La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Kasabian

Kasabian pas vraiment au zénith…

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Initialement prévu à l’Aéronef de Lille, le concert a été déplacé dans une salle plus (trop) grande vu la demande exhaustive de tickets. Bien mal leur en a pris car le Zénith est loin de valoir l’Aéronef, tant au point de vue acoustique qu’au niveau de l’ambiance. Lorsque la petite salle surplombant le centre commercial d’Euralille est bondée, une chaleur et une communion se dégagent de cet espace où par ailleurs, le son est quasi toujours d’excellente qualité. Ce qui a loin d’avoir été le cas hier soir.

La grosse ‘industrie’ qu’est le Zénith accueillait bien un petit 3000 fans, soit une augmentation de 50 % par rapport à ce qui est possible de l’autre côté ; mais dans cet immense hall à peine à moitié plein et résonnant comme un fût vide, Kasabian avait la lourde tâche de se succéder à lui-même pour tenter, une nouvelle fois, de mettre le feu dans la métropole nordiste.

Contrairement donc aux deux sets précédents, la foule ne se presse pas en rangs compacts pour avoir la chance d’être au plus près des musicos. De toute façon, ici, un espace de près d’un mètre est réservé aux photographes, et aucun contact ‘tactile’ ne paraît autorisé !

Les gradins sont réservés aux VIP (?) et PMR (personnes à mobilité réduite), une cinquantaine de sièges tout au plus sont occupés, ce qui fait un peu ‘assistance à la messe le dimanche matin’… Le reste de la foule doit donc se contenter de la fosse afin sans doute de donner l’illusion au band de se produire devant une salle comble.

Dans ces conditions, j’ai déjà un petit goût amer en bouche, surtout après avoir vécu les deux concerts précédents où la bande à Tom Meighan avait littéralement tout balayé sur son passage !

En lever de rideau, l’occasion est donnée à Belakiss de se forger un nom de ce côté-ci de la Manche. Si ce quatuor ne se débrouille pas trop mal dans son style électro/pop/grunge, sa notoriété procède surtout de la présence de Miss ‘Tatia Starkey’, petite-fille de Ringo, batteur d’un des quatre Liverpuldiens les plus célèbres au monde. La fille… du fils… de l’ex-Beatle impose une présence, non pas par son jeu de basse (inaudible) mais par une plastique plutôt avantageuse, dont elle tire un tel avantage. D’ailleurs, on ne voit quasi qu’elle sur scène. Poupée (gonflée ?) dans un pantalon latex noir, poitrine aguicheuse, une épaule discrètement tatouée (on le remarque même du fond de la salle), elle ne laisse pas indifférente… Pourtant, les 5 ou 6 compos enchaînées par ses amis musiciens laissent deviner un potentiel intéressant. Petit bémol, je ne vois pas bien l’utilité de répéter à l’envi ‘Fuck’ ou un de ses dérivés tous les 15 mots…

Vite fait, bien fait, cette petite mise en bouche a pour effet d’ouvrir l’appétit des milliers d’aficionados venus (beaucoup) de Belgique, (nettement moins) de France, mais également d’Angleterre. Il n’est en effet pas rare que les 6 de Leicester emmènent une ‘cargaison’ de fans dans leurs valises…

Il est 21:03 lorsque résonnent les premières notes d’une courte intro (plus électro que ça, tu meurs) et que les rampes de spots déchirent les ténèbres. Sergio Pizzorno, seconde voix et seconde âme du groupe accompagne son comparse sur le titre inaugural « Days are forgotten », repris en force par la salle. S’il faut constater l’excellence de la prestation d’ensemble, on regrettera quelque peu la ‘retenue’ de Tom qui s’était fait remonter les bretelles, il y a deux ans, par un service d’ordre bien vite débordé et courroucé par l’attitude légèrement provocante du chanteur mué en meneur d’une bande d’excités de la pire espèce...

Aujourd’hui, de temps à autre et parcimonieusement, notre homme encourage bien les premiers rangs à danser, taper dans les mains ou pogoter. Mais il n’esquisse qu’un léger sourire lors de très rares ‘crowdsurfings’ et c’est tout pour cette fois. Bien trop souvent caché derrière ses lunettes de soleil, Tom se contente, non sans talent, d’interpréter la petite vingtaine de titres (j’en ai compté 17) issus des quatre albums publiés depuis la naissance de la formation.

