New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Nedry vire au mauve…

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Nedry publiera “Violacea”, premier extrait de son nouvel album « In a Dim Light », le 5 mars prochain. Et inspirée de l’univers de David Lynch, la vidéo du single a été réalisée par Dan Tassell.

http://www.youtube.com/watch?v=3apbZ1_L5hc
http://monotremerecords.limitedpressing.com/product/categories/2627
http://www.nedrymakesmusic.com

 

SBTRKT

Métissage de styles parfait au Grand Mix…

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Il est 21h15 et les techniciens du Grand Mix courent dans tous les sens afin d'accueillir de manière optimale le jeune espoir londonien de la scène post-dubstep. Effectivement, Aaron Jerome a déjà marqué la scène underground de London-east par un premier album sous son vrai nom qu'il abandonne afin de garder un côté anonyme. Ce jeune multi-instrumentiste dénommé SBTRKT entre en scène accompagné de son acolyte Sampha, déjà présent sur plusieurs morceaux de l'album éponyme.

Le début de set démarre tout doux par "Heatwave", morceau instrumental qui souffre malheureusement de quelques galères technique. Mea Culpa, les deux gaillards embraient directement sur "Hold On" qui met tout le monde d'accord. Un SBTRKT humble et discret mais qui maîtrise à merveille ses samplers, sa batterie, sa boite à rythmes, son laptop et ses machines. Sampha, de son côté, excelle au synthé et aux percussions en plus de poser sa voix sur les compositions originales d'Aaron.

La salle commence à se chauffer et les tracks s'accélèrent : "Living like I do", "Something goes right" et enfin "Trails of the past". Il est venu le temps de danser lors du morceau plutôt funky "Pharaohs" qui ne manquera pas de nous rappeler "Dance wiv me" de Calvin Harris featuring Dizzee Rascal. Le public s'emballe et là, une compo inconnue vient réchauffer les cœurs avant de foncer vers l'explosif "Go bang". A partir de cet instant, c'est mission accomplie pour le jeune talent insulaire. Le show est carré. Un plan de feu ténébreux renforce ce côté mystique qu'on retrouve déjà dans les masques amérindiens des protagonistes. Bref, on est impressionné par la justesse et la maîtrise de leur art.

Pour finir en beauté, le duo met le feu au Grand Mix à l’aide de "Wildfire", suivi de près par "Never Never". De quoi mettre un terme à cette soirée musicalement intéressante. L’hybridation des styles (R&B, Soul, Electro, Dubstep, Basses music) est menée de main de maître, le métissage des populations présentes le prouve allègrement. Mais pas encore de point final, plutôt des points de suspension… car SBTRKT revient flanqué de Sampha pour une version très originale de "Right thing to do" transformée en sorte d’'Extended Mix'. Nous sommes charmés. D'ailleurs, tout le monde ressort ravi et enrichi de ce concert bien calibré.

(Organisation Grand Mix)

PiaS Nites 2012 : vendredi 17 février

Trente années, c’est un âge des plus respectables pour un label, dans la conjoncture numérique de notre siècle hédoniste. L’occasion d’une belle fête déclinée en deux volets. Compte rendu de la seconde partie de ce diptyque.

Le ‘warm up’ de la soirée était confié à Raving George, djette originaire de Gand sans doute fan d'Armin Van Buuren et autres subtilités du style depuis sa plus tendre enfance. Il aurait sans doute été judicieux de lui signaler que faire saigner les tympans de l'assistance est une façon un peu radicale de les mettre dans le bain...

Mais continuons le viol auditif par le live de Toxic Avenger, plus proche d'un concert de Korn sur fond de guerres des étoiles et de chats coincés infiniment dans une essoreuse. L'effort était pourtant beau et louable.

A peine le temps de se reposer en buvant une bière à 3,75€ que le duo allemand de Modeselektor débute son live. Il est 23 heures et les choses sérieuses débutent enfin. A l'exception d'un horrible klaxon bombardé pour une obscure raison à intervalle régulier, la prestation est sérieuse, bien rôdée et agrémentée d'un visuel improbable mais classe. C'est donc avec tristesse que je me dirige vers la seconde salle, après trente petites minutes et ce, pour découvrir en direct, le phénomène de l'année 2011 : M83.

Nul besoin de faire de long discours, il s'agit simplement de la meilleure prestation de la soirée (et de ce début d'année au passage). Orchestré de main de maître par un Anthony Gonzalez survolté, la fête est totale lors du déjà légendaire "Midnight City".

