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Wu Lyf

Getting The Done Job

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De pied ferme qu’ils étaient attendus ces garnements ! Pendant deux ans, la World Unite Lucifer Youth Foundation ou WU LYF pour faire court, est parvenue à se jouer du buzz et du (faux) mystère qui l’entourait. Depuis, le quatuor s’est révélé au grand jour, en publiant, au mois de mai dernier, « Go Tell Fire To The Mountain », une première œuvre sans détour et à laquelle il était impossible d’échapper, à l’heure des palmarès 2011. Près d’un an après l’ultime édition du festival Domino à l’AB, WU LYF a opéré son retour sur les planches belges du côté du Botanique devant une salle overbookée.

La pression populaire, quelle force ! C’est ainsi que le concert de WU LYF initialement prévu à la Rotonde, s’est vu offrir un ‘upgrade’ vers l’Orangerie. Une Orangerie pour le moins comble. Entre petits curieux, simples mélomanes et fans hardcore, le public de la salle bruxelloise est des plus éclectiques. Et c’est vers 21h15 que tous s’apprêtent à prendre leur claque ou pas. Les quatre Britons débarquent sur une scène devant une énorme représentation lumineuse du logo de leur formation. Ellery James Roberts prend place devant son synthé, de profil et tournant donc le dos à une bonne moitié de l’assistance. Elément secondaire s’il en est, tant l’attention et les attentes sont tournées vers la retranscription ‘live’ de leurs compositions.

« L Y F » donne le ton. Les cordes vocales éraillées de Roberts, qui sont en soi le principal attrait du projet, scandent les premières lignes avec force et détermination. Les quatre musiciens parcourent ensuite les morceaux de « Go Tell Fire To the Mountain » avec un flegme certain. L’Orangerie est à quelques lieues de la claque monumentale à laquelle elle était en droit de s’attendre tant le set souffle le froid et le chaud. Les Mancuniens, légèrement amorphes, balancent leurs compos les unes à la suite directe des autres sans la moindre trace de l’urgence qui émaille leur premier LP. Et lorgnent même parfois du côté de Vampire Weekend. Sans parler des rares interventions presque caricaturales de Roberts entre les morceaux…

Le moment le plus pénible sera sans conteste celui de l’intro de « Such A Sad Puppy » pendant laquelle la voix de Roberts a définitivement cesser d’opérer son charme tant le chant s’amalgamait un chouia trop à des lamentations. Ces instants de flottements, WU LYF les contrebalancent néanmoins par de purs moments d’extase (« Summa’s Bliss », « Spitting Blood », « We Bros ») dont le génial « Heavy Pop » incarnera le climax. Le groupe se retire au bout de 10 morceaux et 50 minutes chrono, sans rappel, créant la surprise d’une très large partie public. Les lumières se rallument presque aussi vite que les quatre membres de la fondation luciférienne s’en sont allés mais l’assistance reste sur place et continue à réclamer un Bis qui n’arrivera jamais. Au final, WU LYF se sera donné à 50%. Allez, rien que pour l’ambiance sur « We Bros », on va dire 55%. Sans forcément être expansifs, les gars auraient gagné à injecter un tout petit grain de folie supplémentaire au niveau de leur jeu scénique. Mais à en attendre trop, on ne récolte pas grand-chose…

(Organisation : Botanique)

 

The Fall

Vol au-dessus d’un nid de coucou…

Écrit par

The Fall est une formation mythique mancunienne née en 1976. A sa tête, Mark Edward Smith, un leader imbuvable qui doit avoir consommé une bonne trentaine de musiciens en 35 ans de carrière (NDR : il est âgé de 55 balais !) Mais il est aussi une figure culte qui a eu une influence prépondérante sur la scène underground. Même s’il appartient au mouvement post punk, il est à la noisy insulaire ce que Sonic Youth est à la noisy américaine. M’enfin ne soyons pas trop réducteur, puisqu’un jour le célèbre Dj insulaire John Peel a déclaré, au sujet de la formation britannique, qu’elle était toujours différente, mais toujours pareille. Sans doute parce que le goût prononcé pour l’expérimentation, affiché par Smith, n’a jamais été pris en défaut. Et les 27 albums publiés à ce jour en sont la plus belle démonstration. Le groupe se produisait donc ce mardi 6 mars à l’Aéronef de Lille, devant un peu plus de 300 personnes.