Si quelques morceaux ‘déchirent’, on constate surtout que Kasabian est devenu au fil du temps et vu le nouveau line-up (Christopher Karloff a quitté le combo en 2006) une formation plus pop/rock que rock électro hip-hop. Des titres tels que « Lost Souls Forever », « Cutt Off », « Empire » ou « Club Foot » rappellent la grande époque alors que depuis trois ans et la sortie de « West Ryder Pauper Lunatic Asylum », les garçons sont devenus plus ‘calmes’, plus ‘raisonnables’. Dispensant une musique de haute qualité, à géométrie variable, le band s’est fait de nouveaux amis, sans aucun doute, mais a peut-être également perdu quelque peu son identité…

Nonobstant ce constat, force est de constater que Kasabian reste une fabuleuse machine de concerts qui multiplie les hits (« Velociraptor », « Re-wired », « Goodbye Kiss », « Fire », …) et joue remarquablement le jeu de l’alternance entre les plages représentant les différentes époques musicales.

Un décor austère mais un jeu de lumière époustouflant, six pylônes comportant chacun au minimum 6 phares de couleurs différentes et des rampes derrière le décor ou suspendues au-dessus de la scène donnent une impression de feu d’artifice qui correspond bien à l’ambiance voulue.

Une fois de plus, Kasabian démontre qu’il est devenu incontournable dans le paysage pop/rock/électro de la scène british, prenant même la tête du peloton au sein duquel militent les Arctic Monkeys, Franz Ferdinand et consorts.

Reste quand-même un (gros) regret… Je suis quasi certain que si les dispositions prises dès le départ, à savoir 2000 places dans l’Aéronef (NDR : et tant pis pour les autres), avaient été respectées, on se serait à nouveau tous retrouvés cul par-dessus tête. Et c’est bien la raison pour laquelle j’avais à nouveau fait le déplacement hier soir. Faudrait peut-être faire (re)lire aux organisateurs la fable de Lafontaine ‘La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf!’

Une petite déception pour un fan qui en attendait un peu (!) plus…

 

Youth Lagoon

D’une délicatesse délectable…

Écrit par

Aka Youth Lagoon, Trevor William a incontestablement été une des bonnes surprises de la fin 2011. Ce lundi 27 février, il venait défendre son premier opus, « The Year of the Hibernation », devant une Rotonde pleine à craquer, pour la circonstance. Et en première partie, Valérie Leclercq, alias Half Asleep, était invitée à mettre l’auditoire en condition.

Sous le patronyme Half Asleep, la Belge Valérie Leclercq a déjà publié quatre albums, dont le dernier, « Subtitles For The Silent Versions » est paru également en 2011. Un disque pour lequel elle avait eu la bonne idée d’enrichir la solution sonore de drums, de basses et même de cuivres. Outre la guitare et le piano auxquels elle a habituellement recours. Malheureusement, ce soir, elle va se contenter de s’accompagner aux ivoires, qu’elle ne quittera que pour la sèche, après quelques morceaux. Difficile, dans ces conditions aussi minimalistes, de se concentrer sur son set. Et seul deux morceaux, au cours desquels elle va se servir de loops, nous permettront de ne pas sombrer dans un profond sommeil. Half Asleep, c’est le cas de le dire…

A 21h00 pile, Trevor William Power monte sur l’estrade. Il est accompagné de son guitariste. Trevor a un visage de poupon, rappelant étrangement celui de Michael Cera (NDR : notamment aperçu dans ‘Juno’). Il s’installe derrière ses claviers qu’il ne quittera d’ailleurs pas de toute la soirée. L’atmosphère baigne dans une certaine forme de mélancolie. Et la voix nasillarde de l’Américain accentue ce climat. Mais une mélancolie qui laisse néanmoins un espace à l’espérance. Pas ou peu d’expérimentation. Il faut dire que la formule en duo ne laisse guère de place à ce type d’audace. Mais on ne s’en plaindra pas. Car la paire va parvenir retranscrire, l’intégralité du dernier opus de Youth Lagoon, « The Year of the Hibernation », dans un style dépouillé. Et à merveille. Un set de 40 minutes, y compris les deux morceaux du rappel. Mais le public est comblé. Il s’est plongé dans l’univers intimiste et tout en délicatesse de Youth Lagoon, avec délectation…

(Organisation Botanique)

 

Half Asleep

A moitié ou profondément endormi ?

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Aka Youth Lagoon, Trevor William a incontestablement été une des bonnes surprises de la fin 2011. Ce lundi 27 février, il venait défendre son premier opus, « The Year of the Hibernation », devant une Rotonde pleine à craquer, pour la circonstance. Et en première partie, Valérie Leclercq, alias Half Asleep, était invitée à mettre l’auditoire en condition.

