redemande.

 

We Have Band

Harder, Better, Faster, Stronger

Écrit par

We Have Band revient, plus motivé que jamais. Venu défendre les couleurs de « Ternion », son nouvel et second LP, le trio originaire de Londres a investi le plancher de la Rotonde du Botanique pour un show tout en crescendo. Entre leur première apparition en Belgique sur cette même scène en 2009 et celle de ce 20 mars 2012, un monde de différence. Darren, Dede et Thomas ont offert une prestation quasi sans faille à un public shooté au Redbull.

En septembre 2009, We Have Band défendaient « WHB », un premier disque electro-pop fort sympathique devant une Rotonde qui se secouait timidement. Près de trois ans plus tard, le trio réinvestit la petite salle du Botanique devant un parterre bondé. Sur les planches, dès 21h, Darren Bancroft, Dede Wegg-Prosser et son mari Thomas Wegg-Prosser démarrent leur set par deux morceaux extraits de « Ternion », publié en janvier dernier. Ces nouvelles compos de la formation prennent une direction clairement new-wave. Le travail d’écriture semble plus engagé que sur « WHB », disque duquel ils extrairont ensuite « WHB » et « Love, What You Doing ? ».

Face au public, une formation transcendée par les acclamations continues du public. Dede, en tête, est une pile sur pattes. Elle exhibe fièrement sa dégaine eighties et chauffe le public sans faux-semblants. Le trio déploie un set maitrisé et donne, graduellement, tout ce qu’il a dans le ventre. En milieu de parcours, Darren se lance dans « Honeytrap ». Retravaillée sous une version électrisante, elle met le feu aux poudres. Dede reprend la main lors d’un « You Came Out » dont les ‘scream and shout’ répétés inlassablement en guise de refrain sont littéralement exécutés par un public de plus en plus déchaîné. Les trois Londoniens, certainement transcendés par l’énergie du public, font ensuite un sans-faute dont les points forts seront « Visionary », « Divisive », « Where Are Your People ? » et « Watertight ».

En guise de rappel, We Have Band propose un titre que les musicos disent ne jamais jouer en live. « What’s Mine, What’s Yours », emmené par la voix de Darren, est un pur moment d’extase pendant lequel même les plus turbulents de l’assistance retiennent leur souffle. « Oh ! » signale la reprise des festivités. Après avoir regagné les coulisses, les trois insulaires, qui n’ont pas manqué de marquer leur enthousiasme face à un public aussi chaud, sont contraints de rebrousser chemin vers les planches une troisième et dernière fois, devant la ténacité des hurlements de la foule. Pas de « Hear It in the Cans » au programme, mais WHB assène le coup de grâce en dispensant leur classique « Time After time » qui fait bondir presque tous les fans placés dans la petite fosse de la Rotonde.

Sur scène Le We Have Band cru 2012 a définitivement plus de saveur que trois ans auparavant. Et face à un accueil pareil, nul ne doute qu’on les reverra très bientôt par ici !

(Organisation : Botanique) 

Amadou & Mariam

Amadou et Mariam raniment La Défense

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Le groupe malien Amadou et Mariam présentait son dernier album « Folila » lors d’un concert, accordé ce 20 mars, dans le cadre du Festival Chorus, dans les Hauts-de-Seine. Sous le chapiteau Magic Mirror, le duo est parvenu à réchauffer le public, au beau milieu du quartier d’affaires de La Défense, à cette heure, désert et austère.

Prendre son temps semble sacré pour les Maliens, à Bamako comme à Paris. Il faut patienter jusqu’à 22 heures environ pour apercevoir les silhouettes d’Amadou puis celle de Mariam, guidée par un confrère, s’avancer tranquillement vers la scène. Le duo perce l’obscurité de la salle. Il n’a rien perdu de son goût pour le doré, des lunettes aux bijoux en passant par l’habituelle guitare électrique d’Amadou. Vêtus d’un traditionnel bazin bordeaux, les chanteurs prennent place sous un Magic Mirror déjà chauffé au son reggae de Clinton Fearon ainsi qu’aux résonances planantes du balafon et du vibraphone de Lansiné Kouyaté et David Neerman. Deux choristes et danseuses accompagnent Amadou et Mariam.

Le duo entame le concert par « Mogo » tiré de leur nouvel album « Folila » qui sort le 2 avril prochain. Un morceau qui permet au public de retrouver le groupe dont le dernier opus, le  protéiforme « Welcome to Mali », date de 2008. L’attente en valait la peine, les choristes nous assurent que ‘Tout le Mali est là’.