Difficile donc de passer après un tel show, même lorsqu'on s'appelle 2 Many Dj's et qu'on mixe ‘à la maison’. Le principe est le même depuis maintenant 10 ans : une heure trente de mash up incessant, sorte d'énorme blind test programmé pour ravir les foules. La dernière représentation belge du concept "Under The Covers" se déroule donc sous les applaudissements d'un public tout acquis à leur cause. Les frères Dewaele sont contents, ils n'ont même pas dû se fouler pour récolter les lauriers.

Enfin, pour achever la soirée, Laurent Garnier et ses potes de LBS, tout juste revenus d'une tournée japonaise, seront autorisés à proposer un set de cinq heures. A l'instar de leur prestation cet été à Dour, le tout est excellent, bien huilé et parfois, à la limite de l'orgasmique. Laurent Garnier, dans cet exercice où il excelle tant, passe du coq à l'âne sans crier gare, laisse cogiter le spectateur quelques instants avant de le récupérer par on ne sait quel tour divin.

Une belle manière de clôturer ces Pias Nites, et puis surtout de déjà nous mettre l’eau à la bouche pour le trente et unième anniversaire.

A.F.

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La belle histoire de Play It Again Sam (PIAS) a commencé au début des années 80, quand Kenny Gates, un des deux co-fondateurs, se tapait des allers-retours Bruxelles-Londres, en Renault 5, pour importer les disques des groupes new-wave anglais, comme par exemple New Order (« Blue Monday! »), Gary Numan et les Legendary Pink Dots. Aujourd'hui, le label est devenu une véritable multinationale, qui emploie 200 personnes et héberge une palette extrêmement variée de groupes et de styles musicaux, comme en témoigne à nouveau la programmation des PiaS Nites de cette année.

Après une première soirée de jeudi plutôt consacrée aux musiques pop/folk intimistes, la nuit du vendredi est présentée comme la ‘mega party’ du 30ème anniversaire, au cours de laquelle une majorité de concerts et DJ sets electro et/ou techno vont participer. Le public est venu en grand nombre –parfois même on se bouscule ferme– pour suivre les shows prévus dans les deux salles de Tour & Taxis.

Après un set intéressant de la toute jeune (et au demeurant très mignonne) DJ gantoise Raving George, dans la petite salle (Fire Starter), c'est The Toxic Avenger, aka Simon Delacroix, qui accorde le premier show dans la plus grande. Ce Français se construit progressivement une solide réputation à l'échelon international, comme remixer (Ladytron, Peaches) mais aussi en tant qu'artiste à part entière, par le biais, notamment, de son Ep "Angst", publié l'an dernier.

Sur scène, sa musique prend une dimension très puissante, grâce à un batteur et un guitariste ‘live’. Cependant, le mixage manque d'équilibre, à tel point que les synthés et la voix sont parfois difficiles à entendre. On est dans un style techno assez varié, comparable à Vitalic voire Daft Punk et certains morceaux affichent une tonalité plus ‘dark’. Parfois, le passage d'un style à l'autre, à l'intérieur même des morceaux, est déconcertant et empêche le public de ‘décoller’. On regrettera aussi l'absence des titres plus ‘radiophoniques’. "Alien Summer", par exemple. Dans l'ensemble, ce concert est apparu trop bruyant et incohérent ; mais le groupe présente un véritable potentiel. Peut faire mieux!

Dans la Fire Starter Room, Mr Nô, encore un Français, venu d'Auvergne cette fois, a prouvé qu'il est aussi un talent à suivre. Et il possède des références: il a mixé à l'Hacienda de Manchester et c’est un pote à Peter Hook! Au niveau son, c'est une techno très inspirée des années '70 et '80, mais l'ensemble, elle manque encore de personnalité. A suivre!