Sous le patronyme Half Asleep, la Belge Valérie Leclercq a déjà publié quatre albums, dont le dernier, « Subtitles For The Silent Versions » est paru également en 2011. Un chouette elpee pour lequel elle avait eu la bonne idée d’enrichir la solution sonore de drums, de basses et même de cuivres. Outre la guitare et le piano auxquels elle a habituellement recours. Malheureusement, ce soir, elle va se contenter de s’accompagner aux ivoires, qu’elle ne quittera que pour la sèche, après quelques morceaux. Difficile, dans ces conditions aussi minimalistes, de se concentrer sur son set. Et seul deux morceaux, au cours desquels elle va se servir de loops, nous permettront de ne pas sombrer dans un profond sommeil. Half Asleep, c’est le cas de le dire…

A 21h00 pile, Trevor William Power monte sur l’estrade. Il est accompagné de son guitariste. Trevor a un visage de poupon, rappelant étrangement celui de Michael Cera (NDR : notamment aperçu dans ‘Juno’). Il s’installe derrière ses claviers qu’il ne quittera d’ailleurs pas de toute la soirée. L’atmosphère baigne dans une certaine forme de mélancolie. Et la voix nasillarde de l’Américain accentue ce climat. Mais une mélancolie qui laisse néanmoins un espace à l’espérance. Pas ou peu d’expérimentation. Il faut dire que la formule en duo ne laisse guère de place à ce type d’audace. Mais on ne s’en plaindra pas. Car la paire va parvenir retranscrire, l’intégralité du dernier opus de Youth Lagoon, « The Year of the Hibernation », dans un style dépouillé. Et à merveille. Un set de 40 minutes, y compris les deux morceaux du rappel. Mais le public est comblé. Il s’est plongé dans l’univers intimiste et tout en délicatesse de Youth Lagoon, avec délectation…

(Organisation Botanique)

 

La lumière inspire Dominique A

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C’est ce 26 mars que sortira le prochain opus de Dominique A. Il s’intitulera « Vers les lueurs ».  Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Bruxelles.

http://www.facebook.com/DominiqueAofficiel

 

Comment ne pas penser aux Chemical Brothers ?

Écrit par

Réalisé par Adam Smith, chargé des effets visuels du groupe depuis plusieurs années, le film « Don’t Think » a été immortalisé ‘live’, au Fuji Rock Festival (NDR : c’est au Japon), le 31 juillet 2011. Il s’agit du premier concert en public, reproduit sur pellicule, dans son intégralité. 20 caméras ont été nécessaires, pour réaliser les prises de vue. Un show spectaculaire qui s’était déroulé devant plus de 50 000 fans.

http://www.youtube.com/watch?v=21UItm9UCr0

http://www.dontthinkmovie.com

http://www.chemicalbrothers.com

http://www.facebook.com/ChemicalBros

http://ww.flatnosegeorge.com

 

The 2 Bears mal léchés.

Écrit par

The 2 Bears c’est le nouveau projet du leader de Hot Chip Chip, Joe Goddard, auquel participe Raf Daddy. Leur nouvel album est le disque de fête parfait. Il recèle les singles "Be Strong" (NDR : également titre de l’opus), "Church" et "Bear Hug", des tubes en puissance ; et la musique particulièrement hybride navigue entre garage, reggae, ska ("Heart of the Congos" évoque à la fois Madness et Wookie) et bien d’autres styles. Quant au son, il rappellera de bons souvenirs aux nostalgiques de la scène house de Chicago.

Tracklisting

01. The Birds & The Bees
02. Be Strong
03. Bear Hug
04. Work
05. Warm & Easy
06. Take A Look Around
07. Ghosts & Zombies
08. Time In Mind
09. Increase Your Faith
10. Heart Of The Congo's
11. Get Together

12. Church

 

La vie nocturne de Skip The Foreplay

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Premier album pour la formation montréalaise Skip the Foreplay. Il sortira ce 30 avril chez Epitaph et s’intitulera  « Nighlife ». Leur mélange de métal, de hardcore et de beats électro est défini par la formation comme du Partycore…

Le clip du titre “This City (We’re Taking Over)” est visible sur YouTube.

http://www.youtube.com/watch?v=9nOxS1Tivzs

 

Addison rythme le son du transistor…

Écrit par

Addison Groove, alias Headhunter, mais de son véritable nom Antony Williams, publiera un nouvel album sous son nouveau patronyme, ce 4 avril 2012. Intitulé « Transistor Rhythm », il sortira chez 50 Weapons ! Spank Rock et Mark Pritchard ont participé aux sessions d’enregistrement...