Viennent « Magosa », qui emplit nos oreilles de la douce mélodie de la langue bambara. Puis « Batoma ». Cette chanson nous parle d’une personne désinvolte qui se fiche de tout, même quand la collectivité chante, danse, tchatche et bouge, comme nous en ce moment!

Mariam met un point d’honneur à garder la température de la salle élevée en ponctuant sa chanson de ‘yepa’ et de ‘chaud’, appelant le public à frapper des mains. De son côté, Amadou, le sourire imperturbable, demande si l’on est ‘prêt à sauter’. Les spectateurs s’exécutent avec plaisir.

De « Dobe Mangan » à « Wari », qu’Amadou nous traduit du bambara par ‘argent’, l’enchaînement des morceaux est régulièrement et naturellement entrecoupé de dialogues entre Amadou et Mariam et quelques personnes du public qui les interpellent dans leur idiome. Des échanges verbaux souvent rapides, parfois plus longs. Nous tentons de comprendre le sujet. Nous nous contenterons de deviner le contenu positif à entendre Mariam répéter ‘Ini tché’, soit merci dans sa langue.

Retour dans l’exaltation sur « Africa mon Afrique » nouveau titre au texte engagé qui inscrit le duo malien dans la tradition des chanteurs clamant un changement politique pour le continent africain. Amadou et Mariam y prônent le ‘multipartisme, la transparence et les élections libres’ ou encore ‘la démocratie et le changement’.

On se surprend à espérer voir surgir Bertrand Cantat des coulisses, qui est en featuring sur quatre morceaux de « Folila », mais en vain.

« Masiteladi » » et « Wily Kataso »  maintiennent un public attaché et remuant qui se sépare  petit à petit de quelques prudents qui ne veulent pas rater le dernier métro.

« Dogon » nous entraîne un peu plus haut, dans les terres ancestrales du Mali, un pays qu’Amadou nous encourage vivement à venir découvrir.

Le duo va puiser toute l’énergie du public en balançant tour à tour « La réalité », tiré de l’album « Dimanche à Bamako » (2004) qui nous rappelle l’Amadou et Mariam d’antan, celui de Manu Chao, des sonorités légères et frétillantes ; puis « C’est pas facile pour les aigles » et « Beaux dimanches », le tout, avant de se retirer de scène.

Et de laisser le public encore plus sur sa fin. Grondement de pieds.

Amadou et Mariam reviennent pour entonner « Chérie » et « Sebeke ». Les danseuses sont survoltées et s’accaparent le devant du podium en rivalisant de mouvements frénétiques et imposants alors que le public s’imagine sur un autre continent.

Il est bien plus de minuit et personne n’est sûr de pouvoir rentrer chez soi. Finalement pas certain de le vouloir non plus.

 

Timber Timbre

Comme une lettre à la Poste…

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Taylor Kirk, alias Timber Timbre, était de retour au Botanique de Bruxelles, pour une nouvelle prestation en solitaire. Tout au long de ses deux premiers opus, le Canadien (NDR : il est né à Brooklin, une commune de la ville de Whitby, dans l’Ontario) était parvenu à démontrer son talent de songwriter. Cependant, lors de ses dernières visites dans la capitale, Timber Timbre a soufflé le chaud et le froid. A cause de sets sans doute psychédéliques, mais surtout trop expérimentaux.  Néanmoins, le public ne semble pas lui en porter grief, puisque ce soir, la Rotonde est pleine à craquer.

C’est donc dans un cadre minimaliste que le Canadien se produit aujourd’hui : il est seul et ne s’accompagne que d’une gratte et d’une grosse caisse. Le climat est ténébreux et le public concentré. Tailor Kirk a clairement gagné en charisme et confiance. L’ombre d’un Léonard Cohen plane dans la salle. Quoiqu’énigmatique, son blues-rock est efficace. Il passe comme une lettre à la Poste… Quelques notes de guitare tout en nuances suffisent pour subjuguer l’assemblée. Voire pour la bouleverser. Sa voix fait monter la tension tandis que la grosse caisse claire accentue les crescendos. La petite salle de la Rotonde est vraiment parfaite pour accueillir ce type de concert. Au cours de sa prestation qui va durer une bonne heure et demie Timber Timbre va interpréter ses meilleures chansons, et notamment « Under Your Spell », « Demon Host » ou encore « I Get low ». L’auditoire va même avoir droit à un nouveau morceau « Coming to Paris to Kill You », qui augure un futur et excellent nouvel elpee, ainsi qu’une reprise de Screamin’ Jay Hawkins, « I Put a Spell on You ».