Beaucoup de monde attendait Modeselektor, les petits préférés de Thom Yorke (Radiohead), qui avaient triomphé lors des ‘bozar nights’, en octobre dernier. Dès les premières séquences, on se rend compte qu'on se trouve face à du ‘lourd’. La musique des ces Berlinois est sauvagement diversifiée, remplie d'exubérance et foncièrement intelligente. Une sorte de chaos sonique contrôlé. Ils passent du hip-hop à l'électro avec une aisance déconcertante, le tout en adoptant une démarche très ‘punk’. Malgré quelques petits problèmes techniques, entre autres pendant "Evil Twins" et un klaxon intempestif, les deux comparses ont réussi à enflammer la Main Room, surtout sur "Black Block" et "2000007" (un rap en français). Regardez ici la vidéo filmée pendant "German Clap". > link : http://www.youtube.com/watch?v=cPvGHhmP4M0

Je le dis franchement: M83 était le groupe que j'attendais le plus. Il faut dire que le combo de l'Antibois Anthony Gonzalez a véritablement explosé en 2011, notamment grâce au hit mondial "Midnight City" et au très ambitieux et aussi réussi double LP "Hurry Up, We'Re Dreaming". Sur scène, Gonzalez est entouré de la chanteuse Morgan Kibby, mais aussi d'un guitariste et d'un batteur et pour la première fois de la soirée, on est en face d'un véritable ‘groupe’. Le décor et les lumières sont stellaires, quasi oniriques, un cadre idéal pour l'univers sonique puissant et aérien de la ‘galaxie M83’. La setlist fait la part belle au dernier opus, mais aussi à "Saturday = Youth". Le public reste étonnamment calme, captivé par le mélodique "Steve McQueen" ou le planant "We Own The Sky". La tension monte cependant de plus en plus, pour culminer lors du hit "Midnight City", qui est accueilli par des cris de joie... et un lâcher de ballons. Le groupe clôture son set par "A Guitar And A Heart", un instrumental très ‘prog’, que ne renieraient ni Porcupine Tree, ni Anathema. Gonzalez y abandonne ses claviers et sa console pour se déchaîner à la guitare. Un grand moment. En rappel, M83 proposera un voyage hypnotique dans le superbe "Couleurs", un morceau caractérisé par sa longue construction électronique. En un mot, un concert totalement convaincant, qui confirme le groupe comme une des valeurs sûres de l'electro-pop. Regardez les extraits vidéo du concert sur Youtube (Midnight City, Steve McQueen et Couleurs). > link http://www.youtube.com/philblackmarquis

En vitesse une petite chope, et hop, et on fonce pour assister à la prestation des rois du ‘mashup’: 2ManyDJs. La grande salle est comble pour vivre un set qui est en fait le premier du duo à Bruxelles et en même temps, le dernier de la tournée ‘Under The Covers’. Les frères Dewael ont conçu ce show comme un mashup audio-visuel: les musiques sont découpées et assemblées comme des samples et, sur les écrans géants, les animations basées sur les pochettes des disques suivent la musique en parfaite synchronisation: impressionnant! Tous les styles de musique sont passés à la moulinette electro, de Depeche Mode à Motörhead en passant par Front 242 et New Order, pour le plus grand bonheur d'un public en transe.

Mais, le ‘boss’, le grand maître de cette cérémonie, aura été, sans nul doute, Laurent Garnier. Si j'ai bien compté, c'est la 4ème fois que ce père de la techno rend visite à notre beau pays en un an! Le show "LBS" de Laurent propose un DJ set marathonien de 5 heures où sont revisités les moments forts de la –déjà– longue carrière du Français. La première partie suit un tempo downbeat, assez lounge. Une mise-en-bouche, en quelque sorte. Chaque plage est rallongée, adaptée, remixée en ‘live’ avec l'aide de Benjamin Ripper aux synthés et de Scan X aux machines (d'où l'acronyme LBS - Laurent+Ben+ScanX). Au fur et à mesure, le son monte en crescendo, s'amplifie et mélange judicieusement techno et influences jazz, house, dub, breakbeat et expérimentales. Laurent joue alors ses hits les plus connus, tels que "Crispy Bacon" et "The Man with The Red Face". Il affiche une maîtrise remarquable et une concentration sans faille. Traversée par des éclairs de pure adrénaline, l'atmosphère finit par devenir électrique. Aux anges, les spectateurs hurlent et dansent les bras en l'air. (Extrait video: http://www.youtube.com/watch?v=oAoEyDwLw70&list=UU0gR4Mo7HXdVqQoUz8_7Frg&index=5&feature=plcp)

Ce sont Etienne De Crecy et ATTAR! qui ont clôturé cette nuit d'anniversaire. Etienne De Crecy est un autre monument français des platines. Son mélange de techno minimale et de house a fait de lui un des leaders de la ‘French Touch’. Son show est très pro, soutenu par des vidéos de très bonne qualité, même si le style l’est moins à mon goût. Quant à ATTAR! (prononcez ‘Attari’) c'est le second projet solo de Renaud (Mustang) et il s’est révélé tout aussi convaincant.