Tracklisting

1. Incredibly Exhausted Bunny Ears
2. Savage Henry
3. Bad Things feat. Spank Rock
4. Beeps feat. Spank Rock
5. Rudeboy
6. Night To Remember
7. Sooperlooper
8. Energy Flash Back
9. Ass Jazz
10. Skylight
11. Starluck
12. Dance Of The Women feat.
Mark Pritchard
13. Entropy

 

Tel le phœnix, Tenacious D renaît de ses cendres…

Écrit par

Six longues années après des débuts très remarqués, les allumés de Tenacious D annoncent la sortie d’un nouvel album. Ce sera pour le mois de mai. Il s’intitulera « Rize of the Fenix », et dans la foulée, le groupe partira en tournée…

http://www.tenaciousd.com
http://www.rizeofthefenix.com

 

Lorsque le classique rencontre le boogie-woogie : Pierre Alain Volondat et Renaud Patigny

Écrit par

En mars, deux pianistes remarquables seront réunis sur scène pour se défier dans un concert-joute amical. Il s’agit de deux musiciens déjà bien connus du public belge : le Français Pierre Alain Volondat qui avait remporté le premier prix de notre prestigieux Concours musical international Reine-Élisabeth en 1983 et le Bruxellois Renaud Patigny, spécialiste belge du boogie-woogie et le fondateur du festival de boogie-woogie de Bruxelles. Lors du concert, les deux pianistes seront entendus dans leurs styles respectifs puis ils échangeront leur rôle, Volondat au boogie et Patigny au classique, avant d’enchaîner sur des compositions personnelles mélangeant classique et jazz.

Les dates des concerts en Belgique sont les suivantes :

Samedi 3 mars 2012 à 20h00 centre culturel de Soumagne
Salle de Bas Soumagne 24, rue Pierre Curie 4630 Soumagne Tél 043 - 77 97 07

Samedi 10 mars 2012 à 19h00 et à 21h00 centre culturel de Jodoigne
Chapelle du Marché Grand Place 1370 Jodoigne Tél 010 - 81 15 15

Jeudi 29 mars 2012 à la Ferme du Biéreau SOLD OUT !!!
Av du Jardin Botanique 1348 Louvain-la-Neuve 070 - 22 15 00

 

John Foxx

21th Century... Foxx

De son véritable nom Dennis Leigh, John Foxx était le chanteur original d’Ultravox avant qu’il ne soit remplacé par Midge Ure, quand il s’est décidé d’entamer une carrière solo. C’était en 1979. Ce soir John Foxx et son groupe accorderont un concert à Aarschot. Et je suis très heureux de pouvoir rencontrer un des mes héros juste avant ce set. En dépit de son statut d'artiste légendaire, il est très modeste, voire même timide, un vrai gentleman à l'anglaise. Ecoutez ici l'interview complète réalisée avant le concert (audio). Ou lisez ci-dessous un résumé des idées maîtresses.

"La nostalgie, ça ne m'intéresse pas". La voix de John Foxx est profonde et douce. De nostalgie, il n'est en effet pas question. S'il a repris, il y a trois ans, le chemin des studios et de la synth-pop, après une longue période d'introspection, c'est pour prendre une nouvelle direction, donner une dimension moderne à la musique qu'il avait imaginé à la fin des années '70. Cette décision, il l'a prise après avoir rencontré Ben ‘Benge’ Edwards, un magicien des claviers, qui a rassemblé dans son studio à Londres une collection inouïe de synthés vintage analogiques. Dans cette caverne d'Ali Baba, on trouve les dinosaures électroniques grands comme des armoires utilisés à l'époque par Tangerine Dream, mais également les premiers Moog Modular, des ARP 2600, Yamaha C360 et autre Korg Trident.

"Travailler en compagnie de Ben est génial car il m'a permis de retrouver le plaisir de se servir de synthétiseurs analogiques. En fait, ils n'ont jamais été pleinement exploités depuis leur création il y a 30, 40 voire 50 ans. Pourquoi? Simplement parce qu'ils ont été très rapidement remplacés par les instruments numériques. Donc, dans le studio, nous les amplifions et les enregistrons à l’aide de technologies modernes et nous découvrons des sons qui n'avaient jamais été révélés auparavant."