Face à un public, certes conquis d’avance, Kirk Taylor a de nouveau démontré qu’il était un remarquable compositeur, mais également un excellent interprète en ne se servant pourtant que du minimum syndical… Chapeau bas !

(Organisation Botanique)

 

 

L’album d’Uncontrollable Urge en téléchargement gratuit…

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« Uncontrollable Urge », c’est le titre d’une chanson du groupe mythique Devo, mais c’est également le patronyme d’une formation italienne dont la musique expérimentale et atmosphérique lorgne essentiellement vers la prog et le psychédélisme. Vous souhaitez en savoir plus ? Le groupe vous propose de télécharger gratuitement leur album, intitulé « Dirge », ici

Pour plus d’infos :
http://www.uncontrollableurge.it/
http://www.myspace.com/uncontrollableurge09

 

 

Charlie Winston

Chapeau Charlie !

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Charlie Winston est un cas un peu spécial dans le paysage musical contemporain. Né de parents hôteliers, il apprend seul le piano avant d’intégrer une fac de musique à Londres, dès 17 ans. A 20, il plaque tout pour découvrir l’Inde et élargir les connaissances de son art. Il en revient un premier album sous le bras, « Make Way ». Un disque autoproduit, même si l’artiste est déjà suivi de près par Peter Gabriel. Il l’a rencontré en 2007, dans les studios de son label, RealWorld ; et l’Archange l'a emmené en tournée pour accomplir ses premières parties. En 2009 sort « Hobo » fabuleux opus, collection de hits directs. C’est la consécration. Plus de 600 000 albums sont vendus à travers le monde. Paradoxalement, c’est en France que sa cote de popularité est la meilleure. Nul n’est prophète en son pays ! Fort de cette estime bien méritée, Charlie  s’installe à Paris. Après une tournée mondiale, le plus Français des Britishs se prend quelques semaines de congé en Australie où il continue à écrire des chansons destinées à son troisième essai, « Running Still », paru l’an dernier. C’est cet ouvrage qu’il présente lors de sa seconde tournée mondiale.

L’Aéronef, on ne le dira jamais assez est une excellente salle de concert. L’acoustique y est bien supérieure au Zénith et autres salles ‘monstrueuses’ du même acabit. Et lorsqu’il est plein, les 2 000 personnes qui garnissent son antre garantissent chaleur et communion tellement nécessaires à la réussite d’un concert.

Medi et sa petite troupe ont pour mission de chauffer le public dès 20h00 tapantes. Tâche loin d’être insurmontable pour le batteur et meilleur pote de… Charlie Winston. Hé oui ! Non content de se réserver les drums pour la vedette du soir, Medi troque les baguettes contre le micro lorsqu’il est à la tête de sa propre formation. Là, ce sont ses deux frères qui assurent le tempo. Le quintet français a de l’allure et Medi effectue le boulot proprement et efficacement. L’influence de son ‘patron’ et ami ne sont pas bien loin. Il n’empêche, la veste et le pull sont vite ôtés tant l’ambiance monte de quelques degrés, à chaque morceau.

La petite demi-heure est très (trop ?) vite passée et c’est au tour du boss d’assurer le spectacle. Hélas, une panne d’alimentation de micro retarde la mise à feu d’une bonne dizaine de minutes. Mais tout vient à point à qui sait attendre et vers 21h15 l’obscurité envahit la salle, le temps pour Medi de reprendre sa place derrière les fûts et aux autres –ils sont cinq au complet– d’occuper l’espace qui leur est dévolu.

C’est « Wild Ones » qui a la charge d’inaugurer le set. On a déjà, à ce moment-là, un petit aperçu de ce que Charlie Winston est capable de créer à l’aide de sa bouche ; car il ne se contente pas seulement de chanter. Il est également un spécialiste de la ‘human beat box’, imitation vocale d’une boîte à rythmes, de scratches et de nombreux autres instruments (principalement de percussion). Vous l’ignoriez ? Moi aussi !!! Mais c’est tout bonnement génial de voir et d’entendre ce gars commencer seul au micro un morceau avant d’être rattrapé par ses musicos… Dès cet instant, l’homme à la cravate et au petit chapeau (mais étrangement pas coiffé de son couvre-chef, ce soir) entretiendra le feu qu’il a mis dès le départ. Le public, immédiatement sous le charme, réagit au quart de tour et tape des mains, pogote ou reprend les refrains (connus) à l’unisson. Bien secondé par ses troupes au sein desquelles on épinglera la prestation cinq étoiles de Ben Edward, son harmoniciste, le frère de Tom Baxter (hé oui !) enchaîne les 20 titres que compte la setlist de son set. Grâce à un jeu de lumières constitué de cinq ‘arbres’ comprenant une dizaine de spots changeant de couleur au gré des morceaux choisis et un rideau variant son teint grâce à une rampe placée au bas de son dos, l’impression de fête, de feu d’artifice est partout et constamment présente. Ce qui ne fait qu’ajouter au bonheur des aficionados.