On ne peut que féliciter PiaS pour ces deux nuits riches en découvertes et en sensations fortes, rassemblant sous une même bannière des artistes expérimentés et des jeunes pousses qui construisent la musique de demain. Happy Birthday, PiaS!

P.B.

(Organisation : PiaS)

 

Un nouvel Ep pour Josh Ritter !

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Le talentueux Josh Ritter publiera un nouvel Ep, ce 20 février, un disque dont les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Brooklyn. Il s’intitulera « Bringing in the Darlings ».

Tracklist :

01.  Why (2:47)
02.  Love Is Making Its Way Back Home (3:44)
03.  Darlin’ (3:21)
04.  Make Me Down (4:15)
05.  See Me Through (4:22)
06.  Can’t Go To Sleep (Without You) (3:17)

 

Les nouvelles aventures de Patrick Watson

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« Adventures In Your Own Backyard », c’est le titre du nouvel opus de Patrick Watson. Il paraîtra ce 16 avril 2012. Pour le défendre, il se produira à Bruxelles ce 29 avril. Son single, « Into Giants » est déjà en écoute sur son site.

http://www.patrickwatson.net

 

Du bonus pour les fans de Katy Perry

Écrit par

Katy Perry publiera une nouvelle version de son album « Teenage Dream », elle s’intitulera « Teenage Dream : The Complete Confection », et paraîtra ce le 23 mars 2012. On y retrouvera les 12 plages originelles, dont les hits “California Gurls”, “Teenage Dream”, “Firework”, “E.T.”, “Last Friday Night (T.G.I.F.)” et “The One That Got Away”, tous classés n°1 au “Billboard Hot 100”, mais également  trois titres inédits : “E.T” featuring Kanye West, “Last Friday Night (T.G.I.F.)” featuring Missy Elliott et une adaptation acoustique de “The One That Got Away”, mise en forme par Jon Brion. Le tout enrichi d’un mix de ces six singles produits par Tommie Sunshine.

http://www.katyperry.com

http://www.twitter.com/katyperry

http://www.myspace.com/katyperry

http://www.facebook.com/katyperry

 

 

Une Eglise adaptée aux besoins de Lost in the Trees

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L’excellente formation américaine Lost in Trees publiera son second elpee ce 19 mars 2012. Il s’intitulera « A Church That Fits Our Needs ». Issu de ce future elpee, « Red » est déjà disponible sur la toile.

http://www.npr.org/blogs/allsongs/

 

Dtwice ! Twice !

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Après avoir commis 3 albums chez Smooth, David Darricarrère a décidé de bosser sur un projet en solitaire, qu’il a baptisé Dtwice. So premier Ep, « Pleased to Meet You », paraîtra ce mars prochain.

Pour découvrir son teaser c’est ici et la session studio live

http://www.facebook.com/pagedtwice

 

Les White Rabbits boivent du petit le lait !

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« Milk Famous », c’est le titre du prochain album des White Rabbits. Il paraîtra chez Mute, ce  5 mars. Produit par Mike McCarthy (And You Will Know Us By The Trail Of Dead, Spoon), il s’agira de leur 3ème opus, un elpee qui fait suite à l’excellent « It’s Frightening ».

Caractérisé par ses boucles de piano, le titre « Heavy Metal », est téléchargeable sur le site du groupe.

http://whiterabbitsmusic.com/

https://twitter.com/#!/White_Rabbits

http://www.facebook.com/whiterabbits

 

Les singeries mortelles d’Overhead

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Nicolas Leroux, c’est la tête pensante d’Overhead. Son nouvel opus, « Death by Monkeys » devrait sortir cette année. En attendant, le multi-instrumentiste a gravé un second single, intitulé "The Destroyer", extrait de ce futur opus, un morceau toujours aussi contaminé par le rock et le jazz…

http://tfkcollective.bandcamp.com/track/the-destroyer

https://www.facebook.com/deathbymonkeys

http://www.overhead.fr

 

Hoboken Division

Hoboken Division (Ep)

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Hoboken Division est un groupe français, fondé en 2011. Une formation nancéenne manifestement influencée par la musique yankee. Et en particulier le garage et le blues primaire. Celui de RL Burnside, notamment. Pourtant, Mathieu Cazenave et Marie Rieffy vouent un culte à PJ Harvey, elle bien insulaire.