Il doit être 9h40, lorsque les musiciens montent sur les planches et entament une longue intro instrumentale. Un drummer, un bassiste, un guitariste et une claviériste habillée de rouge, un sac en bandoulière. Il ne lui manquait plus que le bonnet de laine, et elle pouvait aller faire son shopping à Oxford Street. Mark E. Smith débarque ensuite sur le podium. Chemise blanche, pantalon de tergal, veste en cuir, mince comme un fil de fer, son physique ressemble plutôt à celui d’un alcolo. Quant à son faciès, on dirait un hybride entre Michel Daerden et feu Raymond Goethals. Il a quatre micros à sa disposition, mais régulièrement, vient se servir de celui du gratteur ou de la claviériste. La musique est hypnotique, pour ne pas dire répétitive. Mais elle est diablement excitante. C’est toujours du post punk impétueux et sans concession, malgré les interventions un peu kitsch, aux sonorités eighties, dispensées par la claviériste… Smith déclame ou plus exactement braille des mots incompréhensibles. Tout au long du set, il laisse tomber ses micros (NDR : apparemment, ils sont incassables !), les ramasse, ne sait plus trop bien ou il les replace, et semble parfois surpris, lorsqu’il empoigne un support, au sommet duquel son porte-voix a disparu. Quand il ne déblatère pas, c’est pour déambuler sur l’estrade, afin de dérégler les amplis ou jouer sur les modulations du son. Ah oui, il lui arrive aussi de tripoter un micro-ordinateur. On ne sait d’ailleurs pas trop à quoi il sert. Le type doit avoir un grain, et on se demande si on n’est pas occupé d’assister pas à un remake du film ‘Vol au-dessus d’un nid de coucou’, avec Smith dans le rôle de Nicholson. Tout un cinéma au cours duquel, ses musicos restent imperturbables. En outre, ils sont très talentueux. Et tout particulièrement le drummer. Il est même époustouflant. Progressivement, on est totalement envoûté par le set. Et on ne sait vraiment pas pourquoi…

The Fall va même accorder un rappel de deux morceaux, avant d’abandonner un public séduit, mais interloqué…

(Organisation Aéronef)

 

Buraka Som Sistema

Gonna Make You Sweat

Écrit par

De bruit et de sueur ! Le passage de Buraka Som Sistema à l’Orangerie du Botanique est de ceux dont on se souviendra encore longtemps. En deux temps et trois mouvements du bassin, les Portugo-angolais ont enflammé la salle bruxelloise archicomble. Et vu le microclimat tropical qui y a régné en cette soirée du 3 mars, il est fort probable que les tubes de leur « Komba » résonnent encore en ses murs.

Il y a quelques semaines, Azari & III m’avaient pris un peu à revers en proposant un show qui était parvenu à faire bouger l’Orangerie comme on l’avait rarement vu. Ce 3 mars, les Lisboètes de Buraka Som Sistema ont mis la barre encore plus haute. Sur scène, un dispositif semi-live : les manettes de J-Wow et deux kits de batteries à leurs côtés. Un écran domine l’arrière de la scène. Il fait chaud sous le toit de l’Orangerie et ça ne fait que commencer.

« Macumba » donne le ‘la’. L’assistance commence à s’agiter. Et l’excitation est déjà à son comble dès le deuxième morceau, avant lequel apparaissent sur scène trois MCs, deux gars et une demoiselle déchaînée. Les premières notes de « Hangover (BaBaBa) » s’extirpent des baffles et la célébration du Kuduro peut démarrer tranquillement. Les morceaux de « Black Diamond » et de « Komba » s’entremêlent avec force et conviction. « IC19 », « Kalemba (Wegue Wegue) », « Eskeleto », « Hypnotized » s’enchaînent à un rythme effréné. Les corps alignés devant la scène se désarticulent à la même cadence.