Rien d'étonnant donc à ce que ce studio soit devenu le point de ralliement de toute une nouvelle génération de DJs, compositeurs et autres claviéristes, pressés d'explorer cette nouvelle ‘forêt amazonienne’. On pense bien sûr à Ladytron et plus particulièrement à Mira Arroyo, la seconde chanteuse et claviériste du groupe, qui s’illustre sur un des morceaux de John Foxx & The Maths. Ont également participé aux sessions, le duo new-yorkais Xeno & Oaklander, Gazelle Twin, et le DJ français Jean-Gabriel. Mais surtout deux jeunes chanteuses/compositrices/multi-instrumentistes qui militent maintenant au sein du groupe : Hannah Peel et Serafina Steer. "Ce sont deux excellentes musiciennes, chacune avec un univers et une personnalité propres. Serafina, par exemple, est la seule personne que je connaisse qui soit capable de jouer une mélodie complexe au synthé et une ligne de basse en même temps ; le tout en assurant les 'backing vocals'. Elle enregistre actuellement en compagnie de Jarvis Cocker (Pulp). Quant à Hannah, elle a notamment fait appel une chorale de 36 personnes, pour participer à la confection d’un album. Elle écrit aussi des musiques de film et de pièces de théâtre." Notons au passage que cette dernière sera à l'affiche des Nuits Botaniques en première partie de Lisa Germano.

A ce moment de l'interview, une question me brûle les lèvres. J'ai toujours voulu prouver le caractère véritablement ‘pionnier’ de la musique de John Foxx. Et les indices que j'ai relevés me sont confirmés par l'intéressé: dans l'histoire du rock, le tout premier morceau de new-wave synthétique (synth-pop), un style qui sera popularisé plus tard grâce à Gary Numan, Depeche Mode, Human League et autres Simple Minds, est bel et bien ‘Hiroshima Mon Amour’, qui figure sur ‘Ha! Ha! Ha!’, l'album d'Utravox! datant de 1977. Mais par qui John a-t-il lui même été influencé? On a souvent cité Roxy Music, David Bowie et bien sûr Kraftwerk mais il existe d'autres influences bien plus notables. "Je pense surtout à Neu! et à la scène électronique allemande des années septante. Il y avait aussi The Velvet Underground, et tout le mouvement qui gravitait autour d'Andy Warhol. Sans oublier les Beatles. Leur producteur, George Martin, est un génie. Il est le premier à avoir utilisé le studio comme un instrument à part entière. Il expérimentait à l’aide de loops, de samples et de bandes passées à l'envers. Cet esprit a ensuite débarqué en Allemagne et a été repris par Tangerine Dream, Kraftwerk, Can, Neu! et toute cette génération rassemblée autour de Conny Plank, le George Martin de Düsseldorf."

John est largement en faveur de ces échanges d'influences. Il n'est nullement amer de voir que des tas d’autre artistes ont largement puisé dans ses créations, récoltant même davantage de succès. "Et s'ils gagnent de l’argent grâce à ça, tant mieux, de toute façon l'argent n'est qu'un produit secondaire. Vous savez, c'est Picasso qui disait: 'Un artiste moyen reprend, par contre un véritable artiste vole!' Aujourd'hui, des gens comme SKRIILEX ou encore Justice coupent en morceaux toute l'histoire de la musique et les réassemblent à leur manière. C’est très intéressant! En outre, les Etats-Unis viennent de découvrir la musique électronique –mieux vaut tard que jamais– ouvrant d’énormes perspectives à la nôtre." 

A propos de futur: quels sont les projets de John Foxx And The Maths? "Un nouvel opus sort le 19 mars prochain : ‘The Shape Of Things' ; et, ensuite, un Ep début juin, sur lequel figurera des remixes et diverses collaborations. Ensuite, nous travaillerons sur de nouveaux morceaux. Nous ne savons pas encore très bien quelle direction nous allons prendre, car nous procédons de façon très instinctive. En fait, ce sont les machines qui nous dirigent. Quand vous captez un ‘arpeggio’ sur un Moog, par exemple, c'est tellement rythmique et structuré harmoniquement qu’immédiatement une chanson est suggérée ; et donc je me mets à chanter spontanément. C'est tellement irrésistible qu'il serait pervers de résister à une telle tentation! Une chose est sûre, nous sommes maintenant dans la période 'post-digitale' et la musique analogique a encore de beaux jours devant elle!"

Pas de doute, ce John Foxx-là est tout sauf nostalgique: il est bien de ce siècle : le 21th Century Foxx...

Lisez ici la chronique du concert de John Foxx And The Maths à Aarschot.