Partagé en 4 titres leur premier Ep est autoproduit. Teintée de soul, la voix de Marie est puissante. Elle répond aux riffs de guitare épais mais acérés de Mathieu, dans un style rappelant tour à tour The Kills (« Headshake ») ou les White Stripes (« Happier than You »), au sein d’un univers sonore hanté par des interventions à l’orgue vintage ou à l’harmonica.

Pour un premier essai, il faut reconnaître que le résultat est probant. Simplement, il faudra que le duo digère complètement ses influences, encore trop évidentes sur leurs compos, s’il veut se forger une identité propre… 

 

Lamb

Live at The Paradiso (Dvd)

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Ce Dvd a été immortalise live lors de deux set, ‘sold out’, accordés par la formation insulaire, les 13 et 14 septembre 2011, au Paradiso d’Amsterdam. Le duo y est soutenu par son backing band au complet, s’est à dire Jon Thorne à la double basse, le guitariste islandais Oddur Mar Runnarson (également bassiste) et le batteur danois Nikolaj Bjerre. Sans oublier le trompettiste Kevin Davy ainsi que le trio à cordes londonien Chi 2 Strings.  

J’avais eu l’occasion d’assister à la prestation de la formation mancunienne, sous la forme d’un trio (NDR : avec le bassiste), lors de l’édition 2009 du festival Cactus. Et je dois avouer être alors tombé sous le charme de leur concert. Alors imaginez sous ce line up ! Le set s’ouvre dans un style ma foi jazzyfiant (la double basse et la trompette), avant de passer progressivement au trip hop. Le soutien des cordes est magique. La voix de Lou Rhodes superbe et Andy est toujours aussi excité derrière sa console, son clavier ou au bord du podium. Le climat pourtant empreint de mystère est souvent propice à la danse, et le public (on les envie) est aux anges. Quelques interventions de percus sont également au menu, histoire de mettre encore davantage le feu. Et puis le set s’achève à nouveau dans le jazz. On ne décolle pas des yeux les images proposées par ce superbe Dvd enrichi de deux morceaux interprétés en ‘live’ à Rock Werchter (beaucoup moins bien !), de photographies et d’une interview accordée par notre duo.

 

Various Artists

Rebel Rave 2

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Rebel Rave est un projet né en 2008 destiné à mettre en exergue le travail des DJs à travers le monde, via la publication et la distribution de mixes ainsi que de compiles techno et house. La diffusion est même opérée sur leur propre chaîne TV (www.rebelrave.tv ). Au programme des sets underground proposés en ‘live’, aux quatre coins du globe.

 
 

Comme son titre l’indique, « Rebel Rave 2 » constitue donc le second volet du projet. Il est destiné à réunir la quintessence de la techno/house dispensée en 2011. Et pour y parvenir, ils ont engagé des personnages notoires tels que Jamie Jones, Glimpse, Deniz Kurtel ou encore Damian Lazarus (NDR : dont je vous conseille vivement d’écouter le set « Get Lost »).

 
 

Le deuxième volume est partagé en trois disques. Un triple opus dont les deux premières plaques sont découpées en 11 pistes. Et la troisième nous en propose 16. Soit un mix entier de Droog et un dynamique trio de producteurs: Andrei Osyka, Brett Griffin and Justin Sloe. Un collectif de DJs qui fait d'ailleurs particulièrement fureur aux USA, et en particulier à Los Angeles et Miami.

 
 

Difficile néanmoins de bien analyser les deux premiers volets du recueil, puisqu’aucun titre n’y figure. M’enfin, l’essentiel procède du troisième cd, consacré au set de Droog.

 
 

En ce qui concerne le mix, mon avis est plutôt mitigé. On est en présence d’une techno profonde, parfois impétueuse, certainement énergique et qui se révèle, ma foi, fort sympathique. Et je pense tout particulièrement à « I can't wait », caractérisé par ses accès de basse puissants et sa ligne mélodique balisée sur l’électronique. Ainsi qu’à « Radar ». Un poil trop court, sans doute répétitif, mais dont le rythme et particulièrement entraînant.

 
 

Mais il reste en bouche (ou plutôt dans l’oreille) un goût d’inachevé. Il manque tout simplement une véritable bombe musicale susceptible d’être réécoutée en boucle. De nous faire vibre, si vous préférez…

 
 

Dès lors, si vous n’êtes pas trop difficile, vous estimerez que cet album est de bonne facture. Si vous l’êtes beaucoup moins, vous lui reprocherez son manque d’originalité.