Charmant, charmeur, Charlie a vraiment tout pour plaire. Il est sympa, poli, comique et on en passe, mais non seulement, il gratifie l’assemblée de ses meilleures compos, et il y en a un paquet, mais en outre, il converse allègrement dans la langue de son pays d’adoption. Il a tous les atouts dans son jeu et il s’en sert magistralement. Les 2 000 fans présents le lui rendent bien, jouant le jeu lorsqu’il le demande ou battant la mesure quand le préposé aux claviers le propose. Bien que ne comptant que deux ‘véritables’ elpees à son actif (le 1er  reste anecdotique) tout qui a un jour allumé son poste de radio a déjà entendu « In Your Hands », « Like a Hobo », « I love your Smile » « Generation Spent » issus de son pénultième long playing ou « Hello Alone », « Where I can buy Happiness » de sa dernière publication.

C’est lors de l’interprétation d’« In your Hands » que Charlie descendra de son estrade pour venir chanter avec et parmi ses fans. Il ira même jusqu’à se mettre debout sur les barrières de sécurité délimitant le périmètre des pupitreurs afin d’être vraiment au cœur de son public pour partager son bonheur.

« Hobo » clôture la première partie, après une heure passée à la vitesse de l’éclair. A ce moment, Charlie nous demande d’applaudir à la japonaise, c'est-à-dire les mains près de la poitrine dans le but de voir tous les visages sur les photos qu’il postera sur sa page Facebook.

La série de rappels débute par une ballade interprétée au piano, « Lift me gently » avant de, émotion garantie, reprendre somptueusement et d’une façon rageusement incroyable « Au suivant » de l’immortel Brel.

Deux hits « I love your Smile » et « Generation Spent » seront ses deux dernières compos personnelles mais pas encore la fin de son concert. Réclamant Medi au micro et ses acolytes avec lui sur scène, nous aurons encore droit à deux reprises, « Alright » de Supergrass et pour mettre un point final à cette soirée endiablée, « Wake up » d’Arcade Fire.

Quand je vous disais que Charlie Winston et Medi étaient les meilleurs amis du monde… Ils s'amusent bien et en font de la musique. Avant de se retrouver sur la tournée, ils viennent d'enregistrer une série de reprises pour le plaisir. Il s'agit de quatre titres: les deux compos interprétées lors de son rappel ainsi que "Who's gonna save My Soul" de Gnarls Barkley et "Lonely Boy" des Black Keys.

Vraiment un mec bien ce Charlie Winston. L’avez pas vu ? Tant pis pour vous car son concert prévu à l’AB le 26 mars prochain affiche complet… Mais peut-être reste-t-il des places deux jours avant, le 24, au Belzik de Herve ?

Ou alors, il vous faudra attendre son retour, mais au Zénith de Lille, le 22 septembre prochain.

(Organisation Vérone Productions)

 

Nadéah

Venus Gets Even

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Le nom de Nadéah n’évoque à priori pas grand-chose. Mais les fans de Nouvelle Vague ont une longueur d’avance. Cette Australienne, qui a déjà publié deux LP très confidentiels en compagnie de son ancienne formation, The Lovegods, a en effet prêté sa voix au collectif français entre 2007 et 2010. C’est donc à Paris que la trentenaire, originaire de Melbourne, s’est installée pour faire décoller sa carrière. Et Nagui ne sera pas resté insensible à son charme puisqu’elle sera invitée à deux reprises sur le plateau de l’émission ‘Taratata’, en 2011. Et en septembre de la même année paraît « Venus Gets Even », son premier essai solo.