 

John Foxx

Les ‘metamathiques’ sonores de John Foxx

John Foxx, pionnier de la musique électronique (synth-pop/new-wave), d'abord au sein de son groupe Ultravox (1977-79) et ensuite en solo, avait dû annuler sa prestation au festival Sinner's Day, prévue à Hasselt, en octobre dernier. A toute chose malheur est bon: il est donc venu à Aarschot pour un concert unique, un concert gratuit pour celles et ceux qui s’étaient déplacés au Sinner's Day: une bonne initiative! Il y a donc largement plus d’un millier de personnes, signe du puissant revival new-wave qui fleurit, depuis quelque temps, au Nord du pays.

Tout au long de ce concert, on sera bercé par une musique chaude, analogique, façonnée par des instruments ‘vintage’ ARP, Korg ou Moog. John est accompagné de son nouveau comparse, Ben ‘Benge’ Edwards, le ‘magicien des synthés’, mais aussi de deux jeunes chanteuses multi-instrumentistes et artistes à part entière: Serafina Steer et Hannah Peel. Cette dernière figure d'ailleurs à l'affiche des Nuits Botaniques en mai prochain, où elle se produira en première partie de Lisa Germano. Coiffée de longs cheveux auburn, Hannah se charge du violon. Un violon aux accords lancinants. Et sur les planches, elle impressionne.  

Debout derrière le clavier qui lui permet de contrôler son vocodeur polyphonique, John Foxx est concentré et dégage une forte énergie. Sa voix est claire et puissante et il n'éprouve aucune difficulté à reproduire même les notes les plus élevées. Derrière lui, ‘Benge’ Edwards joue très peu de synthé ; ce qui est un peu dommage, mais frappe avec conviction sur un drum-kit Simmons des années '80. Derrière lui, les vidéos des chansons sont projetées sur un écran.

La setlist fait la part belle à "Metamatic", le chef-d’œuvre enregistré par John en 1980, mais aussi à "Systems Of Romance", le 3ème album d'Ultravox, qui contient le premier morceau synth-pop/new-wave de l'histoire du rock: "Hiroshima Mon Amour". L'interprétation de ce morceau en live est parfaite et touchante. Mais quand le groupe joue les plages d'"Interplay", sorti l'an dernier, on mesure à quel point la musique de John est moderne et ancrée dans notre époque. "Shatterproof" concède des accents EBM, voire techno et "Catwalk" est dansant à souhait.

John Foxx clôture son set par le très romantique "Just A Moment", un morceau auquel le célèbre "Vienna" d'Ultravox de Midge Ure doit beaucoup. Un bel euphémisme ! Le groupe se retire et revient pour "The Good Shadow", une ballade issue du dernier cd ; et, enfin, pour la compo que la plupart des spectateurs attendaient: le sublime "Underpass" (à voir ici en vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Rimb6fZgZr0). Toute la puissance du célèbre riff de synthé résonne dans la salle ; et le public, conquis, est aux anges. Un point d'orgue idéal pour un concert qui a tenu toutes ses promesses...

Setlist: 1 - Shatterproof; 2 - He's A Liquid; 3 - No One Driving; 4 - Running Man; 5 - The Shadow Of My Former Self; 6 - Hiroshima Mon Amour; 7 - A New Kind Of Man; 8 - Dislocation; 9 - Interplay; 10 - Catwalk; 11 - Summerland; 12 - Just A Moment; Encore: 13 - The Good Shadow; 14 - Underpass.

Pour être complet, précisons que la première partie a été assurée par De Brassers, un groupe de post-punk limbourgeois qui avait récolté un succès local au début des années '80, en dispensant une musique très inspirée par Joy Division.

(Organisation: Sinner's Day)

Kurt Vile

Un mur de guitares…

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Ce soir, j’éprouve un énorme plaisir en me rendant au Botanique. Et pour cause, je vais revoir Kurt Vile, le nouveau génie américain de la guitare. Cet ex-membre de The War on Drugs avait publié « Smoke Ring for my Halo », son quatrième opus solo, l’an dernier. Un disque remarquable qui s’était classé dans le ‘Bilboard 200’. L’Orangerie est donc comble pour accueillir ce jeune trentenaire, nouvelle coqueluche avouée de Sonic Youth.