Personne n’est épargné. Même les plus timides tapent du pied frénétiquement. Et encore davantage lorsque ce sont les tubes du collectif qui secouent les murs. « Aqui Para Vocês », « (We Stay) Up All Night » et, surtout « Sound Of Kuduro » donnent à l’Orangerie des allures de Club en plein cœur de la nuit. Et pris dans les filets de Buraka, aucun moyen de reprendre son souffle avant le rappel.

Un rappel au cours duquel les demoiselles, parfois légèrement vêtues, comme pour attester de la température estivale régnant sous l’Orangerie, sont gentiment conviées à se déhancher sur les planches. La troupe boucle ensuite ses valises au terme de l’ultime morceau d’un spectacle qui n’a pas failli un seul instant, laissant la grande majorité de l’assistance complètement trempée de sueur.

Portugal, Angola, Belgique, peu importe l’endroit, l’appel du Kuduro est de celui auquel il est impossible de résister. D’autant plus lorsqu’il est dispensé avec autant de force et de conviction. Buraka Som Sistema est définitivement l’une de ces formations à ne manquer sur scène sous aucun prétexte.

(Organisation : Botanique)   

Les Sex Pistols chez Universal

Écrit par

A des années-lumière de leur idéal punk originel, les Sex Pistols ont décidé de signer chez Universal. Et une nouvelle édition de « Never Mind The Bollocks » devrait paraître pour célébrer le 35ème anniversaire de la naissance du groupe…

 

Gulliver et les Stranglers.

Écrit par

La formation insulaire The Stranglers publiera un nouvel elpee ce 12 mars prochain. Et dans la foulée, elle se produira Centre René Magritte de Lessines le 31 mars et le 27 avril au Dépôt de Leuven. « Giants », ce sera le titre de ce nouvel album.

http://www.stranglers.net

Tracklist CD 1 “Giants”

01. Another Camden Afternoon
02. Freedom Is Insane
03. Giants
04. Lowlands
05. Boom Boom
06. My Fickle Resolve
07. Time Was Once On My Side
08. Mercury Rising
09. Adios (Tango)
10. 15 Steps

Tracklist CD 2 “Acoustic Set 2011”

01. Tits
02. English Town
03. Southern Mountains
04. European Female
05. Instead Of This
06. Long Black Veil
07. Dutch Moon
08. My Fickle Resolve
09. Don't Bring Harry
10. Cruel Garden
11. Mine All Mine
12. Bitching
13. Old Codger

14. Sanfte Kuss

 

Here We Go Magic nous mène en bateau

Écrit par

La bande à Luke Temple publiera son très attendu nouvel album, « A Different Ship », ce 7 mai. Il s’agira du troisième opus d’Here We Go Magic, le précédent, « Snowbeast » remontant déjà à 2007. Et c’est Nigel Godrich (Radiohead) qui en assurera la production

http://secretlycanadian.com/artist.php?name=herewegomagic

 

 

Les affabulations de Squarepusher…

Écrit par

C’est ce 14 mai que paraîtra le nouvel opus de Squarepusher. Il s’intitulera « Ufabulum ».

‘J’ai recommencé à penser à une musique purement électronique. Quelque chose de très mélodique, très agressif’ - Squarepusher

L’artiste présentera « Ufabulum » lors du festival de Dour, cet été.

 

Wim Mertens célèbre le 30ème anniversaire de la sortie de « Struggle for Pleasure ».

Écrit par

Trente ans déjà que Wim Mertens a publié « Struggle for Pleasure », une œuvre qui ressort en 2012, sous la forme d’un double cd. Elle sera enrichie d’une sélection de 10 inédits issus de ses archives personnelles. Des compos issues du début des années 80. Le tout a été complété par 2 nouvelles versions de « Salernes » et « Gentleman of Leisure ».

« Struggle for Pleasure » est l’opus qui a permis à l’artiste belge d’être remarqué par la presse internationale. Ce qui lui a permis, ensuite, de se produire en concert, dès 1982, en Italie, au Japon, en Espagne, au Mexique, au Portugal et en Grèce.