 

Ana (France / Le Mans)

Secret Garden

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Premier album du duo français Ana. Issu du Mans, il réunit la chanteuse Annabelle Ariane et le guitariste Xavier Renault.

Il s’ouvre par le titre éponyme : « Secret Garden » et nous partons à la découverte de leurs petits et grands secrets.

« So Love » est le morceau phare. Accompagné d’envoûtantes notes de violoncelle, il libère une puissance émouvante. La voix claire d’Annabelle nous emporte dans un tourbillon de douceur et de force à la fois. Caractérisé par son refrain entêtant, « Deserve more » est nettement plus rock,

Globalement, les autres titres sont assez commerciaux et évoquent parfois Avril Lavigne. Surtout à cause de la voix, qui oscille sans cesse entre retenue et moments où elle est poussée haut et fort, un petit côté moins agréable à l’oreille.

L’ensemble du disque est porté par la virtuosité du guitariste Xavier Renault. Il semble capable de tout jouer : du folk, du rock, avec une dextérité digne de Tracy Chapman (« Shelter »).

« My Ennemy » se démarque, à nouveau grâce à la guitare, qui nous emmène loin, très loin.

La chanteuse interprète deux morceaux en français : « Recipies » et « Je me noie ». On navigue alors entre Vanessa Paradis et Lââm. Aussi différents que ces deux styles puissent paraître.

Car Ana hésite en permanence entre deux univers, l’un tout en force et relativement commercial, l’autre plus intimiste et oh combien plus précieux.

Souhaitons-leur de poursuivre leur jolie route à la découverte des recoins plus confidentiels de leur jardin secret.

 

Animaux Surround

Booking Rooms

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Seul chez lui, Isidor Hibou a donné vie à son projet, Animaux Surround. Projet en solitaire que le Français dirige d’une vraie main de maître. De la composition, à la production en passant par la réalisation, l’artiste mène la barque. Touchant également à la photographie, il a même réalisé l’artwork de son premier Ep, « Booking Rooms ». Isidor Hibou est donc l’exemple type du DIY. De l’autodidacte, si vous préférez !

L’album s’ouvre par un premier morceau manifestement influencé par la new wave/électro anglaise des années 80. Les loops de synthés en sont la plus belle illustration. Plutôt glacée à premier abord, la musique d’Animaux Surround se réchauffe progressivement. Sur « Awake », le piano et la voix sont admirablement valorisés par de petites touches électroniques dans un style qui peut parfois rappeler le « Kid A » de Radiohead. Une accalmie de brève durée, puisque dès le morceau suivant, le rythme est à nouveau soutenu et l’énergie dispensée plus palpable. Les percussions ‘exotiques’ et la guitare font leur apparition. Par la suite, Animaux Surround incorpore des ‘cut-up’ de films et journaux. Le disque s’achève par « Booking Rooms » une plage qui nous plonge au cœur d’une ambiance davantage ténébreuse et inquiétante.

Si la mise en forme de cet Ep n’est pas parfaite, le reste l’est bien. Pour un premier essai, Isidor Hibou est parvenu à épater la galerie. Bien sûr, tout n’est pas impeccable ; mais il faut rappeler que ce « Booking Rooms » a été réalisé, de A à Z, par une seule et même personne. Et à ce titre, on ne peut que s’incliner. 

 

Tanya Balakyrska

Lviv Sessions

Écrit par

Du ‘russian jazz/indie’, c’est ce qui m’était annoncé, lorsque j’ai accepté de chroniquer cet opus.

Tanya Balakyrska est originaire de Kramatorsk, en Ukraine, mais réside à Dubna (NDR : c’est à 125 kilomètres, au Nord de Moscou). Elle jouit d’une certaine notoriété comme journaliste et bosse comme éditorialiste chez jazz.ru.

Après avoir participé à différents projets (NDR : notamment Fan et le trio Yekaterinburg Free-Spoken Band), elle décide de se lancer dans une aventure solo.

Dès les premières notes de « New Horizon », le ton est donné : la musique sera dominée par le jazz. Mais un jazz bien contemporain. Les interventions à la basse et les percus alimentent tout particulièrement ces pulsations rythmiques swinguantes. Une expression sonore sur laquelle vient se poser la voix de Tanya, dont le timbre peut rappeler Sade.