En live, le Philadelphien est soutenu par un backing band : les Violators. Et déjà depuis 2009. Lors de son set, le gratteur yankee et ses acolytes vont enchaîner les perles des deux derniers opus, parmi lesquels j’épinglerai « Jesus Fever » et « Freak Train » mais aussi « Overnite Religion » et « Blackberry Song » (NDR : issus de « Childish Prodigy »). Le son est pachydermique. Les six cordes imparables. Mieux encore, les quatre musicos se révèlent de véritables virtuoses. Traversées de larsens, brumeuses, psychés, les compos baignent dans le shoegaze. Bref, tout au long de ce show, Kurt Vile & The Violators vont s’efforcer d’ériger un véritable mur de guitares. Et le quatuor chevelu va y parvenir, le concert atteignant même son pic d’intensité lors de la reprise du « Downbound Train » de Bruce Springsteen  (NDR : une plage extraite de son dernier Ep, « So Outta Reach ») ainsi que de l’irrésistible « Peeping Tomboy ».

A contrario de son dernier passage à la Rotonde, Rotonde, Kurt Vile concèdera un rappel au cours duquel il va interpréter « He’s Alright » et un « Baby’s Arms » empreint de délicatesse. Ce soir, cette nouvelle grande figure de la musique américaine nous a accordé un concert tout simplement magique…

(Organisation Botanique)

 

Bon Iver se lance dans les sessions 4AD.

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4AD et Jagjaguwar ont uni leurs efforts pour permettre à Bon Iver de réaliser ses « 4AD sessions », des sessions qui se sont déroulées aux AIR Sudios du Lyndurst Hall, un bâtiment datant de 1880 qui servait autrefois d’église et d’école de missionnaires.

Pour la circonstance, Justin Vernon a reçu le concours de Sean Carey. Les deux musiciens conjuguent leurs pianos pour interpréter pour proposer 5 morceaux signés par le génie américain.

http://4ad.com/sessions/012

Tracklisting

1. Hinnom, TX
2. Wash.
3. I Can't Make You Love Me

4. Babys
5. Beth/Rest

 

Josh Tillman dans la peau de Father John Misty !

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« Fear Fun », c’est le titre du premier album de Father John Misty, le dernier projet de l’ancien batteur des Fleet Foxes, Josh Tillman.

Un premier extrait, « Hollywood Forever Cemetery Sings », et sa vidéo sont dès aujourd’hui à découvrir sur le net.

http://soundcloud.com/bella-union/father-john-misty-hollywood-forever-cemetery-sings

http://vimeo.com/35967902

 

Gravenhurst hanté…

Écrit par

Le génial multi-instrumentiste insulaire Gravenhurst publiera son nouvel opus le 30 avril prochain. Ce sera chez Warp, of course. Il s’intitulera « The Ghost in Daylight »

Un premier extrait du 4ème opus solo de Nick Talbot, “The Prize”, est visible sur YouTube

http://youtube.com/watch?v=U4n5NG3VgAg

 

Dr. LektroLive !

Écrit par

L'album immortalisant la dernière tournée du Dr. Lektroluv, accomplie au Brésil, est enfin sorti.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OZwov9OjfVI

Le docteur se produira en concert, ce 23 février, au Culture Club de Gand et le lendemain à Liège.

Tracklist

1. Mumbai Science - Researchers
2. Azzido Da Bass - Dooms Day
3. Mustard Pimp - ZHM (The Subs Remix)

4. Hatiras, Polydor, Le Petit Belge & Le Cheval - Oooh (Hatiras Mix)
5. Ado - Kickball
6. Polymorphic - Opposition (Nickel Remix)
7. Housemeister featuring P.O.S. - Weird Friends (TWR72 Dub Mix)
8. Elite Force - Be Strong (The Loops of Fury Remix)

9. Mightyfools - Get Down
10. Modek - Willow
11. Gesaffelstein - Control Movement
12. LFO - Butterslut
13. VNNR - What!?

14. Goose - Synrise (Mumbai Science Remix)
15. Attaque - Moderate
16. Modek - By The Pool (SCNTST Remix)

17. Zombie Nation - Tight (Etienne De Crecy Remix)
18. Mr. Magnetik - Remanence (Junior Remix)

http://www.youtube.com/watch?v=OZwov9OjfVI
http://www.lektroluv.be/drlektroluvinbrazil
http://www.drlektroluv.be
http://www.facebook.com/DrLektroluv
http://twitter.com/dr_lektroluv

Alabama Shakes sur les traces de Blur…

Écrit par

« Boys & Girls », c’est le titre du premier album d’Alabama Shakes, qui paraîtra ce 9 avril. Publication qui précèdera leur concert, prévu pour l’AB, ce 30 avril. Et leurs prestations en live sont déjà devenues légendaires !