 Concerts :

10/01 CC het Bolwerk, Vilvorde  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
20/01 C-mine Cultuurcentrum, Genk  (Wim Mertens Ensemble)  Sold Out
1
5 & 16/03 Anciennne Belgique, Bruxelles  (Wim Mertens Ensemble) Sold Out
12/10 CC De Schakel, Waregem  (Wim Mertens Trio)
08/12 Stadsschouwburg, Louvain  (Wim Mertens Ensemble)

http://www.wimmertens.com

http://www.abconcerts.be

 

 

New Fence insolite

Écrit par

Ce n’est pas un poisson d’avril, mais le nouvel opus de Fence sortira le 1er avril. Sobrement intitulé « Fence », il a été produit par Micha ‘wobble D knob’ Volders (Vermin Twins, Little Trouble Kids). Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu recours à des tas d’instruments insolites, tels que le sitar et le tanpura.

Un premier extrait, “Cool Spirit”, est disponible sur la toile.

http://soundcloud.com/fencerock
http://www.fence.be/

 

Les champs magnétiques de Dapayk & Padberg

Écrit par

A l’instar de champs magnétiques, Dapayk & Padberg alias Niklas Worgt & Eva Padberg ressemblent à des électrons libres qui s’attirent puis se repoussent. Et pourtant, de leur rencontre est né un album fort intéressant. Il sortira ce 28 mars et s’intitulera « Sweet Nothings ». Deux longues années de travail ont été nécessaires pour enregistrer cet elpee bourré de contrastes, déchiré entre ténèbres et lumière, euphorie et tristesse, rigueur et douceur… 

Tracklisting

1. Too Lazy
2. Play

3. Sweet Nothings  : en écoute http://www.youtube.com/watch?v=rtKoWLOXCfU
4. Fluffy Cloud
5. Endless Games
6. The Sun Came Up
7. Razorskit
8. Berlin Summer Nights
9. Take These Scissors
10. Backyard
11. Continental Drift
12. Driveby Beauty

 

Le Motor de la machine !

Écrit par

Motor publiera son nouvel album ce 18 avril. Il s’intitulera « Man Made Machine ». Il s’agira de la 1ère sortie sur le label CLRX, subdivision de l’écurie de Chris Liebing, CLR. 

Pas de souci, leur musique trempe toujours au sein d’un climat postindustriel et ténébreux.

Pour la circonstance, quelques invités ont participé aux sessions d’enregistrement ; et en particulier Gary Numan, Martin L. Gore (Depeche Mode) et le chanteur allemand, Billie Ray Martin.

Tracklisting

01. Messed Up
02. Hyper Lust feat. Billie Ray Martin
03. Man Made Machine feat. Martin L. Gore
04. Control
05. Pleasure In Heaven feat. Gary Numan+
06. Automne
07. Autographic
08. The Knife feat. Douglas McCarthy
09. Hello
10. In The Dark
11. Between The Night

Vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=i3YkHfQM_RM

 

L’année Bissextile de Goudi

Écrit par

A l’instar de l’année 2012, le nouvel opus de Goudi sera « Bissextile » ! Il s’agit de son second elpee. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours d’excellents musiciens tels que Laurent Stelleman (guitare) et Koen Mertens (batterie, électro). Mais aussi de Delphine Gardin (Monsoon), Peter Vandenberghe (Flat Earth Society) et Serge Feys (Arno).

Et pas la peine de vous cacher sa date de parution, c’était ce 29 février !

http://www.greenlfant.com/Goudirelease.html

 

 

Palmarès des 9ème Octaves de la Musique

Écrit par

Pour sa neuvième édition, les ‘Octaves de la Musique’ ont réuni ce mardi soir, à la Ferme du Biéreau, une palette d’artistes de Bruxelles et de Wallonie, tous genres confondus.

Grâce au soutien des festivals, la mise en lumière des lauréats et nominés s’est prolongée au-delà de cette soirée, tout au long de l’année 2012 selon les organisateurs.