Si « Auburn-haired maiden » lorgne vers la lounge, et pourrait aisément sonoriser un resto branché, « Thank you god » épouse un format plus pop.

Pourtant, si les lyrics sont empreints de poésie, textes pour lesquels elle a reçu le concours de la Canadienne Sienna Dahlen, je ne retrouve pas chez Tanya Balakyrska les sonorités bien spécifiques des pays de l’Est. Et c’est cette identité propre qui manque à cet album qui devrait cependant plaire aux aficionados de Morcheeba voire de Devotchka.

 

Cascao & Lady Maru

Gong !

Écrit par

Cascao est danseur et producteur. Lady Maru est DJ à Rome. Ils sont italiens et ont décidé de partager un projet en commun. Et « Gong ! » constitue le résultat de leur collaboration.

Un opus découpé en 10 plages qui ne laisse pas indifférent. Et pour cause, énergiques, éclectiques et novatrices les morceaux sont alimentés par des mélodies plutôt étranges. Surprenantes, même. Tout comme les vocaux, d’ailleurs. Et « Bad Might », en est certainement la plus belle illustration.

« Gong ! » nous plonge donc au sein d’un univers déconcertant, déstructuré même. Parfois un peu retro. A cause des arrangements ou des synthés, réminiscents des années 80. Mais les titres les plus déjantés sont manifestement « Tropical Tasting » et « Viulenza e decadanza », deux pistes complètement délirantes, que nos deux compères parviennent pourtant à parfaitement contrôler.

Bref, ce parfum new wave voire électro punk qui baigne cet elpee n’est pas pour me déplaire et nonobstant son aspect un peu décalé, il s’avère totalement rafraîchissant. On guette déjà la suite avec impatience... et curiosité.

 

The Fuzztones

Raw Heat (The real sound of In Heat)

Écrit par

En 1989, les Fuzztones publiaient “In heat”, un disque alors produit par Shel Talmy. La mise en forme, Le groupe semble ne jamais trop avoir digérée, puisqu’il a décidé de rééditer le disque sous sa mouture originale. En fait, à l’époque, Rudi Protrudi et Ian Astbury, el chanteur de The Cult, s’étaient liés d’amitié. Ce qui avait permis à la formation new-yorkaise de décrocher un contrat chez Beggars Banquet (NDR : alors une compagnie major !) Mais lorsque les bandes sont arrivées chez le label, il a fallu les relifter. La boîte estimait que leur musique était trop rude. L’écurie a donc choisi Shel Talmy, un producteur notoire qui avait notamment bossé pour le Who et les Kinks, pour effectuer l’opération. Le résultat et catastrophique, puisque les morceaux sont constamment noyés sous l’orgue ‘cathédralesque’, un peu comme chez certains groupes de hard rock atmosphériques.

La nouvelle version du disque est donc la plus proche possible de l’originelle. Le groupe avait même conservé les démos, dans le plus grand secret. Rudi et Jordan Tarlow (Outta Place) se sont chargés de traiter les plages, suivant leur propre philosophie ; et l’ordre du tracklisting a été complètement chamboulé. Et le résultat est plutôt concluant, puisqu’on y distingue enfin les autres instruments, et notamment les guitares ainsi que l’harmo, qui font la marque de fabrique du combo de garage revival. La bande à Protudi a voulu remettre les pendules à l’heure. C’est donc fait !

Après plus de trente années d’existence, les Fuzztones sont encore en activité et leurs prestations ‘live’ toujours aussi excitantes. Si en 1989 ils surfaient sur une vague garage, propulsée par des Chesterfield Kings, Lyres ou enocre Cynics, aujourd’hui ils peuvent se targuer d’avoir enfanté des héritiers aussi prestigieux que les Strokes ou encore et surtout The Hives…

 

 

Charlotte Gainsbourg

Stage whisper

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L’année 2011 a été bien remplie pour Charlotte Gainsbourg. Elle a en effet accouché de son troisième enfant, ainsi que de ce double album, intitulé « Stage Whisper ».

Cet opus réunit 11 enregistrements live et 8 nouveaux titres studio, dont 4 écrits par Beck. Un Beck que l’on retrouve à la production, tout comme Noah & the Whale, The Villagers ou encore Connan Mockasin.