Entourée du compositeur Nicola Tescari (qui a reçu une nomination aux derniers Grammy Awards) et de musiciens de Babylon Circus, la chanteuse propose un disque tiédasse qui hésite entre plusieurs genres, du Jazz à la Pop en passant par le Folk. Mais à vouloir être trop éclectique, Nadéah en oublie la cohérence de l’ensemble. « Venus Gets Even » sonne souvent comme une version 100% british des Brigitte (« I Burned A Cowboy At The Melbourne Airport », « Scary Carol », « Song I Just Wrote », « Whatever Lovers Say » etc.) Le disque, finalement quelque peu anecdotique, plaira certainement aux fans de ces dernières et donnera de l’urticaire à ceux qui ne peuvent plus les sentir.

En live au Cirque Royal aux Nuits Botanique (avec La Grande Sophie et Anaïs) le 18/05 et juste avant, le 24/04 dans le cadre du Printemps de Bourges.

 

Nedry

In A Dim Light

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Comment en faire des caisses pour vraiment pas grand-chose ? Demandez aux Britons de Nedry. Ils m’avaient laissés une relativement bonne impression lors de leur prestation en ouverture du concert de 65Daysofstatic au Botanique en 2010, mais reviennent à la charge par la (toute) petite porte. Le contenu de « In A Dim Light », le second LP du trio, se caractérise en un seul mot : épouvantable. En cause, la Mimi Geignarde de la bande, Ayu Okakita.

La chanteuse, certainement inspirée par les nombreuses –et pas forcément justifiées–comparaisons avec Björk, en fait des tonnes. Mais des tonnes ! Et c’est le travail de composition de ses deux sous-fifres qui en pâtit largement. Seul le titre instrumental « Land Leviathan » évite les ondes vocales parasitaires de la demoiselle. Au terme des dix morceaux, t’as juste envie d’hurler ‘Ta gueule !’. Si ce n’est pas déjà le cas après l’affreux « I Would Rather Explode » qui ouvre la galette… 

Balkan Beat Box

Give

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C’est reparti ! Les allumés du Balkan Beat Box dégainent à nouveau leurs armes chargées de munitions faites de cuivres, de samples, de scratches et de beats électro énervés… Sans le concours habituel d’une multitude de guests, le trio américain d’origine israélienne s’est enfermé en studio pour composer ses nouvelles bombes –un peu plus rock que d’habitude–mais toujours aussi engagées politiquement (« Political F*ck », « Enemy in Economy »). Ori Kaplan (ancien membre de Gogol Bordello) et Tamir Muskat habitent à New-York mais ont les yeux et les oreilles tournées vers le reste de la terre, ce qui leur permet de concocter un cocktail original et détonant entre musiques traditionnelles (méditerranéenne, balkanique, klezmer) et urbaines (hip-hop, dancehall, dub). « Give », leur 4ème album, ne déroge pas à la règle en s’adressant tant aux pieds qu’à la tête : M.I.A. (l’amusant « Part of the Glory » ou les plus ennuyeux « Money » et « Suki Muki ») rencontre Asian Dub Foundation (« Political F*ck ») ou un Goran Bregovic hip-hop (« Urge to be Violent ») !

Difficile de résister à la bonne humeur politique de Balkan Beat Box ! Et pourquoi ne pas danser de façon responsable cette année ?

 

Christophe Cirillo

Funambule

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Christophe Cirillo, ex ‘Monsieur Clément’ nous revient pour son troisième album, publié cette fois sous sa véritable identité. Amateur de pop anglaise et de chanson française, cet auteur/compositeur/interprète a déjà une belle petite histoire à raconter…

Sa formation, il ne la doit qu’à lui-même, aucun cours de chant, encore moins de solfège, juste les Beatles et Jimmy Hendrix qui lui donnent envie de se mettre à la guitare à tout juste 18 printemps.  Balbutiant quelques mots d’anglais, ses premières compos faciles et naïves voient le jour. Elles seront  rapidement oubliées, même si Cabrel le repère. La licence de socio en poche et une année dans une école de jazz plus tard, Christophe écrit l’ébauche d’un premier album qu’il envoie à Louis Chédid. En bon samaritain qu’il est, celui-ci guide ses premiers pas. En route pour les premiers cachets reçus lors des préambules des concerts de Calogero et Marc Lavoine. C’est parti !

Sous le pseudo de ‘Monsieur Clément’, il publie ses deux premières réalisations. Tout d’abord un opus éponyme en 2005 et deux ans plus tard « Comme un enfant ».