Les finalistes seront ainsi à l’affiche de LaSemo, de Dour, d’Esperanzah, du Ronquières Festival, de l’Inc’rock Festival, des Fêtes de Wallonie à Namur, du Gaume Jazz Festival, des Ardentes, de Classissimo et d’Ars Musica.

Les ‘Octaves de la Musique’ sont une initiative de la Médiathèque, de BEL RTL et de la SABAM avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Lauréats - catégories musicales

Chanson française

Le Yéti

Pop / Rock

The Experimental Tropic Blues Band

Musiques urbaines

Pablo Andres

Electro

aMute

Jazz

Trio Grande & Matthew Bourne

Musique classique

Anne-Catherine Gillet

Musique contemporaine

Jean-Marie Rens

Musiques du monde

Accordion Samurai

Lauréats - catégories génériques

Album de l’année

« Cosmic Woo Woo » de David Bartholomé

Artiste de l’année

Jali

Spectacle / Concert de l’année

Leonardo Garcia-Alarcòn et le Chœur de Chambre de Namur pour "Il Diluvio Universale" de Falvetti

Octave d’honneur

Jacques Duvall

Prix

Prix du public Bel RTL « Le tube belge de l’année »

« Tenderness » de Sarah Carlier

Prix Émergences de la Médiathèque

Lonh

Prix Jeff Bodart de la SABAM

Puggy

Prix de la Ministre de la Culture

Stereo Grand

Prix du Clip Musical de l’année des Télévisions

David Bartholomé “In the middle of”

 

Head Full of Flames

Seven song (Ep)

Écrit par

Elliott Smith, Daniel Johnston, Kaki King, Deerhunter, Daniel Lanois, Bonnie 'Prince' Billy, Nick Drake et Sam Amidon sont les principales influences citées par la presse néerlandophone, lorsqu’elle présente Head Full of Flames. Une formation issue de la région de Louvain, fondée en 1998, par Sim Van Thienen et Jan Evenepoel ; un duo rejoint depuis peu par Lotte de Troyer et PJ Seaux.

Trempée dans l’americana, leur solution sonore est tantôt riche, tantôt dépouillée. Les musicos ont ainsi recours au banjo, aux guitares acoustiques mais aussi électriques, à la lap steel, à l’ukulélé, aux drums (feutrés !), aux percus, à la basse, aux claviers, au piano et à la trompette. Les harmonies vocales sont limpides, diaphanes, et sont conjuguées, le plus souvent, par Sim, Jan et Lotte.

Perso, ce sont les plages les moins lo fi qui me bottent le plus. A l’instar de « Five Times », de « Wide lines ». Ou encore de « Neon light ». Subtilement parfumée de swing, elle affiche un ton manifestement plus optimiste. Tout au long de ces trois morceaux, des accès d’électricité y sont dispensés parcimonieusement, mais judicieusement, se mêlant parfaitement aux cordes de gratte acoustiques, insufflant davantage d’intensité aux compos. A tel point qu’elles peuvent parfois évoquer Red House Painters, mais sans la voix douloureuse de Mark Kozelek. Ce qui rend le climat mélancolique, au sein duquel baigne cet Ep, plus doux. A contrario, sur les compos les plus dépouillées, une sensation de spleen est susceptible de vous envahir insidieusement. Pas trop longtemps heureusement, car ce disque ne recèle que 7 titres. Head Full of Flames nous démontre cependant qu’il recèle un énorme potentiel. Un groupe à suivre attentivement, c’est une certitude.

 

Trent Reznor & Atticus Ross

The Girl with the Dragon Tattoo

Écrit par

Il y a un an, Trent Reznor et Atticus Ross décrochaient la timbale aux Oscars pour leur travail opéré sur la bande son de « The Social Network » de David Fincher. Il faut dire que le labeur des deux compositeurs était tout à fait impeccable. Au vu de cette réussite, Fincher n’a pas hésité une seconde à réembaucher les deux membres de How To Destroy Angels et proches collaborateurs pour illustrer la trame sonore de « The Girl With The Dragon Tattoo », relecture à l’américaine du premier volet de « Millennium », l’adaptation cinématographique de la fameuse trilogie de Stieg Larsson. Une trilogie que l’on avait déjà pu voir sur grand et petit écran dans sa version originale suédoise réalisée par Niels Oplev. Pas de nominations pour le duo cette fois, mais un résultat aussi trippant que celui de « The Social Network ». Et on ne peut pas dire que le leader de Nine Inch Nails et son bras droit se sont foutus de Fincher ou de leur public, en délivrant pas moins de 39 morceaux partagés sur 3 disques.