Sur « Terrible angels», le titre d’ouverture, l’empreinte de Beck (à l’écriture et à la production) est bien visible (ou plutôt audible). La voix de Charlotte berce littéralement « Memoir », une longue ballade. Une voix toujours imparfaite, mais qui vient se poser délicatement sur cette compo signée Conor O’Brien et Renaud Letang.

Pour le reste, cette partie ‘studio’ semble provenir de chutes de bandes, abandonnées lors d’une session d’enregistrement. De quoi satisfaire les fans, mais pas vraiment en rameuter de nouveaux. Pas de quoi non plus remonter sa cote de popularité dans les critiques, qui ont tendance à la délaisser au profit d’autres artistes issues de l’Hexagone.

Le live est bien plus intéressant et surtout diversifié. Depuis l’entraînant « IRM », caractérisé par son côté disco/pop, au plus intimiste « Just like heaven », en passant par un « Heaven can wait » plus allègre que sa version studio.

C’est d’ailleurs de ses enregistrements en public que nous est donc venue la bonne surprise. Elle qui  fuyait la foule comme la peste ou semblait si angoissée lors de ses rares passages TV, nous épaterait presque par moment.

Et si à l’image de feu son père, son chant n’est jamais impeccable, Charlotte semble tout comme ‘Gainsbarre’ perfectionniste. Peut-être qu’un jour, elle parviendra à conquérir sa France…

 

Andrès Garcia

Haunted Love

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D’origine suisse, Andres Garcia est producteur. Il milite dans l’univers de la musique électronique, de type minimaliste. Son premier album remonte à 2002, et s’intitule « I am your Friend ». Dans son expression sonore, il a le bon goût d’apporter une dimension onirique et sentimentale à ses compos. En soignant les mélodies et les voix, par exemple. Des vocaux qui subliment, notamment, « I am no longer », une piste savoureuse, judicieusement partagée entre harmonies vocales douces, suaves, et électro. Cependant, on a aussi parfois l’impression de baigner dans une forme d’ambient voire de lounge.

Ce Galicien vient donc de publier son dernier opus. Un disque découpé en 9 pistes. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs, réunis sous la bannière de The Ghost. Pour la plupart des amis proches. Qui ont participé tantôt à l’écriture des lyrics ou même des morceaux. Certains titres bénéficient même de la présence d’un quatuor à cordes.

Destinée à la relaxation, cette expression sonore n’est évidemment pas novatrice. Ni transcendante, d’ailleurs. Mais elle est de bonne facture. Simplement, afin d’être appréciée à sa juste valeur, elle doit s’écouter dans un état d’esprit bien particulier. Et pas nécessairement, au calme, dans son salon. Mais plutôt en ‘live’. Et pour cause, l’artiste aux talents multiples, la met régulièrement au service de spectacles chorégraphiques. De manière, sans doute, à lui insuffler ce dynamisme qui manque cruellement à ses compostions…

 

PiaS Nites 2012 : jeudi 16 février

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Trente années, c’est un âge des plus respectables pour un label, dans la conjoncture numérique de notre siècle hédoniste. L’occasion d’une belle fête déclinée en deux volets. Compte rendu de la première partie de ce diptyque.

Première nuit placée sous l’égide du son organique, voir ultra-sonique, ce jeudi voyait défiler quelques beaux fleurons de l’écurie.

Honneur aux couleurs locales en compagnie de Daan qui va éclabousser une nouvelle fois de son ébouriffante classe un parterre déjà bien garni sur le coup de vingt heures. En formule trio, comme sur son dernier album en date enregistré l’an passé, l’Anversois pose les jalons d’un trentième anniversaire célébré avec le bon goût dû aux égards réservé à cette quasi institution qu’est PIAS.

Un petit détour par l’autre salle me permet de vérifier tout le bien colporté au sujet de Roscoe, avant de retourner voir que la belle Agnès Obel ne s’est pas égarée dans des chemins de traverse. Toujours aussi sage, la musique de la Danoise se faufile poliment dans mon conduit auditif, telle une brise d’été.

Ce n’est pas le charismatique Tom Smith venu éprouver son répertoire en formule solo qui risquait de dénicher les toiles d’araignées jalonnant mon esprit. Cette tâche étant bien sûr confiée aux iconoclastes Ecossais de Mogwai. 

Bref, une première partie de soirée plutôt calme avant le déferlement furieux du combo de Glasgow, qui encore une fois va démontrer toute la puissance mais aussi la finesse de son jeu.

Une prestation tellurique pour clôturer cette première soirée aux accents contrastés.

Organisation : PiaS