Le morceau « Hold On » est en écoute gratuite sur le site de la formation américaine :

http://www.alabamashakes.com

 

 

School Is Cool

Entropology

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C’est une évidence, School is Cool est probablement le groupe belge jouissant actuellement du potentiel international le plus élevé… Leur rock est en effet un parfait croisement entre le lyrisme d’Arcade Fire et la pop ‘high quality’ de Death Cab for Cutie ! Formé en 2009 à Anvers, cette formation se revendique de la pop baroque, et l’étiquette semble adéquate…

Bien que vainqueur du fameux ‘Rock Rally Humo’, en 2010, le combo a seulement publié son premier opus, « Entropology », fin 2011 ; et il recèle, bien évidemment, les singles « New Kids in Town » et « The World Is Gonna End Tonight ». Pour un premier essai, cet elpee est particulièrement bien produit. L’instrumentation y est divinement alimentée par des envolées de violons, de glockenspiel et de percussions. Un cachet indie imparable estampillé par la superbe voix de Johanes Genard. Dommage que l’album, divisé en trois actes, soit si long (16 titres !), car il recèle de véritables pépites, telles que le très ‘Arcade Weekend’ « Car Backseat, Parking Lot » ou le délicat « On the Beach of Hanalei ».

C’est sûr que lorsqu’une telle bande-son vous trotte dans la tête, l’école doit être cool !

Quelques semaines après avoir savouré l’album de Dan San, « Entropology » constitue, peut-être, un  nouvel indice de la renaissance du pop/rock belge. C’est en tout cas ce que j’espère…  

 

Sealight

Dead Letters

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Arpèges de guitares couchés sur lit de nuages cotonneux et filets de voix vaporeuses en sauce spleen, tel est le menu de cet album de Sealight.

Aux fourneaux, Dave Oliffe, croisé au sein d’Heligoland (voir par ailleurs la chronique de « All Your Ships Are White »), cherche à titiller nos papilles auditives.

Aux casseroles, pour faire prendre la sauce, on retrouve le grand chef Robin Guthrie, qui repasse les plats.

Si son travail de production reste irréprochable, force est de constater que l’ex-Cocteau Twins ne se démarque pas vraiment de la veine qui a fait sa réputation.

Au final, la paire nous sert un plat un peu tiède et qui sent le réchauffé. La voix de Sandra Rossini en fait trop et devient rapidement irritante ; et si les ambiances sont belles et bien présentes, nous baignant dans un doucereux climat d’abandon, il n’en reste pas moins qu’on s’ennuie vite, comble pour un disque qui au final ne dure que vingt-trois minutes et quelques secondes.

Reposant sur un concept fumeux (l’échange de courrier entre les membres du groupe et certains proches), ce « Dead Letters » est appelé à rester… lettre morte.

 

Zita Swoon

Wait for Me

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Lorsqu’il quitte dEUS, en 1999, Stef Kamil Carlens fonde Zita Swoon. Et depuis, il ne cesse de nous surprendre. Faut dire que son groupe polymorphe adore brouiller les pistes. En 2011, l’Anversois a posé ses bagages au Burkina Faso pour y enregistrer, en compagnie d’artistes du cru, une musique hybride, née de la rencontre entre le blues occidental et le folklore local.

Pour y parvenir, le Belge a enrôlé le balaphoniste (le ‘balafon’ est une sorte de xylophone) Mamadou Diabaté et la chanteuse Awa Démé. « Wait for Me » propose 12 vignettes abordant frontalement une série de sujets qui traitent des problèmes rencontrés par la société africaine contemporaine, comme la corruption, la pauvreté, l’exploitation forestière ou l’immigration. Si Stef Kamil Carlens s’exprime en anglais et Awa Démé en dioula (idiome local), leurs voix se conjuguent élégamment sur une structure instrumentale alimentée par des banjos, des guitares resophoniques, du glockenspiel et des percus savamment dosées mais terriblement efficaces. Le backing band de Stef est également de la partie, mais également toute une série d’invités de circonstance. L’opus a été mis en forme par Gilles Martin, ingénieur du son mythique de la maison Crammed Dics. J’accorderai, cependant, une mention spéciale au magnifique duo vocal opéré sur « A Ni Baara », une plage bouleversante au cours de laquelle on a l’impression que deux mondes communiquent, sans parfois se comprendre, pour évoquer les problèmes liés à l’immigration, problèmes vécus par les pays méditerranéens …

Un mix de cultures fascinant à découvrir en concert, le 2 mars au WCC Zuiderpershuis (à Anvers), le 4 mars à l’AB (à Bruxelles), le 14 mars au Lotto Mons Expo ainsi que le 17 et le 18 mars à de Singel (Anvers).