La B.O. démarre sur un autre remake, celui de l’« Immigrant Song » de Led Zeppelin, revu et corrigé par Ross et Reznor. Ceux-ci lui octroient un soupçon de sensualité en invitant une Karen O déchaînée à pousser la chansonnette. Le reste de la bande son est à l’image du film, à la fois sombre, intense et intriguant. Mais qui, comme la majorité des bandes originales de thrillers, ne se laisse résolument pas écouter à toutes occasions, à moins d’être un fervent amateur du genre. Car isolée des images censée accompagner le film, la B.O. de « The Girl With The Dragon Tattoo » peut s’avérer un peu longuette même si, paradoxalement, on ne peut rien reprocher au travail de composition des deux collaborateurs de longue date. A choisir, mieux vaut s’envoyer les trois galettes, plongé dans un bon roman à suspense…

 

Savaging Spires

Savaging Spires

Écrit par

Annoncé comme une révélation majeure par une certaine presse dithyrambique, ce premier long essai des Anglais de Savaging Spires déçoit.

Pourquoi ?

Dans une veine étiquetée Folk Psyché, ce qui revient à dire dans ce cas précis organique et foutraque, le groupe qui entretient soigneusement un halo de mystère autour de lui, emmène l’auditeur en balade dans une forêt mystérieuse mais oublie de semer les petits cailloux blancs qui permettraient de s’y retrouver parmi ses nombreuses et brumeuses divagations illuminées.

La lumière filtre au travers des feuillages, et au milieu des gazouillis d’oiseaux aux ramures étranges et bariolées, on distingue parfois l’une ou l’autre clairière où il est ma foi fort agréable de trouver le repos (le single « Bending The Rules Of Time », « Trust », « Apostrophe Lake », « Cemetery Lounge »).

Mais dans l’ensemble, l’album semble quelque part bâclé, même si l’on devine l’intention louable d’être le plus honnête possible.

Une conception qui rappelle l’œuvre en solitaire de Syd Barrett, mais en version pastorale.

 

Stuck in The Sound

Pursuit

Écrit par

« Pursuit » constitue déjà la 3ème page de l’aventure de Stuck in the Sound. En 2006, le groupe français est lancé par son hit « ToyBoy ». Mais la suite ne confirme pas leurs excellentes dispositions. Il faut même avouer que sur les deux derniers albums, leurs bonnes intentions s’essoufflent un peu trop rapidement. Leur nouvel opus lorgne toujours vers le rock des années 90. Celui de Nirvana, Pixies, Pavement et consorts, tout particulièrement. On retrouve ce mur de guitares aux sonorités saturées. Ces compos bourrées d’énergie. Mais sur cet elpee, le combo tient la distance. Son rock a gagné en efficacité et devrait faire des ravages sur les planches. Comment résister au single accrocheur « Bandruptcy », caractérisé par sa ligne de basse imparable et des lyrics simples mais d’une frontalité rare: ‘We are Stuck in the Sound, we’ve been gone for years and now we are back again. For the worst, for the best, for trials and mistakes. If you want to join us for a while’. L’album recèle d’autres pépites comme « Silent and Sweet », une ballade empreinte de sensibilité ou encore « Fred Mercure », sorte de croisement parfait entre The Cure et les Pixies (NDR : on y revient !) Il reste cependant encore à la formation à bien digérer toutes ses influences, parfois encore trop évidentes (Stuck in the Sound of the 90’s ?) ; on est d’ailleurs pas tellement loin du plagiat d’Arid sur « Who’s the Guy ? » et même sur « Tender »…

Nonobstant ces petits dérapages, « Pursuit » constitue certainement un des meilleurs albums de rock (à fort potentiel commercial), sorti en ce début d’année. J’aspire même à redécouvrir les Parisiens en live !