Il lui aura fallu cinq années avant de remettre le couvert. Bye bye ‘Monsieur Clément’, bonjour Christophe Cirillo. Plus besoin d’un groupe pour s’exprimer, il veut faire son numéro seul, comme le funambule sur son fil !

Passée la plage inaugurale un peu trop ‘footeuse’ à mon goût, on découvre un auteur responsable de chansons tout en finesse, en lumière et en émotion. Ses textes, mélancoliques et sensibles font mouche dès la première écoute. L’amour est le thème central de ses compos. Mais pas de panique, le miel ne coule pas entre les notes, Christophe décline de façon simple ce sentiment à tous les niveaux. Il a les idées claires et ses mots sont justes. Des expériences vécues sans doute, heureuses ou peut être un peu moins.

L’habillage de ses chansons est confié à une pop anglaise sur laquelle viennent se greffer quelques petites notes folk. Les guitares, acoustiques pour la plupart, donnent un relief doux et varié. Les mélodies évidentes, légères et directement accessibles transforment ce disque en une collection de morceaux inspirés, amusants et directs.

Sur ces sonorités pop vient se poser une voix juvénile qui sied merveilleusement à ce projet.

Un album intimiste, varié et vachement réussi pour ce jeune trentenaire qui n’a plus de leçon à recevoir de personne. Il a bien eu raison de prendre de la hauteur, ce funambule chantant…

 

Geoff Farina

The Wishes of the Dead

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Depuis plus de 20 ans, Geoff Farina s’est illustré au sein de groupes indie cultes et dans des styles différents, que ce soit le math-rock de Karate ou le folk de The Secret Stars. En outre, l’artiste a également entamé une carrière solo, il y a quelques années. Mais en règle générale, tout effort en solitaire implique un passage par la case acoustique. Et le Chicagolais ne déroge pas à la règle…

« The Wishes of the Dead » constitue le premier album solo de Geoff Farina depuis 6 ans car, entretemps, le vétéran est devenu prof de musique à l’Université DePaul à Chicago. Ses nouvelles compositions ont été enregistrées le long de la rivière Kennebeck (dans le Maine) et la culture locale influence son écriture : « Hammer and Spade » raconte les batailles des premiers habitants de la région pour leur survie et « Scotch Snaps » son voyage pour dénicher des musiciens dans de petits festivals bluegrass régionaux. Mais, l’Américain ne se limite pas aux frontières du Maine et s’ouvre au monde sur « Prelapsarian » qui relate la vie à travers les yeux d’une droguée ou « Prick Up Your Ears » qui décrit la peur des habitants d’une petite ville face au départ de leurs proches pour partir à la guerre en Irak ou en Afghanistan…

Côté musical, pas de fioritures, Geoff Farina opte pour une instrumentation au plus près de l’os. Sa voix grave rappelle tantôt Leonard Cohen ou Tony Joe White et son toucher de guitare est inspiré du picking cher au ‘Piemond Blues’, technique assimilée auprès des vieux briscards du cru…

Une œuvre austère et digne qui atteint son sommet sur le magnifique « Twilit ».

 

Tom Fire

The Revenge

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De son véritable nom Camille Ballon, le multi-instrumentiste français Tom Fire (pianiste, contrebassiste, producteur, …) affiche déjà un long parcours derrière lui… Il a participé à la confection d’albums de McSolaar, Java, Yael Naïm et de No One Is Innocent mais, il tient aujourd’hui sa revanche perso en publiant son premier elpee solo.

Tout au long de « The Revenge », le Parisien nous propose une collection de morceaux enfumés inspirés des musiques urbaines (dub, reggae, hip-hop). Enregistré dans son studio près du Père Lachaise, l’opus ne flaire certainement pas la naphtaline, car il parvient le plus souvent à mêler habilement modernité et esprit pop. Parfois, il lui arrive cependant de frôler l’univers de la lounge (« The Candle »). Pour enregistrer ce disque, il a reçu le concours de toute une série d’invités, et notamment Matthew McAnuff (« Brainwash »), McSolaar (« Marche ou Rêve ») ainsi que Jaqee (« Get Baptised »). Signé sur Chapter Two, le nouveau label des fondateurs de Makasound, le projet rappelle tour à tour le Peuple de l’Herbe (NDR : en plus aseptisé, néanmoins, à l’instar de « Legalize it ») et un Gotan Project plus jamaïcain qu’argentin (« The Candle », « The Revenge »). Si Tom Fire n’est pas parvenu à mettre le feu sur « The Revenge », sa musique est quand même ensoleillée, douce et plaisante à écouter…