 

Unkle

Where Did The Night Fall - Another Night Out

Écrit par

Remodelé autour de l’immuable James Lavelle, Unkle (re)visite la nuit sous divers horizons.

Tout commence nulle part (« Nowhere », une boucle vaporeuse anecdotique) pour s’achever au dehors, sous la bannière étoilée d’un ciel sans lune (« Another Night Out », bercé par la voix grave et profonde de Mark Lanegan).

La surprise majeure de cet album est son approche radicalement Rock pour un projet initialement conçu dans une veine abstract Hip Hop.

Jadis, les différents invités apportaient leur touche à l’univers d’Unkle ; or, aujourd’hui, il semble que ce soit l’inverse qui se produise.

Ainsi, il n’est plus question de style à proprement parler, et l’album manque parfois de cohérence.

Néanmoins, la plupart des titres s’avèrent de qualité, et c’est bien là le principal.

Les fans de la première heure seront sans doute déçus, mais ce « Where Did The Night fall » recèle suffisamment de bon matériel pour le hisser dans le haut du panier.

Les accompagnements vocaux de Sleepy Sun (« Follow me down »), The Black Angels (« Natural Selection ») ou encore Gavin Clarck (« Feeling Stars » et « The Healing ») ne sont pas présents pour décorer ; et si la patte de Lavelle se démarque encore circonstanciellement (« Ablivion »), il s’agit en fait d’une fresque commune à appréhender en tant que telle.

A défaut des ambiances rencontrées sur le premier elpee (« Psyence Fiction ») et loin des errements de

« End Titles », ce cinquième essai a le mérite de ne pas se répéter et le malheur de ne rien inventer.

Un généreux bonus disc creuse le même sillon en recelant des titres d’aussi bonne facture.

Epinglons au passage le concours de Nick Cave sur « Money And Run ».

Promis à un bel avenir au seuil de ce vingt et unième siècle, Unkle est peut être rentré dans le rang ; mais s’affiche toujours comme une valeur sûre.

 

Sven Väth

In the mix / The sound of the Twelfth season

Écrit par

Sven Väth est un DJ et producteur allemand qui milite plutôt dans la House et la Trance. Véritable machine à mixer, celui que certains surnomment le parrain de la techno allemande enchaîne les productions, compilations et différents sets à un rythme effréné!

Aujourd’hui, il nous offre une double compilation bien dense consacrée à la douzième saison (oui vous avez bien lu) de « The Sound of … », une série de compilations produite par Cocoon Recordings.

Mais assez de préambules, passons donc à l’écoute du premier disque, qui recèle 13 pistes. Première constatation, le démarrage est assez lent. La techno y est même assez minimaliste. C’est un style particulier que je n’affectionne pas particulièrement. D’un point de vue personnel, je trouve toujours délicat d’introduire son sujet de pareille manière. En effet, son écoute a la plupart du temps tendance à (r)adoucir un auditeur pourtant en attente de beats et d’electronica plus travaillée, et ce, particulièrement au sein d'une double compilation.

Par la suite, les morceaux s’enchainent mieux, et l’on tombe petit à petit sous le charme de l'LP. Typiquement, ce premier volet vise à fournir une musique dite ‘d'ambiance électro’, un style que l’on se plaira à écouter tout particulièrement dans les cafés branchés de la Capitale.

Au final, c’est donc chouette et plaisant, voire fort agréable parfois. Et l’on notera ça et là les changements de direction et de rythme dans la compilation, par exemple lors du passage de la quatrième chanson Boys Noize - « Adonis ». Bonne idée, ces variations permettent d'apporter une vraie bouffée d’air frais au travers des morceaux.

Mais au-delà de ce plaisir, il manque à ce recueil un petit quelque chose. Une explosion. Une piste qui casse la baraque et puisse convaincre le mélomane que, décidément, cette électro est purement géniale. Les morceaux sont bien arrangés, mais la carence en ruptures dans le rythme ne permet pas d’insuffler le tonus adéquat à la bonne electonica. De même, l’absence de chants sur certains morceaux n’aide pas à tonifier l'ensemble.

On reste donc dans une sorte de musique ‘d’accompagnement’, et d’un avis personnel, il ne s’agit pas ici d’un cd que le mélomane écoutera attentivement, confortement installé chez lui. Au final, on reste donc sur une impression partagée pour ce premier disque, un peu comme si le Deejay teuton avait travaillé en mettant un pied sur l’accélérateur et un autre sur le frein.

Par contre, une fois la deuxième galette glissée dans le lecteur, les changements (entendez améliorations, d’un avis purement personnel) sont notables, et ce immédiatement ! Les chants et voix qu’on jugeait trop absents dans la première partie font ici leur apparition dès les premiers tracks, et dynamisent véritablement le contenu offert à nos oreilles.

Les 12 titres de cette seconde partie sont donc bien plus agréables à l’écoute. Et la troisième chanson signée Steffi – « Yours feat. Virginia » vient confirmer définitivement l'idée qu’il est préférable de s’appuyer sur le chant pour libérer les mélodies et apprécier pleinement le travail fourni par Sven Värth dans sa compilation.

De même, se distingue également parmi les morceaux proposés sur ce second CD la chanson Osunlade – « Envision » (remixée par Âme). Assez calme au départ, sa puissance monte doucement pour finalement nous emporter totalement, même si la piste aurait gagnée à être plus courte (6 minutes au compteur), et ce d'autant plus que la sauce est lente à prendre.

En conclusion, une bien chouette compilation qui devrait ravir les fans ; mais à mon humble avis, pas encore parfaitement au point dans son ensemble, car un peu trop inégale entre sa première et sa seconde partie.

 

Weekend

Red (Ep)

Écrit par

-  Et toi, que fais-tu le Weekend ?

-  Je retrouve les potes et on spolie nos aînés.

-  Ah ? Et quel est le résultat ?

-  Du shoegaze old school

Nostalgiques des années 90 ? Envie de découvrir un groupe dont la musique rappelle cette glorieuse décade où les gamins affichaient des profils bas et des franges qui leur bouffaient le visage ?

Jamais remis de la disparition de Chapterhouse & Co ?

Alors, ce disque est pour vous.

Dans le genre, c’est sympa, mais il reste quand même un arrière-goût de plagiat.

 

Daniel Darc

La Taille De Mon Ame

Écrit par

Sortant de l’obscurité comme un faisceau de lumière Divine, Daniel Darc refait à nouveau le printemps.

Attendu au tournant mais n’ayant plus rien à prouver à quiconque, l’homme au passé tumultueux gravé à même le cœur nous gratifie d’un album de grande f(r)acture.

Au seuil de la dernière partie de son existence, l’ex-Taxi Girl valse debout et célèbre cet improbable exploit, nous invitant à communier avec la vie.

Introspections, génuflexions, réflexion, abandon.

Aventureux, il fuit le confort et la facilité, prend des risques mesurés mais que d’aucuns ne se permettraient.

Fidèle à lui-même, touchant la grâce d’une tremblante caresse, et embrassant l’absolu dans un souffle, il transfigure sa musique et lui donne l’ampleur des œuvres inoubliables.

De la notoriété, il n’a que faire.

Soldat de l’Art au nom de l’Art, Daniel Darc poursuit son chemin, entamé comme un calvaire, un chemin qui ressemble de plus en plus à s’y méprendre à une marche glorieuse vers les étoiles.

Partant dans tous les azimuts, l’album montre plusieurs facettes de son talent.

L’humour opère par touches subtiles, la voix et les intonations guident au gré des flux et reflux de son âme au pays de Cocagne, alors que le propos retrace un parcours chaotique et particulièrement chahuté, mais sans céder à l’apitoiement.

« La Taille De Mon Ame » est un titre particulièrement bien choisi, et à l’écoute de cet album, on imagine aisément la place conséquente que celle-ci prendra au paradis.